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Semaine Germanique

Posté par europeanwolf le 18 août 2013

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Lundi :

Dans le cas du Lundi tout comme pour le dimanche, l’analyse étymologique des différentes langues germaniques montre de manière claire et nette que le Lundi était dédié à la lune. Voici quelques exemples:
– en anglais Monday vient de l’ancien anglo-saxon « mōndæg », qui signifie « jour de la lune »
– en allemand Montag vient du vieux-haut-allemand « mānetag », qui signifie « jour de la lune »
– en néerlandais Maandag vient du moyen-bas-allemand « mānendach », qui signifie « jour de la lune »
– en vieux-frison « mōnadeig », signifie « jour de la lune »
– en norvégien Måndag vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
– en islandais Mánudagur vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
Dans le monde romain, le Lundi vient du latin « lunae dies » qui signifie lui aussi « le jour de la lune ».

Pour la figure mythologique masculine Mani, personnification littéraire de la lune dans les Eddas, valent les mêmes remarques que pour Sunna-Sól (voir le « dimanche »). Ici aussi il semble s’être produit un glissement linguistique des genres. On peut donc accorder selon toute probabilité que la figure divine originelle de la lune était féminine, et non masculine. Les études comparatives indo-européennes tendent fortement à conforter cette théorie.

Le symbolisme de la lune se rattache à la troisième fonction indo-européenne, celle de production-reproduction. Dans le panthéon germano-nordique cette fonction est principalement sous la gouverne des Dieux et Déesses Vanes. La symbolique rattachée à la lune comporte cependant une nuance qui la différencie de la plupart des Divinités chtoniennes de la fonction production-reproduction. Ces Divinités relèvent de forces divines liées à la terre et au monde sous-terrain, alors que la lune relève de forces célestes.
La lune avec ses aspects changeants, règne sur un monde d’obscurité, de ténèbres et de mystères. L’obscurité nous renvoie ici au monde occulte de la connaissance cachée, celle qui se transmet de génération en génération, véritable miroir d’un âge d’or perdu. L’aspect féminin lié à la lune se retrouve dans une image bien connue: un cycle de menstruation chez les femmes est de 28 jours, celui du cycle lunaire est de 28 jours également. Rien n’est dû au hasard, tout est relié, et le fait qu’un parallèle si fort puisse exister entre la femme et la lune relève d’une connaissance mystique très ancienne.

Dans la tradition populaire germanique il existe la conception que tout ce qui doit germer et croître, doit être commencé ou être réalisé pendant la phase de la lune croissante. Ceci concerne aussi bien le travail de la terre que les grands changements dans la vie. Les enfants nés pendant la lune croissante avaient la réputation d’avoir une croissance particulièrement heureuse. De plus, le rituel pendant lequel les anciens donnaient officiellement un nom à l’enfant, se tenait de préférence pendant la période de lune corissante. Une certaine force relie aussi la lune et certaines plantes médicinales, qui ont des vertus plus prononcées lors de cette même phase lunaire. Les anciennes traditions du folk-lore (sagesse populaire) prêtaient à la lune des pouvoirs curatifs bien spécifiques.
La même conception se retrouve dans le monde agricole où les semences de certains légumes devraient se faire en période de lune croissante. Il est intéressant d’ailleurs de relever au passage que le sagesse populaire dit que les légumes qui grandissent dans la terre devraient être plantés avec la lune décroissante, alors que les légumes qui grandissent à l’air libre devraient être plantés pendant la lune croissante. Cette relation est très instructive car elle tend à démontrer une relation entre « décroissant » et « terre » (aspect chtonien), et une relation entre « croissant » et « céleste ».
La nouvelle lune et la pleine lune étaient quant à elles considérées de deux manières différentes: tantôt comme le début d’une lune croissante, donc comme un symbole chargé de forces positives, tantôt comme la fin d’une lune décroissante, donc chargée de forces négatives.

Ce double aspect de la lune se reflète parfaitement dans la croyance populaire germanique liée au Lundi. Si le Lundi est en période de lune croissante, alors toute nouvelle entreprise durable sera enrichie d’une croissance certaine. Par contre il est fortement déconseillé d’entreprendre quoique ce soit en phase de lune décroissante. Il était entre autres recommandé de ne pas faire de transactions monétaires ce jour-là ; il valait donc mieux ne rien acheter un Lundi. Ce dernier aspect a très sûrement influencé certaines régions qui ont fait du Lundi un jour de mauvaise augure, réputation qui perdure jusqu’à nos jours.

Mardi :

Le mardi dans les traditions germano-nordiques est dédié au Dieu Tiwaz-Týr. Ce Dieu avant d’être détrôné par Wodan-Odin lors des grandes migrations, était celui de la fonction souveraine, la première fonction indo-européenne. Son étymologie se rattache aux autres grands Dieux souverains des Indo-Européens: Zeus (Grecs), Jupiter (Romains), Teutatès (Celtes), Dyaus Pitar (Indo-Aryens). Ces étymologies indo-européennes renvoient à la notion de « Père céleste du Jour ». C’est ce nom antique qui a donné des termes modernes comme diurne, dieu, día. Chez les Germains son nom se retrouve sous plusieurs formes: Tiwaz (proto-germanique), Tiw (anglo-saxon), Tius / Ziu (Germains continentaux du sud), Týr (Germains septentrionaux – Vikings).

L’inscription du célèbre altar frison avec l’inscription dédiée à Mars Thingsus démontre la relation qui existait entre le Dieu Tiwaz et le Thing (voir lien à la fin). Ce Thing, écrit normalement « þing » (Th=þ), était le terme pour désigner les rassemblements sacrés des Germains pendant lesquels se réglaient les affaires de justice de la communauté. Le grand rassemblement de plusieurs clans se nommait quant à lui « Allthing ». Les questions juridiques étaient débattues pendant ces þing jusqu’à ce que les hommes libres et les nobles du clan décident de la sentence à rendre. C’est ainsi donc que la souveraineté du þing sacré était complètement vouée au Dieu Tiwaz-Týr. Ce mot de þing a de plus une relation étroite avec les termes modernes de Thing (en anglais) ou Ding (en allemand). Ces termes se traduisent par le mot français « chose ». Pour dire qu’on traitait les affaires de justice, on disait avant qu’on allait traiter les « choses du þing », et c’est ainsi que le mot « þing » et le mot « chose » ont fusionné dans les langues germaniques.

Mais revenons à présent au Mardi et à ses différents noms dans les langues germaniques:
– Dienstag en allemand vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »
– Tuesday en anglais vient de l’ancien anglo-saxon « Tiwesdæg », qui signifie « le jour de Tiw »
– Zischtig dans les dialectes du sud de l’Allemagne vient de l’alaman et du vieux-haut-allemand « Ziostag », qui signifie « le jour de Ziu »
– Tirsdag en danois vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Tysdag en norvégien vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Dinsdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »

Les Romains dans leur interpretatio romana avaient comparé le Dieu Tiwaz-Týr à leur Dieu de la guerre Mars. C’est la raison pour laquelle le Mardi dans les langues latines vient de « Dies Martis » qui signifie le jour de Mars.

Chez les Germains le Mardi était donc le jour pendant lequel on préférait régler les affaires juridiques. Cette conception s’est maintenue très longtemps étant donné qu’encore au 19è siècle dans certaines régions, les gens qui devaient passer en justice souhaitaient le faire un Mardi. Certains refusaient même un jugement qui ne soit pas rendu un Mardi. Cela remonte bien-sûr à l’ancienne notion du þing pendant laquelle le Dieu Tiwaz-Týr pouvait donner la victoire dans les questions juridiques. Les mariages aussi étaient favorables s’ils étaient célébrés un Mardi. Ici c’est particulièrement l’aspect contrat du mariage qui est favorisé par le Dieu. Commencer un nouvel office un Mardi était recommandé par la sagesse populaire, car tout ce qui est initié par un contrat tombe sous la protection de Tiwaz. On croyait aussi qu’il fallait commencer les travaux des champs ou du jardin un Mardi. De plus, le temps qu’il fait le premier Mardi du mois, est celui qui indique le temps qu’il fera le reste du mois. Dans cette dernière sagesse populaire, on retrouve la très ancienne conception du Dieu Tiwaz dans son aspect souverain de « Père du ciel ».

Après avoir bouclé ainsi tous les jours de la semaine dans la tradition germanique, il est à remarquer au passage que tous les noms de la semaine font référence à des forces célestes. À aucun moment il n’est fait référence aux Divinités chtoniennes, celles liées à la terre. Ceci pourrait être expliqué par l’ancienne conception cosmique des Indo-Européens.

Mercredi : 

Le nom de ce jour de la semaine ne s’est pas conservé de la même manière dans les langues d’origine germanique. Mais suffisamment a survécu pour pouvoir affirmer sans doute aucun, que le mercredi était le jour du Dieu Wodan – Odin. 
- Wednesday en anglais vient de l’anglo-saxon ancien Wodnesdaeg (le jour de Wodan)
- Woensdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand Wodensdach et Wunsdag (le jour de Wodan)
- Onsdag en danois vient du norrois Óðinsdagr (le jour d’Odin).

Par contre des langues germaniques comme l’allemand ou l’islandais ont subi les foudres de l’inquisition chrétienne qui n’ont pas permis que le souvenir du Dieu survive dans la langue courante. Les chrétiens firent du mercredi « le jour du milieu de semaine » en référence à la tradition juive qui fait débuter la semaine le dimanche, alors que la tradition païenne héritée du calendrier romain, fait commencer la semaine le lundi. C’est ainsi que mercredi (milieu de semaine) en islandais se dit Miðvikudagur, et en allemand Mittwoch. 

Wodanesdag en germanique commun nous renvoie donc au Dieu Wodan (Odin). Dans les traditions populaires qui ont survécu au moyen-âge chrétien, le mercredi semble avoir revêtu un aspect plutôt négatif, voire même très négatif. La question qui se pose aussitôt est de savoir si cet aspect négatif du mercredi est dû à la christianisation ou bien s’il est dû au côté obscur que possède la figure du Dieu Wodan. Personnellement je pencherais plutôt pour la 2è option, car en effet ce Dieu possède un côté parfois difficile à suivre, ce qui le rendait incertain et pas toujours digne de confiance auprès du peuple. Wodan-Odin était plus un Dieu de l’élite aristocratique que du peuple. Mais par ailleurs, il est fort possible aussi, que le christianisme ait rajouté une bonne couche afin d’éloigner le peuple de ses racines païennes. 

Dans les traditions populaires, le mercredi est parfois nommé le jour de malheur. C’était un jour pendant lequel il ne fallait entreprendre rien de nouveau. Se marier un mercredi était par exemple fortement déconseillé. Déménager un mercredi n’apportait que du malheur. Se rendre en voyage ce jour-là était s’assurer un voyage compliqué et plein d’embûches. Il était aussi recommandé de ne pas faire de pain un mercredi, et de ne pas aller aux champs. Se laver les cheveux ou se couper les ongles ce jour-là, étaient également vu comme un acte de mauvaise augure. Tout semble indiquer qu’il ne fallait en fait rien entreprendre du tout un mercredi. 

Jeudi : 

Dans toutes les langues germaniques s’est conservé l’origine païenne du nom du Jeudi. Il est incontestablement lié au Dieu Donar-Thunor-Thor. Le grand Dieu germanique de la foudre et ennemi des Géants du chaos a donné son nom à ce jour de la semaine. Voici quelques exemples du nom de Jeudi dans les langues germaniques:
– en anglais: Thursday (Þūnresdæg en anglo-saxon ancien)
– en allemand: Donnerstag (Donar chez les Germains continentaux)
– en néeralndais: Donderdag (Dondresdag – Donars Dag)
– en danois: Torsdag (Thors Dag)
– en vieux frison: Thunersdei

Dans la tradition populaire germanique, le jeudi a conservé une notion de jour de fête et de réjouissance. C’était un jour pendant lequel on faisait des offrandes aux Esprits du foyer et aux Esprits des arbres. Le jeudi était particulièrement propice pour le mariage. On se souvient que dans le paganisme germanique, le marteau de Thor, Mjölnir, servait à bénir les couples lors de la cérémonie de mariage. Par ailleurs, le jeudi était recommandé pour tout ceux qui voulaient entreprendre quelque chose de nouveau. Le début d’un nouvel office ou bien un déménagement étaient consacrés par les forces positives et constructives liées au jeudi. Semer un jeudi était également très favorable pour la croissance des plantes. Soigner les hommes ou les animaux était propice si c’était réalisé un jeudi. Un cheval malade par exemple devait être conduit face au soleil d’un jeudi afin qu’il guérisse plus rapidement. Et enfin, dans le monde paysan, on disait que si un mois commençait par un jeudi, alors le temps resterait tout le mois durant tel qu’il a été le premier jeudi en question.

Le lien de Donar-Thor au Jupiter des langues latines est uniquement dû au fait que les deux sont maîtres de la foudre. Ces deux figures divines ne remplissent pas les mêmes fonctions selon les panthéons.

Vendredi :

La tradition populaire chez les Germains en fait un jour de grande chance. L’étymologie du nom dans les différentes langues germaniques nous renvoie à deux grandes Déesses du panthéon germano-nordique: Frigga et Freyja. 
Firgga est l’épouse du Dieu Wodan-Odin, elle est une Déesse céleste, elle est la gardienne des couples, celle qui protège le mariage et la descendance issue des ces unions. 
Freyja est plus une Déesse liée aux forces terrestres, chtoniennes, elle est l’image de la beauté et de l’amour. L’amour qu’elle représente est autant sexuel que sentimental. Elle domine aussi l’art du Seidr, la magie chamanique dans la culture nordique.

Voyons donc à présent le mot Vendredi dans les différentes langues germaniques:
– Friday en anglais, vient de l’ancien anglo-saxon « Frīġedæġ » qui veut dire « Jour de Frigg ».
– Freitag en allemand, vient du vieux-haut-allemand Frīatag, qui veut dire « Jour de Fria » À noter ici la ressemblance entre les noms Fria-Frea et Freyja. Cette ressemblance est certainement celle qui mène au glissement lingüistique entre la Frigga continentale (Fria-Frea) et la Freyja nordique.
– Vrijdag en néérlandais, vient également de Frīatag (jour de Frigga).
– Friggjar-dagr en norrois (langue parlée par les Vikings), qui veut dire « Jour de Frigga ». C’est en norrois justement que semble avoir eu lieu le glissement linguistique mentionné ci-dessus. Car le norrois a également le terme de frjá-dagr qui lui fait référence à la Déesse Freyja. Ce glissement n’est certainement pas dû au hasard, car il se pourrait que cette confusion soit volontaire afin de représenter les deux aspects d’un archétype de la Déesse. 
– Fredag en suédois, qui vient du norrois frjá-dagr (Jour de Freyja). 

Dans la tradition populaire le Vendredi est un jour qui apporte la chance et la paix. La christianisation forcée tenta d’en faire dans plusieurs régions, un jour de malheur. Cette tactique a malheureusement réussie en partie lorsqu’on pense au fameux « vendredi 13″. Le Vendredi était connu dans les traditions païennes des Germains pour être un jour très favorable à la magie liée à l’amour. Toute pratique magique afin d’obtenir des faveurs sentimentales ou sexuelles, était particulièrement puissante si elle était réalisée un Vendredi. Ce jour était recommandé pour celui ou celle qui voulait consulter la sagesse des runes dans des questions d’amour. C’est donc un jour très favorable pour former de nouveaux couples. 

Mais le Vendredi était également réputé pour sa force dans la pratique de la médecine. Cette médecine pouvait se présenter sous forme de traitement pratique par les plantes, ou bien de rites liés au Seidr, la magie chamanique nordique. Par ailleurs le Vendredi était recommandé pour se couper les cheveux ou les ongles. Les cheveux sont liés au symbolisme de force, alors que celui des ongles est lié à la nécessité et aux temps difficiles à surmonter. Les ongles étaient entourés d’un véritable rituel, car à une heure bien précise le Vendredi, il faillait les couper dans le sens suivant: main gauche, pied droit, main droite, pied gauche. En reliant ainsi les membres opposés du corps, on obtient un graphisme intéressant qui n’est pas dû au hasard: un X. Ce X pourrait bien être la rune Gebo, la rune du don, du sacrifice. Le nom nordique de Gefjon commence par une rune Gebo ; Gefjon est un des noms de la Déesse Freyja, il signifie « celle qui donne ». Ce rite permettait aussi d’éviter les maux de tête, d’oreille, ou de dents. 

Le Vendredi était généralement admis comme le jour propice pour entreprendre quelque chose de nouveau, comme s’il marquait le début d’un cycle nouveau. 

Samedi :

Le Samedi est un jour problématique lorsqu’on cherche à remonter à ses racines païennes. Les autres jours de la semaine ont conservé des traces étymologiques claires qui permettent de remonter à la source de la tradition polythéiste. Ce n’est pas le cas du Samedi. Cependant, quelques rares sources linguistiques que nous allons voir ci-dessous, permettent quand-même de faire certaines suppositions.

Dans presque toutes les langues d’Europe, le Samedi fait référence à une influence étrangère à nos racines polythéistes. Une influence énorme qui nous est venue avec l’arrivée du pire fléau culturel qu’aient connus nos ancêtres païens: le judéo-christianisme. En effet ce dernier introduisit au début, l’idée que le Samedi était le 7è jour de la semaine, le Shabbat de la religion juive. C’est le jour de repos du dieu des Juifs après qu’il ait soit disant créé le monde en 6 jours. Mais le judéo-christianisme changea rapidement de stratégie lorsqu’il s’implanta de manière durable en Europe et devint le christianisme catholique. Il usurpa encore une fois une tradition païenne en déplaçant le jour de repos du « seigneur », le shabbat des juifs, vers le dimanche des païens, le jour du soleil. Cependant, la notion juive liée au Samedi se conserva dans la plupart des langues européennes, favorisant ainsi la perte presque totale du sens originel de ce jour de la semaine pour nos ancêtres païens. Voyons quelques étymologies du Samedi:- Samstag en allemand remonte au grec sambatton-sabbaton, qui lui-même vient de l’hébreu Šabbatai, le jour du Shabbat juif. Il en va de même pour les termes français « samedi », espagnol « sábado », italien « sabato », roumain « sâmbătă », russe « суббота », etc…

L’anglais « Saturday » ou le néérlandais « Zaterdag » ont conservé une trace païenne du Samedi, mais elle n’est pas germanique, elle est romaine. Elle fait référence au Dieu Saturne. Il se pourrait donc qu’il ait existé un équivalent germanique au Dieu Saturne, mais trop peu d’indices permettent dans ce contexte de savoir lequel exactement. - Les langues scandinaves nomment le Samedi « lørdag » en norvégien et en danois, « lördag » en suédois, et « laugardagur » en islandais. Ces termes font tous références au bain. Les Vikings avaient l’habitude de prendre leur grand bain ce jour-là. On peut donc y voir un certain symbolisme, celui lié au bain: la purification, le renouveau, et par extension, le changement cyclique.

Et enfin, une dernière source nous donne une piste supplémentaire pour cerner un peu mieux le samedi dans la tradition germanique. En Allemagne, et surtout dans la partie nord, il existe un deuxième terme pour désigner le samedi, c’est celui de Sonnabend. Ce mot se traduit par « soir du soleil », crépuscule donc. C’est ce même mot d’ailleurs qui était d’usage chez les anciens Saxons de Grande-Bretagne: « sunnanæfen ». Ce crépuscule désigne en fait « la veille du soleil », car en effet le lendemain c’est le jour du soleil, Sunday. Au niveau symbolique, ceci marque encore une fois l’aspect cyclique. Un cycle va s’achever avec le dimanche afin de renaître avec le lundi. Comme veille du dimanche, avec sa conception de crépuscule-mort et renaissance, le Samedi possède des indices qui nous mènent à un épisode de la mythologie germano-nordique. C’est le mythe du Dieu Balder. Ce dernier comme Dieu de la lumière solaire, fut tué par le sournois Loki lorsque ce dernier dirigea la flèche du Dieu aveugle Höder. L’obscurité de Höder fut victorieuse de la lumière de Balder. Ceci déclencha le célèbre épisode du Ragnarök au bout duquel le Dieu Balder revint pour ouvrir une ère nouvelle, célébrant ainsi la victoire de la lumière solaire. Avec ce mythe nous sommes en présence d’un mythe qui célèbre le renouveau cyclique. Dans ce contexte le Samedi pourrait donc être vu comme le jour de la mort initiatique, celle qui est nécessaire pour renaître dans une gloire perpétuellement renouvelée.

Dimanche :

Le nom du Dimanche dans les différentes langues germaniques ne laissent aucune place au doute: le dimanche était dédié au soleil. Voici quelques exemples:
– en allemand Sonntag vient du vieux-hau…t-allemand « sunnun tag », qui signifie « jour du soleil »
– en anglais Sunday vient de l’ancien anglo-saxon « sunnandæg », qui signifie « jour du soleil »
– en néérlandais Zondag signifie « jour du soleil »
– en danois Søndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en islandais Sunnudagur vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en suédois Söndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »

Tout comme dans l’ancienne Rome où le Dimanche se nomme Dies Solis (jour du soleil), chez les Germains ce jour là est dédié à l’astre-roi: le soleil. Son symbolisme est très profond et remonte aux anciennes conceptions religieuses des Indo-Européens. Deux groupes de symboles en particulier se rattachent directement au soleil, ce sont ceux des roues solaires et des différentes formes du swastika. Voir liens à la fin pour une explication détaillée de ces symboles.

Dans les traditions païennes germaniques il existe une Déesse qui personnifie directement le soleil. Chez les Germains continentaux elle se nommait Sunna, et chez les Germains de la branche scandinave on l’appelait Sól. Selon plusieurs spécialistes, il s’agirait ici d’une création plutôt littéraire, c’est à dire que la figure même de cette Déesse ne serait pas d’une grande antiquité. Ceci pourrait peut-être expliquer pourquoi en allemand le mot « soleil » est du genre féminin. Un glissement lingüistique se serait ainsi produit sur la base de cette dérive littéraire. Pourquoi « dérive »? Car certains éléments démontrent qu’en proto-germanique et dans certaines langues dérivées, se conservaient le souvenir du genre masculin pour le soleil. Ce genre masculin est en effet bien plus logique lorsqu’on considère que dans la plupart des panthéons indo-européens, le soleil est toujours associé à une grande figure divine du genre masculin. Une des nombreuses preuves historiques par exemple sont les gravures rupestres du sud de la Scandinavie qui datent de l’âge du bronze, époque à laquelle les Indo-Européens s’implantent définitivement. Elles présentent des Dieux masculins parés du symbole du soleil. Le soleil est l’expression du Ciel-Père qui s’unit à la Terre-Mère.

Dans la tradition populaire, le Dimanche est le jour de chance par excellence. Tout ce que l’on entreprend ce jour là est appelé à réussir. En allemand il existe l’expression « das Sonntagskind », l’enfant du Dimanche ; cette expression se traduit en français par « l’enfant qui est né sous une bonne étoile », c’est à dire un enfant qui a beaucoup de chance dans la vie.
Les mariages ou encore les déménagements sont réputés comme bénis par la chance s’ils sont réalisés un Dimanche. Ce sont en fait tous les grands changements au cours d’un cycle de vie, qui sont bénis par la chance liée au soleil du Dimanche.

Certains rites anciens ont même pu survivre dans le folklore germanique, comme celui qui recommande de faire trois fois le tour d’un lieu sacré en se concentrant sur son son propos. Ce rite magique permet la connexion avec les forces solaires et d’activer l’énergie qui émane du souhait. Il était également coutume de croire que tout ce que l’on pouvait rêver durant son sommeil un Dimanche, avait de grandes chances de se réaliser. Par ailleurs la sagesse populaire disait que le temps qu’il fait un Dimanche est très probablement celui qu’il ferait le reste de la semaine. Le soleil a aussi de nombreuses connections avec certaines plantes médicinales pour lesquelles la cueillette était particulièrement recommandée un Dimanche ou bien lors des grandes fêtes solaires de l’année.

Sources: »Kleines Lexikon des Aberglaubens », Ditte und Giovanni Bandini

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Le samedi dans la tradition Germanique

Posté par europeanwolf le 17 août 2013

Le Samedi est un jour problématique lorsqu’on cherche à remonter à ses racines païennes. Les autres jours de la semaine ont conservé des traces étymologiques claires qui permettent de remonter à la source de la tradition polythéiste. Ce n’est pas le cas du Samedi. Cependant, quelques rares sources linguistiques que nous allons voir ci-dessous, permettent quand-même de faire certaines suppositions. 
Dans presque toutes les langues d’Europe, le Samedi fait référence à une influence étrangère à nos racines polythéistes. Une influence énorme qui nous est venue avec l’arrivée du pire fléau culturel qu’aient connus nos ancêtres païens: le judéo-christianisme. En effet ce dernier introduisit au début, l’idée que le Samedi était le 7è jour de la semaine, le Shabbat de la religion juive. C’est le jour de repos du dieu des Juifs après qu’il ait soit disant créé le monde en 6 jours. Mais le judéo-christianisme changea rapidement de stratégie lorsqu’il s’implanta de manière durable en Europe et devint le christianisme catholique. Il usurpa encore une fois une tradition païenne en déplaçant le jour de repos du « seigneur », le shabbat des juifs, vers le dimanche des païens, le jour du soleil. Cependant, la notion juive liée au Samedi se conserva dans la plupart des langues européennes, favorisant ainsi la perte presque totale du sens originel de ce jour de la semaine pour nos ancêtres païens. Voyons quelques étymologies du Samedi:- Samstag en allemand remonte au grec sambatton-sabbaton, qui lui-même vient de l’hébreu Šabbatai, le jour du Shabbat juif. Il en va de même pour les termes français « samedi », espagnol « sábado », italien « sabato », roumain « sâmbătă », russe « суббота », etc… 
L’anglais « Saturday » ou le néérlandais « Zaterdag » ont conservé une trace païenne du Samedi, mais elle n’est pas germanique, elle est romaine. Elle fait référence au Dieu Saturne. Il se pourrait donc qu’il ait existé un équivalent germanique au Dieu Saturne, mais trop peu d’indices permettent dans ce contexte de savoir lequel exactement. - Les langues scandinaves nomment le Samedi « lørdag » en norvégien et en danois, « lördag » en suédois, et « laugardagur » en islandais. Ces termes font tous références au bain. Les Vikings avaient l’habitude de prendre leur grand bain ce jour-là. On peut donc y voir un certain symbolisme, celui lié au bain: la purification, le renouveau, et par extension, le changement cylcique. 
Le samedi dans la tradition Germanique dans Célébrations an00126005_001_l-251x300
(dieu saturne)
Et enfin, une dernière source nous donne une piste supplémentaire pour cerner un peu mieux le samedi dans la tradition germanique. En Allemagne, et surtout dans la partie nord, il existe un deuxième terme pour désigner le samedi, c’est celui de Sonnabend. Ce mot se traduit par « soir du soleil », crépuscule donc. C’est ce même mot d’ailleurs qui était d’usage chez les anciens Saxons de Grande-Bretagne: « sunnanæfen ». Ce crépuscule désigne en fait « la veille du soleil », car en effet le lendemain c’est le jour du soleil, Sunday. Au niveau symbolique, ceci marque encore une fois l’aspect cyclique. Un cycle va s’achever avec le dimanche afin de renaître avec le lundi. Comme veille du dimanche, avec sa conception de crépuscule-mort et renaissance, le Samedi possède des indices qui nous mènent à un épisode de la mythologie germano-nordique. C’est le mythe du Dieu Balder. Ce dernier comme Dieu de la lumière solaire, fut tué par le sournois Loki lorsque ce dernier dirigea la flèche du Dieu aveugle Höder. L’obscurité de Höder fut victorieuse de la lumière de Balder. Ceci déclencha le célèbre épisode du Ragnarök au bout duquel le Dieu Balder revint pour ouvrir une ère nouvelle, célébrant ainsi la victoire de la lumière solaire. Avec ce mythe nous sommes en présence d’un mythe qui célèbre le renouveau cyclique. Dans ce contexte le Samedi pourrait donc être vu comme le jour de la mort initiatique, celle qui est nécessaire pour renaître dans une gloire perpétuellement renouvelée.
 
TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE GERMANIQUE ICI
Sources: »Kleines Lexikon des Aberglaubens », Ditte und Giovanni Bandin

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La flamme païenne

Posté par europeanwolf le 25 avril 2013

Ci-dessous un poème écrit de main de maitre par l’un de nos camarades :

Nous portons une flamme,
On la dit ancienne,
Elle est une âme,
L’âme Européenne.
 
Du nord à l’ouest , 
Des hommes se lèvent,
Du Sud à L’est,
Des bannières s’élèvent.
 
Partout on murmure,
Ils sont revenu,
Le retour des parjures,
Mais qui l’aurait cru.
 
Sortie des forêts et des montagnes,
Sortie de l’eau et de la brume,
Rêves des anciennes batailles,
Prières au claire de Lune.
 
Venu chasser le désert,
Briser le marchand,
N’ayant plus peur de leur enfer.
Unité des hommes de notre sang.
 
Un vieux chant a raisonné,
Celui des dieux Païens,
On les croyait oubliés,
Ils sont revenu mettre un terme au règne des chiens.
 
La flamme païenne dans Chants et Poèmes viking-warriors-1-231x300
 
Piral, ami des europeanwolf

Publié dans Chants et Poèmes | 1 Commentaire »

La poésie scaldique, un héritage de longue date

Posté par europeanwolf le 18 janvier 2013

La poésie scaldique, un héritage de longue date  dans Textes 180px-the_tree_of_yggdrasil

La poésie scaldique, ancien art oral scandinave, est prononcée en islandais, protonorvégien ou autres langues et dialectes. Née sur les rives de la Baltique au VIIème siècle, puis exercée par les Norvégiens, elle devient dès le Xème siècle exclusivement islandaise. L’origine du nom est incertaine, mais cela pourrait suggérer l’idée de hurler.                                                            

Ce sont les sclades, poètes et membres de la garde rapprochée des Jarls ou des rois germaniques, qui chantaient les prouesses du roi et célébraient les grands événements de son règne. Ces poètes ont inventé et transmis la poésie la plus complexe des temps médiévaux. Véritable prouesse lexicale et rythmique, la poésie scaldique était autant historiographique qu’artistique. Les scaldes contaient nombre d’histoires royales, et parmi elles, quelques récits venus des ragots du peuple. Les grands poètes scaldiques étaient, et sont toujours, renommés en Islande.

 

 

Le vocabulaire utilisé dans ces poèmes a également son importance, et est plus simple de compréhension. Le procédé est simple : le scalde n’a pas le droit de nommer les choses ou êtres par leur nom. Il doit utiliser des synonymes. Par exemple, pour « bouclier », le scalde peut utiliser le terme « targe », ou « tilleul » (le bois des boucliers). Il peut également utiliser des périphrases (kenning), par exemple « l’arbre de la bataille » pour « guerrier ». En utilisant ce procédé, le scalde réussit souvent à exprimer plusieurs idées à la fois. Le kenning nécessite une grande culture générale, et notamment mythologique. C’est pour apporter cette culture que Snorri Sturluson composa son Edda, ensemble de poésie et de mythologie des anciens Dieux et guerriers des terres de l’Asgard.

L’Edda poétique contient parmi ces poèmes mythologiques, Völupsá  prophétie de la voyante , poème en vieux norrois ( vieil islandais ). Cette prophétie prend la forme d’un long monologue où une voyante expose au Dieu père Odin, l’histoire et le destin du monde, des Dieux et des hommes, depuis l’origine du monde dans les profondeurs glaciées, jusqu’au Ragnarök. À l’origine, la poésie scaldique n’était qu’orale. Elle n’a commencé à être consignée par écrit qu’au XIIème siècle, en Islande. Selon la trace préservée dans les manuscrits islandais, ce poème est composé de 59 à 66 strophes suivant les versions. En voici le résumé, certainement influencé, lors de sa retranscription, par des dogmes et imageries chrétiennes.

Le passé                                                                                                     

1-8. Le poème débute sur une présentation de la Völva. Elle est une géante et, comme le lui a demandé Odin, elle va décrire les temps primordiaux. Il n’y avait alors que le vide. Les fils de Burr créèrent ensuite le monde. Il n’y avait non plus ni jour ni nuit. Les dieux se consultèrent alors et organisèrent le temps. Puis ils se rassemblèrent à Idavoll et y érigèrent leurs temples. C’était l’âge d’or.                                                                                                                                                                        

9-16. Puis les dieux réfléchirent aux peuples que les nains devaient former du sang et des os d’Ymir, le géant primordial. La Völva décline alors la thula des nains.                                                                                                                                          

17-18. Les dieux trouvèrent alors Ask et Embla, le premier homme et la première femme. Ils étaient faibles, alors Odin leur donna l’esprit, Hœnir le sens, et Lódur le sang.

Le présent

19-20. Il y a un arbre primitif, Yggdrasill. Sous celui-ci se trouve le puits où les trois Nornes — Urdr, Vervandi et Skuld — arrêtent le destin des hommes.                                                                                                                                                       

21-24. La Völva évoque ensuite la guerre des dieux. Les Ases tentèrent à trois reprises de tuer et brûler Gullveig, une sorcière qui les perturbait. Ils se consultèrent afin de savoir s’il serait payé un tribut aux Vanes. Odin provoqua alors la première guerre contre ceux-ci. Au cours de la guerre, l’enceinte d’Ásgard fut détruite et les Vanes remportèrent la victoire.                                                                                                                                                                                         

25-26. Les remparts de la cité des dieux furent reconstruits. Cependant, les promesses des Ases furent brisées par Thor qui se battit contre le géant bâtisseur.                                                                                                                                                   

28-33. Odin revient interroger la voyante et lui offre des bijoux. Elle voit alors la mort de Baldr, tué par son frère avec une branche de gui. Il sera vengé par son autre frère Vali.                                                                                                                 

34-35. La Völva voit ensuite le supplice de Loki, enchaîné grâce aux chaînes de Vali. Sigyn veille à ses côtés.                           

36-39. Elle décrit les quatre points cardinaux. Notamment, elle dépeint la sombre demeure des parjures, Náströnd. Nídhögg y suce les cadavres, Garmr les dépèce.                                                                                                                                          

40-43. À l’est, les loups se reproduisent et les signes de la fin se multiplient.

La fin

44-52. Le Ragnarök sera annoncé par Garmr. Les chaînes de Fenrir se briseront, la discorde se répandra et Heimdall soufflera dans Gjallarhorn. Alors que les Ases tiennent conseil, Hrym arrive de l’est et Jörmungand s’agite dans la mer. Les fils de Muspellheim prennent la mer à bord du bateau Naglfar, conduit par Loki. Le géant du feu Surt vient par le sud. Le sol s’ébranle et le ciel se fend.                                                                                                                                                           

53. Frigg apprendra avec tristesse que Fenrir a dévoré son mari. Freyr combattra Surtr.                                                          

54-58. Plus tard, Vidar tuera le loup. Thor combattra le serpent du monde et mourra ensuite, après avoir fait neuf pas. Le monde vacillera et le feu le recouvrira.                                                                                                                                        

59-66. Puis, à nouveau, Idavoll deviendra verte. Les Ases s’y rassemblent et se remémorent ces événements. Ils retrouveront les tables d’or. Höd et Baldr reviendront du séjour des morts. Tous viendront habiter à Gimlé. Nídhögg redescendra de Nidafjöll et survolera les plaines en portant des cadavres sur ses ailes.

 

tumblr_lcck6bhnvg1qer9b0o1_500-225x300 dans TextesL’Edda poétique rassemble aussi le Hávamál les dits du Très Haut - Odin lui-même donnant conseille aux hommes avant de découvrir les runes, le Grímnismál les dits de Grímnir - une de nombreuses apparences d’Odin , Baldrs draumar - mythe de la mort du dieu Ase de la lumière, de la beauté, de la jeunesse et de l’amour,Thrymskvida - vol du marteau de Thor par le géant Thrym et sa récupération. Et bien d’autres poèmes et récits mythologiques. Les poèmes épiques, seconde composante de l’Edda, racontent davantage d’épopées de héros et de peuples.       

Dans les autres textes de la poésie scaldique, l’on retrouve Völsunga saga, saga légendaire nordique racontant l’histoire du clan Volsung au cours des générations, et la Saga des Ynglingar qui est la première partie de l’Heinmskringla, histoire des anciens rois nordiques.

 

 

 

 La légende de Beowulf, héro scandinave du VIè siècle, est inscrit dans l’Edda épique. Dans celle – ci est narré son histoire, ses combats et ses batailles.

«  » Beowulf, le plus ancien poème en langue anglaise, est un récit de 3000 vers faisant état d’une bataille censée se dérouler au 6ème siècle, mais dont les historiens n’ont pu établir l’existence. Bien que l’essentiel de l’histoire se déroule au Danemark, elle fut relatée par les Anglo-Saxons du nord de l’Angleterre, deux siècles plus tard. Ces derniers ne se considéraient pas comme des Anglais, mais comme des Vikings. Tous leurs héros étaient scandinaves.
On ignore l’auteur de Beowulf. Le poème, écrit sur parchemin, fut ensuite copié et recopié durant deux siècles. Dans les années 900, il fut collecté dans un volume qui contenait également une vie de Saint Christophe, des anecdotes fantaisistes sur l’Orient, une lettre attribuée à Alexandre le Grand, etc. Ce livre fut partiellement détruit en 1731, dans l’incendie de la Bibliothèque Cotton, le plus grand fonds de littérature médiévale. Plusieurs passages ayant subi d’irréparables dommages, le texte n’en parut que plus obscur aux exégètes, déjà passablement déroutés par la structure de l’ensemble, les particularités de la versification scandinave et le mélange de thèmes païens et chrétiens.
Il fallut attendre le vingtième siècle pour voir Beowulf réhabilité et réinterprété par J.R.R. Tolkien : le poème, expliqua-t-il, n’est pas l’histoire composite d’un jeune héros qui triomphe de divers monstres, puis celle, sans lien apparent, d’un vieux roi qui meurt en combattant un dragon. C’est une seule et même histoire : celle d’un homme qui, revenu de sa tumultueuse jeunesse, organise sciemment sa propre mort. Sans cette magistrale relecture, Beowulf n’intéresserait plus qu’une poignée de médiévalistes. «  »

L’histoire de Grendel et Beowulf

Chaque nuit, une épouvantable créature appelée Grendel se rend au palais du roi Hrothgar et dévore les hommes qui s’y trouvent. Malgré les guerriers du plus grand courage qui s’interposent à Grendel, tous périssent. Arrive alors Beowulf qui fait la promesse à Hrothgar d’éloigner du pays le péril qu’est la bête. Grendal fait alors une nouvelle apparition au château et, bien qu’invulnérable, Grendel fut capturé par Beowulf et ne parvint à se libérer de sa puissante étreinte qu’au prix d’un bras.  Mortellement blessé, Grendel ne put que rejoindre le lac tout proche pour s’y éteindre.                                                                                                                                                                  

Très satisfait par la force et le courage de Beowulf, Hrothgar le couvrit de cadeaux car son royaume était maintenant débarassé de toute menace. La faute que Beowulf et Hrothgar ont commise fut d’oublier la mère de Grendel, créature bien plus redoutable encore. Elle vint alors chercher vengeance et fit d’autres victimes.

Beowulf se mit à sa poursuite, la suivit dans un lac et plongea jusqu’à la caverne qui lui servait de repaire. Au cours du combat qui s’ensuivit, Beowulf s’aperçut que son épée lui était inutile et impuissante face à un tel monstre. Fort heureusement il eut la chance, tout comme Arthur, de trouver une autre arme magique dans l’eau et l’utilisa pour achever sa victoire sur la mère de Grendel.

Ayant une nouvelle fois sauvé le royaume du roi Hrothgar, Beowulf rentra chez lui dans le sud de la Suède, où régnait son père, un souverain populaire. Mais un dragon attaqua le pays. Parti avec douze compagnons pour tuer le dragon, tous sauf un l’abandonnèront à la vue du Dragon, terrorisés. Beowulf, aidé de son fidèle Wiglaf, le seul qui réussit à dominer sa peur grâce à sa fierté et sa fidelité, ira défier le ver dans son antre, triomphera mais y laissera lui-même la vie.

Par Brunhilde

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 » Je suis Rebelle et j’ai les Raiponce ! « 

Posté par europeanwolf le 4 septembre 2012

 

Une (petite) révolution chez les réalisateurs de dessins animés : Les studios Walt Disney et Pixar font redécouvrir à notre petite jeunesse blanche l’essence du monde celte et nordique à travers de joyeuses animations.

 Raiponce présente une révision païenne du conte du même nom. La jeune héroïne à la chevelure infiniment magique va contre les règles et les interdictions pour laisser son envie de découverte la guider. Sur le chemin de l’aventure, elle connaît l’amour, mais aussi les fêtes celtiques. Elle goûte aux nombreuses danses rythmées par les instruments de bois autour de la roue solaire, celles-ci lui font découvrir son monde celte et ses diverses traditions.Raiponce se sentait perdue, car elle était seule et éloignée de sa famille et de sa communauté. Enfin, la jeune fille retrouve les siens et créée des liens encore plus forts. 

 Rebelle, qui signifie brave en anglais, nous fait découvrir l’univers autoritaire des Vikings. Mélange de Robin des bois et de Braveheart, cette courageuse princesse viking à la chevelure flamboyante, bouscule tout pour qu’enfin elle décide elle-même de son destin, de son avenir. C’est dans les Highlands, espace libre et sauvage de l’ancienne Ecosse, que Mérida chevauche, l’arc à la main, vivre sa propre aventure. Elle quitte Malgré son caractère indépendant, l’héroïne viking n’oublie pas sa famille, et son esprit de clan.

             Ces décors celtes et nordiques que l’on trouve dans ces deux dessins animés apportent aux enfants blancs ce qu’il leurs manquaient : une version revisitée de leur histoire. Ce sont des aventures vivantes et pleines de rebondissements que notre jeunesse a besoin, et non pas des histoires sur des voitures qui parlent ou des extra-terrestres venus du futur ou d’ailleurs. Faisons d’abord connaître à nos bambins leurs origines, d’où ils viennent pour qu’enfin ils sachent où ils pourront aller. Les dessins animés sont les principaux outils, pour ne pas dire les seuls, permettant de faire passer des messages et des idées à notre future descendance. Encourageons ce genre d’animations mettant en scène des paysages sauvages, des entrelacs sculptés dans le bois, et d’autres symboles positifs à la (ré)intégration païenne dans notre société.

          Parmi les nombreuses princesses du monde, que Walt Disney et Pixar nous ont fait découvrir, les princesses du Nord sont les seules prêtes à tout quitter, à tout bousculer pour que se réalisent leurs rêves. Est-ce simplement un hasard, une simple invention du dessinateur ? Et bien non, l’Histoire intervient. De tout temps, et cela parmi la neige et les tempêtes, le vent glacial et les embruns de l’océan déchainé, les femmes nordiques sont et étaient autoritaires. Car la femme s’identifie au soleil, astre dominant. La roue solaire lui procure la force, l’autorité, et parfois (souvent) l’hystérie ; elle lui apporte également l’indépendance nécessaire.De ce fait, la femme nordique devient et née davantage aventurière et débrouillarde que ses lointaines (et non désirées) voisines du désert. Ce caractère impétueux demande à l’homme nordique de redoubler d’effort afin de « dompter » sa femme, selon la loi de la nature. Les hommes du nord n’en deviennent que plus forts !

Par Brunhilde

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Présentation

Posté par europeanwolf le 6 avril 2012

 Païens dans nos âmes et nos cœurs, conscients de l’importance de la préservation de notre race, nous luttons avec nos propres armes contre la décadence qui ronge notre Europe.

Envieux de revenir à un mode de vie proche de la nature, en communion avec la faune et la flore qui nous entourent, mettre de coté une grande partie des machines inutiles que la société veut nous faire acheter, s’éloigner de la pollution et des grandes villes, tels sont nos désirs et nous nous efforçons de les réaliser.

Ce blog a pour vocation de présenter des livres qui nous tiennent à cœur, des textes sur divers sujets, les célébrations que nous fêtons avec nos camarades ou simplement à deux, et bien entendu nous avons l’espoir de discuter et rencontrer des personnes qui se battent pour les mêmes valeurs que nous.

Présentation dryad_and_treespirit-DE-L-ARTISTE-JOSEPHINE-WALL

 

Que les dieux vous emportent au fil de nos pages, et que notre combat vous touche autant que nous !

  

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            Nous sommes les derniers des scaldes, héritiers d’une longue lignée de poètes et de conteurs qui vivaient au temps de l’âge d’or, quand les dieux et les géants se partageaient la terre et l’espace entre les étoiles.

            Comme Munim, le corbeau d’Odin, il nous reste la mémoire, le souvenir de ces premiers matins du monde. C’était une autre époque, où les hommes et les dieux suivaient la voie du Wyrd, qui est la force de vie, la divinité suprême qu’on appelle aussi le Destin. Nous n’avons rien oublié. Le combat des dieux et des géants, la quête des objets magiques, les aventures d’Odin, père des dieux et maître des runes, le vol des pommes sacrées, la mort du géant Ymir, les ruses de Loki, qui fut le plus beau des dieux de l’Asgard.

            Le Mitgard, le monde des hommes, n’est plus le même. L’homme a replié ses ailes merveilleuses à l’intérieur de lui-même, sous des couches successives d’oubli. Voilà pourquoi il ne sait plus voler, traverser le ciel comme le faisait la déesse Freya, dans sa cuirasse de plumes, sous la forme d’un faucon.

            Dans la halle de Bragi, le plus grand des scaldes, nous avons bu l’hydromel sacré, la boisson des Ases, qui donne le pouvoir de poésie, enfièvre les chamans, galvanise les guerriers. Rien n’a disparu, malgré l’éloignement du temps. Il suffit de soulever une feuille d’arbre, de déplacer une pierre, de bouger un buisson, pour entendre les murmures, les « froissements », disent les anciennes chroniques. Ici vivent les gnomes, les elfes, les esprits de la nature, dans un vertige de rythmes, de couleurs. Là aussi il nous manque des yeux pour « voir ». On parle de chevaliers rencontrant ces petits personnages et revenant chez eux avec des sortilèges, des pouvoirs, et des coffrets remplis d’or.

            Ces histoires ne sont pas des superstitions, ni des contes pour enfants, mais les chroniques d’âges anciens, un souvenir des « hautes terres », avant que l’univers ne soit emporté dans le chaos du Ragnarök, lorsque les forces de Muspell détruisirent la citadelle des dieux du Nord. La nature était vivante, et libre. Certaines nuits, il n’y avait plus de barrière entre l’autre monde et le monde des hommes. Les défunts sortaient des tertres funéraires et venaient visiter les vivants.

            Nous n’avons pas oublié ces temps d’épopées et de grandes aventures. Les sagas, les légendes, toutes les chroniques de la mémoire parlent de lueurs dans la nuit, de rugissements souterrains qui font trembler la terre, de cavaliers traversant le pays à la vitesse du vent. La forêt s’agite au coucher du soleil. Des dangers menacent le voyageur, mais il a confiance à sa haute étoile.

            Nous n’avons pas oublié le cor d’Heimdall, à l’entrée du pont Bifrost, sa plainte au moment du Ragnarök,  la grande clameur qui résonna dans les neuf mondes, la douce chevelure de Sif, la compagne de Thor, le parfum des jardins de l’Asgard, à l’époque où les sortilèges régnaient sur les anciennes forêts d’Europe. Nous avons déclamé l’histoire des dieux devant les dieux eux-mêmes, dans la halle de Tyr, dans le fracas des hanaps de bière et de cornes d’hydromel. Nous avons vu le père des dieux teindre les runes, et Baldr le Brillant se tordre sur son lit de fourrures, tourmenté par de mauvais rêves. Le ciel était pur, sans l’ombre d’un nuage, au-dessus des tours de l’Asgard. Au-delà du pont Bifrost commençait le Mitgard, la terre des hommes, les forêts profondes, les déserts glacés qui annoncent la terre des géants.

            Ces chroniques ne sont pas seulement celles d’un autre âge. Elles sont des lambeaux de mémoires, des feux qui ne s’éteignent pas, des signes, selon l’antique loi du Retour.

 

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Poème païen

Posté par europeanwolf le 7 mars 2012

Poème païen dans Chants et Poèmes wotn-193x300 

Toi Odin, notre père.  Le vent d’hiver s’élance, audacieux et fort,
Ainsi que les Vikings, en leur nobles colères.
La tempête a soufflé sur les pins séculaires,
Et les flots ont bondi… Venez, mes dieux du Nord ! Vos yeux ont le reflet des lames boréales,
Les abîmes vous sont de faciles chemins,
Et vous êtes grands et sveltes comme les pins,
O maîtres des cieux froids et des races loyales !

Mes dieux du Nord, hardis et blonds, réveillez-vous
De votre long sommeil dans les neiges hautaines,
Et faites retentir vos appels sur les plaines
Où se prolonge au soir le hurlement des loups.

Venez, mes Dieux du Nord, aux faces aguerries,
Toi, notre père Odin, toi dont les cheveux d’or,
Freya, sont pleins d’odeurs, et toi, valeureux Thor,
Toi, Fricka volontaire, etvous, mes Valkyries !

Ecoutez-moi, mes Dieux, pareils aux clairs matins :
Je suis la fille de vos Skaldes vénérables,
De ceux qui vous louaient, debout, auprès des tables
Où les héros buvaient l’hydromel des festins.

Venez, mes Dieux puissants, car notre hiver est proche,
Nous allons rire avec les joyeux ouragans,
Nous abattrons le chêne épargné par les ans,
Et les monts trembleront jusqu’en leur cœur de roche.

Nous poserons nos pieds triomphants sur les mers,
Nous nous réjouirons de la danse des vagues ;
Pour nous s’animeront les brumes, formes vagues,
Et pour nous brilleront les sillons de l’éclair.

Les mouettes crieront vers nous et vers l’orage
Que nous apporterons dans le creux de nos mains…
Or voici qu’on entend les combattants surhumains
Et les cris des vaincus sur leblème rivage.

Voici, mes Dieux, que vous riez comme autrefois
Et que l’aigle tournoie au dessus de son aire.
Nous avons déchaîné la meute du tonnerre,
Et les falaises ont reconnu notres voix.

L’espace écoutera nos farouches musiques
Et les cieux révoltés ploieront sous notre effort…
Venez à moi qui vous attends, mes Dieux du Nord !
Je suis la fille de vos Skaldes héroïques…

 
(Rénée Vivien, 1907)
 
Par Thorn

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