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Semaine Germanique

Posté par europeanwolf le 18 août 2013

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Lundi :

Dans le cas du Lundi tout comme pour le dimanche, l’analyse étymologique des différentes langues germaniques montre de manière claire et nette que le Lundi était dédié à la lune. Voici quelques exemples:
– en anglais Monday vient de l’ancien anglo-saxon « mōndæg », qui signifie « jour de la lune »
– en allemand Montag vient du vieux-haut-allemand « mānetag », qui signifie « jour de la lune »
– en néerlandais Maandag vient du moyen-bas-allemand « mānendach », qui signifie « jour de la lune »
– en vieux-frison « mōnadeig », signifie « jour de la lune »
– en norvégien Måndag vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
– en islandais Mánudagur vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
Dans le monde romain, le Lundi vient du latin « lunae dies » qui signifie lui aussi « le jour de la lune ».

Pour la figure mythologique masculine Mani, personnification littéraire de la lune dans les Eddas, valent les mêmes remarques que pour Sunna-Sól (voir le « dimanche »). Ici aussi il semble s’être produit un glissement linguistique des genres. On peut donc accorder selon toute probabilité que la figure divine originelle de la lune était féminine, et non masculine. Les études comparatives indo-européennes tendent fortement à conforter cette théorie.

Le symbolisme de la lune se rattache à la troisième fonction indo-européenne, celle de production-reproduction. Dans le panthéon germano-nordique cette fonction est principalement sous la gouverne des Dieux et Déesses Vanes. La symbolique rattachée à la lune comporte cependant une nuance qui la différencie de la plupart des Divinités chtoniennes de la fonction production-reproduction. Ces Divinités relèvent de forces divines liées à la terre et au monde sous-terrain, alors que la lune relève de forces célestes.
La lune avec ses aspects changeants, règne sur un monde d’obscurité, de ténèbres et de mystères. L’obscurité nous renvoie ici au monde occulte de la connaissance cachée, celle qui se transmet de génération en génération, véritable miroir d’un âge d’or perdu. L’aspect féminin lié à la lune se retrouve dans une image bien connue: un cycle de menstruation chez les femmes est de 28 jours, celui du cycle lunaire est de 28 jours également. Rien n’est dû au hasard, tout est relié, et le fait qu’un parallèle si fort puisse exister entre la femme et la lune relève d’une connaissance mystique très ancienne.

Dans la tradition populaire germanique il existe la conception que tout ce qui doit germer et croître, doit être commencé ou être réalisé pendant la phase de la lune croissante. Ceci concerne aussi bien le travail de la terre que les grands changements dans la vie. Les enfants nés pendant la lune croissante avaient la réputation d’avoir une croissance particulièrement heureuse. De plus, le rituel pendant lequel les anciens donnaient officiellement un nom à l’enfant, se tenait de préférence pendant la période de lune corissante. Une certaine force relie aussi la lune et certaines plantes médicinales, qui ont des vertus plus prononcées lors de cette même phase lunaire. Les anciennes traditions du folk-lore (sagesse populaire) prêtaient à la lune des pouvoirs curatifs bien spécifiques.
La même conception se retrouve dans le monde agricole où les semences de certains légumes devraient se faire en période de lune croissante. Il est intéressant d’ailleurs de relever au passage que le sagesse populaire dit que les légumes qui grandissent dans la terre devraient être plantés avec la lune décroissante, alors que les légumes qui grandissent à l’air libre devraient être plantés pendant la lune croissante. Cette relation est très instructive car elle tend à démontrer une relation entre « décroissant » et « terre » (aspect chtonien), et une relation entre « croissant » et « céleste ».
La nouvelle lune et la pleine lune étaient quant à elles considérées de deux manières différentes: tantôt comme le début d’une lune croissante, donc comme un symbole chargé de forces positives, tantôt comme la fin d’une lune décroissante, donc chargée de forces négatives.

Ce double aspect de la lune se reflète parfaitement dans la croyance populaire germanique liée au Lundi. Si le Lundi est en période de lune croissante, alors toute nouvelle entreprise durable sera enrichie d’une croissance certaine. Par contre il est fortement déconseillé d’entreprendre quoique ce soit en phase de lune décroissante. Il était entre autres recommandé de ne pas faire de transactions monétaires ce jour-là ; il valait donc mieux ne rien acheter un Lundi. Ce dernier aspect a très sûrement influencé certaines régions qui ont fait du Lundi un jour de mauvaise augure, réputation qui perdure jusqu’à nos jours.

Mardi :

Le mardi dans les traditions germano-nordiques est dédié au Dieu Tiwaz-Týr. Ce Dieu avant d’être détrôné par Wodan-Odin lors des grandes migrations, était celui de la fonction souveraine, la première fonction indo-européenne. Son étymologie se rattache aux autres grands Dieux souverains des Indo-Européens: Zeus (Grecs), Jupiter (Romains), Teutatès (Celtes), Dyaus Pitar (Indo-Aryens). Ces étymologies indo-européennes renvoient à la notion de « Père céleste du Jour ». C’est ce nom antique qui a donné des termes modernes comme diurne, dieu, día. Chez les Germains son nom se retrouve sous plusieurs formes: Tiwaz (proto-germanique), Tiw (anglo-saxon), Tius / Ziu (Germains continentaux du sud), Týr (Germains septentrionaux – Vikings).

L’inscription du célèbre altar frison avec l’inscription dédiée à Mars Thingsus démontre la relation qui existait entre le Dieu Tiwaz et le Thing (voir lien à la fin). Ce Thing, écrit normalement « þing » (Th=þ), était le terme pour désigner les rassemblements sacrés des Germains pendant lesquels se réglaient les affaires de justice de la communauté. Le grand rassemblement de plusieurs clans se nommait quant à lui « Allthing ». Les questions juridiques étaient débattues pendant ces þing jusqu’à ce que les hommes libres et les nobles du clan décident de la sentence à rendre. C’est ainsi donc que la souveraineté du þing sacré était complètement vouée au Dieu Tiwaz-Týr. Ce mot de þing a de plus une relation étroite avec les termes modernes de Thing (en anglais) ou Ding (en allemand). Ces termes se traduisent par le mot français « chose ». Pour dire qu’on traitait les affaires de justice, on disait avant qu’on allait traiter les « choses du þing », et c’est ainsi que le mot « þing » et le mot « chose » ont fusionné dans les langues germaniques.

Mais revenons à présent au Mardi et à ses différents noms dans les langues germaniques:
– Dienstag en allemand vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »
– Tuesday en anglais vient de l’ancien anglo-saxon « Tiwesdæg », qui signifie « le jour de Tiw »
– Zischtig dans les dialectes du sud de l’Allemagne vient de l’alaman et du vieux-haut-allemand « Ziostag », qui signifie « le jour de Ziu »
– Tirsdag en danois vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Tysdag en norvégien vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Dinsdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »

Les Romains dans leur interpretatio romana avaient comparé le Dieu Tiwaz-Týr à leur Dieu de la guerre Mars. C’est la raison pour laquelle le Mardi dans les langues latines vient de « Dies Martis » qui signifie le jour de Mars.

Chez les Germains le Mardi était donc le jour pendant lequel on préférait régler les affaires juridiques. Cette conception s’est maintenue très longtemps étant donné qu’encore au 19è siècle dans certaines régions, les gens qui devaient passer en justice souhaitaient le faire un Mardi. Certains refusaient même un jugement qui ne soit pas rendu un Mardi. Cela remonte bien-sûr à l’ancienne notion du þing pendant laquelle le Dieu Tiwaz-Týr pouvait donner la victoire dans les questions juridiques. Les mariages aussi étaient favorables s’ils étaient célébrés un Mardi. Ici c’est particulièrement l’aspect contrat du mariage qui est favorisé par le Dieu. Commencer un nouvel office un Mardi était recommandé par la sagesse populaire, car tout ce qui est initié par un contrat tombe sous la protection de Tiwaz. On croyait aussi qu’il fallait commencer les travaux des champs ou du jardin un Mardi. De plus, le temps qu’il fait le premier Mardi du mois, est celui qui indique le temps qu’il fera le reste du mois. Dans cette dernière sagesse populaire, on retrouve la très ancienne conception du Dieu Tiwaz dans son aspect souverain de « Père du ciel ».

Après avoir bouclé ainsi tous les jours de la semaine dans la tradition germanique, il est à remarquer au passage que tous les noms de la semaine font référence à des forces célestes. À aucun moment il n’est fait référence aux Divinités chtoniennes, celles liées à la terre. Ceci pourrait être expliqué par l’ancienne conception cosmique des Indo-Européens.

Mercredi : 

Le nom de ce jour de la semaine ne s’est pas conservé de la même manière dans les langues d’origine germanique. Mais suffisamment a survécu pour pouvoir affirmer sans doute aucun, que le mercredi était le jour du Dieu Wodan – Odin. 
- Wednesday en anglais vient de l’anglo-saxon ancien Wodnesdaeg (le jour de Wodan)
- Woensdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand Wodensdach et Wunsdag (le jour de Wodan)
- Onsdag en danois vient du norrois Óðinsdagr (le jour d’Odin).

Par contre des langues germaniques comme l’allemand ou l’islandais ont subi les foudres de l’inquisition chrétienne qui n’ont pas permis que le souvenir du Dieu survive dans la langue courante. Les chrétiens firent du mercredi « le jour du milieu de semaine » en référence à la tradition juive qui fait débuter la semaine le dimanche, alors que la tradition païenne héritée du calendrier romain, fait commencer la semaine le lundi. C’est ainsi que mercredi (milieu de semaine) en islandais se dit Miðvikudagur, et en allemand Mittwoch. 

Wodanesdag en germanique commun nous renvoie donc au Dieu Wodan (Odin). Dans les traditions populaires qui ont survécu au moyen-âge chrétien, le mercredi semble avoir revêtu un aspect plutôt négatif, voire même très négatif. La question qui se pose aussitôt est de savoir si cet aspect négatif du mercredi est dû à la christianisation ou bien s’il est dû au côté obscur que possède la figure du Dieu Wodan. Personnellement je pencherais plutôt pour la 2è option, car en effet ce Dieu possède un côté parfois difficile à suivre, ce qui le rendait incertain et pas toujours digne de confiance auprès du peuple. Wodan-Odin était plus un Dieu de l’élite aristocratique que du peuple. Mais par ailleurs, il est fort possible aussi, que le christianisme ait rajouté une bonne couche afin d’éloigner le peuple de ses racines païennes. 

Dans les traditions populaires, le mercredi est parfois nommé le jour de malheur. C’était un jour pendant lequel il ne fallait entreprendre rien de nouveau. Se marier un mercredi était par exemple fortement déconseillé. Déménager un mercredi n’apportait que du malheur. Se rendre en voyage ce jour-là était s’assurer un voyage compliqué et plein d’embûches. Il était aussi recommandé de ne pas faire de pain un mercredi, et de ne pas aller aux champs. Se laver les cheveux ou se couper les ongles ce jour-là, étaient également vu comme un acte de mauvaise augure. Tout semble indiquer qu’il ne fallait en fait rien entreprendre du tout un mercredi. 

Jeudi : 

Dans toutes les langues germaniques s’est conservé l’origine païenne du nom du Jeudi. Il est incontestablement lié au Dieu Donar-Thunor-Thor. Le grand Dieu germanique de la foudre et ennemi des Géants du chaos a donné son nom à ce jour de la semaine. Voici quelques exemples du nom de Jeudi dans les langues germaniques:
– en anglais: Thursday (Þūnresdæg en anglo-saxon ancien)
– en allemand: Donnerstag (Donar chez les Germains continentaux)
– en néeralndais: Donderdag (Dondresdag – Donars Dag)
– en danois: Torsdag (Thors Dag)
– en vieux frison: Thunersdei

Dans la tradition populaire germanique, le jeudi a conservé une notion de jour de fête et de réjouissance. C’était un jour pendant lequel on faisait des offrandes aux Esprits du foyer et aux Esprits des arbres. Le jeudi était particulièrement propice pour le mariage. On se souvient que dans le paganisme germanique, le marteau de Thor, Mjölnir, servait à bénir les couples lors de la cérémonie de mariage. Par ailleurs, le jeudi était recommandé pour tout ceux qui voulaient entreprendre quelque chose de nouveau. Le début d’un nouvel office ou bien un déménagement étaient consacrés par les forces positives et constructives liées au jeudi. Semer un jeudi était également très favorable pour la croissance des plantes. Soigner les hommes ou les animaux était propice si c’était réalisé un jeudi. Un cheval malade par exemple devait être conduit face au soleil d’un jeudi afin qu’il guérisse plus rapidement. Et enfin, dans le monde paysan, on disait que si un mois commençait par un jeudi, alors le temps resterait tout le mois durant tel qu’il a été le premier jeudi en question.

Le lien de Donar-Thor au Jupiter des langues latines est uniquement dû au fait que les deux sont maîtres de la foudre. Ces deux figures divines ne remplissent pas les mêmes fonctions selon les panthéons.

Vendredi :

La tradition populaire chez les Germains en fait un jour de grande chance. L’étymologie du nom dans les différentes langues germaniques nous renvoie à deux grandes Déesses du panthéon germano-nordique: Frigga et Freyja. 
Firgga est l’épouse du Dieu Wodan-Odin, elle est une Déesse céleste, elle est la gardienne des couples, celle qui protège le mariage et la descendance issue des ces unions. 
Freyja est plus une Déesse liée aux forces terrestres, chtoniennes, elle est l’image de la beauté et de l’amour. L’amour qu’elle représente est autant sexuel que sentimental. Elle domine aussi l’art du Seidr, la magie chamanique dans la culture nordique.

Voyons donc à présent le mot Vendredi dans les différentes langues germaniques:
– Friday en anglais, vient de l’ancien anglo-saxon « Frīġedæġ » qui veut dire « Jour de Frigg ».
– Freitag en allemand, vient du vieux-haut-allemand Frīatag, qui veut dire « Jour de Fria » À noter ici la ressemblance entre les noms Fria-Frea et Freyja. Cette ressemblance est certainement celle qui mène au glissement lingüistique entre la Frigga continentale (Fria-Frea) et la Freyja nordique.
– Vrijdag en néérlandais, vient également de Frīatag (jour de Frigga).
– Friggjar-dagr en norrois (langue parlée par les Vikings), qui veut dire « Jour de Frigga ». C’est en norrois justement que semble avoir eu lieu le glissement linguistique mentionné ci-dessus. Car le norrois a également le terme de frjá-dagr qui lui fait référence à la Déesse Freyja. Ce glissement n’est certainement pas dû au hasard, car il se pourrait que cette confusion soit volontaire afin de représenter les deux aspects d’un archétype de la Déesse. 
– Fredag en suédois, qui vient du norrois frjá-dagr (Jour de Freyja). 

Dans la tradition populaire le Vendredi est un jour qui apporte la chance et la paix. La christianisation forcée tenta d’en faire dans plusieurs régions, un jour de malheur. Cette tactique a malheureusement réussie en partie lorsqu’on pense au fameux « vendredi 13″. Le Vendredi était connu dans les traditions païennes des Germains pour être un jour très favorable à la magie liée à l’amour. Toute pratique magique afin d’obtenir des faveurs sentimentales ou sexuelles, était particulièrement puissante si elle était réalisée un Vendredi. Ce jour était recommandé pour celui ou celle qui voulait consulter la sagesse des runes dans des questions d’amour. C’est donc un jour très favorable pour former de nouveaux couples. 

Mais le Vendredi était également réputé pour sa force dans la pratique de la médecine. Cette médecine pouvait se présenter sous forme de traitement pratique par les plantes, ou bien de rites liés au Seidr, la magie chamanique nordique. Par ailleurs le Vendredi était recommandé pour se couper les cheveux ou les ongles. Les cheveux sont liés au symbolisme de force, alors que celui des ongles est lié à la nécessité et aux temps difficiles à surmonter. Les ongles étaient entourés d’un véritable rituel, car à une heure bien précise le Vendredi, il faillait les couper dans le sens suivant: main gauche, pied droit, main droite, pied gauche. En reliant ainsi les membres opposés du corps, on obtient un graphisme intéressant qui n’est pas dû au hasard: un X. Ce X pourrait bien être la rune Gebo, la rune du don, du sacrifice. Le nom nordique de Gefjon commence par une rune Gebo ; Gefjon est un des noms de la Déesse Freyja, il signifie « celle qui donne ». Ce rite permettait aussi d’éviter les maux de tête, d’oreille, ou de dents. 

Le Vendredi était généralement admis comme le jour propice pour entreprendre quelque chose de nouveau, comme s’il marquait le début d’un cycle nouveau. 

Samedi :

Le Samedi est un jour problématique lorsqu’on cherche à remonter à ses racines païennes. Les autres jours de la semaine ont conservé des traces étymologiques claires qui permettent de remonter à la source de la tradition polythéiste. Ce n’est pas le cas du Samedi. Cependant, quelques rares sources linguistiques que nous allons voir ci-dessous, permettent quand-même de faire certaines suppositions.

Dans presque toutes les langues d’Europe, le Samedi fait référence à une influence étrangère à nos racines polythéistes. Une influence énorme qui nous est venue avec l’arrivée du pire fléau culturel qu’aient connus nos ancêtres païens: le judéo-christianisme. En effet ce dernier introduisit au début, l’idée que le Samedi était le 7è jour de la semaine, le Shabbat de la religion juive. C’est le jour de repos du dieu des Juifs après qu’il ait soit disant créé le monde en 6 jours. Mais le judéo-christianisme changea rapidement de stratégie lorsqu’il s’implanta de manière durable en Europe et devint le christianisme catholique. Il usurpa encore une fois une tradition païenne en déplaçant le jour de repos du « seigneur », le shabbat des juifs, vers le dimanche des païens, le jour du soleil. Cependant, la notion juive liée au Samedi se conserva dans la plupart des langues européennes, favorisant ainsi la perte presque totale du sens originel de ce jour de la semaine pour nos ancêtres païens. Voyons quelques étymologies du Samedi:- Samstag en allemand remonte au grec sambatton-sabbaton, qui lui-même vient de l’hébreu Šabbatai, le jour du Shabbat juif. Il en va de même pour les termes français « samedi », espagnol « sábado », italien « sabato », roumain « sâmbătă », russe « суббота », etc…

L’anglais « Saturday » ou le néérlandais « Zaterdag » ont conservé une trace païenne du Samedi, mais elle n’est pas germanique, elle est romaine. Elle fait référence au Dieu Saturne. Il se pourrait donc qu’il ait existé un équivalent germanique au Dieu Saturne, mais trop peu d’indices permettent dans ce contexte de savoir lequel exactement. - Les langues scandinaves nomment le Samedi « lørdag » en norvégien et en danois, « lördag » en suédois, et « laugardagur » en islandais. Ces termes font tous références au bain. Les Vikings avaient l’habitude de prendre leur grand bain ce jour-là. On peut donc y voir un certain symbolisme, celui lié au bain: la purification, le renouveau, et par extension, le changement cyclique.

Et enfin, une dernière source nous donne une piste supplémentaire pour cerner un peu mieux le samedi dans la tradition germanique. En Allemagne, et surtout dans la partie nord, il existe un deuxième terme pour désigner le samedi, c’est celui de Sonnabend. Ce mot se traduit par « soir du soleil », crépuscule donc. C’est ce même mot d’ailleurs qui était d’usage chez les anciens Saxons de Grande-Bretagne: « sunnanæfen ». Ce crépuscule désigne en fait « la veille du soleil », car en effet le lendemain c’est le jour du soleil, Sunday. Au niveau symbolique, ceci marque encore une fois l’aspect cyclique. Un cycle va s’achever avec le dimanche afin de renaître avec le lundi. Comme veille du dimanche, avec sa conception de crépuscule-mort et renaissance, le Samedi possède des indices qui nous mènent à un épisode de la mythologie germano-nordique. C’est le mythe du Dieu Balder. Ce dernier comme Dieu de la lumière solaire, fut tué par le sournois Loki lorsque ce dernier dirigea la flèche du Dieu aveugle Höder. L’obscurité de Höder fut victorieuse de la lumière de Balder. Ceci déclencha le célèbre épisode du Ragnarök au bout duquel le Dieu Balder revint pour ouvrir une ère nouvelle, célébrant ainsi la victoire de la lumière solaire. Avec ce mythe nous sommes en présence d’un mythe qui célèbre le renouveau cyclique. Dans ce contexte le Samedi pourrait donc être vu comme le jour de la mort initiatique, celle qui est nécessaire pour renaître dans une gloire perpétuellement renouvelée.

Dimanche :

Le nom du Dimanche dans les différentes langues germaniques ne laissent aucune place au doute: le dimanche était dédié au soleil. Voici quelques exemples:
– en allemand Sonntag vient du vieux-hau…t-allemand « sunnun tag », qui signifie « jour du soleil »
– en anglais Sunday vient de l’ancien anglo-saxon « sunnandæg », qui signifie « jour du soleil »
– en néérlandais Zondag signifie « jour du soleil »
– en danois Søndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en islandais Sunnudagur vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en suédois Söndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »

Tout comme dans l’ancienne Rome où le Dimanche se nomme Dies Solis (jour du soleil), chez les Germains ce jour là est dédié à l’astre-roi: le soleil. Son symbolisme est très profond et remonte aux anciennes conceptions religieuses des Indo-Européens. Deux groupes de symboles en particulier se rattachent directement au soleil, ce sont ceux des roues solaires et des différentes formes du swastika. Voir liens à la fin pour une explication détaillée de ces symboles.

Dans les traditions païennes germaniques il existe une Déesse qui personnifie directement le soleil. Chez les Germains continentaux elle se nommait Sunna, et chez les Germains de la branche scandinave on l’appelait Sól. Selon plusieurs spécialistes, il s’agirait ici d’une création plutôt littéraire, c’est à dire que la figure même de cette Déesse ne serait pas d’une grande antiquité. Ceci pourrait peut-être expliquer pourquoi en allemand le mot « soleil » est du genre féminin. Un glissement lingüistique se serait ainsi produit sur la base de cette dérive littéraire. Pourquoi « dérive »? Car certains éléments démontrent qu’en proto-germanique et dans certaines langues dérivées, se conservaient le souvenir du genre masculin pour le soleil. Ce genre masculin est en effet bien plus logique lorsqu’on considère que dans la plupart des panthéons indo-européens, le soleil est toujours associé à une grande figure divine du genre masculin. Une des nombreuses preuves historiques par exemple sont les gravures rupestres du sud de la Scandinavie qui datent de l’âge du bronze, époque à laquelle les Indo-Européens s’implantent définitivement. Elles présentent des Dieux masculins parés du symbole du soleil. Le soleil est l’expression du Ciel-Père qui s’unit à la Terre-Mère.

Dans la tradition populaire, le Dimanche est le jour de chance par excellence. Tout ce que l’on entreprend ce jour là est appelé à réussir. En allemand il existe l’expression « das Sonntagskind », l’enfant du Dimanche ; cette expression se traduit en français par « l’enfant qui est né sous une bonne étoile », c’est à dire un enfant qui a beaucoup de chance dans la vie.
Les mariages ou encore les déménagements sont réputés comme bénis par la chance s’ils sont réalisés un Dimanche. Ce sont en fait tous les grands changements au cours d’un cycle de vie, qui sont bénis par la chance liée au soleil du Dimanche.

Certains rites anciens ont même pu survivre dans le folklore germanique, comme celui qui recommande de faire trois fois le tour d’un lieu sacré en se concentrant sur son son propos. Ce rite magique permet la connexion avec les forces solaires et d’activer l’énergie qui émane du souhait. Il était également coutume de croire que tout ce que l’on pouvait rêver durant son sommeil un Dimanche, avait de grandes chances de se réaliser. Par ailleurs la sagesse populaire disait que le temps qu’il fait un Dimanche est très probablement celui qu’il ferait le reste de la semaine. Le soleil a aussi de nombreuses connections avec certaines plantes médicinales pour lesquelles la cueillette était particulièrement recommandée un Dimanche ou bien lors des grandes fêtes solaires de l’année.

Sources: »Kleines Lexikon des Aberglaubens », Ditte und Giovanni Bandini

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Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.

Posté par europeanwolf le 6 janvier 2013

 

Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.  dans Célébrations roue-solaire-feu-272x300

 

 

La période de fêtes d’hiver nous précède. Pour la majorité d’entre nous, la célébration du slostice et le froid fraichement accompagné de flocons furent d’excellents moments passés en présence d’amis ou de la famille. Nos veillées païennes enrôlent les enfants, leurs parents ainsi que leurs camarades, dans un rite de joie et de convivialité sans égal. Sous le thème du retour du Soleil roi, le 22 décembre fut célébré dans les coutumes ancestrales, la nouvelle venue de Yule.

 

 

 

 

Nos fêtes sont organisées suivant le cycle naturel qui lie les hommes à l’évolution de la nature et au passage d’une saison à l’autre. Certaines permettent de célébrer dans l’abondance les greniers à nouveau remplis pour l’hiver, d’autres s’agissent d’accueillir la lumière renaissante (Imbloc), ou la fertilité de nos femmes (Belteine). A chaque célébration, son thème et sa décoration, avec ses couleurs et ses plats, selon l’époque de l’année. Parfois en comité restreint, parfois en grand buffet, c’est dans le respect de chacun et la joie de vivre que se déroulent ses soirées festives.

Nous essayons de garder précieusement en tête que la fraternité est essentielle au bon fonctionnement de la vie en communauté. Chacun à son caractère, plus au moins, imprégné des valeurs païennes qui nous guident, et de cela, génère parfois des conflits. Nos pensées colériques finissent toujours par sortir de notre bouche, mais nous n’avons pas de rancoeur envers le clan; nous sommes simplement honnêtes et francs. Les Dieux en sont conscients, les hommes aussi sont traversés de colère et de haine. Ils désirent des Berserkers, et non de simples pèlerins venus d’Orient. Nous détenons pour cela un esprit combattif, car nous défendons ce que nous pensons juste, ce et ceux qui nous sont chers. Nous ouvrons plus facilement les yeux sur la réalité de la vie et le déroulement des choses dans la société; nous nous rapprochons alors de la Nature mère. L’homme a, de tous temps, grandit à ses côtés et il en est devenu que plus fort. Nous voulons retrouver cette force qui sommeille en nous.

Les Dieux sont également à l’origine de notre sens très développé de la fête. Les rires et les cris de joie amènent à la soirée de la gaieté et de l’enthousiasme en chacun de nous, du plus ancien au plus jeuneau. Viennent ensuite les guitares, harmonicas, flûtes et bodranes qui créent cette ambiance chaleureuse, ce cocon approprié à la saison froide, qui réunit le clan. Les paroles de nos chansons préférées résonnent et voltigent en l’air suivant le rythme de la musique. Chacun boit l’alcool divin dans la corne de la fraternité, et la cérémonie peut commencer. S’en suit une longue nuit de rire, et de précieuse amitié.

Voilà comment nous sommes nous, paiens. Loin des clichés sectaires et ringards. Nous sommes fiers de ce que nous sommes et le revendiquons à chaque instant.

Par Brunhilde

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 » Je suis Rebelle et j’ai les Raiponce ! « 

Posté par europeanwolf le 4 septembre 2012

 

Une (petite) révolution chez les réalisateurs de dessins animés : Les studios Walt Disney et Pixar font redécouvrir à notre petite jeunesse blanche l’essence du monde celte et nordique à travers de joyeuses animations.

 Raiponce présente une révision païenne du conte du même nom. La jeune héroïne à la chevelure infiniment magique va contre les règles et les interdictions pour laisser son envie de découverte la guider. Sur le chemin de l’aventure, elle connaît l’amour, mais aussi les fêtes celtiques. Elle goûte aux nombreuses danses rythmées par les instruments de bois autour de la roue solaire, celles-ci lui font découvrir son monde celte et ses diverses traditions.Raiponce se sentait perdue, car elle était seule et éloignée de sa famille et de sa communauté. Enfin, la jeune fille retrouve les siens et créée des liens encore plus forts. 

 Rebelle, qui signifie brave en anglais, nous fait découvrir l’univers autoritaire des Vikings. Mélange de Robin des bois et de Braveheart, cette courageuse princesse viking à la chevelure flamboyante, bouscule tout pour qu’enfin elle décide elle-même de son destin, de son avenir. C’est dans les Highlands, espace libre et sauvage de l’ancienne Ecosse, que Mérida chevauche, l’arc à la main, vivre sa propre aventure. Elle quitte Malgré son caractère indépendant, l’héroïne viking n’oublie pas sa famille, et son esprit de clan.

             Ces décors celtes et nordiques que l’on trouve dans ces deux dessins animés apportent aux enfants blancs ce qu’il leurs manquaient : une version revisitée de leur histoire. Ce sont des aventures vivantes et pleines de rebondissements que notre jeunesse a besoin, et non pas des histoires sur des voitures qui parlent ou des extra-terrestres venus du futur ou d’ailleurs. Faisons d’abord connaître à nos bambins leurs origines, d’où ils viennent pour qu’enfin ils sachent où ils pourront aller. Les dessins animés sont les principaux outils, pour ne pas dire les seuls, permettant de faire passer des messages et des idées à notre future descendance. Encourageons ce genre d’animations mettant en scène des paysages sauvages, des entrelacs sculptés dans le bois, et d’autres symboles positifs à la (ré)intégration païenne dans notre société.

          Parmi les nombreuses princesses du monde, que Walt Disney et Pixar nous ont fait découvrir, les princesses du Nord sont les seules prêtes à tout quitter, à tout bousculer pour que se réalisent leurs rêves. Est-ce simplement un hasard, une simple invention du dessinateur ? Et bien non, l’Histoire intervient. De tout temps, et cela parmi la neige et les tempêtes, le vent glacial et les embruns de l’océan déchainé, les femmes nordiques sont et étaient autoritaires. Car la femme s’identifie au soleil, astre dominant. La roue solaire lui procure la force, l’autorité, et parfois (souvent) l’hystérie ; elle lui apporte également l’indépendance nécessaire.De ce fait, la femme nordique devient et née davantage aventurière et débrouillarde que ses lointaines (et non désirées) voisines du désert. Ce caractère impétueux demande à l’homme nordique de redoubler d’effort afin de « dompter » sa femme, selon la loi de la nature. Les hommes du nord n’en deviennent que plus forts !

Par Brunhilde

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Des pas dans la neige

Posté par europeanwolf le 11 août 2012

Des pas dans la neige dans Livres erik-l-homme-des-pas-dans-la-neige-193x300Le barmadou, ce mot ne vous dit peut-être rien, tout comme moi il y a quelques temps avant de découvrir ce livre : un récit et non pas une simple nouvelle fantastique. Erik, Yannik et Jordi, deux frères et un ami, aventuriers dans l’âme, intrépides explorateurs décident de partir avec presque rien au Pakistan, dans les vallées de l’hindou kouch. Le but de ce voyage ? Découvrir le fameux barmadou, l’homme sauvage qui vit dans ces forêts et montagnes presque inaccessibles. Je fus très perplexe au premier abord ; un homme sauvage qui vit loin de tout, que l’on peut apparenté à un homme préhistorique, et qui n’a pas encore été découvert ? Cela me semblait presque impossible, mais je me décide à le lire car je ne veux pas rester sur une première impression.

Dès les premières pages, je n’ai pas regretté ma décision de lire ce récit. Ces trois aventuriers sont fascinants, ce ne sont pas des fous ou des personnes « bizarres », mais bel et bien des hommes saints d’esprit et de corps. Ils ne partent pas au hasard, ils ont étudié le terrain et le barmadou à travers plusieurs récits avant d’entreprendre cette aventure. Loin des expéditions ultra modernes et sophistiquées, ces jeunes gens partent avec leurs maigres économies et deux gros sacs à dos chacun, leurs motivations et leurs déterminations seront leur principale source d’énergie. 

Une aventure riche en rebondissements, en efforts, en rencontres et en épanouissement, va rythmer leur long séjour. Au fil des pages, on découvre une facette méconnue de ces hommes et femmes du Pakistan qui vivent loin du modernisme. Des gens avec une culture tout à fait différente, ayant un mode de vie aux antipodes de la notre. Loin des clichés et des préjugés, ces habitants du bout du monde sont fascinants, et l’envie de les découvrir m’a pris grâce à ce livre. Une vie simple mais rude, en harmonie avec la nature. Même si la majorité des habitants de ces régions est musulmane, une petite minorité païenne subsiste encore dans une vallée, se sont les Kalash. Peuple au passé Nordique, d’où les seuls restes matériels sont des sculptures sur bois en forme d’entrelacs ou de roues solaires ornant les façades. Hormis les rencontres avec ces personnages atypiques, ce voyage va leur offrir des instants inoubliables. Malgré cette impressionnante culture, ils n’oublient cependant pas leur but principal. Ces trois camarades ne comptent pas les heures passées à  récolter des informations sur le barmadou. Les récits poignants des hommes et femmes ayant vus cet être étrange, des hurlements suspects, des empreintes de pas encore fraîches, etc.… Tout cela va les renforcer dans leur idée que cet homme sauvage existe bel et bien mais je ne dévoilerais pas la finalité de leurs recherches.tumblr_lpbp89ie0W1qzxkqp-300x204 dans Livres 

Pendant près de deux ans, Erik L’Homme et ses compagnons vont découvrir un petit « pays » touché par les évolutions et révolutions du monde. Leur quête devient alors un moyen de se confronter à la vie en montagne, pure et simple, dure et âpre, qui leur fera perdre des automatismes occidentaux et des kilos ; mais qui leur apportera un nouveau regard sur le monde. 

Les dernières pages m’ont mit les larmes aux yeux, car je m’identifie quelque peu à un des trois aventuriers. Qui plus est, Jordi Magraner avait un Malamute, tout comme moi.

 

Par Irmin

 

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Dieux Gaulois

Posté par europeanwolf le 19 juillet 2012

 

Dieux Gaulois bruge-uderzo

Alauda ou Alauna : Dieu à l’alouette, compagnon parfois de Lug. Les Alauduni portent son nom.

Anna ou Na : Déesse mère, protectrice des vivants, des morts et des lieux humides, dont le culte, très vivace dans l’ouest, s’est retrouvé dans le culte chrétien à Sainte-Anne, et qui se perpétue dans les pélerinages à la sainte patronne de la Bretagne.

Arduina : Déesse au sanglier protectrice de la forêt d’Ardennes, elle a par la suite été assimilée à la Diane chasseresse romaine.

Artio ou Arto : Déesse des ours.

Aximus : Dieu topique d’Aime.

Belatos : Dieu tutélaire de Belan

Belenos : Appelé « le brillant ». Dieu puissant de la lumière, dieu médecin, représentant la force de l’homme jeune. Fils de Taranis, adoré par des feux allumés à la fête de Belten, au solstice d’été, comme sur les ballons vosgiens, il a été assimilé à l’Apollon romain. Il a souvent été christianisé sous le nom de Saint Michel, et son culte s’est transformé en feux de la Saint-Jean. Son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Belisama : Déesse parèdre ou compagne de Belenos, elle est par endroits la grande déesse reine, assimilée par la suite à Minerve. Comme Belenos, son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Bormo : Dieu tutélaire de Bormes-les-Mimosas assimilé à Borvo.

Borvo : Dieu des sources bouillonnantes et des eaux chaudes, représenté sous la forme d’un serpent à tête de bélier, il est assimilé à Apollon, sauf à Aquae Calidis où il est assimilé à Mars.

Bucio : Mercure gaulois au bouc.

Camulus : Le père du premier roi, assimilé au Mars romain.

Cernunnos : Dieu solaire à visage humain jeune et aux bois de cerf, ou simplement cornu, il est le dieu de la fécondité. Il est également le maître du royaume des morts. Il a parfois été christianisé sous le nom de Saint Cornély ou Saint Corneille. Il était le dieu principal des Carnutes.

Cotis : Il a été assimilé à Apollon ou à Mercure.

Damona : Déesse guérisseuse de sources, elle accompagne parfois Apollon.

Dispater ou Dis Pater : Dieu des morts et de la nuit, le père, peu assimilé par la suite à Pluton, il est aussi le dieu de l’eau et des fontaines. Christinaisé, on le représente sous la forme de Saint Pierre, Saint Patrice, Saint Patrocle, Saint Pardoux ou Saint Pourçain.

Divona : Déesse de sources sacrées.

Epona : Déesse gauloise cavalière, protectrice des chevaux. Elle n’a jamais eu d’équivalent dans le panthéon gallo-romain, ce qui explique que son culte a prospéré plus de trois siècles après la conquête romaine. Son nom vient de epos (cheval, en gaulois, à rapprocher de equus en latin). Vierge, comme Cérès, elle assure également la prospérité agricole. On la représente sous la forme d’une jeune fille chevauchant une jument, portant parfois une corne d’abondance ou une corbeille de fruits.

Esus : Dieu forestier, dieu de la guerre et de la mort violente, mais aussi des récoltes, destructeur et coléreux, il est souvent assimilé au Mars romain ou à Janus bifrons. Son attribut est le gui du chêne.

Grannos : Dieu solaire, brillant et lumineux, il est assimilé à Apollon. Son culte est surtout important dans l’est et le nord-est de la gaule, répandu par les légions le long de l’axe Rhône-Saône-Moselle autour d’un sanctuaire des Leuques situé à Grand.

Icovellauna : Déesse honorée à Metz-Sablon.

Ivaros : Dieu tutélaire d’Evaux.

Laucos : Dieu tutélaire de Lauzun.

Lenus Mars : Guérisseur des Trévires.

Leucetios ou Loucetios : L’un des Apollon gaulois chez les Aresaces et les Trévires.

Lug : Dieu polytechnicien, dieu des techniques et des arts, dieu du ciel lumineux, dieu solaire, dieu du commerce et des techniques, est souvent assimilé au Mercure romain. Il est souvent représenté accompagné d’un animal (coq ou bouc).

Luxsa : Déesse thermale de Luxiol et de Luxeuil.

Maponos : L’un des Apollon gaulois, présent à la source des Roches de Chamalières. Il est le grand fils, un homme jeune au visage poupin. Il peut représenter Belenos jeune.

Matrae, Matres ou Matronae :  Appelée après la conquête romaineces, ces déesses-mères sont, plus encore qu’Epona, les déesses de l’abondance, de la richesse, de la famille. Déesses des eaux, et principalement des sources et des fontaines, guérisseuses, elles ne ressemblent toutefois pas aux déesses-mères romaines. Beaucoup de fontaines consacrées aux Matrae ont été christianisées sous le nom de Sainte Marthe ou de Sainte Marguerite, parfois, mais plus rarement, sous le nom de Sainte Madeleine ou de Sainte Brigitte. Elles ont parfois été assimilées à Minerve, plus rarement à Vénus, Junon, Diane, Cérès ou Cybèle. On les représente sous la forme de groupes de femmes portant des bébés qu’elles allaitent. Elles sont symbolisées par trois cercles ou un triangle de sphères, et par l’association de coeur, de palmettes et de fleurons que l’on trouve aujourd’hui dans des sociétés ésotériques modernes. La triade des déesses-mères se retrouve dans beaucoup de religions des peuples indo-européens.

Matugenos de genos : (fils, mot gaulois), dieu ou héros jeune homme des Leuques.

Moccus : Dieu sanglier qu’on ne retrouve que chez les Lingons.

Moguntia : Déesse honorée à Metz.

Moristagus : L’un des Apollon gaulois, présent à Alésia.

Nantosuelta : Parèdre de Sucellus à Sarrebourg.

Narbo : Dieu tutélaire de Narbonne.

Nemausos : Dieu des bois, des fontaines et des sources sylvestres.

Nerios ou Neris :  Dieu des sources jaillissantes, dieu topique de Néris, de ner (jaillir, source jaillissante). Il ne faut pas le confondre avec Apollon, dont il est parfois proche.

Ogmios : Dieu magicien, gardien du feu, frère du Dis Pater, il est en Irlande, au pays de Galles et en Cornouaille le maître des écritures sacrées (les oghams). Il est représenté sous la forme d’un vieillard tenant un arc et une peau de bête, tenant enchaînés par les oreilles des hommes prisonniers. Il a souvent été assimilé à l’Hercule romain. Il a été christianisé en Bretagne sous le nom de Saint Yves.

Rosmerta : Parèdre de Mercure dans la mythologie gallo-romaine, la plus puissante des déesses-mères gauloises, elle porte également la corne d’abondance ou la bourse.

Saucona : Déesse de rivières sacrées (de sawk, sacré), comme la Saône ou la Sagonne.

Segeta : Déesse tutélaire de Moingt.

Sequana : Déesse guérisseuse de la Seine, probablement une Divona locale, son nom vient de sawk (sacré).

Sianna : Déesse mère du Mont-Dore, assimilée lors de la romanisation à Minerve, puis lors de la christianisation à Sainte Catherine.

Sinquatis : Dieu tutélaire de Saincaize.

Sirona : Elle accompagne les Apollons indigènes, et en particulier Grannus. Par endroits, elle a été assimilée à Hygie, parèdre d’Apollon, Valetudo ou, plus tard, à Cybèle. Elle est représentée seule à Bordeaux, Corseul et chez les Médiomatriques. On la représente généralement coiffée d’un bandeau portant un serpent.

Smertios ou Smertrius : Dieu tueur de serpents, protecteur des troupeaux, souvent assimilé à Hercule ou à Mars, il est porteur d’une massue et parfois ailé. On le trouve entre autres au Donon et à Deneuvre.

Solimara : Déesse tutélaire de Soulosse, honorée également à Bourges.

Sucellus : Dieu au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité, il fait jaillir les sources sylvestres en frappant le sol de sa masse. Il a été assimilé à Sylvain ou à Vulcain. On le représente sous la forme d’un vieillard ou d’un homme d’âge mûr, vêtu à la gauloise d’une tunique à capuche, de braies et de bottes, et portant un maillet et parfois un chaudron, souvent accompagné d’un chien. Il est souvent accompagné de la déesse Nantosvelta. Contrairement aux autres dieux gaulois, qui ont leur équivalent en Irlande et au pays de Galles, on ne le trouve qu’en Gaule.

Taranis : Dieu gaulois du ciel, du tonnerre et de la foudre, également de la pluie, d’essence royale, souvent assimilé au Jupiter tonnant romain, père de Belenos, il est souvent accompagné d’un cheval, ou d’un cheval à tête humaine. Il est symbolisé par des esses, une spirale, un triscèle, qui représentent le soleil, et plus tard avec roue et lion. Il est présent à Tonnerre, Bourg-Saint-Andéol et Tournon sous le nom de Turnos. On le représente portant une roue enflammée.

Tarvos Trigaranus : Dieu au taureau, est surtout présent dans les territoires séquanes, lingons, helvètes et les peuples rhénans, où il accompagne fréquemment Teutates et surtout Esus.

Teutates : Souvent assimilé après la conquête romaine au Mercure ou au Mars romains, il est le dieu central de la mythologie gauloise, le dieu totémique de chaque tribu. Il représente la tribu au sens actuel de nation, l’union des hommes dans la paix (Mercure) comme dans la guerre (Mars). Le Teutates des Arvernes a un nom qui se rapporte directement au nom de la tribu, Arvernus. Teutates est symbolisé par une tête de bélier et un corbeau, deux esses horizontales symétriques représentant le bélier, ou une accolade ou un V aux extrêmités spiralées. Son nom vient du nom celte de la tribu, teuta, que l’on retrouve en français dans le mot tout. Déformé, le mot teuta a donné leur nom aux Teutons, LA tribu, ensemble de peuples germaniques habitant le nord de l’Allemagne actuelle. Le mot Teuton a lui-même donné le nom allemand de l’Allemagne, Deutschland, ainsi que le nom que les Anglo-Saxons donnent aux Néerlandais, Dutch et le mot ancien tudesque qui désigne les Allemands en langue d’oïl, ainsi que le nom de la partie germanophone de la Lorraine du Nord, la Lorraine Thioise.

Tutela : Nom générique des déesses tutélaires de villes religieuses, souvent liées à des sources sacrées jaillissantes ou des fontaines. Ainsi, Tutela Vesunna est la protectrice de Vesona, Andarta est la protectrice des Voconces.

Vindonnos « Le blanc » : L’un des Apollon gaulois, présent à Essarois.

Vintios : Dieu tutélaire de Vens.

Virotutis : Dieu assimilé à Apollon.

Visucius : Dieu assimilé à Mercure que l’on trouve dans le nord-est de la Gaule, à Besançon, autour de Nancy, dans l’est de la Moselle et en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg. Son nom signifie « le voyant », celui qui a don de double vue, ou « le savant ».

Vorocius : L’un des Apollon gaulois, présent à Vichy.

Vosegus : Dieu au cerf, l’un des Mercure gaulois, présent au Donon.

 

Les triades : Outre les déesses-mères, les diverses formes des religions issues du réservoir indo-européen conçoivent la divinité suprêmes sous forme de triades de dieux ayant des fonctions complémentaires. Les principales triades adorées en Gaule sont, selon les régions: Esus / Teutates / Taranis,triade sanguinaire, dans l’ouest, Ogmios / Cernunnos / Belenos dans le centre, Sucellos / Nantosuelta / Maponos à l’est.

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Célébration Belteine

Posté par europeanwolf le 14 mai 2012

 

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Du levé au couché de la roue solaire, nos cœurs étaient emplit d’entrain à l’idée de célébrer Belteine. Quoi de mieux qu’un carré de verdure au bord d’une douce rivière, où baignait le soleil, pour commencer notre journée. Ecouter les bruits de l’eau, la chaleur des rayons sur notre peau pâle, et sentir tout près le crépitement du feu dans lequel notre repas cuisait. Morceaux de cochon garnit et doré, tranches de lards fumantes, et pommes de terre enrobées nous mettaient en appétit. Une fois repus de cette délicieuse viande et de bon vin, l’ombre d’un arbre nous acceuilla pour un repos mérité.

De retour dans notre foyer, les mains pleines de décorations naturelles, l’ornement de la table commença. Le noir, le rouge et le blanc furent les principales couleurs, afin de nous souvenir des grandes heures passées… La soirée fut placée sous le signe de l’amour, symbole de Belteine.

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Par Irmin    

et Brunhilde

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La roue de l’année païenne

Posté par europeanwolf le 4 avril 2012

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YULE   21 décembre

Yule, solstice d’hiver, est le moment où le jour est le plus court et la nuit la plus longue de l’année. C’est à cette époque que la terre commence à s’éveiller en attente du Printemps tout proche. Le soleil renaît lui aussi semblable au phénix d’argent, la nature se couvre de son manteau blanc et luisant. Nous nous réunissons alors autour d’une grande table ornée des traditionnelles bougies de célébration, ainsi que d’abondantes victuailles que chaque convive aura lui-même préparées. Afin de pleinement célébrer la renaissance du soleil, nous allumons feux et chandelles ; la lumière solaire éclairant nos visages emplis de joie.                                            

De leur côté, les animaux ont déjà préparé leur hibernation blottis dans leur terrier. D’autres, plus jouasses à l’arrivée du froid, nous montrent un pelage clair et scintillant se fondant parfaitement dans la neige fraîchement tombée. 

 

IMBOLC   2 février

Imbolc, festival de lumière, est consacré àla Déesse du Feu. Brighid offre le Feu de la guérison et de la naissance à la terre, apaisant nos maladies de la saison passée. Cette date représente la purification qui prend place à la fin de l’hiver, la nature peut alors se libérer de son manteau glacé. Le temps change mais reste froid et rigoureux pour nos visages dévêtus, endurcis par les années et les épreuves imposées par le Wyrd. Telle est cette période de transition, nos esprits et nos corps doivent s’adapter entre l’hiver fuyant et le printemps venant.  Telle est la dureté du cycle de la vie, cette époque où changent les mœurs et les quotidiens.

 

 OSTARA   20 Mars 

Ostara, célébration de l’équilibre entre le jour et la nuit, ce jour marque le véritable retour du printemps. Il est également désigné comme le moment propice de la fertilité qui enveloppe la terre et tout être vivant se noyant dans la nature. La déesse Ostara, de ses bras emplit d’amour et de fertilité fait renaître la vie doucement éveillée. C’est l’époque des commencements, des débuts de petites histoires où l’on voit les animaux frétiller parmi l’herbe naissante. Le temps est venu de semer l’orge et le blé dans les champs, les arbres se couvrent de leurs plus belles parures fleuries, entendant l’éclosion des bourgeons, et plus tard des fruits juteux qu’ils auront engendrés. Les ouvriers de Mère nature se mettent à l’ouvrage. Dans les champs et prairies tapissés de fleurs colorées, un nuage bruyants d’abeilles, de bourdons, de papillons se font les transporteurs du pollen. Et nous sentons déjà le goût du miel parcourir nos papilles.

 

BELTEINE   1er Mai

Belteine, importante fête païenne, puisque c’est la célébration de l’Amour, une période au cours de laquelle les dieux s’unissent symboliquement à leurs déesses. Les jeunes dieux deviennent hommes, et éprouvent un désir nouveau, l’envie de découvrir les plaisirs charnels. Les naissances sous toutes les formes sont célébrées, quelles proviennent de la Terre ou des hommes. Les animaux, comme les hommes trouvent leurs doubles et s’unissent ; ainsi les déesses deviennent enceintes de leurs dieux. Les femmes se sentent femmes, les mains posées sur leurs ventres bombés, elles offrent déjà tout leur amour à leur future progéniture; les hommes se sentent guerriers et plus forts que jamais, ils sont décidés à nourrir et protéger cette famille grandissante. Les âmes et les cœurs s’enlacent et s’enflamment, formant un amour vaillant et indestructible.

 

LITHA   21 Juin

Litha, solstice d’été, c’est la journée la plus longue où la nature est à l’apogée de sa puissance. Représentée par des feux de joie en nature, le Soleil est invoqué afin de favoriser l’amour, la santé, la purification de soi et la fertilité à ceux qui osent sauter par-dessus ces feux. La coutume amène les amoureux, main dans la main, à surmonter le bûcher de lumière pour apporter à son couple valeurs ancestrales, fidélité, force et honneur. Les cœurs chantent et dansent au rythme effréné des flammes pétillantes et remplient de magie. Autour de ce feu rougeoyant, l’on veut voir ses soucis disparaître, se réduire en cendre, afin de repartir sur des bases fortes, car la déesse Lilith nous apporte son énergie et sa puissance. La lumière se décroît peu à peu en vue de l’Hiver. Dans les forêts, on entend déjà les belles paroles du chant de fidélité, le souffle du vent les emporte jusqu’à nos oreilles, traversant les feuilles éclaircies par la roue solaire haut dans le ciel.

 

 

LUGHNASADH    2 Août

Lughnasadh, célébration en l’honneur du dieu de la Lumière, Lug, elle marque la première victoire de l’Ombre sur la Lumière. Les jours raccourcissent, et les premières récoltes sont enfin propices au ramassage. Dans les villages et petites villes, des jeux sportifs et intellectuels sont organisés, les chanteurs, poètes et musiciens se mettent à l’épreuve, et l’on se diverti jusqu’à ce que l’astre de la nuit submerge l’astre solaire. Les hommes et les femmes s’offrent mutuellement des rameaux de blé, prouvant l’un à l’autre le désir profond de fonder une famille forte et soudée. Car le blé, symbole de lumière éternelle, gorgé de soleil et de maturité, nourrit abondamment une union sacrée. Sous un regard bienveillant, le dieu Lug officialise les amitiés, les unions entre une femme et un homme s’aimant, ainsi que le cycle de la vie, la naissance d’un nouvel être blanc et pur, et le cycle de la mort. Les fruits atteignent également leur maturité, les récoltes sont abondantes. Conscients que la paix et l’abondance ne sont pas éternelles, dans les chaumières, l’on profite de l’instant présent en entonnant des chants de joie.

 

 

MABON    21 Septembre

Mabon, équinoxe d’Automne, et seconde période où la lumière et l’obscurité voient leurs puissances s’égaler. Un peu plus d’un mois s’est écoulé, et déjà le temps de la dernière moisson survint. Cidre et vin sont à l’honneur en cette époque car les fruits de saison ont changé. Ces fruits, incarnant la puissance et la générosité de la nature, sont cueillit par les femmes et leurs jeunes enfants. De leur coté, les hommes, avec l’aide de Mabon, traversent forêts et prairies à la recherche d’un gibier viril et futé. Notre dieu chasseur n’aime pas la facilité, et comme pour tout effort il y a du réconfort, la mise à l’épreuve n’apporte que force et respect envers cet animal tué. Nature changeante et rougeoyante, gibier honoré et boissons sacrées, le clan est soudé autour du repas chaud. Par la fenêtre, une enfant profite jusqu’au dernier rayon de soleil, il éclaire encore la flore qui rouille. Plus que quelques feuilles avant que toutes tombent.

 

 

SAMHAIN    31 Octobre

Samhain, fête de transition marquant le passage d’une année à l’autre, c’est aussi la période de l’ouverture vers l’autre monde, celui des dieux. Accompagnée d’un copieux repas, une bougie devant notre assiette, nous pensons à ceux qui sont parti rejoindre leurs aïeux. Nous célébrons les morts en leur offrant notre joie de vivre et notre bonne humeur. Ils ne nous ont pas quitté, ils sont simplement passés dans un autre monde où règne toujours force et honneur. Le temps s’écoule au rythme incessant des feuilles qui tombent, l’automne est à nos portes. Le sol couvert de son tapis rouillé, les arbres nus et leurs branches fébriles au vent qui souffle, la vieille saison prend le dessus et c’est avec plaisir que nous acceptons ce changement. Ce passage de la saison claire à la saison sombre marque pour les guerriers la fin des conquêtes et des affrontements : c’est le repos du guerrier.

 

 

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