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La poésie scaldique, un héritage de longue date

Posté par europeanwolf le 18 janvier 2013

La poésie scaldique, un héritage de longue date  dans Textes 180px-the_tree_of_yggdrasil

La poésie scaldique, ancien art oral scandinave, est prononcée en islandais, protonorvégien ou autres langues et dialectes. Née sur les rives de la Baltique au VIIème siècle, puis exercée par les Norvégiens, elle devient dès le Xème siècle exclusivement islandaise. L’origine du nom est incertaine, mais cela pourrait suggérer l’idée de hurler.                                                            

Ce sont les sclades, poètes et membres de la garde rapprochée des Jarls ou des rois germaniques, qui chantaient les prouesses du roi et célébraient les grands événements de son règne. Ces poètes ont inventé et transmis la poésie la plus complexe des temps médiévaux. Véritable prouesse lexicale et rythmique, la poésie scaldique était autant historiographique qu’artistique. Les scaldes contaient nombre d’histoires royales, et parmi elles, quelques récits venus des ragots du peuple. Les grands poètes scaldiques étaient, et sont toujours, renommés en Islande.

 

 

Le vocabulaire utilisé dans ces poèmes a également son importance, et est plus simple de compréhension. Le procédé est simple : le scalde n’a pas le droit de nommer les choses ou êtres par leur nom. Il doit utiliser des synonymes. Par exemple, pour « bouclier », le scalde peut utiliser le terme « targe », ou « tilleul » (le bois des boucliers). Il peut également utiliser des périphrases (kenning), par exemple « l’arbre de la bataille » pour « guerrier ». En utilisant ce procédé, le scalde réussit souvent à exprimer plusieurs idées à la fois. Le kenning nécessite une grande culture générale, et notamment mythologique. C’est pour apporter cette culture que Snorri Sturluson composa son Edda, ensemble de poésie et de mythologie des anciens Dieux et guerriers des terres de l’Asgard.

L’Edda poétique contient parmi ces poèmes mythologiques, Völupsá  prophétie de la voyante , poème en vieux norrois ( vieil islandais ). Cette prophétie prend la forme d’un long monologue où une voyante expose au Dieu père Odin, l’histoire et le destin du monde, des Dieux et des hommes, depuis l’origine du monde dans les profondeurs glaciées, jusqu’au Ragnarök. À l’origine, la poésie scaldique n’était qu’orale. Elle n’a commencé à être consignée par écrit qu’au XIIème siècle, en Islande. Selon la trace préservée dans les manuscrits islandais, ce poème est composé de 59 à 66 strophes suivant les versions. En voici le résumé, certainement influencé, lors de sa retranscription, par des dogmes et imageries chrétiennes.

Le passé                                                                                                     

1-8. Le poème débute sur une présentation de la Völva. Elle est une géante et, comme le lui a demandé Odin, elle va décrire les temps primordiaux. Il n’y avait alors que le vide. Les fils de Burr créèrent ensuite le monde. Il n’y avait non plus ni jour ni nuit. Les dieux se consultèrent alors et organisèrent le temps. Puis ils se rassemblèrent à Idavoll et y érigèrent leurs temples. C’était l’âge d’or.                                                                                                                                                                        

9-16. Puis les dieux réfléchirent aux peuples que les nains devaient former du sang et des os d’Ymir, le géant primordial. La Völva décline alors la thula des nains.                                                                                                                                          

17-18. Les dieux trouvèrent alors Ask et Embla, le premier homme et la première femme. Ils étaient faibles, alors Odin leur donna l’esprit, Hœnir le sens, et Lódur le sang.

Le présent

19-20. Il y a un arbre primitif, Yggdrasill. Sous celui-ci se trouve le puits où les trois Nornes — Urdr, Vervandi et Skuld — arrêtent le destin des hommes.                                                                                                                                                       

21-24. La Völva évoque ensuite la guerre des dieux. Les Ases tentèrent à trois reprises de tuer et brûler Gullveig, une sorcière qui les perturbait. Ils se consultèrent afin de savoir s’il serait payé un tribut aux Vanes. Odin provoqua alors la première guerre contre ceux-ci. Au cours de la guerre, l’enceinte d’Ásgard fut détruite et les Vanes remportèrent la victoire.                                                                                                                                                                                         

25-26. Les remparts de la cité des dieux furent reconstruits. Cependant, les promesses des Ases furent brisées par Thor qui se battit contre le géant bâtisseur.                                                                                                                                                   

28-33. Odin revient interroger la voyante et lui offre des bijoux. Elle voit alors la mort de Baldr, tué par son frère avec une branche de gui. Il sera vengé par son autre frère Vali.                                                                                                                 

34-35. La Völva voit ensuite le supplice de Loki, enchaîné grâce aux chaînes de Vali. Sigyn veille à ses côtés.                           

36-39. Elle décrit les quatre points cardinaux. Notamment, elle dépeint la sombre demeure des parjures, Náströnd. Nídhögg y suce les cadavres, Garmr les dépèce.                                                                                                                                          

40-43. À l’est, les loups se reproduisent et les signes de la fin se multiplient.

La fin

44-52. Le Ragnarök sera annoncé par Garmr. Les chaînes de Fenrir se briseront, la discorde se répandra et Heimdall soufflera dans Gjallarhorn. Alors que les Ases tiennent conseil, Hrym arrive de l’est et Jörmungand s’agite dans la mer. Les fils de Muspellheim prennent la mer à bord du bateau Naglfar, conduit par Loki. Le géant du feu Surt vient par le sud. Le sol s’ébranle et le ciel se fend.                                                                                                                                                           

53. Frigg apprendra avec tristesse que Fenrir a dévoré son mari. Freyr combattra Surtr.                                                          

54-58. Plus tard, Vidar tuera le loup. Thor combattra le serpent du monde et mourra ensuite, après avoir fait neuf pas. Le monde vacillera et le feu le recouvrira.                                                                                                                                        

59-66. Puis, à nouveau, Idavoll deviendra verte. Les Ases s’y rassemblent et se remémorent ces événements. Ils retrouveront les tables d’or. Höd et Baldr reviendront du séjour des morts. Tous viendront habiter à Gimlé. Nídhögg redescendra de Nidafjöll et survolera les plaines en portant des cadavres sur ses ailes.

 

tumblr_lcck6bhnvg1qer9b0o1_500-225x300 dans TextesL’Edda poétique rassemble aussi le Hávamál les dits du Très Haut - Odin lui-même donnant conseille aux hommes avant de découvrir les runes, le Grímnismál les dits de Grímnir - une de nombreuses apparences d’Odin , Baldrs draumar - mythe de la mort du dieu Ase de la lumière, de la beauté, de la jeunesse et de l’amour,Thrymskvida - vol du marteau de Thor par le géant Thrym et sa récupération. Et bien d’autres poèmes et récits mythologiques. Les poèmes épiques, seconde composante de l’Edda, racontent davantage d’épopées de héros et de peuples.       

Dans les autres textes de la poésie scaldique, l’on retrouve Völsunga saga, saga légendaire nordique racontant l’histoire du clan Volsung au cours des générations, et la Saga des Ynglingar qui est la première partie de l’Heinmskringla, histoire des anciens rois nordiques.

 

 

 

 La légende de Beowulf, héro scandinave du VIè siècle, est inscrit dans l’Edda épique. Dans celle – ci est narré son histoire, ses combats et ses batailles.

«  » Beowulf, le plus ancien poème en langue anglaise, est un récit de 3000 vers faisant état d’une bataille censée se dérouler au 6ème siècle, mais dont les historiens n’ont pu établir l’existence. Bien que l’essentiel de l’histoire se déroule au Danemark, elle fut relatée par les Anglo-Saxons du nord de l’Angleterre, deux siècles plus tard. Ces derniers ne se considéraient pas comme des Anglais, mais comme des Vikings. Tous leurs héros étaient scandinaves.
On ignore l’auteur de Beowulf. Le poème, écrit sur parchemin, fut ensuite copié et recopié durant deux siècles. Dans les années 900, il fut collecté dans un volume qui contenait également une vie de Saint Christophe, des anecdotes fantaisistes sur l’Orient, une lettre attribuée à Alexandre le Grand, etc. Ce livre fut partiellement détruit en 1731, dans l’incendie de la Bibliothèque Cotton, le plus grand fonds de littérature médiévale. Plusieurs passages ayant subi d’irréparables dommages, le texte n’en parut que plus obscur aux exégètes, déjà passablement déroutés par la structure de l’ensemble, les particularités de la versification scandinave et le mélange de thèmes païens et chrétiens.
Il fallut attendre le vingtième siècle pour voir Beowulf réhabilité et réinterprété par J.R.R. Tolkien : le poème, expliqua-t-il, n’est pas l’histoire composite d’un jeune héros qui triomphe de divers monstres, puis celle, sans lien apparent, d’un vieux roi qui meurt en combattant un dragon. C’est une seule et même histoire : celle d’un homme qui, revenu de sa tumultueuse jeunesse, organise sciemment sa propre mort. Sans cette magistrale relecture, Beowulf n’intéresserait plus qu’une poignée de médiévalistes. «  »

L’histoire de Grendel et Beowulf

Chaque nuit, une épouvantable créature appelée Grendel se rend au palais du roi Hrothgar et dévore les hommes qui s’y trouvent. Malgré les guerriers du plus grand courage qui s’interposent à Grendel, tous périssent. Arrive alors Beowulf qui fait la promesse à Hrothgar d’éloigner du pays le péril qu’est la bête. Grendal fait alors une nouvelle apparition au château et, bien qu’invulnérable, Grendel fut capturé par Beowulf et ne parvint à se libérer de sa puissante étreinte qu’au prix d’un bras.  Mortellement blessé, Grendel ne put que rejoindre le lac tout proche pour s’y éteindre.                                                                                                                                                                  

Très satisfait par la force et le courage de Beowulf, Hrothgar le couvrit de cadeaux car son royaume était maintenant débarassé de toute menace. La faute que Beowulf et Hrothgar ont commise fut d’oublier la mère de Grendel, créature bien plus redoutable encore. Elle vint alors chercher vengeance et fit d’autres victimes.

Beowulf se mit à sa poursuite, la suivit dans un lac et plongea jusqu’à la caverne qui lui servait de repaire. Au cours du combat qui s’ensuivit, Beowulf s’aperçut que son épée lui était inutile et impuissante face à un tel monstre. Fort heureusement il eut la chance, tout comme Arthur, de trouver une autre arme magique dans l’eau et l’utilisa pour achever sa victoire sur la mère de Grendel.

Ayant une nouvelle fois sauvé le royaume du roi Hrothgar, Beowulf rentra chez lui dans le sud de la Suède, où régnait son père, un souverain populaire. Mais un dragon attaqua le pays. Parti avec douze compagnons pour tuer le dragon, tous sauf un l’abandonnèront à la vue du Dragon, terrorisés. Beowulf, aidé de son fidèle Wiglaf, le seul qui réussit à dominer sa peur grâce à sa fierté et sa fidelité, ira défier le ver dans son antre, triomphera mais y laissera lui-même la vie.

Par Brunhilde

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Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.

Posté par europeanwolf le 6 janvier 2013

 

Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.  dans Célébrations roue-solaire-feu-272x300

 

 

La période de fêtes d’hiver nous précède. Pour la majorité d’entre nous, la célébration du slostice et le froid fraichement accompagné de flocons furent d’excellents moments passés en présence d’amis ou de la famille. Nos veillées païennes enrôlent les enfants, leurs parents ainsi que leurs camarades, dans un rite de joie et de convivialité sans égal. Sous le thème du retour du Soleil roi, le 22 décembre fut célébré dans les coutumes ancestrales, la nouvelle venue de Yule.

 

 

 

 

Nos fêtes sont organisées suivant le cycle naturel qui lie les hommes à l’évolution de la nature et au passage d’une saison à l’autre. Certaines permettent de célébrer dans l’abondance les greniers à nouveau remplis pour l’hiver, d’autres s’agissent d’accueillir la lumière renaissante (Imbloc), ou la fertilité de nos femmes (Belteine). A chaque célébration, son thème et sa décoration, avec ses couleurs et ses plats, selon l’époque de l’année. Parfois en comité restreint, parfois en grand buffet, c’est dans le respect de chacun et la joie de vivre que se déroulent ses soirées festives.

Nous essayons de garder précieusement en tête que la fraternité est essentielle au bon fonctionnement de la vie en communauté. Chacun à son caractère, plus au moins, imprégné des valeurs païennes qui nous guident, et de cela, génère parfois des conflits. Nos pensées colériques finissent toujours par sortir de notre bouche, mais nous n’avons pas de rancoeur envers le clan; nous sommes simplement honnêtes et francs. Les Dieux en sont conscients, les hommes aussi sont traversés de colère et de haine. Ils désirent des Berserkers, et non de simples pèlerins venus d’Orient. Nous détenons pour cela un esprit combattif, car nous défendons ce que nous pensons juste, ce et ceux qui nous sont chers. Nous ouvrons plus facilement les yeux sur la réalité de la vie et le déroulement des choses dans la société; nous nous rapprochons alors de la Nature mère. L’homme a, de tous temps, grandit à ses côtés et il en est devenu que plus fort. Nous voulons retrouver cette force qui sommeille en nous.

Les Dieux sont également à l’origine de notre sens très développé de la fête. Les rires et les cris de joie amènent à la soirée de la gaieté et de l’enthousiasme en chacun de nous, du plus ancien au plus jeuneau. Viennent ensuite les guitares, harmonicas, flûtes et bodranes qui créent cette ambiance chaleureuse, ce cocon approprié à la saison froide, qui réunit le clan. Les paroles de nos chansons préférées résonnent et voltigent en l’air suivant le rythme de la musique. Chacun boit l’alcool divin dans la corne de la fraternité, et la cérémonie peut commencer. S’en suit une longue nuit de rire, et de précieuse amitié.

Voilà comment nous sommes nous, paiens. Loin des clichés sectaires et ringards. Nous sommes fiers de ce que nous sommes et le revendiquons à chaque instant.

Par Brunhilde

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Dieux Gaulois

Posté par europeanwolf le 19 juillet 2012

 

Dieux Gaulois bruge-uderzo

Alauda ou Alauna : Dieu à l’alouette, compagnon parfois de Lug. Les Alauduni portent son nom.

Anna ou Na : Déesse mère, protectrice des vivants, des morts et des lieux humides, dont le culte, très vivace dans l’ouest, s’est retrouvé dans le culte chrétien à Sainte-Anne, et qui se perpétue dans les pélerinages à la sainte patronne de la Bretagne.

Arduina : Déesse au sanglier protectrice de la forêt d’Ardennes, elle a par la suite été assimilée à la Diane chasseresse romaine.

Artio ou Arto : Déesse des ours.

Aximus : Dieu topique d’Aime.

Belatos : Dieu tutélaire de Belan

Belenos : Appelé « le brillant ». Dieu puissant de la lumière, dieu médecin, représentant la force de l’homme jeune. Fils de Taranis, adoré par des feux allumés à la fête de Belten, au solstice d’été, comme sur les ballons vosgiens, il a été assimilé à l’Apollon romain. Il a souvent été christianisé sous le nom de Saint Michel, et son culte s’est transformé en feux de la Saint-Jean. Son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Belisama : Déesse parèdre ou compagne de Belenos, elle est par endroits la grande déesse reine, assimilée par la suite à Minerve. Comme Belenos, son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Bormo : Dieu tutélaire de Bormes-les-Mimosas assimilé à Borvo.

Borvo : Dieu des sources bouillonnantes et des eaux chaudes, représenté sous la forme d’un serpent à tête de bélier, il est assimilé à Apollon, sauf à Aquae Calidis où il est assimilé à Mars.

Bucio : Mercure gaulois au bouc.

Camulus : Le père du premier roi, assimilé au Mars romain.

Cernunnos : Dieu solaire à visage humain jeune et aux bois de cerf, ou simplement cornu, il est le dieu de la fécondité. Il est également le maître du royaume des morts. Il a parfois été christianisé sous le nom de Saint Cornély ou Saint Corneille. Il était le dieu principal des Carnutes.

Cotis : Il a été assimilé à Apollon ou à Mercure.

Damona : Déesse guérisseuse de sources, elle accompagne parfois Apollon.

Dispater ou Dis Pater : Dieu des morts et de la nuit, le père, peu assimilé par la suite à Pluton, il est aussi le dieu de l’eau et des fontaines. Christinaisé, on le représente sous la forme de Saint Pierre, Saint Patrice, Saint Patrocle, Saint Pardoux ou Saint Pourçain.

Divona : Déesse de sources sacrées.

Epona : Déesse gauloise cavalière, protectrice des chevaux. Elle n’a jamais eu d’équivalent dans le panthéon gallo-romain, ce qui explique que son culte a prospéré plus de trois siècles après la conquête romaine. Son nom vient de epos (cheval, en gaulois, à rapprocher de equus en latin). Vierge, comme Cérès, elle assure également la prospérité agricole. On la représente sous la forme d’une jeune fille chevauchant une jument, portant parfois une corne d’abondance ou une corbeille de fruits.

Esus : Dieu forestier, dieu de la guerre et de la mort violente, mais aussi des récoltes, destructeur et coléreux, il est souvent assimilé au Mars romain ou à Janus bifrons. Son attribut est le gui du chêne.

Grannos : Dieu solaire, brillant et lumineux, il est assimilé à Apollon. Son culte est surtout important dans l’est et le nord-est de la gaule, répandu par les légions le long de l’axe Rhône-Saône-Moselle autour d’un sanctuaire des Leuques situé à Grand.

Icovellauna : Déesse honorée à Metz-Sablon.

Ivaros : Dieu tutélaire d’Evaux.

Laucos : Dieu tutélaire de Lauzun.

Lenus Mars : Guérisseur des Trévires.

Leucetios ou Loucetios : L’un des Apollon gaulois chez les Aresaces et les Trévires.

Lug : Dieu polytechnicien, dieu des techniques et des arts, dieu du ciel lumineux, dieu solaire, dieu du commerce et des techniques, est souvent assimilé au Mercure romain. Il est souvent représenté accompagné d’un animal (coq ou bouc).

Luxsa : Déesse thermale de Luxiol et de Luxeuil.

Maponos : L’un des Apollon gaulois, présent à la source des Roches de Chamalières. Il est le grand fils, un homme jeune au visage poupin. Il peut représenter Belenos jeune.

Matrae, Matres ou Matronae :  Appelée après la conquête romaineces, ces déesses-mères sont, plus encore qu’Epona, les déesses de l’abondance, de la richesse, de la famille. Déesses des eaux, et principalement des sources et des fontaines, guérisseuses, elles ne ressemblent toutefois pas aux déesses-mères romaines. Beaucoup de fontaines consacrées aux Matrae ont été christianisées sous le nom de Sainte Marthe ou de Sainte Marguerite, parfois, mais plus rarement, sous le nom de Sainte Madeleine ou de Sainte Brigitte. Elles ont parfois été assimilées à Minerve, plus rarement à Vénus, Junon, Diane, Cérès ou Cybèle. On les représente sous la forme de groupes de femmes portant des bébés qu’elles allaitent. Elles sont symbolisées par trois cercles ou un triangle de sphères, et par l’association de coeur, de palmettes et de fleurons que l’on trouve aujourd’hui dans des sociétés ésotériques modernes. La triade des déesses-mères se retrouve dans beaucoup de religions des peuples indo-européens.

Matugenos de genos : (fils, mot gaulois), dieu ou héros jeune homme des Leuques.

Moccus : Dieu sanglier qu’on ne retrouve que chez les Lingons.

Moguntia : Déesse honorée à Metz.

Moristagus : L’un des Apollon gaulois, présent à Alésia.

Nantosuelta : Parèdre de Sucellus à Sarrebourg.

Narbo : Dieu tutélaire de Narbonne.

Nemausos : Dieu des bois, des fontaines et des sources sylvestres.

Nerios ou Neris :  Dieu des sources jaillissantes, dieu topique de Néris, de ner (jaillir, source jaillissante). Il ne faut pas le confondre avec Apollon, dont il est parfois proche.

Ogmios : Dieu magicien, gardien du feu, frère du Dis Pater, il est en Irlande, au pays de Galles et en Cornouaille le maître des écritures sacrées (les oghams). Il est représenté sous la forme d’un vieillard tenant un arc et une peau de bête, tenant enchaînés par les oreilles des hommes prisonniers. Il a souvent été assimilé à l’Hercule romain. Il a été christianisé en Bretagne sous le nom de Saint Yves.

Rosmerta : Parèdre de Mercure dans la mythologie gallo-romaine, la plus puissante des déesses-mères gauloises, elle porte également la corne d’abondance ou la bourse.

Saucona : Déesse de rivières sacrées (de sawk, sacré), comme la Saône ou la Sagonne.

Segeta : Déesse tutélaire de Moingt.

Sequana : Déesse guérisseuse de la Seine, probablement une Divona locale, son nom vient de sawk (sacré).

Sianna : Déesse mère du Mont-Dore, assimilée lors de la romanisation à Minerve, puis lors de la christianisation à Sainte Catherine.

Sinquatis : Dieu tutélaire de Saincaize.

Sirona : Elle accompagne les Apollons indigènes, et en particulier Grannus. Par endroits, elle a été assimilée à Hygie, parèdre d’Apollon, Valetudo ou, plus tard, à Cybèle. Elle est représentée seule à Bordeaux, Corseul et chez les Médiomatriques. On la représente généralement coiffée d’un bandeau portant un serpent.

Smertios ou Smertrius : Dieu tueur de serpents, protecteur des troupeaux, souvent assimilé à Hercule ou à Mars, il est porteur d’une massue et parfois ailé. On le trouve entre autres au Donon et à Deneuvre.

Solimara : Déesse tutélaire de Soulosse, honorée également à Bourges.

Sucellus : Dieu au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité, il fait jaillir les sources sylvestres en frappant le sol de sa masse. Il a été assimilé à Sylvain ou à Vulcain. On le représente sous la forme d’un vieillard ou d’un homme d’âge mûr, vêtu à la gauloise d’une tunique à capuche, de braies et de bottes, et portant un maillet et parfois un chaudron, souvent accompagné d’un chien. Il est souvent accompagné de la déesse Nantosvelta. Contrairement aux autres dieux gaulois, qui ont leur équivalent en Irlande et au pays de Galles, on ne le trouve qu’en Gaule.

Taranis : Dieu gaulois du ciel, du tonnerre et de la foudre, également de la pluie, d’essence royale, souvent assimilé au Jupiter tonnant romain, père de Belenos, il est souvent accompagné d’un cheval, ou d’un cheval à tête humaine. Il est symbolisé par des esses, une spirale, un triscèle, qui représentent le soleil, et plus tard avec roue et lion. Il est présent à Tonnerre, Bourg-Saint-Andéol et Tournon sous le nom de Turnos. On le représente portant une roue enflammée.

Tarvos Trigaranus : Dieu au taureau, est surtout présent dans les territoires séquanes, lingons, helvètes et les peuples rhénans, où il accompagne fréquemment Teutates et surtout Esus.

Teutates : Souvent assimilé après la conquête romaine au Mercure ou au Mars romains, il est le dieu central de la mythologie gauloise, le dieu totémique de chaque tribu. Il représente la tribu au sens actuel de nation, l’union des hommes dans la paix (Mercure) comme dans la guerre (Mars). Le Teutates des Arvernes a un nom qui se rapporte directement au nom de la tribu, Arvernus. Teutates est symbolisé par une tête de bélier et un corbeau, deux esses horizontales symétriques représentant le bélier, ou une accolade ou un V aux extrêmités spiralées. Son nom vient du nom celte de la tribu, teuta, que l’on retrouve en français dans le mot tout. Déformé, le mot teuta a donné leur nom aux Teutons, LA tribu, ensemble de peuples germaniques habitant le nord de l’Allemagne actuelle. Le mot Teuton a lui-même donné le nom allemand de l’Allemagne, Deutschland, ainsi que le nom que les Anglo-Saxons donnent aux Néerlandais, Dutch et le mot ancien tudesque qui désigne les Allemands en langue d’oïl, ainsi que le nom de la partie germanophone de la Lorraine du Nord, la Lorraine Thioise.

Tutela : Nom générique des déesses tutélaires de villes religieuses, souvent liées à des sources sacrées jaillissantes ou des fontaines. Ainsi, Tutela Vesunna est la protectrice de Vesona, Andarta est la protectrice des Voconces.

Vindonnos « Le blanc » : L’un des Apollon gaulois, présent à Essarois.

Vintios : Dieu tutélaire de Vens.

Virotutis : Dieu assimilé à Apollon.

Visucius : Dieu assimilé à Mercure que l’on trouve dans le nord-est de la Gaule, à Besançon, autour de Nancy, dans l’est de la Moselle et en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg. Son nom signifie « le voyant », celui qui a don de double vue, ou « le savant ».

Vorocius : L’un des Apollon gaulois, présent à Vichy.

Vosegus : Dieu au cerf, l’un des Mercure gaulois, présent au Donon.

 

Les triades : Outre les déesses-mères, les diverses formes des religions issues du réservoir indo-européen conçoivent la divinité suprêmes sous forme de triades de dieux ayant des fonctions complémentaires. Les principales triades adorées en Gaule sont, selon les régions: Esus / Teutates / Taranis,triade sanguinaire, dans l’ouest, Ogmios / Cernunnos / Belenos dans le centre, Sucellos / Nantosuelta / Maponos à l’est.

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Célébration Belteine

Posté par europeanwolf le 14 mai 2012

 

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Du levé au couché de la roue solaire, nos cœurs étaient emplit d’entrain à l’idée de célébrer Belteine. Quoi de mieux qu’un carré de verdure au bord d’une douce rivière, où baignait le soleil, pour commencer notre journée. Ecouter les bruits de l’eau, la chaleur des rayons sur notre peau pâle, et sentir tout près le crépitement du feu dans lequel notre repas cuisait. Morceaux de cochon garnit et doré, tranches de lards fumantes, et pommes de terre enrobées nous mettaient en appétit. Une fois repus de cette délicieuse viande et de bon vin, l’ombre d’un arbre nous acceuilla pour un repos mérité.

De retour dans notre foyer, les mains pleines de décorations naturelles, l’ornement de la table commença. Le noir, le rouge et le blanc furent les principales couleurs, afin de nous souvenir des grandes heures passées… La soirée fut placée sous le signe de l’amour, symbole de Belteine.

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Par Irmin    

et Brunhilde

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La roue de l’année païenne

Posté par europeanwolf le 4 avril 2012

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YULE   21 décembre

Yule, solstice d’hiver, est le moment où le jour est le plus court et la nuit la plus longue de l’année. C’est à cette époque que la terre commence à s’éveiller en attente du Printemps tout proche. Le soleil renaît lui aussi semblable au phénix d’argent, la nature se couvre de son manteau blanc et luisant. Nous nous réunissons alors autour d’une grande table ornée des traditionnelles bougies de célébration, ainsi que d’abondantes victuailles que chaque convive aura lui-même préparées. Afin de pleinement célébrer la renaissance du soleil, nous allumons feux et chandelles ; la lumière solaire éclairant nos visages emplis de joie.                                            

De leur côté, les animaux ont déjà préparé leur hibernation blottis dans leur terrier. D’autres, plus jouasses à l’arrivée du froid, nous montrent un pelage clair et scintillant se fondant parfaitement dans la neige fraîchement tombée. 

 

IMBOLC   2 février

Imbolc, festival de lumière, est consacré àla Déesse du Feu. Brighid offre le Feu de la guérison et de la naissance à la terre, apaisant nos maladies de la saison passée. Cette date représente la purification qui prend place à la fin de l’hiver, la nature peut alors se libérer de son manteau glacé. Le temps change mais reste froid et rigoureux pour nos visages dévêtus, endurcis par les années et les épreuves imposées par le Wyrd. Telle est cette période de transition, nos esprits et nos corps doivent s’adapter entre l’hiver fuyant et le printemps venant.  Telle est la dureté du cycle de la vie, cette époque où changent les mœurs et les quotidiens.

 

 OSTARA   20 Mars 

Ostara, célébration de l’équilibre entre le jour et la nuit, ce jour marque le véritable retour du printemps. Il est également désigné comme le moment propice de la fertilité qui enveloppe la terre et tout être vivant se noyant dans la nature. La déesse Ostara, de ses bras emplit d’amour et de fertilité fait renaître la vie doucement éveillée. C’est l’époque des commencements, des débuts de petites histoires où l’on voit les animaux frétiller parmi l’herbe naissante. Le temps est venu de semer l’orge et le blé dans les champs, les arbres se couvrent de leurs plus belles parures fleuries, entendant l’éclosion des bourgeons, et plus tard des fruits juteux qu’ils auront engendrés. Les ouvriers de Mère nature se mettent à l’ouvrage. Dans les champs et prairies tapissés de fleurs colorées, un nuage bruyants d’abeilles, de bourdons, de papillons se font les transporteurs du pollen. Et nous sentons déjà le goût du miel parcourir nos papilles.

 

BELTEINE   1er Mai

Belteine, importante fête païenne, puisque c’est la célébration de l’Amour, une période au cours de laquelle les dieux s’unissent symboliquement à leurs déesses. Les jeunes dieux deviennent hommes, et éprouvent un désir nouveau, l’envie de découvrir les plaisirs charnels. Les naissances sous toutes les formes sont célébrées, quelles proviennent de la Terre ou des hommes. Les animaux, comme les hommes trouvent leurs doubles et s’unissent ; ainsi les déesses deviennent enceintes de leurs dieux. Les femmes se sentent femmes, les mains posées sur leurs ventres bombés, elles offrent déjà tout leur amour à leur future progéniture; les hommes se sentent guerriers et plus forts que jamais, ils sont décidés à nourrir et protéger cette famille grandissante. Les âmes et les cœurs s’enlacent et s’enflamment, formant un amour vaillant et indestructible.

 

LITHA   21 Juin

Litha, solstice d’été, c’est la journée la plus longue où la nature est à l’apogée de sa puissance. Représentée par des feux de joie en nature, le Soleil est invoqué afin de favoriser l’amour, la santé, la purification de soi et la fertilité à ceux qui osent sauter par-dessus ces feux. La coutume amène les amoureux, main dans la main, à surmonter le bûcher de lumière pour apporter à son couple valeurs ancestrales, fidélité, force et honneur. Les cœurs chantent et dansent au rythme effréné des flammes pétillantes et remplient de magie. Autour de ce feu rougeoyant, l’on veut voir ses soucis disparaître, se réduire en cendre, afin de repartir sur des bases fortes, car la déesse Lilith nous apporte son énergie et sa puissance. La lumière se décroît peu à peu en vue de l’Hiver. Dans les forêts, on entend déjà les belles paroles du chant de fidélité, le souffle du vent les emporte jusqu’à nos oreilles, traversant les feuilles éclaircies par la roue solaire haut dans le ciel.

 

 

LUGHNASADH    2 Août

Lughnasadh, célébration en l’honneur du dieu de la Lumière, Lug, elle marque la première victoire de l’Ombre sur la Lumière. Les jours raccourcissent, et les premières récoltes sont enfin propices au ramassage. Dans les villages et petites villes, des jeux sportifs et intellectuels sont organisés, les chanteurs, poètes et musiciens se mettent à l’épreuve, et l’on se diverti jusqu’à ce que l’astre de la nuit submerge l’astre solaire. Les hommes et les femmes s’offrent mutuellement des rameaux de blé, prouvant l’un à l’autre le désir profond de fonder une famille forte et soudée. Car le blé, symbole de lumière éternelle, gorgé de soleil et de maturité, nourrit abondamment une union sacrée. Sous un regard bienveillant, le dieu Lug officialise les amitiés, les unions entre une femme et un homme s’aimant, ainsi que le cycle de la vie, la naissance d’un nouvel être blanc et pur, et le cycle de la mort. Les fruits atteignent également leur maturité, les récoltes sont abondantes. Conscients que la paix et l’abondance ne sont pas éternelles, dans les chaumières, l’on profite de l’instant présent en entonnant des chants de joie.

 

 

MABON    21 Septembre

Mabon, équinoxe d’Automne, et seconde période où la lumière et l’obscurité voient leurs puissances s’égaler. Un peu plus d’un mois s’est écoulé, et déjà le temps de la dernière moisson survint. Cidre et vin sont à l’honneur en cette époque car les fruits de saison ont changé. Ces fruits, incarnant la puissance et la générosité de la nature, sont cueillit par les femmes et leurs jeunes enfants. De leur coté, les hommes, avec l’aide de Mabon, traversent forêts et prairies à la recherche d’un gibier viril et futé. Notre dieu chasseur n’aime pas la facilité, et comme pour tout effort il y a du réconfort, la mise à l’épreuve n’apporte que force et respect envers cet animal tué. Nature changeante et rougeoyante, gibier honoré et boissons sacrées, le clan est soudé autour du repas chaud. Par la fenêtre, une enfant profite jusqu’au dernier rayon de soleil, il éclaire encore la flore qui rouille. Plus que quelques feuilles avant que toutes tombent.

 

 

SAMHAIN    31 Octobre

Samhain, fête de transition marquant le passage d’une année à l’autre, c’est aussi la période de l’ouverture vers l’autre monde, celui des dieux. Accompagnée d’un copieux repas, une bougie devant notre assiette, nous pensons à ceux qui sont parti rejoindre leurs aïeux. Nous célébrons les morts en leur offrant notre joie de vivre et notre bonne humeur. Ils ne nous ont pas quitté, ils sont simplement passés dans un autre monde où règne toujours force et honneur. Le temps s’écoule au rythme incessant des feuilles qui tombent, l’automne est à nos portes. Le sol couvert de son tapis rouillé, les arbres nus et leurs branches fébriles au vent qui souffle, la vieille saison prend le dessus et c’est avec plaisir que nous acceptons ce changement. Ce passage de la saison claire à la saison sombre marque pour les guerriers la fin des conquêtes et des affrontements : c’est le repos du guerrier.

 

 

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