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La flamme païenne

Posté par europeanwolf le 25 avril 2013

Ci-dessous un poème écrit de main de maitre par l’un de nos camarades :

Nous portons une flamme,
On la dit ancienne,
Elle est une âme,
L’âme Européenne.
 
Du nord à l’ouest , 
Des hommes se lèvent,
Du Sud à L’est,
Des bannières s’élèvent.
 
Partout on murmure,
Ils sont revenu,
Le retour des parjures,
Mais qui l’aurait cru.
 
Sortie des forêts et des montagnes,
Sortie de l’eau et de la brume,
Rêves des anciennes batailles,
Prières au claire de Lune.
 
Venu chasser le désert,
Briser le marchand,
N’ayant plus peur de leur enfer.
Unité des hommes de notre sang.
 
Un vieux chant a raisonné,
Celui des dieux Païens,
On les croyait oubliés,
Ils sont revenu mettre un terme au règne des chiens.
 
La flamme païenne dans Chants et Poèmes viking-warriors-1-231x300
 
Piral, ami des europeanwolf

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Poème de l’Europe païenne

Posté par europeanwolf le 2 mars 2013

 

            Par Maurice Rollet,

 

 

Je suis partout chez moi… l’Europe est ma patrie

Et les cent vingt drapeaux de toutes ses provinces

Décorent un royaume dont je serais un prince

Et m’escortent, serein, vers les dieux que je prie…

 

En quittant le Parnasse et marchant vers la plaine

Emportant avec moi l’oracle d’Apollon

Quand le soleil est d’ambre et mes souliers de plomb

Dans le cœur j’ai l’Olympe et je suis un Hellène.

 

Sur les plages du nord, dans les orgues du vent

Au « Zangfest » à Anvers, pèlerin à Dixmude

Chantant le plat pays,la Mathildeun peu rude

Je suis frère du grand Jacques, et j’ai le sang flamand.

 

Visiteur ébloui au milieu du Forum

Mon cœur battant au pas des glorieuses légions

Face aux dieux mutilés, l’ancienne religion

Me fait fils dela Louveet citoyen de Rome.

 

Dans la forêt profonde ou sur les bords du Rhin

A Hambourg, à Berlin, à Bayreuth, à Munich

L’âme transportée d’épopée, de musique

Tel Siegfried je porte l’armure d’un germain.

 

Quand le « Duende » m’embrase et que la feria chante

Quand les toros sont noirs sur le sable sang et or

Et quand la mort s’enroule au corps du matador

Je me sens hidalgo et l’Ibérie me hante.

 

Revenu au pays où dorment mes aïeux

En vieille terre de France, belle et douce à mes yeux

En retrouvant mon ciel, mes vignes et mon toit

Païen fier, résolu, je redeviens… Gaulois !

 

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La poésie scaldique, un héritage de longue date

Posté par europeanwolf le 18 janvier 2013

La poésie scaldique, un héritage de longue date  dans Textes 180px-the_tree_of_yggdrasil

La poésie scaldique, ancien art oral scandinave, est prononcée en islandais, protonorvégien ou autres langues et dialectes. Née sur les rives de la Baltique au VIIème siècle, puis exercée par les Norvégiens, elle devient dès le Xème siècle exclusivement islandaise. L’origine du nom est incertaine, mais cela pourrait suggérer l’idée de hurler.                                                            

Ce sont les sclades, poètes et membres de la garde rapprochée des Jarls ou des rois germaniques, qui chantaient les prouesses du roi et célébraient les grands événements de son règne. Ces poètes ont inventé et transmis la poésie la plus complexe des temps médiévaux. Véritable prouesse lexicale et rythmique, la poésie scaldique était autant historiographique qu’artistique. Les scaldes contaient nombre d’histoires royales, et parmi elles, quelques récits venus des ragots du peuple. Les grands poètes scaldiques étaient, et sont toujours, renommés en Islande.

 

 

Le vocabulaire utilisé dans ces poèmes a également son importance, et est plus simple de compréhension. Le procédé est simple : le scalde n’a pas le droit de nommer les choses ou êtres par leur nom. Il doit utiliser des synonymes. Par exemple, pour « bouclier », le scalde peut utiliser le terme « targe », ou « tilleul » (le bois des boucliers). Il peut également utiliser des périphrases (kenning), par exemple « l’arbre de la bataille » pour « guerrier ». En utilisant ce procédé, le scalde réussit souvent à exprimer plusieurs idées à la fois. Le kenning nécessite une grande culture générale, et notamment mythologique. C’est pour apporter cette culture que Snorri Sturluson composa son Edda, ensemble de poésie et de mythologie des anciens Dieux et guerriers des terres de l’Asgard.

L’Edda poétique contient parmi ces poèmes mythologiques, Völupsá  prophétie de la voyante , poème en vieux norrois ( vieil islandais ). Cette prophétie prend la forme d’un long monologue où une voyante expose au Dieu père Odin, l’histoire et le destin du monde, des Dieux et des hommes, depuis l’origine du monde dans les profondeurs glaciées, jusqu’au Ragnarök. À l’origine, la poésie scaldique n’était qu’orale. Elle n’a commencé à être consignée par écrit qu’au XIIème siècle, en Islande. Selon la trace préservée dans les manuscrits islandais, ce poème est composé de 59 à 66 strophes suivant les versions. En voici le résumé, certainement influencé, lors de sa retranscription, par des dogmes et imageries chrétiennes.

Le passé                                                                                                     

1-8. Le poème débute sur une présentation de la Völva. Elle est une géante et, comme le lui a demandé Odin, elle va décrire les temps primordiaux. Il n’y avait alors que le vide. Les fils de Burr créèrent ensuite le monde. Il n’y avait non plus ni jour ni nuit. Les dieux se consultèrent alors et organisèrent le temps. Puis ils se rassemblèrent à Idavoll et y érigèrent leurs temples. C’était l’âge d’or.                                                                                                                                                                        

9-16. Puis les dieux réfléchirent aux peuples que les nains devaient former du sang et des os d’Ymir, le géant primordial. La Völva décline alors la thula des nains.                                                                                                                                          

17-18. Les dieux trouvèrent alors Ask et Embla, le premier homme et la première femme. Ils étaient faibles, alors Odin leur donna l’esprit, Hœnir le sens, et Lódur le sang.

Le présent

19-20. Il y a un arbre primitif, Yggdrasill. Sous celui-ci se trouve le puits où les trois Nornes — Urdr, Vervandi et Skuld — arrêtent le destin des hommes.                                                                                                                                                       

21-24. La Völva évoque ensuite la guerre des dieux. Les Ases tentèrent à trois reprises de tuer et brûler Gullveig, une sorcière qui les perturbait. Ils se consultèrent afin de savoir s’il serait payé un tribut aux Vanes. Odin provoqua alors la première guerre contre ceux-ci. Au cours de la guerre, l’enceinte d’Ásgard fut détruite et les Vanes remportèrent la victoire.                                                                                                                                                                                         

25-26. Les remparts de la cité des dieux furent reconstruits. Cependant, les promesses des Ases furent brisées par Thor qui se battit contre le géant bâtisseur.                                                                                                                                                   

28-33. Odin revient interroger la voyante et lui offre des bijoux. Elle voit alors la mort de Baldr, tué par son frère avec une branche de gui. Il sera vengé par son autre frère Vali.                                                                                                                 

34-35. La Völva voit ensuite le supplice de Loki, enchaîné grâce aux chaînes de Vali. Sigyn veille à ses côtés.                           

36-39. Elle décrit les quatre points cardinaux. Notamment, elle dépeint la sombre demeure des parjures, Náströnd. Nídhögg y suce les cadavres, Garmr les dépèce.                                                                                                                                          

40-43. À l’est, les loups se reproduisent et les signes de la fin se multiplient.

La fin

44-52. Le Ragnarök sera annoncé par Garmr. Les chaînes de Fenrir se briseront, la discorde se répandra et Heimdall soufflera dans Gjallarhorn. Alors que les Ases tiennent conseil, Hrym arrive de l’est et Jörmungand s’agite dans la mer. Les fils de Muspellheim prennent la mer à bord du bateau Naglfar, conduit par Loki. Le géant du feu Surt vient par le sud. Le sol s’ébranle et le ciel se fend.                                                                                                                                                           

53. Frigg apprendra avec tristesse que Fenrir a dévoré son mari. Freyr combattra Surtr.                                                          

54-58. Plus tard, Vidar tuera le loup. Thor combattra le serpent du monde et mourra ensuite, après avoir fait neuf pas. Le monde vacillera et le feu le recouvrira.                                                                                                                                        

59-66. Puis, à nouveau, Idavoll deviendra verte. Les Ases s’y rassemblent et se remémorent ces événements. Ils retrouveront les tables d’or. Höd et Baldr reviendront du séjour des morts. Tous viendront habiter à Gimlé. Nídhögg redescendra de Nidafjöll et survolera les plaines en portant des cadavres sur ses ailes.

 

tumblr_lcck6bhnvg1qer9b0o1_500-225x300 dans TextesL’Edda poétique rassemble aussi le Hávamál les dits du Très Haut - Odin lui-même donnant conseille aux hommes avant de découvrir les runes, le Grímnismál les dits de Grímnir - une de nombreuses apparences d’Odin , Baldrs draumar - mythe de la mort du dieu Ase de la lumière, de la beauté, de la jeunesse et de l’amour,Thrymskvida - vol du marteau de Thor par le géant Thrym et sa récupération. Et bien d’autres poèmes et récits mythologiques. Les poèmes épiques, seconde composante de l’Edda, racontent davantage d’épopées de héros et de peuples.       

Dans les autres textes de la poésie scaldique, l’on retrouve Völsunga saga, saga légendaire nordique racontant l’histoire du clan Volsung au cours des générations, et la Saga des Ynglingar qui est la première partie de l’Heinmskringla, histoire des anciens rois nordiques.

 

 

 

 La légende de Beowulf, héro scandinave du VIè siècle, est inscrit dans l’Edda épique. Dans celle – ci est narré son histoire, ses combats et ses batailles.

«  » Beowulf, le plus ancien poème en langue anglaise, est un récit de 3000 vers faisant état d’une bataille censée se dérouler au 6ème siècle, mais dont les historiens n’ont pu établir l’existence. Bien que l’essentiel de l’histoire se déroule au Danemark, elle fut relatée par les Anglo-Saxons du nord de l’Angleterre, deux siècles plus tard. Ces derniers ne se considéraient pas comme des Anglais, mais comme des Vikings. Tous leurs héros étaient scandinaves.
On ignore l’auteur de Beowulf. Le poème, écrit sur parchemin, fut ensuite copié et recopié durant deux siècles. Dans les années 900, il fut collecté dans un volume qui contenait également une vie de Saint Christophe, des anecdotes fantaisistes sur l’Orient, une lettre attribuée à Alexandre le Grand, etc. Ce livre fut partiellement détruit en 1731, dans l’incendie de la Bibliothèque Cotton, le plus grand fonds de littérature médiévale. Plusieurs passages ayant subi d’irréparables dommages, le texte n’en parut que plus obscur aux exégètes, déjà passablement déroutés par la structure de l’ensemble, les particularités de la versification scandinave et le mélange de thèmes païens et chrétiens.
Il fallut attendre le vingtième siècle pour voir Beowulf réhabilité et réinterprété par J.R.R. Tolkien : le poème, expliqua-t-il, n’est pas l’histoire composite d’un jeune héros qui triomphe de divers monstres, puis celle, sans lien apparent, d’un vieux roi qui meurt en combattant un dragon. C’est une seule et même histoire : celle d’un homme qui, revenu de sa tumultueuse jeunesse, organise sciemment sa propre mort. Sans cette magistrale relecture, Beowulf n’intéresserait plus qu’une poignée de médiévalistes. «  »

L’histoire de Grendel et Beowulf

Chaque nuit, une épouvantable créature appelée Grendel se rend au palais du roi Hrothgar et dévore les hommes qui s’y trouvent. Malgré les guerriers du plus grand courage qui s’interposent à Grendel, tous périssent. Arrive alors Beowulf qui fait la promesse à Hrothgar d’éloigner du pays le péril qu’est la bête. Grendal fait alors une nouvelle apparition au château et, bien qu’invulnérable, Grendel fut capturé par Beowulf et ne parvint à se libérer de sa puissante étreinte qu’au prix d’un bras.  Mortellement blessé, Grendel ne put que rejoindre le lac tout proche pour s’y éteindre.                                                                                                                                                                  

Très satisfait par la force et le courage de Beowulf, Hrothgar le couvrit de cadeaux car son royaume était maintenant débarassé de toute menace. La faute que Beowulf et Hrothgar ont commise fut d’oublier la mère de Grendel, créature bien plus redoutable encore. Elle vint alors chercher vengeance et fit d’autres victimes.

Beowulf se mit à sa poursuite, la suivit dans un lac et plongea jusqu’à la caverne qui lui servait de repaire. Au cours du combat qui s’ensuivit, Beowulf s’aperçut que son épée lui était inutile et impuissante face à un tel monstre. Fort heureusement il eut la chance, tout comme Arthur, de trouver une autre arme magique dans l’eau et l’utilisa pour achever sa victoire sur la mère de Grendel.

Ayant une nouvelle fois sauvé le royaume du roi Hrothgar, Beowulf rentra chez lui dans le sud de la Suède, où régnait son père, un souverain populaire. Mais un dragon attaqua le pays. Parti avec douze compagnons pour tuer le dragon, tous sauf un l’abandonnèront à la vue du Dragon, terrorisés. Beowulf, aidé de son fidèle Wiglaf, le seul qui réussit à dominer sa peur grâce à sa fierté et sa fidelité, ira défier le ver dans son antre, triomphera mais y laissera lui-même la vie.

Par Brunhilde

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Nibelungen

Posté par europeanwolf le 14 septembre 2012

Les Nibelungen

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« La version la plus complète et la plus belle, sinon la plus ancienne, de cette légende est certainement la Chanson des Nibelungen (Nibelungenlied). Le poème, qui comprend 3.379 strophes – de quatre vers chacune – réparties en trente-neuf «aventures», a été composé en Autriche peu après l’an 1200. Le succès en fut immédiat et durable, comme l’attestent environ trois douzaines de manuscrits ou bien de fragments de manuscrits conservés. Après avoir reçu auprès de ses parents l’éducation d’un chevalier courtois, Siegfried se rend à Worms pour y briguer la main de Kriemhild, la soeur des rois burgondes (Gunther, Gernot, Giselher), dont il a entendu célébrer la beauté. Reconnu dès son arrivée à Worms par Hagen, l’un des vassaux des rois, qui rappelle comment il s’est emparé du trésor des Nibelungen et de la chape qui rend invisible, comment il s’est rendu invulnérable en se baignant dans le sang d’un dragon qu’il venait de tuer, Siegfried n’est cependant admis à se présenter devant celle qu’il aime qu’après avoir aidé les Burgondes à triompher des Saxons et des Danois. Un marché est alors conclu entre Gunther et Siegfried: celui-ci accordera au preux étranger la main de sa sœur Kriemhild, à condition qu’il l’aide à conquérir Brünhild, la vierge guerrière qui règne sur l’Islande. Grâce à la chape magique, Siegfried se substitue à son ami et triomphe dans les épreuves sportives que Brünhild impose à ses prétendants. Un double mariage est alors célébré à Worms, mais une nouvelle fois, Siegfried doit intervenir pour mater Brünhild, la mariée rebelle; au cours de la lutte, il lui enlève sa ceinture et son anneau, qu’il a le tort de remettre à Kriemhild. Ensuite, accompagné de son épouse, il retourne dans son pays. Dix ans plus tard, Siegfried et Kriemhild retournent à Worms où une violente querelle ne tarde pas à éclater entre les deux reines. Brünhild traite sa belle-soeur de serve – en Islande, Siegfried s’était fait passer pour le vassal de Gunther – mais elle est réduite au silence quand Kriemhild lui montre la ceinture et l’anneau qui lui avaient été dérobés au cours de la nuit des noces, et qu’elle l’accuse publiquement d’avoir été la «concubine» de Siegfried. Humiliée, Brünhild ne songe plus qu’à se venger, et Hagen lui promet son aide. Ayant obtenu par ruse que Kriemhild elle-même lui indique le seul 1’endroit où Siegfried est demeuré vulnérable, il organise, avec l’assentiment de Gunther,une partie de chasse dans l’Odenwald et, traîtreusement, il tue Siegfried. Devant le corps de son époux, Kriemhild exhale sa haine contre les meurtriers. Mais il lui faudra attendre de longues années avant d’avoir la possibilité de se venger. C’est ce désir qui lui fait accepter la demande en mariage d’Etzel, le roi des Huns. Elle se rend au pays des Huns et épouse Etzel dont elle a un fils, Ortlieb. Mais elle n’a pas oublié Siegfried, et elle obtient d’Etzel qu’il invite les rois burgondes. Malgré les avertissements de Hagen, ceux-ci acceptent l’invitation, et ils ne rebroussent pas chemin quand les ondines du Danube leur annoncent le destin funeste qui les attend. Arrivés à Etzelburg, ils sont bien accueillis par Etzel lui-même, mais tout dans les paroles et dans le comportement de Kriemhild les incite à se tenir sur leurs gardes; Hagen, de son côté, s’emploie à exaspérer Kriemhild par son insolent orgueil. Quand il apprend que les valets des Burgondes ont été massacrés, il tranche la tête du jeune fils de Kriemhild, et les combats se déchaînent. Les six dernières aventures relatent longuement la résistance héroïque que les Burgondes opposent aux assauts répétés de leurs ennemis. Finalement ne restent en vie du côté des Burgondes que Gunther et Hagen. Vaincus à leur tour par Dietrich von Bern, ils sont mis à mort par Kriemhild, tuée elle-même par Hildebrand, le vassal de Dietrich. Aux rares survivants, il ne reste plus qu’à pleurer les morts en une longue Plainte (Klage). 

1. Caractères généraux 

La Chanson des Nibelungen passe à juste titre pour un des chefs-d’oeuvre de la littérature allemande au Moyen Âge. L’auteur a su équilibrer les deux parties de son récit, tout en en maintenant l’unité; il a réussi d’admirables tableaux (Hagen montant la garde avec son ami Volker, refusant de se lever à l’approche de Kriemhild); en artiste consommé, il a su tirer parti des ressources que lui offrait le recours aux leitmotive à valeur symbolique (trésor des Nibelungen, épée de Siegfried…), aux rêves et aux avertissements prémonitoires. Sans doute a-t-il voulu adapter les vieilles légendes à l’esprit de son temps: il s’est appliqué à donner à son poème un vernis courtois en présentant Siegfried comme un soupirant timide, selon la meilleure tradition du Minnesang, en multipliant les descriptions de fêtes avec leur étiquette rigoureuse, avec leur déploiement de luxe. Mais la matière qu’il avait à traiter se prêtait mal à cette stylisation courtoise, et lui-même avait sans doute trop le sens du tragique inhérent à la condition humaine pour accepter d’édulcorer les données de l’antique fable. Dieu demeure étrangement lointain dans son poème: le destin, l’implacable wurd des vieux Germains, y assume sa place et il pousse à leur perte, conjointement, avec la démesure qui souvent les caractérise, les protagonistes de ce drame. Dans le déchaînement des passions, même ce chevalier irréprochable qu’est Rüdiger ne peut échapper à la mort, et Dietrich, le roi juste et mesuré, n’arrive pas à faire entendre la voix de la raison. Il y a un abîme entre la «détresse des Nibelungen» (der Nibelunge not: ce sont là les derniers mots du manuscrit B) et la conclusion optimiste, digne des contes de fées, qui caractérise le roman arthurien. 

2. Les sources immédiates 

Les vieux récits, source du poème du XIIIe siècle, quels étaient-ils? Sous quelle forme étaient-ils parvenus à l’auteur – anonyme – de la Chanson des Nibelungen? On admet en général que les sources étaient de nature différente pour la première et pour la deuxième partie du poème. Pour la première partie, l’auteur s’est sans doute inspiré de chants assez brefs qui relataient les exploits du jeune Siegfried, de même que sa mort. On en retrouve l’écho partiel dans un poème fort médiocre du XIVe siècle, le Seyfriedslied. Le récit de la mort des rois burgondes, en revanche, aurait déjà subi vers 1160 – sans doute sous l’influence des chansons de geste – un premier «élargissement épique»; il y aurait eu une première épopée (non conservée), connue sous le nom de Ältere Not. Ces théories tirent leurs arguments essentiels de la Thidrekssaga (compilation norvégienne, vers 1260) dont l’auteur, selon ses propres dires, s’est ingénié à grouper autour d’un personnage central, Dietrich von Bern, les légendes alors en vogue en Allemagne. Or le récit de la vie et de la mort de Siegfried ne prend que quelques pages, alors que la mort des rois burgondes est relatée avec un luxe de détails caractéristique d’une épopée. L’auteur de la Thidrekssaga pouvait certes connaître la Chanson des Nibelungen, mais entre son récit et le poème allemand les divergences sont telles qu’on est enclin à penser qu’il s’est inspiré de textes plus anciens, en particulier de la Ältere Not. 

3. Les témoignages nordiques 

I l peut paraître singulier qu’antérieurement à la fin du XIIe siècle les légendes du cycle des Nibelungen aient laissé si peu de traces en Allemagne: tout au plus peuton signaler la présence de Gunther et de Hagen dans un poème latin du début du Xe siècle, le Waltharius. Cela se comprend cependant, car les poèmes qui les relataient ne se transmettaient que par la tradition orale, et il ne s’est trouvé personne pour les noter. Mais, d’Allemagne, ces légendes étaient passées dans les pays scandinaves et, grâce à l’Islande, on possède des documents dont les plus anciens remontent sans doute au IXe ou au Xe siècle. L’abondance de ces textes met en lumière le prestige dont jouissaient les légendes dont les héros étaient Sigurd (Siegfried), Brynhild, Gudrun (Kriemhild), Gunnar (Gunther), Högni (Hagen), Atli (Etzel). Bragi, le plus ancien des scaldes norvégiens connus, y fait déjà allusion vers 850; la plupart des chants de l’Edda s’en inspirent; Snorri Sturluson en donne un bref résumé dans son Edda en prose; elles sont relatées avec force détails dans la Völsungasaga et, dans certaines régions, les ballades populaires en ont gardé le souvenir jusqu’à l’époque moderne. Entre les versions nordiques et la Chanson des Nibelungen, on relève des divergences sensibles. Les différences portent surtout sur la première partie. Les pays scandinaves rattachent la légende de Sigurd au monde des dieux de la mythologie germanique: ils font descendre la lignée dont est issu Sigurd d’Odin lui-même; c’est là que l’on trouve le motif de la malédiction attachée à l’or dont les dieux dépouillent le nain Andvari et dont Sigurd s’empare après avoir tué le dragon Fafnir. Ils mettent de plus en plus l’accent sur cette mystérieuse Brynhild – parfois présentée comme une fille d’Odin –, sur l’amour qu’elle porte à Sigurd, sur le dépit qu’elle ressent à le voir marié à une autre. On aboutit ainsi à une sorte de «roman de Brynhild» dont les traits essentiels sont les suivants: Sigurd et Brynhild se rencontrent une première fois et échangent des serments d’amour, mais un philtre que lui verse la mère des rois burgondes fait que Sigurd oublie ces serments et épouse Gudrun. Il aide ensuite son beau-frère Gunnar à conquérir Brynhild que protège un rempart de flammes; pour cela, il change d’aspect avec Gunnar, s’introduit auprès de Brynhild dont il partage la couche durant trois nuits. Sans cesser d’aimer Sigurd, Brynhild devient ainsi la femme de Gunnar. Mais plus tard, quand au cours d’une querelle entre les deux reines la supercherie est découverte, elle exige que Sigurd soit mis à mort, puis elle monte elle-même sur le bûcher. La différence la plus frappante entre la Chanson des Nibelungen et les versions nordiques porte sur la deuxième partie. Dans le poème allemand, Kriemhild, avide de venger la mort de Siegfried, attire ses frères au pays des Huns et les fait périr; dans les textes nordiques, au contraire, il n’y a nul lien de cause à effet entre la mort de Sigurd et celle de ses beaux-frères: c’est Atli qui invite traîtreusement les Burgondes à lui rendre visite et, malgré les avertissements de ses guerriers, Gunnar accepte l’invitation, mais à peine arrivés auprès d’Atli, les Burgondes sont maîtrisés, Högni est mis à mort, Gunnar jeté dans la fosse aux serpents où il périt. Gudrun, qui avait cherché en vain à prévenir ses frères du sort qui les attendait, venge alors leur mort de façon particulièrement cruelle: elle sert à Atli un véritable «festin d’Atrée» (les deux fils nés de leur union), quis elle met le feu à la salle des banquets; les Huns, Atli et Gudrun elle-même périssent dans les flammes.  

4. Genèse des légendes 

On trouve ce récit dans un des plus anciens poèmes de l’Edda, le Chant d’Atli (Atlakvida). Ce texte, composé sans doute au Xe siècle, a conservé plus fidèlement que la Chanson des Nibelungen les données premières de la légende, et il est possible, en partant de lui, d’entrevoir comment des événements historiques du Ve siècle ont pu donner naissance à celle-ci. En 437, les Burgondes établis dans la région de Worms sont défaits et en partie exterminée par les Huns; leurs rois eux-mêmes périssent. Les survivants s’établissent alors en «Bourgogne», et un document du début du Ve siècle, la loi Gombette, a conservé les noms de leurs anciens rois: ce sont, à peu de chose près, ceux qu’on trouve dans la Chanson des Nibelungen et dans les textes scandinaves. Quelques années plus tard, Attila meurt au cours d’une nuit passée auprès d’une concubine dont le nom, Hildico, semble indiquer une origine germanique. La légende a établi entre ces deux faits une relation de cause à effet: Hildico a tué Attila pour venger la mort de ses frères, les rois burgondes. S’il est donc relativement aisé de déceler les origines de cette légende, il est plus difficile de dire comment se sont formées celles dont Siegfried est le héros. Était-il à l’origine un être mythique dont le destin symboliserait successivement la victoire de la lumière sur les ténèbres (combat avec le dragon), puis la revanche des forces du mal (mort de Siegfried)? S’agit-il d’un personnage de contes populaires qui serait devenu héros de légende? Ou bien ces récits – comme celui de la mort des rois burgondes – remontent-ils en dernière analyse à des événements historiques? Faut-il y voir l’écho des démêlés sanglants entre Brunehaut (Brünhild), l’épouse du roi d’Austrasie Sigebert, et Frédégonde? Siegfried est-il le chef chérusque Arminius, dont la victoire sur les légions romaines de Varus aurait été présentée sous la forme mythique d’un combat avec un dragon, alors que le récit de sa mort se serait maintenu sur le plan purement humain? De toutes ces thèses, aucune n’a réussi à s’imposer. Une seule chose paraît assurée: dans toutes les versions, Siegfried est présenté comme le beau-frère des rois burgondes; sa légende n’a donc pu prendre sa forme définitive qu’à un moment où la légende de leur mort était déjà connue, soit au VIe siècle, c’est-à-dire en pleine époque mérovingienne. Et n’est-ce pas une «atmosphère mérovingienne » que l’on respire dans ces récits où les trahisons, les meurtres au sein d’une famille royale jouent un si grand rôle? Cependant, l’unité entre les deux légendes n’a été réalisée qu’à partir du moment (au VIIIe ou au XIe siècle?) où un poète allemand, par un trait de génie, présenta la mort des rois burgondes comme une conséquence directe de l’assassinat de Siegfried. Après une période d’oubli relatif au XVIIe et au XVIIIe siècle, la légende des Nibelungen a retrouvé son prestige à l’époque romantique. Depuis lors, les éditions de textes, les traductions, les études se sont multipliées; les poètes se sont emparés de ce beau sujet et se sont employés à faire revivre les vieilles légendes. La plupart de ces oeuvres modernes ne présentent d’intérêt que pour le spécialiste. Deux d’entre elles seulement ont touché un public plus vaste. Suivant de près la Chanson des Nibelungen, F. Hebbel a voulu «mettre le poème à la portée de la nation, sous une forme dramatique ». Mais c’est évidemment par la Tétralogie de Richard Wagner que le monde entier connaît maintenant la tragique histoire de Siegfried et des rois burgondes. »

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Près du feu calvaire

Posté par europeanwolf le 26 mai 2012

                       Près du feu calvaire dans Chants et Poèmes Wandervogel
 
Tard, tard dans la nuit sombrèrent les étoiles allemandes,
Un rayon sanglant flambe loin en bordure du ciel,
Et notre rêve de grandeur, notre rêve si fier,
Fut réduit à néant et sombra dans le vide lointain.
 
L’édifice qui nous enchantait tomba en ruines,
Ce qui était notre bonheur, notre aspiration, s’effondra :
Devant nous l’abîme, derrière nous l’opprobre,
Et près de nous, le présent si lourd et si amer.
 
Embrasé par les flammes sauvages de l’insurrection,
Notre propre pays – et chassé par les coups de fouet de la haine,
Comme une sinistre marée autour du rocher qui se dresse solitaire,
De l’Ouest et de l’Est, le monde s’écroule sur nous.
 
Flambe haut et clair, toi, le signe de la liberté allemande,
Elance-toi de la nuit et de l’obscurité, flamme pure ;
De ta tour solitaire et lointaine, envole-nous ta lumière,
Pour que les fantômes de la nuit, effrayés, disparaissent !
 
Nous levons nos mains unies en un cercle fermé :
Braise de la flamme sacrée, scelle notre serment,
Qui tel un bloc d’airain, malgré la fureur slave,
Sera fidèle à la terre natale jusqu’à la fin.
 
Jusqu’à la fin joyeuse, lorsque sera arraché à l’ennemi
Le dernier sillon que le paysan allemand a tracé ;
Point de repos, point de répit, jusqu’à l’aube grise ;
Et s’il le faut, savoir mourir joyeusement !
 
Que les dieux nous aident  et que soit forte notre défense !
La tempête s’engouffre dans le pays par l’Ouest
Ô flamme ! Elance-toi, brille de tout ton éclat,
Nous te protégeons, nous veillons à l’honneur de l’Allemagne !
 
Debout donc, et en avant ! Tenons fermement les fusils !
Même si les lourds nuages de la tourmente s’accrochent aux monts,
C’est un chant viril ! Consolez-vous, la nuit passera,
Et il faudra bien que le soleil revienne !
 

Poème avant la consécration de la centurie des Wandervögel à Rogau (25 mars 1919)

 
 

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A l’Homme blanc

Posté par europeanwolf le 17 avril 2012

A l’Homme blanc dans Chants et Poèmes 9225534-poing-serre21

Homme blanc, souviens-toi de toi-même !

Homme blanc, reprends-toi sur le monde

Rattrape ton sang qui se dérobe

Refais ta pureté que les ronces

T’ont déchiré en petits morceaux

Restitue à la race royale

Le palais partagé de ton corps

Qu’il y ait de nouveau qui t’attende

Sous la robe de ta fiancée

Le tendre abîme de chair scellée

Jalousement permis à toi seul

De nouveau l’urne de chair déserte

Où l’ancêtre, en criant de plaisir,

Versait le flot de sa descendance

Ressaisis ta lignée dans l’écheveau des peuples vils

Réveille un dieu dormant dessous la pierre la plus vieille

Tu t’es si follement répandu, commis et mêlé

Tu as, comme un héritier qui se saoule chez les filles

Dilapidé l’énorme trouvaille que tu étais

Tu n’as pas su te raidir contre le songe de l’Ouest

On t’a vu comme un enfant courir après le soleil

Il faut te retrouver d’abord : nous chercherons ensuite

Il faut d’abord redevenir le maître de toi-même

Nous nous réoccuperons de la terre plus tard

Il faut te tremper d’abord au mystère de toi-même.

 

(quatrième poème du cinquième chant de l’Homme Blanc)

[pour cause de « non-politiquement correct », ce poème fut expurgé dans les éditions récentes des œuvres de Jules Romains]

 

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Poème païen

Posté par europeanwolf le 7 mars 2012

Poème païen dans Chants et Poèmes wotn-193x300 

Toi Odin, notre père.  Le vent d’hiver s’élance, audacieux et fort,
Ainsi que les Vikings, en leur nobles colères.
La tempête a soufflé sur les pins séculaires,
Et les flots ont bondi… Venez, mes dieux du Nord ! Vos yeux ont le reflet des lames boréales,
Les abîmes vous sont de faciles chemins,
Et vous êtes grands et sveltes comme les pins,
O maîtres des cieux froids et des races loyales !

Mes dieux du Nord, hardis et blonds, réveillez-vous
De votre long sommeil dans les neiges hautaines,
Et faites retentir vos appels sur les plaines
Où se prolonge au soir le hurlement des loups.

Venez, mes Dieux du Nord, aux faces aguerries,
Toi, notre père Odin, toi dont les cheveux d’or,
Freya, sont pleins d’odeurs, et toi, valeureux Thor,
Toi, Fricka volontaire, etvous, mes Valkyries !

Ecoutez-moi, mes Dieux, pareils aux clairs matins :
Je suis la fille de vos Skaldes vénérables,
De ceux qui vous louaient, debout, auprès des tables
Où les héros buvaient l’hydromel des festins.

Venez, mes Dieux puissants, car notre hiver est proche,
Nous allons rire avec les joyeux ouragans,
Nous abattrons le chêne épargné par les ans,
Et les monts trembleront jusqu’en leur cœur de roche.

Nous poserons nos pieds triomphants sur les mers,
Nous nous réjouirons de la danse des vagues ;
Pour nous s’animeront les brumes, formes vagues,
Et pour nous brilleront les sillons de l’éclair.

Les mouettes crieront vers nous et vers l’orage
Que nous apporterons dans le creux de nos mains…
Or voici qu’on entend les combattants surhumains
Et les cris des vaincus sur leblème rivage.

Voici, mes Dieux, que vous riez comme autrefois
Et que l’aigle tournoie au dessus de son aire.
Nous avons déchaîné la meute du tonnerre,
Et les falaises ont reconnu notres voix.

L’espace écoutera nos farouches musiques
Et les cieux révoltés ploieront sous notre effort…
Venez à moi qui vous attends, mes Dieux du Nord !
Je suis la fille de vos Skaldes héroïques…

 
(Rénée Vivien, 1907)
 
Par Thorn

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La femme nordique

Posté par europeanwolf le 27 février 2012

La femme nordique dans Livres nordic_archer_by_syrenion-d38pmou1-287x300

 Au soleil-femme correspond la femme-soleil. Consciemment ou inconsciemment, la femme nordique s’est identifiée à son astre. Elle en devient fréquemment hystérique, autoritaire, abusive ; rappelons en passant que l’hystérie est un besoin maladif d’attirer l’attention.

Les pays nordiques furent les premiers à donner le droit de vote aux femmes. Les femmes écrivains y sont bien plus nombreuses que dans les pays méditerranéens. Le caractère envahissant de la femme américaine est bien connu et la population blanche des USA est à forte dominante nordique. Le mouvement des suffragettes est parti d’Angleterre où l’on compte aussi beaucoup de femmes écrivains. En Allemagne c’est la femme qui assure le côté sévère de l’éducation ; elle évolue souvent en tyran domestique, persécute son entourage par son souci maladif d’ordre et de propreté, par l’enflure de son rôle ménagère. Des mouvements comme le MLF en France sont sous-entendus par une révolte de la femme d’esprit nordique contre la loi du désert véhiculée par le christianisme.

Face à une telle femme, l’homme nordique réagit de diverses manières. Il peut se réfugié dans une timidité qu’elle n’hésitera pas a bousculer pour obtenir une relation sexuelle. Il peut tenter de se construire son monde personnel sans renoncer a la femme, ce qui donne parfois des enfers conjugaux. Il peut se détourner de la femme courant ainsi le risque d’homosexualité. Il choisit souvent l’action dur et difficile afin de dominer cette femme qui prétend commander, contrairement a la loi universelle de l’animalité. Mais même dans ce domaine de l’héroïsme la femme nordique a tenté sa percée. Certaines menèrent a bien de dangereuses expéditions maritimes. A Arles, les femmes Cimbres et Teutonnes sabraient Romains et fuyard. Les amazones ne sont pas un mythe, mais une réalité mythisée. Un poème chinois du second millénaire avant notre ère est révélateur : « Autant que le barbare, redoute la femme du barbare. Debout sur ses étriers, elle tire les oiseaux en plein vol et son œil bleu lance des éclairs ». La grande révolte des femmes de Diévine, dans la région de Prague, se situe sous la dynastie des Potchemyls, il n’y a guère plus d’un millénaire. La guerre fut terrible et ces dernières Amazones furent finalement vaincus qu’avec l’aide d’un prince bulgare. Elles étaient en révolte contre l’élimination de leur rôle religieux et social par les influences romaines et orientales.

Si l’influence culturel du soleil perçu comme féminin peut, comme toute situation, donner lieu a des pathologies, gardons-nous d’y voir une détérioration général de l’homme. Le nordique veut le femme libre non seulement par égard envers elle, mais aussi pour lui, car il ne la ressent comme sienne que tant qu’elle lui reste librement. Il veut la femme forte, à sa hauteur, et capable de lui donner des enfants qui ne soient pas dégénérés.

(Extrait de L’âme Européenne, Robert Dun)

 

Par Irmin

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