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La poésie scaldique, un héritage de longue date

Posté par europeanwolf le 18 janvier 2013

La poésie scaldique, un héritage de longue date  dans Textes 180px-the_tree_of_yggdrasil

La poésie scaldique, ancien art oral scandinave, est prononcée en islandais, protonorvégien ou autres langues et dialectes. Née sur les rives de la Baltique au VIIème siècle, puis exercée par les Norvégiens, elle devient dès le Xème siècle exclusivement islandaise. L’origine du nom est incertaine, mais cela pourrait suggérer l’idée de hurler.                                                            

Ce sont les sclades, poètes et membres de la garde rapprochée des Jarls ou des rois germaniques, qui chantaient les prouesses du roi et célébraient les grands événements de son règne. Ces poètes ont inventé et transmis la poésie la plus complexe des temps médiévaux. Véritable prouesse lexicale et rythmique, la poésie scaldique était autant historiographique qu’artistique. Les scaldes contaient nombre d’histoires royales, et parmi elles, quelques récits venus des ragots du peuple. Les grands poètes scaldiques étaient, et sont toujours, renommés en Islande.

 

 

Le vocabulaire utilisé dans ces poèmes a également son importance, et est plus simple de compréhension. Le procédé est simple : le scalde n’a pas le droit de nommer les choses ou êtres par leur nom. Il doit utiliser des synonymes. Par exemple, pour « bouclier », le scalde peut utiliser le terme « targe », ou « tilleul » (le bois des boucliers). Il peut également utiliser des périphrases (kenning), par exemple « l’arbre de la bataille » pour « guerrier ». En utilisant ce procédé, le scalde réussit souvent à exprimer plusieurs idées à la fois. Le kenning nécessite une grande culture générale, et notamment mythologique. C’est pour apporter cette culture que Snorri Sturluson composa son Edda, ensemble de poésie et de mythologie des anciens Dieux et guerriers des terres de l’Asgard.

L’Edda poétique contient parmi ces poèmes mythologiques, Völupsá  prophétie de la voyante , poème en vieux norrois ( vieil islandais ). Cette prophétie prend la forme d’un long monologue où une voyante expose au Dieu père Odin, l’histoire et le destin du monde, des Dieux et des hommes, depuis l’origine du monde dans les profondeurs glaciées, jusqu’au Ragnarök. À l’origine, la poésie scaldique n’était qu’orale. Elle n’a commencé à être consignée par écrit qu’au XIIème siècle, en Islande. Selon la trace préservée dans les manuscrits islandais, ce poème est composé de 59 à 66 strophes suivant les versions. En voici le résumé, certainement influencé, lors de sa retranscription, par des dogmes et imageries chrétiennes.

Le passé                                                                                                     

1-8. Le poème débute sur une présentation de la Völva. Elle est une géante et, comme le lui a demandé Odin, elle va décrire les temps primordiaux. Il n’y avait alors que le vide. Les fils de Burr créèrent ensuite le monde. Il n’y avait non plus ni jour ni nuit. Les dieux se consultèrent alors et organisèrent le temps. Puis ils se rassemblèrent à Idavoll et y érigèrent leurs temples. C’était l’âge d’or.                                                                                                                                                                        

9-16. Puis les dieux réfléchirent aux peuples que les nains devaient former du sang et des os d’Ymir, le géant primordial. La Völva décline alors la thula des nains.                                                                                                                                          

17-18. Les dieux trouvèrent alors Ask et Embla, le premier homme et la première femme. Ils étaient faibles, alors Odin leur donna l’esprit, Hœnir le sens, et Lódur le sang.

Le présent

19-20. Il y a un arbre primitif, Yggdrasill. Sous celui-ci se trouve le puits où les trois Nornes — Urdr, Vervandi et Skuld — arrêtent le destin des hommes.                                                                                                                                                       

21-24. La Völva évoque ensuite la guerre des dieux. Les Ases tentèrent à trois reprises de tuer et brûler Gullveig, une sorcière qui les perturbait. Ils se consultèrent afin de savoir s’il serait payé un tribut aux Vanes. Odin provoqua alors la première guerre contre ceux-ci. Au cours de la guerre, l’enceinte d’Ásgard fut détruite et les Vanes remportèrent la victoire.                                                                                                                                                                                         

25-26. Les remparts de la cité des dieux furent reconstruits. Cependant, les promesses des Ases furent brisées par Thor qui se battit contre le géant bâtisseur.                                                                                                                                                   

28-33. Odin revient interroger la voyante et lui offre des bijoux. Elle voit alors la mort de Baldr, tué par son frère avec une branche de gui. Il sera vengé par son autre frère Vali.                                                                                                                 

34-35. La Völva voit ensuite le supplice de Loki, enchaîné grâce aux chaînes de Vali. Sigyn veille à ses côtés.                           

36-39. Elle décrit les quatre points cardinaux. Notamment, elle dépeint la sombre demeure des parjures, Náströnd. Nídhögg y suce les cadavres, Garmr les dépèce.                                                                                                                                          

40-43. À l’est, les loups se reproduisent et les signes de la fin se multiplient.

La fin

44-52. Le Ragnarök sera annoncé par Garmr. Les chaînes de Fenrir se briseront, la discorde se répandra et Heimdall soufflera dans Gjallarhorn. Alors que les Ases tiennent conseil, Hrym arrive de l’est et Jörmungand s’agite dans la mer. Les fils de Muspellheim prennent la mer à bord du bateau Naglfar, conduit par Loki. Le géant du feu Surt vient par le sud. Le sol s’ébranle et le ciel se fend.                                                                                                                                                           

53. Frigg apprendra avec tristesse que Fenrir a dévoré son mari. Freyr combattra Surtr.                                                          

54-58. Plus tard, Vidar tuera le loup. Thor combattra le serpent du monde et mourra ensuite, après avoir fait neuf pas. Le monde vacillera et le feu le recouvrira.                                                                                                                                        

59-66. Puis, à nouveau, Idavoll deviendra verte. Les Ases s’y rassemblent et se remémorent ces événements. Ils retrouveront les tables d’or. Höd et Baldr reviendront du séjour des morts. Tous viendront habiter à Gimlé. Nídhögg redescendra de Nidafjöll et survolera les plaines en portant des cadavres sur ses ailes.

 

tumblr_lcck6bhnvg1qer9b0o1_500-225x300 dans TextesL’Edda poétique rassemble aussi le Hávamál les dits du Très Haut - Odin lui-même donnant conseille aux hommes avant de découvrir les runes, le Grímnismál les dits de Grímnir - une de nombreuses apparences d’Odin , Baldrs draumar - mythe de la mort du dieu Ase de la lumière, de la beauté, de la jeunesse et de l’amour,Thrymskvida - vol du marteau de Thor par le géant Thrym et sa récupération. Et bien d’autres poèmes et récits mythologiques. Les poèmes épiques, seconde composante de l’Edda, racontent davantage d’épopées de héros et de peuples.       

Dans les autres textes de la poésie scaldique, l’on retrouve Völsunga saga, saga légendaire nordique racontant l’histoire du clan Volsung au cours des générations, et la Saga des Ynglingar qui est la première partie de l’Heinmskringla, histoire des anciens rois nordiques.

 

 

 

 La légende de Beowulf, héro scandinave du VIè siècle, est inscrit dans l’Edda épique. Dans celle – ci est narré son histoire, ses combats et ses batailles.

«  » Beowulf, le plus ancien poème en langue anglaise, est un récit de 3000 vers faisant état d’une bataille censée se dérouler au 6ème siècle, mais dont les historiens n’ont pu établir l’existence. Bien que l’essentiel de l’histoire se déroule au Danemark, elle fut relatée par les Anglo-Saxons du nord de l’Angleterre, deux siècles plus tard. Ces derniers ne se considéraient pas comme des Anglais, mais comme des Vikings. Tous leurs héros étaient scandinaves.
On ignore l’auteur de Beowulf. Le poème, écrit sur parchemin, fut ensuite copié et recopié durant deux siècles. Dans les années 900, il fut collecté dans un volume qui contenait également une vie de Saint Christophe, des anecdotes fantaisistes sur l’Orient, une lettre attribuée à Alexandre le Grand, etc. Ce livre fut partiellement détruit en 1731, dans l’incendie de la Bibliothèque Cotton, le plus grand fonds de littérature médiévale. Plusieurs passages ayant subi d’irréparables dommages, le texte n’en parut que plus obscur aux exégètes, déjà passablement déroutés par la structure de l’ensemble, les particularités de la versification scandinave et le mélange de thèmes païens et chrétiens.
Il fallut attendre le vingtième siècle pour voir Beowulf réhabilité et réinterprété par J.R.R. Tolkien : le poème, expliqua-t-il, n’est pas l’histoire composite d’un jeune héros qui triomphe de divers monstres, puis celle, sans lien apparent, d’un vieux roi qui meurt en combattant un dragon. C’est une seule et même histoire : celle d’un homme qui, revenu de sa tumultueuse jeunesse, organise sciemment sa propre mort. Sans cette magistrale relecture, Beowulf n’intéresserait plus qu’une poignée de médiévalistes. «  »

L’histoire de Grendel et Beowulf

Chaque nuit, une épouvantable créature appelée Grendel se rend au palais du roi Hrothgar et dévore les hommes qui s’y trouvent. Malgré les guerriers du plus grand courage qui s’interposent à Grendel, tous périssent. Arrive alors Beowulf qui fait la promesse à Hrothgar d’éloigner du pays le péril qu’est la bête. Grendal fait alors une nouvelle apparition au château et, bien qu’invulnérable, Grendel fut capturé par Beowulf et ne parvint à se libérer de sa puissante étreinte qu’au prix d’un bras.  Mortellement blessé, Grendel ne put que rejoindre le lac tout proche pour s’y éteindre.                                                                                                                                                                  

Très satisfait par la force et le courage de Beowulf, Hrothgar le couvrit de cadeaux car son royaume était maintenant débarassé de toute menace. La faute que Beowulf et Hrothgar ont commise fut d’oublier la mère de Grendel, créature bien plus redoutable encore. Elle vint alors chercher vengeance et fit d’autres victimes.

Beowulf se mit à sa poursuite, la suivit dans un lac et plongea jusqu’à la caverne qui lui servait de repaire. Au cours du combat qui s’ensuivit, Beowulf s’aperçut que son épée lui était inutile et impuissante face à un tel monstre. Fort heureusement il eut la chance, tout comme Arthur, de trouver une autre arme magique dans l’eau et l’utilisa pour achever sa victoire sur la mère de Grendel.

Ayant une nouvelle fois sauvé le royaume du roi Hrothgar, Beowulf rentra chez lui dans le sud de la Suède, où régnait son père, un souverain populaire. Mais un dragon attaqua le pays. Parti avec douze compagnons pour tuer le dragon, tous sauf un l’abandonnèront à la vue du Dragon, terrorisés. Beowulf, aidé de son fidèle Wiglaf, le seul qui réussit à dominer sa peur grâce à sa fierté et sa fidelité, ira défier le ver dans son antre, triomphera mais y laissera lui-même la vie.

Par Brunhilde

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Dieux Scandinaves

Posté par europeanwolf le 8 juillet 2012

Dieux Scandinaves odin   Thor-par-Doepler-1

Agnar : Le fils adoptif de Freya, exilé au pays des géants, qui finit par recouvrer ses droits. 

Andhrimnir : Cuisinier du Walhalla. 

Anneau des serments : Donne le pouvoir sur les neuf mondes, détenu par la belle géante Gerda et conquis par Odin. 

Asaheim : Le monde des dieux Ases. 

Ases : Dieux de l’Asgard qui succèdent au règne des géants du givre. 

Asgard : (enclos des Ases) Demeure des dieux Ases. 

Ask : Le premier homme créé par les dieux, ancêtre des hommes du Mitgard avec sa compagne Embla. 

Audumbla : Vache sacrée qui nourrit le géant Ymir, à l’origine de la création. 

Aurgelmir : Autre nom du géant Ymir. 

Baldr : Fils d’odin et de freya, dit Baldr le Brillant parce que sa présence dégage de la lumière. Il est tué par son frère Hoder sur les conseils de Loki. 

Baugi : Frère du géant Suttung, qui vole l’hydromel de la poésie. 

Bergelmir : Petit-fils d’Ymir, qui survit a la disparition de la race des géants du givre. 

Bestla : Géante, femme du dieu Bor et mère d’Odin. 

Bifrost : Le pont arc-en-ciel qui mène vers l’Asgard. 

Bilskirnir : Halle, palais du dieu Thor. 

Bodu : L’une des deux coupes où est recueilli le sang sacré de Kvasir. 

Bolverk : Nom que prend Odin l’orsqu’il se rend chez le géant Baugi, dans sa quête du « don de poésie ». 

Bor : Dieu, fils de buri, époux de Bestla et père d’Odin. 

Bragi : Dieu de la poésie et grand ancêtre des scaldes, les bardes nordiques. Il est aussi l’époux d’Idunn, la déesse aux pommes d’or. 

Brokk : Nain forgeron, frère de Eitri, qui fabrique de nombreux objets magiques pour les dieux de l’Asgard. 

Buri : Premier dieu, père de Bor et grand-père d’Odin. 

Draupnir : L’anneau d’Odin, qui produit un nouvel anneau toutes les neuf nuits. 

Einherjar : Guerries tués au combat qui sont reçus par Odin au Walhalla. 

Elfes : Êtres a »riens, faits de légèreté et de lumière. Ils sont dits elfes blancs ou elfes noirs, selon qu’ils ont fait le choix de la lumière ou des ténèbres. 

Embla : La première femme, créée par Odin, née de l’arbre sacré. 

Fenrir : Loup monstrueux qui brise ses liens au moment du Ragnarök, le crépuscule des dieux. 

Fialar : Le nai qui tu le sage Kvasir, avec la complicité de Galar. 

Freyr : Fils de Njord et frère de Feya, dieu de la Fertilié. 

Freya : Déesse de l’amour et épouse du dieu Odin. Elle partage avec Odin la moitié des gueriers morts au combat. 

Fulla : Servante de Freya, elle lui sert de messagère. 

Galar : Le nain qui tue Kvasir, avec Fialar. 

Garm : Chien monstrueux gardant l’entrée du monde souterrain de Hel. 

Geirrod : Fils du roi Hraudung, et fils adoptif d’Odin. 

Gerda : Reine des glaces, convoitée par Odin qui se présente à elle comme Skirnir l’envoyé du père des dieux. 

Geri : L’un des deux loups d’Odin, avec Freki. 

Gnungagap : L’abîme béant, le gouffre d’avant la création où apparaissent le monde du feu (Muspellheim) et le monde de la glace (Niflheim). 

Gjallar : Pont qui mène à Helheim, le pays des morts. 

Gjallarhorn : Corne d’appel du dieu Heimdall, le gardien du pont Bifrost. 

Gleipnir : Nom de la chaîne spécialement fabriquée par les nains et qui sert à ligoter le loup Fenrir. 

Grim : Le « dieu masqué », l’un des multiples noms d’Odin. 

Gullinbursti : Le sanglier d’r offert par les nains. 

Gungir : Le javelot d’Odin, fabriqué par les nains. 

Hati : Le loup qui poursuit le lune pour la dévorer. 

Heimdall : L’Ase blanc, gardien du pont Bifrost. 

Hel : Gardiene du monde des morts indignes. 

Hlidskalf : Haut siége d’Odin, le trône à partir duquel il observe les neuf mondes. 

Hodmimir : Forêt où se réfugient Lif, « la vie », et son compagnon arès le Ragnarök. 

Hrym : Le géant qui conduit le navire Naglfar montant à l’assaut de l’Asgard, au moment du Ragnarök. 

Hugi : Il bat Thor dans une épreuve de course à pied. 

Hugin : (réflexion) L’un des deux corbeaux d’Odin, avec Munim (mémoire). 

Hvergelmir : Source qui se trouve dans Nifheim et qui donne naissance à douze rivières. 

Idavold : Le lieu de réunion des dieux dans Asaheim. 

Idunn : Epouse du scalde Bragi. Elle est la gardienne des pommes d’or de la jeunesse. 

Jotunheim : Le pays des géants de la glace. 

Keningar : Roi des elfes noirs, fils du Roi Gofuld. 

Kvasir : Dieu de la sagesse et de la poésie, tué par les nains Fialar et Galar. 

Lif : La femme nouvelle, qui survit au chaos du Ragnarök avec son compagnon Lifthrasir. 

Lifthrasir : Compagnon de Lif qui survit au crépuscule des dieux. 

Loki : Dieu du feu, instable, l’un des plus beau de l’Asgard, choisi par Odin pour devenir l’adversaire des dieux. 

Mani : La lune. 

Mitgard : Le pays des hommes, séparé du monde des dieux par le pont Bifrost. 

Mjolnir : Marteau de Thor, fabriqué par les nains de la montagne. 

Munim : L’autre corbeau d’odin. 

Muspellheim : Le monde du feu, situé ausud, où règne le géant Surt. 

Myrkvid : Forêt sombre qui sépare le monde des géants du monde des dieux. 

Naglfar : Navire construit avec les ongles des morts et piloté par le géant Hrym. 

Nains : Êtres bienveillants ou maléfiques qui vivent dans les entrailles de la montagne, fabriquant des objets magiques d’une grande puissance. 

Nari : Fils de Sigyn et de loki, ce dernier est enchaîné par Odin avec les intestins de son propre fils. 

Niflheim : Monde du brouillard et du froid. C’est également le monde des morts et le domaine soterrain de hel. 

Njord : De la race des Vanes, dieu maritime, protecteur des marchands, époux de la belle géante Skadi. 

Noatun : La halle de Njord, située au bord de la mer. 

Nott : La nuit, avec laquelle les nordiques et les celtes d’Europe commence l’année. Le décomte du temps se fait en nuits et non en jours. 

Odin : Fils du dieu Bor et de la géante Bestla, père des dieux de l’Asgard. Il détient la sagesse et la connaissance des runes. Grand voyageur, grand maître dans l’art de la ruse et du déguisement, il se déplace dans les neu mondes sous différentes formes. 

Odroerer : Chaudron où les nains Fialar et Galar recueillent le sang de Kvasir qui devient le breuvage de poésie. 

Ragnarök : Crépuscule des dieux, embrasement final du monde, qui sera suivi par un renouveau. 

Rati : Vrille qui sert à percer la caverne du géant Suttung. C’est ainsi qu’Odin atteint la salle du trésor, séduit Gunnlod, la fille du géant, et s’empare du breuvage de la poésie, appelé depuis « boisson des Ases », ou « sang de Kvasir ». 

Rügen : Le roi des nains de la montagne, les cousins ténébreux des elfes des forêts. 

Saga : Elle reçoit Odin dans son palais de Sokvabek et lui raconte les anciennes histoires. 

Sif : Belle déesse, épouse du dieu Thor, remarquée par sa ongue chevelure blonde qui fait naître un perpétuel été dans l’Asgard. Loki coupe la chevelure splendide de Sif, et l’hiver tombe sur les neuf mondes. 

Skadi : Fille du géant Thiazi tué par Odi. Elle est aussi la déesse des neiges, qui glisse à skis, son arc e chasse à l’épaule. 

Skirnir : Messager d’Odin. En vérité l’un des noms d’emrunt qu’utilise le père des dieux pour reconquérir Gerda, la reine des glaces. 

Skol : Loup qui poursuit le soleil pour l’avaler.

Skrymir : Géant qui ose défier Thor.

Skuld : L’une des trois Nornes qui président au destin. 

Sleipnir : Le cheval à huit pattes du dieu Odin. 

Sokvabek : La résidence de Saga, déesse de l’histoire, où elle encontre Odin le voyageur. 

Son : Une des deux coupes dans lesquelles les nains recueillent le sang sacré de Kvasir. 

Surt : Géant du feu, gardien de Muspellheim, le monde du sud représenté par un volcan. 

Suttung : Géant qui vole l’hydromel de la poésie. 

Svainn : Le bouclier qu’Odin place devant le soleil pour que la terre ne soit pas brûlée. 

Tanngnjost : L’un des deux boucs tirant le char de Thor. 

Tanngrisnir : Le deuxiéme bouc tirant le char de Thor. 

Thiazi : Géant tué par Loki à la suite du vole des pommes d’or. 

Thor : Dieu de la force guerrière, fils d’Odin, qui combat les géants avec le redoutable marteau Mjolnir. Il se manifeste par le roulement du tonnerre et le feu des éclairs. 

Thurse : L’autre nom des géants du givre. 

Troll : Nom donné aux géants dans les croyances de l’Europe du Nord. 

Tyr : Dieu de la justice et du courage. Il sacrifie l’une de ses mains dans la gueule du loup Fenrir pour que le monstre puisse être ligoté. 

Urd : Une des trois Nornes du destin. 

Vala : Nom des prophétesses, souvent en transe, qui communiquent les mystères aux hommes et aux dieux – comme celle qui récite la Voluspe, le premier chant des Eddas scandinaves, où sont annoncés les épreuves d’Odin, la découverte des runes, et le chaos cosmique du Ragnarök. 

Vanaheim : Le territoire des dieux Vanes. 

Vanes : Dieux de la protection, du plaisir, de la fertilité, des marchands et des cultivateurs. En guerre contre les Ases, l’autre famille des dieux, ils finissent par faire alliance avec eux. 

Vegtam : Nom que prend Odin quand il interroge la Vala avant la mort de Baldr. 

Vervandi : La troisiéme des Nornes du destin. 

Vidar : Fils d’Odin, surnommé le silencieux, qui venge la mort de son père. 

Vigrid : La plaine ou se déroulent les combats du Ragnarök. 

Walhalla : La halle des occs où Odin et ses Walkyries recoivent les héros tombés au combat. 

Wyrd : La divinité supérieure aux dieux, le destin, qu’ils ne doivent pas subir mais assumer, dans l’action, les pensées, le choix des actes, pour ne faire qu’un avec sa course. 

Yggdrasil : Le frêne sacré, à la fois arbre de vie et axe du monde. 

Ymir : Le géant primordial, né de l’abîme Ginungagap, tué par Odin et ses deux frères Vili et Vé. Le corps du géant de l’origine sert a créer les neuf mondes qui forment l’univers.

 

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