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Les cadeaux de Noël : rite germains

Posté par europeanwolf le 25 décembre 2013

Aujourd’hui, le 25 décembre, nous aussi, païens et païennes, nous nous réunissons en ce jour de décembre. Après un solstice d’hiver marquant la fin d’un cycle et le début d’un autre, nous partageons un repas chaud et des cadeaux avec nos proches.

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Chez les Scandinaves, c’est le moment de l’année où Heimdall, de son trône situé au pôle Nord, accompagné des Æesirs revient visiter ses enfants : les descendants de Jarl. Ils visitent ainsi chaque foyer pour récompenser ceux qui ont bien agi durant l’année, et laissent un présent dans leur chaussette. Ceux ayant mal agi voyaient à l’aube leur chaussette emplie de cendres.

Dans les traditions païennes celtiques, c’est le bonhomme hiver qui apparait à Yule, ancêtre du Père Noël. Le bonhomme vert, le « green man » est le principe masculin de la nature ; il pourrait être Merlin.

D’une certaine manière et selon les rites de chacun, le Père Noël peut avoir plusieurs apparences, mais l’essentiel reste que nos chères têtes blondes continuent à croire en la magie de ces fêtes afin que nos légendes européennes perdurent.

Par Brunhilde

Publié dans Célébrations | 2 Commentaires »

Solstice d’hiver

Posté par europeanwolf le 22 décembre 2013

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Cela fait quelques temps que nous n’avons pas pu mettre notre blog à jour, mais cela n’empêche pas les Europeanwolf de continuer sans cesse le combat !

Samedi soir, en l’honneur du solstice d’hiver, l’occasion nous a été donnée de voir bon nombres de nos camarade. Nous étions une bonne trentaine d’amis, venus de loin pour certains afin de célébrer le retour du roi Soleil dans nos vies et nos cœurs. Nous étions ravis de revoir certaines personnes que l’on ne peut malheureusement pas voir souvent, et heureux de partager une fois de plus une célébration avec ceux que nous côtoyons régulièrement.

Une fois tous les convives réunis, nous avons pu écouter nos hôtes débuter la cérémonie d’ouverture en allumant la traditionnelle tour de Yule, ainsi que les trois bougies (une pour nos amis disparus, une pour les camarades qui ne peuvent pas être présents à nos côtés durant ce solstice, et enfin, une bougie en l’honneur des futurs bambins qui un jour perpétueront les anciennes traditions européennes comme nous le faisons). Après cet instant solennel, un solo de cornemuse et un Chant de fidélité ont définitivement lancé cette magnifique soirée. Les entrées et les plats se succèdent, plus savoureux les uns que les autres. C’est avec délectation que nous avons apprécié des terrines de sanglier, du saucisson artisanal, des salades aux couleurs vives, des tartiflettes, des soupes à l’oignon et au potiron,… Le tout arrosé du cidre de Yule, de délicieuses bières artisanales, elles aussi, et de vin venus des différentes régions de nos amis. Les chants ont duré toute la nuit et ne cessent que lorsque les chanteurs reprennent des forces avec quelques mets ou du bon vin. Les plus doués de nos camarades nous amusèrent en prenant leur rôle de « saltimbanques » très au sérieux. C’est avec un grand plaisir et beaucoup d’amusement que nous avons profité de pouvoir chanter en étant accompagnés de ses musiciens d’un soir.

A minuit, la deuxième partie de la cérémonie fut entamée : le dieu Soleil repris le dessus sur les ténèbres, et nous le saluons une fois encore. Le chant des Oies sauvages entamé, la soirée peut se poursuivre jusque tard dans la nuit pour les plus vaillants.

 

Nous remercions nos amis pour leur accueil plus que chaleureux. Et se fut, sans nul doute, la meilleur des fêtes païennes qui nous ai été donné de faire, et cela grâce à tous nos amis présents.

Par Irmin

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Semaine Germanique

Posté par europeanwolf le 18 août 2013

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Lundi :

Dans le cas du Lundi tout comme pour le dimanche, l’analyse étymologique des différentes langues germaniques montre de manière claire et nette que le Lundi était dédié à la lune. Voici quelques exemples:
– en anglais Monday vient de l’ancien anglo-saxon « mōndæg », qui signifie « jour de la lune »
– en allemand Montag vient du vieux-haut-allemand « mānetag », qui signifie « jour de la lune »
– en néerlandais Maandag vient du moyen-bas-allemand « mānendach », qui signifie « jour de la lune »
– en vieux-frison « mōnadeig », signifie « jour de la lune »
– en norvégien Måndag vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
– en islandais Mánudagur vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
Dans le monde romain, le Lundi vient du latin « lunae dies » qui signifie lui aussi « le jour de la lune ».

Pour la figure mythologique masculine Mani, personnification littéraire de la lune dans les Eddas, valent les mêmes remarques que pour Sunna-Sól (voir le « dimanche »). Ici aussi il semble s’être produit un glissement linguistique des genres. On peut donc accorder selon toute probabilité que la figure divine originelle de la lune était féminine, et non masculine. Les études comparatives indo-européennes tendent fortement à conforter cette théorie.

Le symbolisme de la lune se rattache à la troisième fonction indo-européenne, celle de production-reproduction. Dans le panthéon germano-nordique cette fonction est principalement sous la gouverne des Dieux et Déesses Vanes. La symbolique rattachée à la lune comporte cependant une nuance qui la différencie de la plupart des Divinités chtoniennes de la fonction production-reproduction. Ces Divinités relèvent de forces divines liées à la terre et au monde sous-terrain, alors que la lune relève de forces célestes.
La lune avec ses aspects changeants, règne sur un monde d’obscurité, de ténèbres et de mystères. L’obscurité nous renvoie ici au monde occulte de la connaissance cachée, celle qui se transmet de génération en génération, véritable miroir d’un âge d’or perdu. L’aspect féminin lié à la lune se retrouve dans une image bien connue: un cycle de menstruation chez les femmes est de 28 jours, celui du cycle lunaire est de 28 jours également. Rien n’est dû au hasard, tout est relié, et le fait qu’un parallèle si fort puisse exister entre la femme et la lune relève d’une connaissance mystique très ancienne.

Dans la tradition populaire germanique il existe la conception que tout ce qui doit germer et croître, doit être commencé ou être réalisé pendant la phase de la lune croissante. Ceci concerne aussi bien le travail de la terre que les grands changements dans la vie. Les enfants nés pendant la lune croissante avaient la réputation d’avoir une croissance particulièrement heureuse. De plus, le rituel pendant lequel les anciens donnaient officiellement un nom à l’enfant, se tenait de préférence pendant la période de lune corissante. Une certaine force relie aussi la lune et certaines plantes médicinales, qui ont des vertus plus prononcées lors de cette même phase lunaire. Les anciennes traditions du folk-lore (sagesse populaire) prêtaient à la lune des pouvoirs curatifs bien spécifiques.
La même conception se retrouve dans le monde agricole où les semences de certains légumes devraient se faire en période de lune croissante. Il est intéressant d’ailleurs de relever au passage que le sagesse populaire dit que les légumes qui grandissent dans la terre devraient être plantés avec la lune décroissante, alors que les légumes qui grandissent à l’air libre devraient être plantés pendant la lune croissante. Cette relation est très instructive car elle tend à démontrer une relation entre « décroissant » et « terre » (aspect chtonien), et une relation entre « croissant » et « céleste ».
La nouvelle lune et la pleine lune étaient quant à elles considérées de deux manières différentes: tantôt comme le début d’une lune croissante, donc comme un symbole chargé de forces positives, tantôt comme la fin d’une lune décroissante, donc chargée de forces négatives.

Ce double aspect de la lune se reflète parfaitement dans la croyance populaire germanique liée au Lundi. Si le Lundi est en période de lune croissante, alors toute nouvelle entreprise durable sera enrichie d’une croissance certaine. Par contre il est fortement déconseillé d’entreprendre quoique ce soit en phase de lune décroissante. Il était entre autres recommandé de ne pas faire de transactions monétaires ce jour-là ; il valait donc mieux ne rien acheter un Lundi. Ce dernier aspect a très sûrement influencé certaines régions qui ont fait du Lundi un jour de mauvaise augure, réputation qui perdure jusqu’à nos jours.

Mardi :

Le mardi dans les traditions germano-nordiques est dédié au Dieu Tiwaz-Týr. Ce Dieu avant d’être détrôné par Wodan-Odin lors des grandes migrations, était celui de la fonction souveraine, la première fonction indo-européenne. Son étymologie se rattache aux autres grands Dieux souverains des Indo-Européens: Zeus (Grecs), Jupiter (Romains), Teutatès (Celtes), Dyaus Pitar (Indo-Aryens). Ces étymologies indo-européennes renvoient à la notion de « Père céleste du Jour ». C’est ce nom antique qui a donné des termes modernes comme diurne, dieu, día. Chez les Germains son nom se retrouve sous plusieurs formes: Tiwaz (proto-germanique), Tiw (anglo-saxon), Tius / Ziu (Germains continentaux du sud), Týr (Germains septentrionaux – Vikings).

L’inscription du célèbre altar frison avec l’inscription dédiée à Mars Thingsus démontre la relation qui existait entre le Dieu Tiwaz et le Thing (voir lien à la fin). Ce Thing, écrit normalement « þing » (Th=þ), était le terme pour désigner les rassemblements sacrés des Germains pendant lesquels se réglaient les affaires de justice de la communauté. Le grand rassemblement de plusieurs clans se nommait quant à lui « Allthing ». Les questions juridiques étaient débattues pendant ces þing jusqu’à ce que les hommes libres et les nobles du clan décident de la sentence à rendre. C’est ainsi donc que la souveraineté du þing sacré était complètement vouée au Dieu Tiwaz-Týr. Ce mot de þing a de plus une relation étroite avec les termes modernes de Thing (en anglais) ou Ding (en allemand). Ces termes se traduisent par le mot français « chose ». Pour dire qu’on traitait les affaires de justice, on disait avant qu’on allait traiter les « choses du þing », et c’est ainsi que le mot « þing » et le mot « chose » ont fusionné dans les langues germaniques.

Mais revenons à présent au Mardi et à ses différents noms dans les langues germaniques:
– Dienstag en allemand vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »
– Tuesday en anglais vient de l’ancien anglo-saxon « Tiwesdæg », qui signifie « le jour de Tiw »
– Zischtig dans les dialectes du sud de l’Allemagne vient de l’alaman et du vieux-haut-allemand « Ziostag », qui signifie « le jour de Ziu »
– Tirsdag en danois vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Tysdag en norvégien vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Dinsdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »

Les Romains dans leur interpretatio romana avaient comparé le Dieu Tiwaz-Týr à leur Dieu de la guerre Mars. C’est la raison pour laquelle le Mardi dans les langues latines vient de « Dies Martis » qui signifie le jour de Mars.

Chez les Germains le Mardi était donc le jour pendant lequel on préférait régler les affaires juridiques. Cette conception s’est maintenue très longtemps étant donné qu’encore au 19è siècle dans certaines régions, les gens qui devaient passer en justice souhaitaient le faire un Mardi. Certains refusaient même un jugement qui ne soit pas rendu un Mardi. Cela remonte bien-sûr à l’ancienne notion du þing pendant laquelle le Dieu Tiwaz-Týr pouvait donner la victoire dans les questions juridiques. Les mariages aussi étaient favorables s’ils étaient célébrés un Mardi. Ici c’est particulièrement l’aspect contrat du mariage qui est favorisé par le Dieu. Commencer un nouvel office un Mardi était recommandé par la sagesse populaire, car tout ce qui est initié par un contrat tombe sous la protection de Tiwaz. On croyait aussi qu’il fallait commencer les travaux des champs ou du jardin un Mardi. De plus, le temps qu’il fait le premier Mardi du mois, est celui qui indique le temps qu’il fera le reste du mois. Dans cette dernière sagesse populaire, on retrouve la très ancienne conception du Dieu Tiwaz dans son aspect souverain de « Père du ciel ».

Après avoir bouclé ainsi tous les jours de la semaine dans la tradition germanique, il est à remarquer au passage que tous les noms de la semaine font référence à des forces célestes. À aucun moment il n’est fait référence aux Divinités chtoniennes, celles liées à la terre. Ceci pourrait être expliqué par l’ancienne conception cosmique des Indo-Européens.

Mercredi : 

Le nom de ce jour de la semaine ne s’est pas conservé de la même manière dans les langues d’origine germanique. Mais suffisamment a survécu pour pouvoir affirmer sans doute aucun, que le mercredi était le jour du Dieu Wodan – Odin. 
- Wednesday en anglais vient de l’anglo-saxon ancien Wodnesdaeg (le jour de Wodan)
- Woensdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand Wodensdach et Wunsdag (le jour de Wodan)
- Onsdag en danois vient du norrois Óðinsdagr (le jour d’Odin).

Par contre des langues germaniques comme l’allemand ou l’islandais ont subi les foudres de l’inquisition chrétienne qui n’ont pas permis que le souvenir du Dieu survive dans la langue courante. Les chrétiens firent du mercredi « le jour du milieu de semaine » en référence à la tradition juive qui fait débuter la semaine le dimanche, alors que la tradition païenne héritée du calendrier romain, fait commencer la semaine le lundi. C’est ainsi que mercredi (milieu de semaine) en islandais se dit Miðvikudagur, et en allemand Mittwoch. 

Wodanesdag en germanique commun nous renvoie donc au Dieu Wodan (Odin). Dans les traditions populaires qui ont survécu au moyen-âge chrétien, le mercredi semble avoir revêtu un aspect plutôt négatif, voire même très négatif. La question qui se pose aussitôt est de savoir si cet aspect négatif du mercredi est dû à la christianisation ou bien s’il est dû au côté obscur que possède la figure du Dieu Wodan. Personnellement je pencherais plutôt pour la 2è option, car en effet ce Dieu possède un côté parfois difficile à suivre, ce qui le rendait incertain et pas toujours digne de confiance auprès du peuple. Wodan-Odin était plus un Dieu de l’élite aristocratique que du peuple. Mais par ailleurs, il est fort possible aussi, que le christianisme ait rajouté une bonne couche afin d’éloigner le peuple de ses racines païennes. 

Dans les traditions populaires, le mercredi est parfois nommé le jour de malheur. C’était un jour pendant lequel il ne fallait entreprendre rien de nouveau. Se marier un mercredi était par exemple fortement déconseillé. Déménager un mercredi n’apportait que du malheur. Se rendre en voyage ce jour-là était s’assurer un voyage compliqué et plein d’embûches. Il était aussi recommandé de ne pas faire de pain un mercredi, et de ne pas aller aux champs. Se laver les cheveux ou se couper les ongles ce jour-là, étaient également vu comme un acte de mauvaise augure. Tout semble indiquer qu’il ne fallait en fait rien entreprendre du tout un mercredi. 

Jeudi : 

Dans toutes les langues germaniques s’est conservé l’origine païenne du nom du Jeudi. Il est incontestablement lié au Dieu Donar-Thunor-Thor. Le grand Dieu germanique de la foudre et ennemi des Géants du chaos a donné son nom à ce jour de la semaine. Voici quelques exemples du nom de Jeudi dans les langues germaniques:
– en anglais: Thursday (Þūnresdæg en anglo-saxon ancien)
– en allemand: Donnerstag (Donar chez les Germains continentaux)
– en néeralndais: Donderdag (Dondresdag – Donars Dag)
– en danois: Torsdag (Thors Dag)
– en vieux frison: Thunersdei

Dans la tradition populaire germanique, le jeudi a conservé une notion de jour de fête et de réjouissance. C’était un jour pendant lequel on faisait des offrandes aux Esprits du foyer et aux Esprits des arbres. Le jeudi était particulièrement propice pour le mariage. On se souvient que dans le paganisme germanique, le marteau de Thor, Mjölnir, servait à bénir les couples lors de la cérémonie de mariage. Par ailleurs, le jeudi était recommandé pour tout ceux qui voulaient entreprendre quelque chose de nouveau. Le début d’un nouvel office ou bien un déménagement étaient consacrés par les forces positives et constructives liées au jeudi. Semer un jeudi était également très favorable pour la croissance des plantes. Soigner les hommes ou les animaux était propice si c’était réalisé un jeudi. Un cheval malade par exemple devait être conduit face au soleil d’un jeudi afin qu’il guérisse plus rapidement. Et enfin, dans le monde paysan, on disait que si un mois commençait par un jeudi, alors le temps resterait tout le mois durant tel qu’il a été le premier jeudi en question.

Le lien de Donar-Thor au Jupiter des langues latines est uniquement dû au fait que les deux sont maîtres de la foudre. Ces deux figures divines ne remplissent pas les mêmes fonctions selon les panthéons.

Vendredi :

La tradition populaire chez les Germains en fait un jour de grande chance. L’étymologie du nom dans les différentes langues germaniques nous renvoie à deux grandes Déesses du panthéon germano-nordique: Frigga et Freyja. 
Firgga est l’épouse du Dieu Wodan-Odin, elle est une Déesse céleste, elle est la gardienne des couples, celle qui protège le mariage et la descendance issue des ces unions. 
Freyja est plus une Déesse liée aux forces terrestres, chtoniennes, elle est l’image de la beauté et de l’amour. L’amour qu’elle représente est autant sexuel que sentimental. Elle domine aussi l’art du Seidr, la magie chamanique dans la culture nordique.

Voyons donc à présent le mot Vendredi dans les différentes langues germaniques:
– Friday en anglais, vient de l’ancien anglo-saxon « Frīġedæġ » qui veut dire « Jour de Frigg ».
– Freitag en allemand, vient du vieux-haut-allemand Frīatag, qui veut dire « Jour de Fria » À noter ici la ressemblance entre les noms Fria-Frea et Freyja. Cette ressemblance est certainement celle qui mène au glissement lingüistique entre la Frigga continentale (Fria-Frea) et la Freyja nordique.
– Vrijdag en néérlandais, vient également de Frīatag (jour de Frigga).
– Friggjar-dagr en norrois (langue parlée par les Vikings), qui veut dire « Jour de Frigga ». C’est en norrois justement que semble avoir eu lieu le glissement linguistique mentionné ci-dessus. Car le norrois a également le terme de frjá-dagr qui lui fait référence à la Déesse Freyja. Ce glissement n’est certainement pas dû au hasard, car il se pourrait que cette confusion soit volontaire afin de représenter les deux aspects d’un archétype de la Déesse. 
– Fredag en suédois, qui vient du norrois frjá-dagr (Jour de Freyja). 

Dans la tradition populaire le Vendredi est un jour qui apporte la chance et la paix. La christianisation forcée tenta d’en faire dans plusieurs régions, un jour de malheur. Cette tactique a malheureusement réussie en partie lorsqu’on pense au fameux « vendredi 13″. Le Vendredi était connu dans les traditions païennes des Germains pour être un jour très favorable à la magie liée à l’amour. Toute pratique magique afin d’obtenir des faveurs sentimentales ou sexuelles, était particulièrement puissante si elle était réalisée un Vendredi. Ce jour était recommandé pour celui ou celle qui voulait consulter la sagesse des runes dans des questions d’amour. C’est donc un jour très favorable pour former de nouveaux couples. 

Mais le Vendredi était également réputé pour sa force dans la pratique de la médecine. Cette médecine pouvait se présenter sous forme de traitement pratique par les plantes, ou bien de rites liés au Seidr, la magie chamanique nordique. Par ailleurs le Vendredi était recommandé pour se couper les cheveux ou les ongles. Les cheveux sont liés au symbolisme de force, alors que celui des ongles est lié à la nécessité et aux temps difficiles à surmonter. Les ongles étaient entourés d’un véritable rituel, car à une heure bien précise le Vendredi, il faillait les couper dans le sens suivant: main gauche, pied droit, main droite, pied gauche. En reliant ainsi les membres opposés du corps, on obtient un graphisme intéressant qui n’est pas dû au hasard: un X. Ce X pourrait bien être la rune Gebo, la rune du don, du sacrifice. Le nom nordique de Gefjon commence par une rune Gebo ; Gefjon est un des noms de la Déesse Freyja, il signifie « celle qui donne ». Ce rite permettait aussi d’éviter les maux de tête, d’oreille, ou de dents. 

Le Vendredi était généralement admis comme le jour propice pour entreprendre quelque chose de nouveau, comme s’il marquait le début d’un cycle nouveau. 

Samedi :

Le Samedi est un jour problématique lorsqu’on cherche à remonter à ses racines païennes. Les autres jours de la semaine ont conservé des traces étymologiques claires qui permettent de remonter à la source de la tradition polythéiste. Ce n’est pas le cas du Samedi. Cependant, quelques rares sources linguistiques que nous allons voir ci-dessous, permettent quand-même de faire certaines suppositions.

Dans presque toutes les langues d’Europe, le Samedi fait référence à une influence étrangère à nos racines polythéistes. Une influence énorme qui nous est venue avec l’arrivée du pire fléau culturel qu’aient connus nos ancêtres païens: le judéo-christianisme. En effet ce dernier introduisit au début, l’idée que le Samedi était le 7è jour de la semaine, le Shabbat de la religion juive. C’est le jour de repos du dieu des Juifs après qu’il ait soit disant créé le monde en 6 jours. Mais le judéo-christianisme changea rapidement de stratégie lorsqu’il s’implanta de manière durable en Europe et devint le christianisme catholique. Il usurpa encore une fois une tradition païenne en déplaçant le jour de repos du « seigneur », le shabbat des juifs, vers le dimanche des païens, le jour du soleil. Cependant, la notion juive liée au Samedi se conserva dans la plupart des langues européennes, favorisant ainsi la perte presque totale du sens originel de ce jour de la semaine pour nos ancêtres païens. Voyons quelques étymologies du Samedi:- Samstag en allemand remonte au grec sambatton-sabbaton, qui lui-même vient de l’hébreu Šabbatai, le jour du Shabbat juif. Il en va de même pour les termes français « samedi », espagnol « sábado », italien « sabato », roumain « sâmbătă », russe « суббота », etc…

L’anglais « Saturday » ou le néérlandais « Zaterdag » ont conservé une trace païenne du Samedi, mais elle n’est pas germanique, elle est romaine. Elle fait référence au Dieu Saturne. Il se pourrait donc qu’il ait existé un équivalent germanique au Dieu Saturne, mais trop peu d’indices permettent dans ce contexte de savoir lequel exactement. - Les langues scandinaves nomment le Samedi « lørdag » en norvégien et en danois, « lördag » en suédois, et « laugardagur » en islandais. Ces termes font tous références au bain. Les Vikings avaient l’habitude de prendre leur grand bain ce jour-là. On peut donc y voir un certain symbolisme, celui lié au bain: la purification, le renouveau, et par extension, le changement cyclique.

Et enfin, une dernière source nous donne une piste supplémentaire pour cerner un peu mieux le samedi dans la tradition germanique. En Allemagne, et surtout dans la partie nord, il existe un deuxième terme pour désigner le samedi, c’est celui de Sonnabend. Ce mot se traduit par « soir du soleil », crépuscule donc. C’est ce même mot d’ailleurs qui était d’usage chez les anciens Saxons de Grande-Bretagne: « sunnanæfen ». Ce crépuscule désigne en fait « la veille du soleil », car en effet le lendemain c’est le jour du soleil, Sunday. Au niveau symbolique, ceci marque encore une fois l’aspect cyclique. Un cycle va s’achever avec le dimanche afin de renaître avec le lundi. Comme veille du dimanche, avec sa conception de crépuscule-mort et renaissance, le Samedi possède des indices qui nous mènent à un épisode de la mythologie germano-nordique. C’est le mythe du Dieu Balder. Ce dernier comme Dieu de la lumière solaire, fut tué par le sournois Loki lorsque ce dernier dirigea la flèche du Dieu aveugle Höder. L’obscurité de Höder fut victorieuse de la lumière de Balder. Ceci déclencha le célèbre épisode du Ragnarök au bout duquel le Dieu Balder revint pour ouvrir une ère nouvelle, célébrant ainsi la victoire de la lumière solaire. Avec ce mythe nous sommes en présence d’un mythe qui célèbre le renouveau cyclique. Dans ce contexte le Samedi pourrait donc être vu comme le jour de la mort initiatique, celle qui est nécessaire pour renaître dans une gloire perpétuellement renouvelée.

Dimanche :

Le nom du Dimanche dans les différentes langues germaniques ne laissent aucune place au doute: le dimanche était dédié au soleil. Voici quelques exemples:
– en allemand Sonntag vient du vieux-hau…t-allemand « sunnun tag », qui signifie « jour du soleil »
– en anglais Sunday vient de l’ancien anglo-saxon « sunnandæg », qui signifie « jour du soleil »
– en néérlandais Zondag signifie « jour du soleil »
– en danois Søndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en islandais Sunnudagur vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en suédois Söndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »

Tout comme dans l’ancienne Rome où le Dimanche se nomme Dies Solis (jour du soleil), chez les Germains ce jour là est dédié à l’astre-roi: le soleil. Son symbolisme est très profond et remonte aux anciennes conceptions religieuses des Indo-Européens. Deux groupes de symboles en particulier se rattachent directement au soleil, ce sont ceux des roues solaires et des différentes formes du swastika. Voir liens à la fin pour une explication détaillée de ces symboles.

Dans les traditions païennes germaniques il existe une Déesse qui personnifie directement le soleil. Chez les Germains continentaux elle se nommait Sunna, et chez les Germains de la branche scandinave on l’appelait Sól. Selon plusieurs spécialistes, il s’agirait ici d’une création plutôt littéraire, c’est à dire que la figure même de cette Déesse ne serait pas d’une grande antiquité. Ceci pourrait peut-être expliquer pourquoi en allemand le mot « soleil » est du genre féminin. Un glissement lingüistique se serait ainsi produit sur la base de cette dérive littéraire. Pourquoi « dérive »? Car certains éléments démontrent qu’en proto-germanique et dans certaines langues dérivées, se conservaient le souvenir du genre masculin pour le soleil. Ce genre masculin est en effet bien plus logique lorsqu’on considère que dans la plupart des panthéons indo-européens, le soleil est toujours associé à une grande figure divine du genre masculin. Une des nombreuses preuves historiques par exemple sont les gravures rupestres du sud de la Scandinavie qui datent de l’âge du bronze, époque à laquelle les Indo-Européens s’implantent définitivement. Elles présentent des Dieux masculins parés du symbole du soleil. Le soleil est l’expression du Ciel-Père qui s’unit à la Terre-Mère.

Dans la tradition populaire, le Dimanche est le jour de chance par excellence. Tout ce que l’on entreprend ce jour là est appelé à réussir. En allemand il existe l’expression « das Sonntagskind », l’enfant du Dimanche ; cette expression se traduit en français par « l’enfant qui est né sous une bonne étoile », c’est à dire un enfant qui a beaucoup de chance dans la vie.
Les mariages ou encore les déménagements sont réputés comme bénis par la chance s’ils sont réalisés un Dimanche. Ce sont en fait tous les grands changements au cours d’un cycle de vie, qui sont bénis par la chance liée au soleil du Dimanche.

Certains rites anciens ont même pu survivre dans le folklore germanique, comme celui qui recommande de faire trois fois le tour d’un lieu sacré en se concentrant sur son son propos. Ce rite magique permet la connexion avec les forces solaires et d’activer l’énergie qui émane du souhait. Il était également coutume de croire que tout ce que l’on pouvait rêver durant son sommeil un Dimanche, avait de grandes chances de se réaliser. Par ailleurs la sagesse populaire disait que le temps qu’il fait un Dimanche est très probablement celui qu’il ferait le reste de la semaine. Le soleil a aussi de nombreuses connections avec certaines plantes médicinales pour lesquelles la cueillette était particulièrement recommandée un Dimanche ou bien lors des grandes fêtes solaires de l’année.

Sources: »Kleines Lexikon des Aberglaubens », Ditte und Giovanni Bandini

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Le samedi dans la tradition Germanique

Posté par europeanwolf le 17 août 2013

Le Samedi est un jour problématique lorsqu’on cherche à remonter à ses racines païennes. Les autres jours de la semaine ont conservé des traces étymologiques claires qui permettent de remonter à la source de la tradition polythéiste. Ce n’est pas le cas du Samedi. Cependant, quelques rares sources linguistiques que nous allons voir ci-dessous, permettent quand-même de faire certaines suppositions. 
Dans presque toutes les langues d’Europe, le Samedi fait référence à une influence étrangère à nos racines polythéistes. Une influence énorme qui nous est venue avec l’arrivée du pire fléau culturel qu’aient connus nos ancêtres païens: le judéo-christianisme. En effet ce dernier introduisit au début, l’idée que le Samedi était le 7è jour de la semaine, le Shabbat de la religion juive. C’est le jour de repos du dieu des Juifs après qu’il ait soit disant créé le monde en 6 jours. Mais le judéo-christianisme changea rapidement de stratégie lorsqu’il s’implanta de manière durable en Europe et devint le christianisme catholique. Il usurpa encore une fois une tradition païenne en déplaçant le jour de repos du « seigneur », le shabbat des juifs, vers le dimanche des païens, le jour du soleil. Cependant, la notion juive liée au Samedi se conserva dans la plupart des langues européennes, favorisant ainsi la perte presque totale du sens originel de ce jour de la semaine pour nos ancêtres païens. Voyons quelques étymologies du Samedi:- Samstag en allemand remonte au grec sambatton-sabbaton, qui lui-même vient de l’hébreu Šabbatai, le jour du Shabbat juif. Il en va de même pour les termes français « samedi », espagnol « sábado », italien « sabato », roumain « sâmbătă », russe « суббота », etc… 
L’anglais « Saturday » ou le néérlandais « Zaterdag » ont conservé une trace païenne du Samedi, mais elle n’est pas germanique, elle est romaine. Elle fait référence au Dieu Saturne. Il se pourrait donc qu’il ait existé un équivalent germanique au Dieu Saturne, mais trop peu d’indices permettent dans ce contexte de savoir lequel exactement. - Les langues scandinaves nomment le Samedi « lørdag » en norvégien et en danois, « lördag » en suédois, et « laugardagur » en islandais. Ces termes font tous références au bain. Les Vikings avaient l’habitude de prendre leur grand bain ce jour-là. On peut donc y voir un certain symbolisme, celui lié au bain: la purification, le renouveau, et par extension, le changement cylcique. 
Le samedi dans la tradition Germanique dans Célébrations an00126005_001_l-251x300
(dieu saturne)
Et enfin, une dernière source nous donne une piste supplémentaire pour cerner un peu mieux le samedi dans la tradition germanique. En Allemagne, et surtout dans la partie nord, il existe un deuxième terme pour désigner le samedi, c’est celui de Sonnabend. Ce mot se traduit par « soir du soleil », crépuscule donc. C’est ce même mot d’ailleurs qui était d’usage chez les anciens Saxons de Grande-Bretagne: « sunnanæfen ». Ce crépuscule désigne en fait « la veille du soleil », car en effet le lendemain c’est le jour du soleil, Sunday. Au niveau symbolique, ceci marque encore une fois l’aspect cyclique. Un cycle va s’achever avec le dimanche afin de renaître avec le lundi. Comme veille du dimanche, avec sa conception de crépuscule-mort et renaissance, le Samedi possède des indices qui nous mènent à un épisode de la mythologie germano-nordique. C’est le mythe du Dieu Balder. Ce dernier comme Dieu de la lumière solaire, fut tué par le sournois Loki lorsque ce dernier dirigea la flèche du Dieu aveugle Höder. L’obscurité de Höder fut victorieuse de la lumière de Balder. Ceci déclencha le célèbre épisode du Ragnarök au bout duquel le Dieu Balder revint pour ouvrir une ère nouvelle, célébrant ainsi la victoire de la lumière solaire. Avec ce mythe nous sommes en présence d’un mythe qui célèbre le renouveau cyclique. Dans ce contexte le Samedi pourrait donc être vu comme le jour de la mort initiatique, celle qui est nécessaire pour renaître dans une gloire perpétuellement renouvelée.
 
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Sources: »Kleines Lexikon des Aberglaubens », Ditte und Giovanni Bandin

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Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens

Posté par europeanwolf le 1 août 2013

Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce livre, malgré un titre assez subjectif et accueillant – car beaucoup plus d’auteurs jacobins and co qu’on ne pourrait le penser utilisent la supercherie du titre « tape à l’ oeil » afin de nous attirer dans leurs filets… Heureusement, ce ne fut pas le cas de cet ouvrage. La reliure, propre et soignée, s’illustrait de l’ amblême incontestable de Thulé, le soleil retrouvé des hyperboréns. C’est d’un geste enthousiaste et impatient que j’ouvris cette première de couverture pour y dévourvrir, sourire aux lèvres et pensées pour l’ auteur, qui de sa plume fine et appliquée, avait inscrit le numéro de tirage limité du livre. Une fois mon inspection terminée, je commença enfin la lecture. Très vite mon imaginaire et ma concentration furent mis à contribution, car Jean Mabire utilise ses talents de narrateur et nous livre les récits du voyage de Pytheas et de bien d’autres navigateurs. Première impression fascinante ; et les premières pages défilent au galot fou d’un étalon pure race. Enjoué de telles explications concernant les Pères de notre civilisation, j’ entame alors le second grand chapitre : la societe Thulé.
Les phrases s’accélèrent et me paraissent plus capitales les unes que les autres. Les thèmes mais très riches en information, et l’on parcourt la grande époque allemande, son destin infini et illuminé du soleil du Nord, puis sa descente plus rude que jamais. Arrivé au dernier grand  chapitre, l’auteur nous plonge soudain dans, ce qu’il appelle la « mort de Thulé », ou plutôt dans l’opposition du christianisme orientale au paganisme venu du froid islandais . Bref, vous l’aurez compris, ce livre est absolument indispensable au sein de sa bibliothèque. A tous ceux et celles qui veulent des précisions sur cette fameuse île de Thulé et sur nos lointain ancêtres les hyperboréens, à ceux et celles qui veulent connaitre le début de l’avènement du grand homme, ou encore aux païens qui se questionnent sur la main mise du christianisme en Europe ; ce livre et fait pour vous.
Ci-dessous nous vous livrons quelques pages qui nous semble instructives et nécessaire à une meilleure compréhension de cet ouvrage :

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  »Mon ami désirait préparer du café. Mais il repris le cours de son récit, sans écouter la chanson de sa bouilloire. Ce qu’il voulait maintenant me dire lui semblait tellement important qu’il en oubliait toute autre réalité que la révolution qui commençait en l’an zéro de notre ère. J’allais maintenant savoir comment devait mourir le monde des hyperboréens.
- La véritable lutte entre Rome et Thulé, ce n’est pas dans cette bataille d’Arminius qu’il faut la chercher, mais dans le choc entre deux univers totalement irréductibles l’un à l’autre : le paganisme et le christianisme. Si tu as lu Suétone autant que Tacite, tu n’as peut-être pas fait assez attention à un petit entrefilet, un simple fait divers. Vers 41, sous l’empereur Claude, des troubles sont provoqués a Rome par les sectateurs d’un certain Chrestos. Les romains portent peu d’intérêt a cette agitation. Tant de peuples vivent dans l’empire et tant de races grouillent dans la ville éternelle qu’ils ne vont pas s’affolé des clameurs d’une obscure secte juive qui prétend que le Messie est venu, qu’il est mort, qu’il est ressuscité et qu’il va libérer son peuple. De temps a autre, les légionnaires crucifient un agitateur dans une lointaine province. Celui-la ne leur a pas semblé plus dangereux qu’un autre. Depuis longtemps, des prophètes de carrefour annoncent la fin des temps et le jour du grand jugement. Personne ne prendra même au sérieux ce Paul de Tarce qui prétend désormais annoncer la bonne nouvelle non seulement aux juifs mais aux gentils et fonder ainsi une secte universelle qui recrute bien au delà de ses coreligionnaires de la Diaspora. Il faudra que des chrétiens soient soupçonnés d’avoir incendié Rome en 64 et détruit a 90% la capitale de l’empire, pour que Néron les prenne au sérieux et les traites avec quelques énergie.

Je voyais dès lors la nouvelle religion commencer son irrésistible ascension. Le terrain me semblait favorable. Une partie de la population n’est plus d’origine romaine – c’est-à-dire hyperboréenne – mais syriaque. Quand à la vieille foi païenne, elle a subi depuis longtemps une orientalisatioin qui l’a défigurée. Pour les âmes naïves, il n’est pas tellement difficile de passer de Mythra au Christ et de Cybèle à Marie. Les religions orientales répandues à Rome vont être au christianisme ce que les partis sociaux-démocrates seront au bolchevisme, au lendemain de la première guerre mondiale ; elles lui ouvrent la voie. Elevé naguère dans l’admiration d’un christianisme qui se voulait encore médiéval et toujours « triomphaliste », j’imaginais mal les débuts de la nouvelle foi. Les prédicateurs sont aussi des agitateurs. Ils font appel au ressentiment populaire et parlent de la venue du Messie comme de l’approche d’un  grand soir. Désormais « les premiers seront les derniers » et les esclaves remplaceront les fils de Thulé Le christianisme primitif se veut révolutionnaire et apocalyptique.

-         Ce qui est nouveau dans le christianisme, me dit mon ami, ce n’est pas sa doctrine. Les crédules en avaient entendu bien d’autres. Mais cette fois, on leur promet la révolution. Jamais aucune religion n’avait été aussi radicale, aussi intolérante pour les autres cultes, aussi violente contre les riches et les puissants. Pour les chrétiens, on ne peut plus servir à la fois le royaume de Dieu et l’empire de César. Ces prophètes qui annoncent le jugement vont rapidement recruter des fanatiques. Mais toujours dans les villes et les grandes cités romaines. Le message de la révolution reste assez incompréhensible dans les campagnes ou les paysans restent attachés aux vieux dieux hyperboréens du foyer. Mais, peu à peu, l’église, qui n’est encore qu’une vague confédération de « communautés de base » groupées autour de leu évêque, gagne du terrain. De tolérances en persécutions, les idées nouvelles s’infiltrent. On assiste à une fantastique inversion des valeurs : les esclaves convertissent leurs maîtres et les femmes leurs maris. Le christianisme constitue lentement mais tenacement, un véritable contre pouvoir. En 313, l’empereur Constantin, au lieu de barrer la route à la révolution, croit malin ‘en prendre la tête dans l’espoir fou de la contrôler. Il se convertit, en voulant faire preuve de libéralisme avancé ! Rome va en mourir et Thulé avec elle.

Quand le christianisme devient obligatoire sous peine de mort

 Je connaissais les terribles événements de l’année 355. Le christianisme devient obligatoire, dès le mois d’avril, et, au mois décembre, l’empereur décide que la peine de mort attend ceux qui refusent cette conversion. Désormais, l’Urbs et l’Orient s’identifient. La guerre entre romains et germains n’était qu’une querelle de famille. Maintenant commence la lutte impitoyable, et souvent mal comprise entre deux conceptions du monde antagonistes. Certes, l’empereur Julien verra le danger et deviendra à jamais l’Apostat par son retour à la vieille foi solaire de ses ancêtres. Mais il est trop tard. L’ « identité » romaine n’est plus visible dans les faits et elle ne mobilisera plus les cœurs. La religion de la croix remplace le culte du soleil. Tout, soudain, pour moi, changeait d’éclairage et les ténèbres remplaçaient la lumière du Nord. L’homme n’est plus libre. Toute sa vie n’est plus que soumission à la fatalité du péché originel et obéissance à la dictature de l’appareil clérical. Pour le converti, le vrai monde n’est plus le monde réel d’ici-bas, avec ses sources et ses bois, mais un au-delà où l’attendent d’inimaginables récompenses ou de terrifiants châtiments. Dans l’antique Hyperborée, chaque homme n’avait d’autre juge que lui-même ni d’autres lois que celles de son clan. Désormais, il existe un grand Juge extérieur et invisible. C’est un dieu de bonté et de haine, deux mots dont les hyperboréens comprennent mal le sens, car ils ne connaissent que le devoir, qu’ils baptisent destin (le wyrd), et l’honneur qui n’appartient qu’à eux. Odin le borgne qui est aussi Odin le sage, celui qui connaît le secret des runes, laissait naguère les hommes faire face, solitaires, à leur propre destinée. Désormais une sorte de père fouettard assis sur les nuages le remplace.

Je me trouvais au cœur même du problème qui me préoccupait depuis si longtemps. Thulé va être cachée puis détruite par les hommes de la nouvelle foi. L’Apocalypse, qui annonce l’arrêt total de l’histoire, remplace le Ragnarök, ce crépuscule des Dieux qui exalte au contraire l’éternel retour. Ce qui était essentiel, pour les hyperboréens, c’était la vie. Désormais, ce qui devient important, pour les chrétiens, c’est la mort, puisqu’elle ouvre la porte des seules « réalités » qui comptent.. Le paradis ou l’enfer. Les prophètes de carrefour ont réussi le grand renversement des valeurs. Il n’y a plus ni riches ni pauvres, ni maîtres ni esclaves, ni hommes ni femmes. Tous sont semblables, égaux et interchangeables sous le regard du nouveau dieu. »

 Par Irmin

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La flamme païenne

Posté par europeanwolf le 25 avril 2013

Ci-dessous un poème écrit de main de maitre par l’un de nos camarades :

Nous portons une flamme,
On la dit ancienne,
Elle est une âme,
L’âme Européenne.
 
Du nord à l’ouest , 
Des hommes se lèvent,
Du Sud à L’est,
Des bannières s’élèvent.
 
Partout on murmure,
Ils sont revenu,
Le retour des parjures,
Mais qui l’aurait cru.
 
Sortie des forêts et des montagnes,
Sortie de l’eau et de la brume,
Rêves des anciennes batailles,
Prières au claire de Lune.
 
Venu chasser le désert,
Briser le marchand,
N’ayant plus peur de leur enfer.
Unité des hommes de notre sang.
 
Un vieux chant a raisonné,
Celui des dieux Païens,
On les croyait oubliés,
Ils sont revenu mettre un terme au règne des chiens.
 
La flamme païenne dans Chants et Poèmes viking-warriors-1-231x300
 
Piral, ami des europeanwolf

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Poème de l’Europe païenne

Posté par europeanwolf le 2 mars 2013

 

            Par Maurice Rollet,

 

 

Je suis partout chez moi… l’Europe est ma patrie

Et les cent vingt drapeaux de toutes ses provinces

Décorent un royaume dont je serais un prince

Et m’escortent, serein, vers les dieux que je prie…

 

En quittant le Parnasse et marchant vers la plaine

Emportant avec moi l’oracle d’Apollon

Quand le soleil est d’ambre et mes souliers de plomb

Dans le cœur j’ai l’Olympe et je suis un Hellène.

 

Sur les plages du nord, dans les orgues du vent

Au « Zangfest » à Anvers, pèlerin à Dixmude

Chantant le plat pays,la Mathildeun peu rude

Je suis frère du grand Jacques, et j’ai le sang flamand.

 

Visiteur ébloui au milieu du Forum

Mon cœur battant au pas des glorieuses légions

Face aux dieux mutilés, l’ancienne religion

Me fait fils dela Louveet citoyen de Rome.

 

Dans la forêt profonde ou sur les bords du Rhin

A Hambourg, à Berlin, à Bayreuth, à Munich

L’âme transportée d’épopée, de musique

Tel Siegfried je porte l’armure d’un germain.

 

Quand le « Duende » m’embrase et que la feria chante

Quand les toros sont noirs sur le sable sang et or

Et quand la mort s’enroule au corps du matador

Je me sens hidalgo et l’Ibérie me hante.

 

Revenu au pays où dorment mes aïeux

En vieille terre de France, belle et douce à mes yeux

En retrouvant mon ciel, mes vignes et mon toit

Païen fier, résolu, je redeviens… Gaulois !

 

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Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.

Posté par europeanwolf le 6 janvier 2013

 

Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.  dans Célébrations roue-solaire-feu-272x300

 

 

La période de fêtes d’hiver nous précède. Pour la majorité d’entre nous, la célébration du slostice et le froid fraichement accompagné de flocons furent d’excellents moments passés en présence d’amis ou de la famille. Nos veillées païennes enrôlent les enfants, leurs parents ainsi que leurs camarades, dans un rite de joie et de convivialité sans égal. Sous le thème du retour du Soleil roi, le 22 décembre fut célébré dans les coutumes ancestrales, la nouvelle venue de Yule.

 

 

 

 

Nos fêtes sont organisées suivant le cycle naturel qui lie les hommes à l’évolution de la nature et au passage d’une saison à l’autre. Certaines permettent de célébrer dans l’abondance les greniers à nouveau remplis pour l’hiver, d’autres s’agissent d’accueillir la lumière renaissante (Imbloc), ou la fertilité de nos femmes (Belteine). A chaque célébration, son thème et sa décoration, avec ses couleurs et ses plats, selon l’époque de l’année. Parfois en comité restreint, parfois en grand buffet, c’est dans le respect de chacun et la joie de vivre que se déroulent ses soirées festives.

Nous essayons de garder précieusement en tête que la fraternité est essentielle au bon fonctionnement de la vie en communauté. Chacun à son caractère, plus au moins, imprégné des valeurs païennes qui nous guident, et de cela, génère parfois des conflits. Nos pensées colériques finissent toujours par sortir de notre bouche, mais nous n’avons pas de rancoeur envers le clan; nous sommes simplement honnêtes et francs. Les Dieux en sont conscients, les hommes aussi sont traversés de colère et de haine. Ils désirent des Berserkers, et non de simples pèlerins venus d’Orient. Nous détenons pour cela un esprit combattif, car nous défendons ce que nous pensons juste, ce et ceux qui nous sont chers. Nous ouvrons plus facilement les yeux sur la réalité de la vie et le déroulement des choses dans la société; nous nous rapprochons alors de la Nature mère. L’homme a, de tous temps, grandit à ses côtés et il en est devenu que plus fort. Nous voulons retrouver cette force qui sommeille en nous.

Les Dieux sont également à l’origine de notre sens très développé de la fête. Les rires et les cris de joie amènent à la soirée de la gaieté et de l’enthousiasme en chacun de nous, du plus ancien au plus jeuneau. Viennent ensuite les guitares, harmonicas, flûtes et bodranes qui créent cette ambiance chaleureuse, ce cocon approprié à la saison froide, qui réunit le clan. Les paroles de nos chansons préférées résonnent et voltigent en l’air suivant le rythme de la musique. Chacun boit l’alcool divin dans la corne de la fraternité, et la cérémonie peut commencer. S’en suit une longue nuit de rire, et de précieuse amitié.

Voilà comment nous sommes nous, paiens. Loin des clichés sectaires et ringards. Nous sommes fiers de ce que nous sommes et le revendiquons à chaque instant.

Par Brunhilde

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