• Accueil
  • > Recherche : dieux gaulois

Résultats de votre recherche

Poème de l’Europe païenne

Posté par europeanwolf le 2 mars 2013

 

            Par Maurice Rollet,

 

 

Je suis partout chez moi… l’Europe est ma patrie

Et les cent vingt drapeaux de toutes ses provinces

Décorent un royaume dont je serais un prince

Et m’escortent, serein, vers les dieux que je prie…

 

En quittant le Parnasse et marchant vers la plaine

Emportant avec moi l’oracle d’Apollon

Quand le soleil est d’ambre et mes souliers de plomb

Dans le cœur j’ai l’Olympe et je suis un Hellène.

 

Sur les plages du nord, dans les orgues du vent

Au « Zangfest » à Anvers, pèlerin à Dixmude

Chantant le plat pays,la Mathildeun peu rude

Je suis frère du grand Jacques, et j’ai le sang flamand.

 

Visiteur ébloui au milieu du Forum

Mon cœur battant au pas des glorieuses légions

Face aux dieux mutilés, l’ancienne religion

Me fait fils dela Louveet citoyen de Rome.

 

Dans la forêt profonde ou sur les bords du Rhin

A Hambourg, à Berlin, à Bayreuth, à Munich

L’âme transportée d’épopée, de musique

Tel Siegfried je porte l’armure d’un germain.

 

Quand le « Duende » m’embrase et que la feria chante

Quand les toros sont noirs sur le sable sang et or

Et quand la mort s’enroule au corps du matador

Je me sens hidalgo et l’Ibérie me hante.

 

Revenu au pays où dorment mes aïeux

En vieille terre de France, belle et douce à mes yeux

En retrouvant mon ciel, mes vignes et mon toit

Païen fier, résolu, je redeviens… Gaulois !

 

Publié dans Chants et Poèmes | Pas de Commentaires »

Conférence à Terre et Peuple par le GUD Lyon: Les indo-Européens

Posté par europeanwolf le 14 octobre 2012

Pas moins d’une quarantaine de personnes s’est réunie à Lyon pour assister à la réunion de l’éminent professeur Monsieur Jean Haudry. Sublime conférence qui avait pour sujet les Indo-européens. Je ne m’amuserais pas à retranscrire la totalité des paroles du professeur tant la foule d’information était grande, et qu’une erreur de ma part est largement possible. Néanmoins vous trouverez ci-dessous un extrait de la conférence. Pour tous les curieux qui veulent en connaître davantage, monsieur Haudry a publié un livre qui sera un parfait bagage pour apprendre l’indo européanisme. Toutes les tranches d’âge étaient présentes a cette réunion, parfait symbole d’une lutte qui a commencer il y a bien longtemps et que nous, jeunes militants, nous assurons une existence et une continuité dans le temps. Le discours a duré presque deux heures, tous les partisans étaient attentifs à la moindre parole et c’est une salve d’applaudissement qui clos ce débat. L’organisation était satisfaisante, et un buffet nous attendait à la fin de la conférence afin de pouvoir échanger nos points de vue, nos questions et nos futures rencontres. Bref, ce fut une très bonne opportunité de revoir certains camarades et d’en rencontrer de nouveaux.

Cette conférence a put être possible grâce à Terre et Peuple et au GUD Lyon, merci à eux.

 Conférence à Terre et Peuple par le GUD Lyon: Les indo-Européens dans Nos actions photo1-249x300

I. – Histoire de la recherche

La recherche sur les Indo-Européens est passée par deux phases opposées. A l’enthousiasme parfois téméraire des premiers temps ont succédé le désenchantement et l’hypercritique:

«Après les espoirs, nourris par les travaux de Kuhn, de Grimm, de Max Müller et de Schrader, que l’étude comparée des vocabulaires permettrait de reconstituer un état de civilisation, on était entré dans une ère de critique et de doute qui menaçait de réduire l’Indo-Européens à la condition de fantôme linguistique: d’une part, on ne voulait plus connaitre d’eux que la langue; d’autre part, l’idée d’une langue commune, dont toutes les autres seraient issues, cédait la place à l’hypothèse de dialectes entre lesquels des affinités auraient existé au départ ou se seraient développées au cours des temps».

Cette position extrême où le scepticisme sur l’existence d’une communauté ethnique aboutit à mettre en doute, contre toute évidence, l’existence d’une communauté linguistique est celle de Trubetzkoy, évoquée dans la conclusion d ‘un précédent volume de la même collection. Il est permis de penser qu’aujourd’hui la recherche sur les Indo-Européens est entrée dans une troisième phase, celle de la critique positive et des certitudes raisonnées.  

II. – Problématique

On ne saurait parler des Indo-Européens comme on parle des Grecs ou des Romains, puisque nous n’avons d’eux aucun texte; par suite, aucun site, aucun monument, aucun objet ne peut leur être attribué sans discussion. Le chercheur ne dispose pas même de témoignages contemporains comme pour les Gaulois, les Germains et les autres «Barbares» connus des Grecs et des Romains. Au départ, l’existence des Indo-Européens n’est pas une donnée, mais une hypothèse au second degré. La première hypothèse est celle d’une langue indo-européenne: comme on l’a rappelé dans L’indo-européen, p. 123, cette hypothèse est la seule qui rende compte des concordances nombreuses, complexes et precises relevées dans la grammaire et le vocabulaire de la plupart des langues d’Europe et de plusiurs langues d’Asie. L’existence d’une langue implique celle d’une communauté linguistique. Mais communauté linguistique n’implique pas nécessairement peuple ou nation: le français est aujourd’hui la langue d’une communauté linguistique dite «francophone» qui, prise dans son ensemble, n’a en commun que la langue. Une situation analogue s’est constituée apres l’éclatement de l’Empire romain d’Occident. Mais peut-on avec quelque vraisemblance faire une telle supposition pour le IIIe millénaire avant notre ère? Tel est en effet le tenne ultime d’une communauté indo-européenne: au début du IIe millénaire apparaissent, déjà bien différenciées, les langues indo-européennes d’Anatolie; or, rien n’indique l’existence d’un vaste empire au IIIe millénaire ou antérieurement. La communauté linguistique indo-européenne ne peut être celle d’un empire ou d’une confédération; c’est nécessairement celle d’un peuple migrateur. Ce peuple, objectera-t-on, peut avoir été le rassemblement éphémère d’individus sans autre lien qu’une commune aventure, et, dans ce cas, il serait vain de rechercher ce qu’ils avaient en commun par ailleurs. Mais une telle supposition se heurte aujourd’hui à l’existence indiscutable d’une phraséologie poétique traditionnelle reflétant une idéologie commune. Et nous verrons que la communauté s’est étendue sur deux périodes de la préhistoire, l’âge de la pierre et l’âge du cuivre. Ce qui nous conduit à la seconde hypothèse, celle d’un peuple indo-européen, dont il reste à déterminer la civilisation, la culture et la nature, ainsi que la localisation dans l’espace et dans le temps.  

III. – Techniques de reconstruction de datation et de localisation 

1. Civilisation matérielle. – Pour déterminer le niveau de civilisation matérielle de ce peuple, en l’absence de témoignage direct, on ne dispose au départ que de la paléontologie linguistique. Cette méthode consiste à attribuer à un peuple la connaissance des êtres, des notions et des objets dont la langue possède la dénomination, et à lui dénier la connaissance de tout ce que son lexique ignore ou ne connaît que par emprunt. Lorsque la langue sur laquelle on opère est elle-même reconstruite, les incertitudes de la reconstruction linguistique s’ajoutent aux incertitudes inhérentes à la méthode. L’absence d’une dénomination peut être due à des causes purement linguistiques. Ainsi, du latin aux langues romanes, le nom du cheval, lat. equus, a été remplacé par caballus sans que pour autant le cheval ait disparu du domaine correspondant avant d’y être réintroduit. La méthode ne peut donc pas s’appliquer aveuglément. Mais, en dépit de ses incertitudes, elle a fourni des indications qui se sont vérifiées, ainsi pour le niveau de la technique métallurgique. Le lexique indique la connaissance du cuivre (*áyes-) , mais non celle du fer, dont la dénomination varie d’une langue à l’autre. Cette indication situe la période finale de la communauté dans l’âge du cuivre, ce qui se vérifie par ailleurs. Cette méthode a été utilisée avec succès pour déterminer le cadre de vie des Indo-Européens, et par là pour situer géographiquement leur habitat primitif.

2. Culture. – Appliquée à la religion, composante essentielle de la culture, cette méthode a donné naissance à la mythologie comparée dont les résultats ont été si décevants qu’encore en 1928 A. Meillet concluait qu’on ne savait rien de la religion indo-européenne, sinon que le culte s’adressait à des dieux «celestes, immortel, donneurs de biens» et à des faits sociaux divinisés. G. Dumézil a montré depuis qu’en cette matière il ne faut pas essayer de superposer des mots, mais comparer des ensembles de faits. Le nom des dieux, des officiants, des rites et des objets du culte diffère d’une langue à l’autre: la religion romaine et la religion grecque n’ont guère en comun qu’un nom divin signifiant étymologiquement «le Père Ciel», Jupiter = Ζευς (πατηρ), mais le dieu qui le porte n’est pas la personnification du ciel; le nom de Junon ne concorde pas avec celui d’Héra et l’Apollon romain n’est que l’emprunt de l’Apollon grec. Paradoxalement, ce n’est pas dans les textes religieux que sont apparues les concordances essentielles. A Rome, chez les Germains, chez les Celtes, la tradition s’est conservée sous forme de légende épique ou d’histoire légendaire. C’est seulement en Inde et en Iran que nous s0nt conservés des textes religieux antérieur à l’épopée et à l’histoire; plus explicites par nature, ces textes ont donné la clé de la pense religieuse des Indo-Européens et permis d’utiliser les autres documents. Il est apparu que la base des conceptions religieuses indo-européennes était la répartition des activités divines et humaines en trois fonctions cosmiques et sociales: s0uveraineté magico-religieuse, guerre, production et reproduction. Figées en castes dans la sociéte indienne qui se divise en pretres, guerrieres et producteurs, les trois fonctions sous-tendent non seulement une foule de légendes épiques ou semi-historiques (l’épopée indienne, l’histoire des premier temps de Rome, les Sagas celtiques et islandaises), mais encore l’organisation du panthéon des divers peuples indo-européens, chez qui on retrouve des dieux de même fonction suos des noms differents: la souveraineté magico-religieuse est l’apanage de Jupiter et de Fides à Rome, de Varuna et de Mitra dans l’Inde védique, d’Odin et de Tyr en Islande; la fonction guerrière appartient respectivement à Mars, à Indra, à Thor; la fonction productive à Quirinus, aux Aśvin, à Freyr et Freya. Ces triades fonctionnelles ne sont pas des constructions de l’esprit: la triade Jupiter-Mars-Quirinus est attestée dans la Rome royale et chez ses voisins ombriens; la triade indienne formée par la couple Mitra-Varuna, Indra et les Aśvin (nommés aussi Nâsatya) l’est dans un traité entre le souverain indien du Mitanni et l’un de ses voisins; la triade nordique était honorée au temple d’Upsal. Et la conception trifonctionnelle est si profondément enracinée dans la mentalité des peuples indo-europeens que, par-delà l’Empire romain, elle resurgit dans l’organisation de la société médiévale en oratores (clergé), bellatores (noblesse), laboratores (tiers état). La méthode de G. Dumézil, la «nouvelle mythologie comparée» (5), vaut donc non seulement pour la religion mais pour l’ensemble des institutions; il y à plus d’un siècle, Fustel de Coulanges montrait, dans La cité antique, l’unité profonde du droit public et privé et de la religion. On peut aujourd’hui mesurer la fécondité de cette méthode au nombre impressionnant de concordances qu’elle a permis de découvrir entre les systèmes conceptuels, les schémas narratifs, les institutions, etc., en l’absence de dénominations communes. La méthode étymologique retrouve ses droits dans le domaine du formolaire poetique traditionnel: depuis un siècle, chaque année apporte sa moisson toujours plus riche de rapprochements entre formules du Véda et de l’Avesta, kenningar germaniques, épithètes homériques, etc.; et ce formulaire est porteur d’une idéologie que nous aurons souvent l’occasion d’évoquer ci-dessous.

3. Peut-on restituer l’état politique et social réel? – On ne doit jamais perdre de vue que toutes ces reconstructions permettent d’atteindre uniquement l’image que les Indo-Européens se faisaient d’eux-mêmes, non de la réalité des faits et des structures. Ainsi, comme l’a indiqué G. Dumézil, rien ne permet d’affirmer que la population était effectivement divisée en trois classes fonctionnelles et si, dans ce cas, il existait entre elles une certaine mobilité. On ne peut donc reconstruire que des modèles probables, en tenant compte de la reconstruction de l’idéologie et en confrontant les modèles attestés à date historique, dont certains présentent effectivement des concordances significatives. Mais en définitive le modèle reconstruit ne prend réellement consistance qu’une fois identifié sur le terrain. Ici, comme pour tout ce que concerne la civilisation matérielle, le dernier mot appartient nécessairement aux archéologues.  

IV. – L’identification archéologique et anthropologique

L’utilisation conjointe de toutes cet indications permet de poser correctement le problème de l’identification archéologique du peuple indo-européen, c’est-à-dire de l’attribution à ce peuple de tel ou tel site archéologique connu. La datation du divers sites qu’on lui attribue permet de reconstituer ses deplacements: par là, on apporte un début de solution au vieux problème de l’habitat originel. A ce dossier, il convient de joindre les indications externes, qui témoignent des rapports, ou peut-être d’une parenté, entre la communauté indo-européenne et d’autres peuples. Un champ immense, encore peu exploré, s’ouvre à la recherche. C’est en tout dernier lieu qu’il est possible de s’interroger sur l’identification anthropologique du peuple indo-européen; la morphologie des squelettes retrouvé dans le sites qui lui sont attribués permet de le situer par rapport aux races définies par l’anthropologie physique, et de contrôler les indications fournies par les textes et les documents figurés sur l’apparence physique de ses descendants.

V. – Caractère et mentalité

Il est difficile de tracer un portrait moral des Indo-Européens, c’est-à-dire de déterminer les constantes de leur caractère, mais il est facile de connaître leurs idéaux, grâce au formulaire poétique traditionnel, véhicule naturel de l’idéologie, et grâce aux noms de personnes: nomen omen, le nom qu’on donne à un enfant indique ce que l’on attend de lui. Enfin, le problème de la mentalité a été posé à partir des données linguistiques: le débat sur l’existence de noms abstraits dans la langue met en cause la faculté d’abstraction des sujets parlants; le caractère récent des conjonctions de subordination, qui fait conclure à l’inexistence de la phrase complexe en indo-européen, a été interprété comme l’indice d’une pensée rudimentaire. Une réflexion nouvelle sur le sens de l’évolution linguistique permet de reconsidérer ces conclusions. A partir de la base linguistique de l’étude, idéaux et mentalité sont ainsi les éléments les plus directement accessibles; c’est par eux que nous commencerons.

Par Brunhilde

Publié dans Nos actions | 2 Commentaires »

Dieux Gaulois

Posté par europeanwolf le 19 juillet 2012

 

Dieux Gaulois bruge-uderzo

Alauda ou Alauna : Dieu à l’alouette, compagnon parfois de Lug. Les Alauduni portent son nom.

Anna ou Na : Déesse mère, protectrice des vivants, des morts et des lieux humides, dont le culte, très vivace dans l’ouest, s’est retrouvé dans le culte chrétien à Sainte-Anne, et qui se perpétue dans les pélerinages à la sainte patronne de la Bretagne.

Arduina : Déesse au sanglier protectrice de la forêt d’Ardennes, elle a par la suite été assimilée à la Diane chasseresse romaine.

Artio ou Arto : Déesse des ours.

Aximus : Dieu topique d’Aime.

Belatos : Dieu tutélaire de Belan

Belenos : Appelé « le brillant ». Dieu puissant de la lumière, dieu médecin, représentant la force de l’homme jeune. Fils de Taranis, adoré par des feux allumés à la fête de Belten, au solstice d’été, comme sur les ballons vosgiens, il a été assimilé à l’Apollon romain. Il a souvent été christianisé sous le nom de Saint Michel, et son culte s’est transformé en feux de la Saint-Jean. Son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Belisama : Déesse parèdre ou compagne de Belenos, elle est par endroits la grande déesse reine, assimilée par la suite à Minerve. Comme Belenos, son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Bormo : Dieu tutélaire de Bormes-les-Mimosas assimilé à Borvo.

Borvo : Dieu des sources bouillonnantes et des eaux chaudes, représenté sous la forme d’un serpent à tête de bélier, il est assimilé à Apollon, sauf à Aquae Calidis où il est assimilé à Mars.

Bucio : Mercure gaulois au bouc.

Camulus : Le père du premier roi, assimilé au Mars romain.

Cernunnos : Dieu solaire à visage humain jeune et aux bois de cerf, ou simplement cornu, il est le dieu de la fécondité. Il est également le maître du royaume des morts. Il a parfois été christianisé sous le nom de Saint Cornély ou Saint Corneille. Il était le dieu principal des Carnutes.

Cotis : Il a été assimilé à Apollon ou à Mercure.

Damona : Déesse guérisseuse de sources, elle accompagne parfois Apollon.

Dispater ou Dis Pater : Dieu des morts et de la nuit, le père, peu assimilé par la suite à Pluton, il est aussi le dieu de l’eau et des fontaines. Christinaisé, on le représente sous la forme de Saint Pierre, Saint Patrice, Saint Patrocle, Saint Pardoux ou Saint Pourçain.

Divona : Déesse de sources sacrées.

Epona : Déesse gauloise cavalière, protectrice des chevaux. Elle n’a jamais eu d’équivalent dans le panthéon gallo-romain, ce qui explique que son culte a prospéré plus de trois siècles après la conquête romaine. Son nom vient de epos (cheval, en gaulois, à rapprocher de equus en latin). Vierge, comme Cérès, elle assure également la prospérité agricole. On la représente sous la forme d’une jeune fille chevauchant une jument, portant parfois une corne d’abondance ou une corbeille de fruits.

Esus : Dieu forestier, dieu de la guerre et de la mort violente, mais aussi des récoltes, destructeur et coléreux, il est souvent assimilé au Mars romain ou à Janus bifrons. Son attribut est le gui du chêne.

Grannos : Dieu solaire, brillant et lumineux, il est assimilé à Apollon. Son culte est surtout important dans l’est et le nord-est de la gaule, répandu par les légions le long de l’axe Rhône-Saône-Moselle autour d’un sanctuaire des Leuques situé à Grand.

Icovellauna : Déesse honorée à Metz-Sablon.

Ivaros : Dieu tutélaire d’Evaux.

Laucos : Dieu tutélaire de Lauzun.

Lenus Mars : Guérisseur des Trévires.

Leucetios ou Loucetios : L’un des Apollon gaulois chez les Aresaces et les Trévires.

Lug : Dieu polytechnicien, dieu des techniques et des arts, dieu du ciel lumineux, dieu solaire, dieu du commerce et des techniques, est souvent assimilé au Mercure romain. Il est souvent représenté accompagné d’un animal (coq ou bouc).

Luxsa : Déesse thermale de Luxiol et de Luxeuil.

Maponos : L’un des Apollon gaulois, présent à la source des Roches de Chamalières. Il est le grand fils, un homme jeune au visage poupin. Il peut représenter Belenos jeune.

Matrae, Matres ou Matronae :  Appelée après la conquête romaineces, ces déesses-mères sont, plus encore qu’Epona, les déesses de l’abondance, de la richesse, de la famille. Déesses des eaux, et principalement des sources et des fontaines, guérisseuses, elles ne ressemblent toutefois pas aux déesses-mères romaines. Beaucoup de fontaines consacrées aux Matrae ont été christianisées sous le nom de Sainte Marthe ou de Sainte Marguerite, parfois, mais plus rarement, sous le nom de Sainte Madeleine ou de Sainte Brigitte. Elles ont parfois été assimilées à Minerve, plus rarement à Vénus, Junon, Diane, Cérès ou Cybèle. On les représente sous la forme de groupes de femmes portant des bébés qu’elles allaitent. Elles sont symbolisées par trois cercles ou un triangle de sphères, et par l’association de coeur, de palmettes et de fleurons que l’on trouve aujourd’hui dans des sociétés ésotériques modernes. La triade des déesses-mères se retrouve dans beaucoup de religions des peuples indo-européens.

Matugenos de genos : (fils, mot gaulois), dieu ou héros jeune homme des Leuques.

Moccus : Dieu sanglier qu’on ne retrouve que chez les Lingons.

Moguntia : Déesse honorée à Metz.

Moristagus : L’un des Apollon gaulois, présent à Alésia.

Nantosuelta : Parèdre de Sucellus à Sarrebourg.

Narbo : Dieu tutélaire de Narbonne.

Nemausos : Dieu des bois, des fontaines et des sources sylvestres.

Nerios ou Neris :  Dieu des sources jaillissantes, dieu topique de Néris, de ner (jaillir, source jaillissante). Il ne faut pas le confondre avec Apollon, dont il est parfois proche.

Ogmios : Dieu magicien, gardien du feu, frère du Dis Pater, il est en Irlande, au pays de Galles et en Cornouaille le maître des écritures sacrées (les oghams). Il est représenté sous la forme d’un vieillard tenant un arc et une peau de bête, tenant enchaînés par les oreilles des hommes prisonniers. Il a souvent été assimilé à l’Hercule romain. Il a été christianisé en Bretagne sous le nom de Saint Yves.

Rosmerta : Parèdre de Mercure dans la mythologie gallo-romaine, la plus puissante des déesses-mères gauloises, elle porte également la corne d’abondance ou la bourse.

Saucona : Déesse de rivières sacrées (de sawk, sacré), comme la Saône ou la Sagonne.

Segeta : Déesse tutélaire de Moingt.

Sequana : Déesse guérisseuse de la Seine, probablement une Divona locale, son nom vient de sawk (sacré).

Sianna : Déesse mère du Mont-Dore, assimilée lors de la romanisation à Minerve, puis lors de la christianisation à Sainte Catherine.

Sinquatis : Dieu tutélaire de Saincaize.

Sirona : Elle accompagne les Apollons indigènes, et en particulier Grannus. Par endroits, elle a été assimilée à Hygie, parèdre d’Apollon, Valetudo ou, plus tard, à Cybèle. Elle est représentée seule à Bordeaux, Corseul et chez les Médiomatriques. On la représente généralement coiffée d’un bandeau portant un serpent.

Smertios ou Smertrius : Dieu tueur de serpents, protecteur des troupeaux, souvent assimilé à Hercule ou à Mars, il est porteur d’une massue et parfois ailé. On le trouve entre autres au Donon et à Deneuvre.

Solimara : Déesse tutélaire de Soulosse, honorée également à Bourges.

Sucellus : Dieu au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité, il fait jaillir les sources sylvestres en frappant le sol de sa masse. Il a été assimilé à Sylvain ou à Vulcain. On le représente sous la forme d’un vieillard ou d’un homme d’âge mûr, vêtu à la gauloise d’une tunique à capuche, de braies et de bottes, et portant un maillet et parfois un chaudron, souvent accompagné d’un chien. Il est souvent accompagné de la déesse Nantosvelta. Contrairement aux autres dieux gaulois, qui ont leur équivalent en Irlande et au pays de Galles, on ne le trouve qu’en Gaule.

Taranis : Dieu gaulois du ciel, du tonnerre et de la foudre, également de la pluie, d’essence royale, souvent assimilé au Jupiter tonnant romain, père de Belenos, il est souvent accompagné d’un cheval, ou d’un cheval à tête humaine. Il est symbolisé par des esses, une spirale, un triscèle, qui représentent le soleil, et plus tard avec roue et lion. Il est présent à Tonnerre, Bourg-Saint-Andéol et Tournon sous le nom de Turnos. On le représente portant une roue enflammée.

Tarvos Trigaranus : Dieu au taureau, est surtout présent dans les territoires séquanes, lingons, helvètes et les peuples rhénans, où il accompagne fréquemment Teutates et surtout Esus.

Teutates : Souvent assimilé après la conquête romaine au Mercure ou au Mars romains, il est le dieu central de la mythologie gauloise, le dieu totémique de chaque tribu. Il représente la tribu au sens actuel de nation, l’union des hommes dans la paix (Mercure) comme dans la guerre (Mars). Le Teutates des Arvernes a un nom qui se rapporte directement au nom de la tribu, Arvernus. Teutates est symbolisé par une tête de bélier et un corbeau, deux esses horizontales symétriques représentant le bélier, ou une accolade ou un V aux extrêmités spiralées. Son nom vient du nom celte de la tribu, teuta, que l’on retrouve en français dans le mot tout. Déformé, le mot teuta a donné leur nom aux Teutons, LA tribu, ensemble de peuples germaniques habitant le nord de l’Allemagne actuelle. Le mot Teuton a lui-même donné le nom allemand de l’Allemagne, Deutschland, ainsi que le nom que les Anglo-Saxons donnent aux Néerlandais, Dutch et le mot ancien tudesque qui désigne les Allemands en langue d’oïl, ainsi que le nom de la partie germanophone de la Lorraine du Nord, la Lorraine Thioise.

Tutela : Nom générique des déesses tutélaires de villes religieuses, souvent liées à des sources sacrées jaillissantes ou des fontaines. Ainsi, Tutela Vesunna est la protectrice de Vesona, Andarta est la protectrice des Voconces.

Vindonnos « Le blanc » : L’un des Apollon gaulois, présent à Essarois.

Vintios : Dieu tutélaire de Vens.

Virotutis : Dieu assimilé à Apollon.

Visucius : Dieu assimilé à Mercure que l’on trouve dans le nord-est de la Gaule, à Besançon, autour de Nancy, dans l’est de la Moselle et en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg. Son nom signifie « le voyant », celui qui a don de double vue, ou « le savant ».

Vorocius : L’un des Apollon gaulois, présent à Vichy.

Vosegus : Dieu au cerf, l’un des Mercure gaulois, présent au Donon.

 

Les triades : Outre les déesses-mères, les diverses formes des religions issues du réservoir indo-européen conçoivent la divinité suprêmes sous forme de triades de dieux ayant des fonctions complémentaires. Les principales triades adorées en Gaule sont, selon les régions: Esus / Teutates / Taranis,triade sanguinaire, dans l’ouest, Ogmios / Cernunnos / Belenos dans le centre, Sucellos / Nantosuelta / Maponos à l’est.

Publié dans | Pas de Commentaires »

Célébrations de Litha

Posté par europeanwolf le 29 juin 2012

Célébrations de Litha dans Célébrations IMG_5236-224x300

imagek-224x300 dans Célébrations IMG_5253-224x300 IMG_5244uhuhj-224x300

 Nous étions réunis pour la fête de Litha basée sous le signe de l’amitié, de l’amour, et des traditions.

Vin, bière, hydromel, cochon, fruits de saisons…tout était réuni sur la table pour célébrer et honorer nos dieux. En guise de décoration, il y avait des fagots de blé, symbole de nourriture offerte par la nature et travailler par l’homme depuis des générations entières, quelques bouquets de fleurs de saison étaient disposées entre les assiettes, un drakkar trônait au centre de la table pour nous remémorer nos lointains ancêtres qui venaient des terres de Thulé et qui vénéraient le soleil comme source de vie.

La soirée débuta sous les meilleures hostilités, les camarades arrivaient presque tous en même temps, les bras chargés de victuailles préparées spécialement pour l’occasion. Les guitares, bodranes, harmonicas et autres instruments de musique furent mis de cotés en attendant les chants. La première gorgée d’hydromel dans la corne désigna le commencement de la célébration. De tout cotés, on pouvait entendre des rires, des discussions pleines d’enthousiasme, des exclamations bruyantes mais toujours amusantes ; bref la vie emplissait nos cœurs. Le moment était venu de chanter, les instruments de musique délivraient une mélodie radieuse et les voix s’élevaient de toute part au rythme des chants. Au 31 du mois d’août, la strasbourgeoise, le vin gaulois,… Ces différents chants nous enivraient et la bonne humeur était omniprésente. Lorsque l’on entama « Le chant de fidélité », la soirée prit tout son sens, les camarades chantaient avec leurs cœurs et leurs tripes. Les paroles venaient du fond de leurs âmes et nous étions tous réunis pour partager ce fabuleux moment. La fête continua tout au long de la nuit, faute de ne pas pouvoir célébrer Litha dehors, nous avons allumé la tour de Yule, symbolique du déclin du soleil. Sur la table les saucissons, fromages, bières… furent appréciés à leurs justes valeurs et la musique irlandaise en fond donna une petite touche nordique à a soirée. La fatigue se sentant venir et nous décidons alors de terminer la nuit par les oies sauvages, symbole de la grande époque !

Par Irmin

 

Publié dans Célébrations | 3 Commentaires »

 

cgtvilledemartiguescapm |
100pour100chat |
starzia |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | sixgiga
| ashortsharpshockonabigblagblog
| lesserveurs