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Face aux chacals, il nous faut être des loups !

Posté par europeanwolf le 10 mars 2013

Dans cet article, je vais essayer de retranscrire, en une approche beaucoup simpliste, l’exposé de Roberto sur Les offensives du capital contre le monde du travail. C’est un bref résumé qui, je pense, apportera quelques informations nécessaires à une meilleure compréhension du système économique, français, européen et mondial.

       Le capitalisme utilise depuis que le monde est monde, l’arme économique, afin de croître jusqu’à ce que son pouvoir soit universel, mondial et tout puissant. L’arme économique supprime les barrières douanières – nous avons un très bon exemple tout près de chez nous, puisque que nous y vivons, celui de l’Union Européenne. Projet d’union de plusieurs pays afin de prouver que la solidarité économique prime sur l’individualisme et que des états peuvent « co-habiter » dans une même enveloppe territoriale, tout comme nos chers voisins nord américains.

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Le libre échange vient de naître entre les USA et l’Europe, ainsi que la destruction des qualités de vie des travailleurs européens – celles-ci touchent le fond de plus en plus souvent et ce dernier s’enterre de plus en plus profondément dans la misère. C’est ça de croire que l’herbe est plus verte de l’autre côté de la mer : pas de sécurité ni couverture sociale, pas de syndicat pour défendre les travailleurs, … Les frontières pour les marchés et capitaux n’existeront plus. Et l’installation d’une monnaie commune mondiale sera inévitable. L’éradication des identités, des cultures et des peuples ne fera que de continuer.

Depuis 1865, ce projet de marché trans-atlantique est en vu. Il a même obtenu l’appellation d’« union européenne occidentale ». Les organisateurs de ce projet se seraient entendus pour le prévoir en 2015. Il a été déposé le 28 mai 2008, et voté par les ministres, députés et les têtes de file des partis français. Le lien ci-dessous permet d’accéder au vote – quelques surprises y sont cachées…                                            

Vote marché trans-atlantique  ( L’image intéressante est un peu plus bas dans le site. )

       L’union européenne est seul législateur, car ce sont des représentants internes – et seulement des représentants internes – qui votent les lois concernant le peuple. Ce même peuple n’a plus son mot à dire, il ne vote plus les lois qui le concernent et qui vont changer, bouleverser sa qualité de vie. C’est le libéralisme économique que notre vieille Europe a choisit : rien ne doit entraver le marché.

       Les organismes au-dessus des états se préparent pour des lois favorables au libéralisme. Comment et pourquoi croyez-vous que l’aspartame ou les ogm ne sont pas encore interdits ? Les états autorisent alors des projets avec des impacts réels, être vendus – et surtout achetés – sur le marché. Ils passent bien au-dessus des lois pré votées en les modifiant à leur gré. C’est la déréglementation qui laisse des produits cancérigènes être consommés – à nous d’être plus intelligents en agissant avec réflexion et mémoire. Ne soyons pas les moutons de cette société.

       Comme dit précédemment, le capitalisme instaure ses règles afin « d’unir » plusieurs pays ou états à la mode états-unienne. C’est l’exemple de l’union européenne, qui – depuis des années – détient une milice européenne : l’EUROGENFOR. Elle intervient en Grèce lors de la crise de 2007. Rappelons-nous : la police grecque avait cessée de matraquer son peuple pour motif de fraternité et de fidélité au peuple grec, et non aux lois qui le dirigeaient. Ce qui était – bien entendu – incompréhensible aux yeux des élus européens et grecs. L’Eurogenfor apparaît donc comme le sauveur de l’Europe, faisant respecter les lois du mondialisme libéral. Le peuple veut aller à l’encontre de ces lois, le mondialisme en invente de nouvelles, « insurmontables ».

       Poutine et Chavez, deux hommes de forts caractères qui décident de nationaliser plusieurs de leurs entreprises afin de ne dépendre que de quelques importations. La privatisation de leurs états respectifs est alors moins importante. Les entreprises privées, au service de l’état, ne rachètent plus les entreprises publiques qui sont bien souvent en faillite financière à cause des lois de privatisation, votées par les états. La mondialisation les montre du doigt !

       Bousculons ce destin imposé pour que jamais n’advienne ce projet destructeur d’identités et de cultures des peuples. Les mondialistes désirent la mondialisation, et bien, qu’ils la façonne sans nous. Nous ne sommes pas de ce parti véhiculant mensonges et supercheries ignobles dans le but de disperser les populations.

« Il y a une tyrannie à laquelle nous ne pourrons jamais nous soumettre, c’est celle des lois économiques. Elle est complètement étrangère à notre nature. Elle nous est insupportable parce qu’elle est de rang inférieur. C’est là qu’il faut choisir. »  D. Venner

Brunhilde

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L’importance d’une activité physique et sportive dans l’évolution de notre jeunesse européenne

Posté par europeanwolf le 25 novembre 2012

Dès le plus jeune âge, les enfants ont besoin de se divertir tout en dépensant leur énergie. De ce fait, ils se développent physiquement et moralement car un sport, qu’il soit collectif ou individuel, entraine la réflexion et l’évolution musculaire. L’activité sportive aide à lutter contre le surpoids et l’obésité qui n’engendrent que la stagnation du corps et de l’esprit. En parents et futurs parents responsables, nous devons apprendre à notre progéniture la nécessité d’une activité sportive, toujours en lien direct avec un entrainement de la pensée (Hugin) et de la mémoire (Munin), afin que dès leurs jeunes âges nos enfants grandissent avec un esprit clair et sain dans un corps sain.

Aujourd’hui, les spécialistes relèvent de nouvelles « maladies » spécifiques aux bambins, telles que l’hyperactivité, l’énervement intensif, l’insociabilité ou la non-confiance en soi dans toutes situations. Ces pseudo-maladies ne sont qu’une alternative pour ne pas dire que l’enfant doit s’investir dans un sport. Ces cas se manifestent généralement pendant la primaire, où l’on essaye le plus possible de canaliser les chérubins. Les enfants inactifs arrivant à l’âge de 12 ans, à leur rentrée au collège développent alors cette hyperactivité, ou cette colère non justifiée et soudaine, qui sont simplement dues à une absence d’activité physique. Le corps humain a besoin de dépenser l’énergie absorbé par l’organisme. C’est un cercle vicieux : Si l’on n’utilise pas cette énergie, elle est transformée en surplus. Ce surplus devient graisse, engendrant le surpoids et la fainéantise. Cette fainéantise suscitant l’inactivité et l’atrophie des muscles. Ce non développement musculaire entraine enfin la faiblesse du corps et de l’esprit.

De plus en plus de gens mollassons parcourent nos rues. Les garçons ne pratiquant pas de sport deviennent trop maigres ou trop gros, et se féminisent en abolissant totalement la virilité de leur attitude ; les filles s’engraissent et s’habillent de façon excentrique pour essayer de plaire à la gente masculine. Tout devient décadent lorsque l’esprit n’est pas entouré d’une enveloppe charnelle saine et pleine de vivacité et d’entrain.

 Tout le monde se plaint de ne voir que très peu de blancs pratiquer le sport de haut niveau, mais se demandent-ils pourquoi ? Peut – être que eux-mêmes auraient pu arriver à un niveau d’excellence si ils n’avaient pas choisi la voix de la facilité et des sorties toujours trop abondantes ou des amis non compréhensifs. Peut-être que ce trait tiré sur cette susceptible carrière sportive a aujourd’hui de grosses conséquences dans la vie débutante de leurs enfants. Peut-être que c’est à cause de cet abandon de jeunesse, qu’à présent, ces parents n’initient pas leur progéniture à une activité sportive. Ces mêmes parents se plaindront ensuite que leurs enfants, en grandissant, deviennent mous et ne se contentent que d’écrans devant leurs yeux pour vivre. Enfin, regrettent-ils leur erreur ? Surement que non, car ils sont bien trop absorbés et influencés par la télévision qui leur prouve que c’est bien mieux de laisser leurs places aux étrangers, car « eux seuls ont des qualités ». Ils ont pour seule qualité le désir de réussir et nous, blancs, nous leur offrons (gratuitement, comme nous savons si bien le faire…) cette opportunité de réussite. Nous nous bannissons nous-mêmes de toutes compétitivités, éliminant ainsi la concurrence.

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Inculquez à vos enfants, petits cousins ou cousines, neveux et nièces, cet esprit sportif : un esprit de lutte, que tant de blancs ont abolit de leur vie. Pour que plus tard, cette enfance ne se résigne pas et qu’elle puisse faire face aux épreuves difficiles et perfides de la vie. Forgeons-nous un caractère dur, ne lâchant rien malgré la douleur physique ou morale, et nous forgerons ainsi notre descendance à être forte.

Ne soyez pas effrayés à l’idée d’inscrire vos filles à un sport de combat car elles sauront donner les coups avant de les recevoir. N’hésitez pas à les initier à des activités dures qui malmènent le corps, elles évolueront grandes et élancées. Elles deviendront les loups plutôt que les moutons. Vos filles se feront leurs propres opinions sur les personnes et sur les choses. Elles ne seront plus ces femmes naïves et influençables que la société rejette par peltée. Ne transformons pas non plus nos belles filles blanches en hyènes assoiffées de haine. Cela vaut également pour le sexe opposé. La surprotection des garçons a un énorme impact sur leur vie future d’homme. Comme vu précédemment, les garçons n’exerçant pas d’activité sportive n’ont aucune condition physique. Combien sont capables d’enchainer ne serait-ce que dix tractions sans douleur, de rester une petite heure dans le froid sans broncher. Combien d’entre vous, personnes du « sexe fort », peuvent prouver leur force et leur courage en défendant et protégeant leur amie ou leur famille contre agresseurs et intempéries. Cela reste encore un pourcentage infime de la population, malheureusement.

Tout ça pour dire qu’une activité physique et/ou sportive consent à l’intégrité de l’esprit, et donc du corps. C’est l’esprit qui inculque la persévérance et le courage et qui combat la douleur corporelle pour arriver à la résistance des épreuves difficiles.

Nos filles et nos femmes doivent retrouver leur agressivité et leur esprit de guerrières, elles ont aussi le pouvoir de distinguer la haine envers autrui de l’amour d’une mère et d’une épouse. Les garçons et les maîtres de maison doivent réintégrer dans leurs attitudes cette virilité bientôt perdue, qui faisait des hommes, des boucliers protecteurs et sans faille.

Trouver le juste milieu reste la chose la plus dure dans la vie, comme dans l’éducation. N’oublions pas que nous sommes une communauté restreinte et que celà ne doit pas être une barrière à l’accroissement de celle-ci. Combattons ces problèmes mineurs en les intégrant naturellement aux moeurs de nos vies.

Brunhilde

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Face à la décadence : Groupe Union Défense !

Posté par europeanwolf le 22 novembre 2012

Face à la décadence : Groupe Union Défense ! 601434_376253879125142_844008072_n
 
Nous, jeunesse française insoumise, refusons de subir ce processus de décadence généralisée orchestré par ce gouvernement socialiste qui consiste à bouleverser l’ordre social naturel dans un but bien établi, celui de renverser les codes moraux de notre société traditionnelle (du moins ce qu’il en reste) et de contribuer à l’effondrement de celle-ci. Alors qu’il paraitrait évident de soutenir l’idée selon laquelle les revendications publiques des homosexuels sont dénuées de tout bon sens à travers leur caractère contre-nature (comment ne pas se soucier de l’avenir de l’enfant adopté par un couple homosexuel ? comment envisager la pérennité de la Vie si un couple homosexuel se mariait ? comment reconnaitre l’aspect identitaire troublé pour l’enfant si ses parents n’étaient pas composés d’un père et d’une mère ?), une frange de la population encourage ce tournant majeur pour notre nation en soutenant ces mesures hallucinantes du gouvernement. Nous sommes donc farouchement opposés à ce projet de loi sur le mariage et l’adoption « pour tous », et soutenons avec ténacité le droit fondamental de chaque enfant à disposer d’un père et d’une mère uniquement.
 
C’est pourquoi une centaine de GUDards et sympathisants se sont regroupés derrière notre bannière pour un cortège jusqu’à la manifestation dans le but, une fois de plus,de dénoncer ce processus dans lequel le système nous place. Par la suite, nous avons répondu à l’appel des organisateurs de cette marche solidaire et nous étions présents dans la rue.
 

Source

 Par le GUD, amis des Europeanwolf

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Folie contre nature

Posté par europeanwolf le 8 novembre 2012

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Un enfant tué par un couple de lesbiennes, car il ne voulait pas appeler l’une d’elles « papa » 

« C’est une histoire horrible, qui s’est déroulée en Afrique du Sud en 2006, mais qui se produira probablement bientôt en France, vu le climat de folie qui souffle sur le pays. Après que les parents du petit Jandre Botha ont divorcé, sa mère obtint sa garde auprès d’un tribunal. Puis, elle se mit en « couple » avec une femme… Au bout d’un moment, celle-ci ne supporta pas que le petit garçon de 4 ans refuse de l’appeler « papa », malgré ses injonctions. Elle finit par battre le petit, sans que sa mère ne réagisse ni ne proteste, jusqu’à ce que mort s’en suive. Les deux mégères tentèrent sans succès de faire croire que le garçonnet avait glissé dans sa baignoire. Mais les médecins comprirent vite que cette version n’était pas crédible, au vu des terribles blessures subies par l’enfant : fracture du crâne et lésions cérébrales, jambes, clavicules, mains et bassin cassés… »

Source

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Conférence à Terre et Peuple par le GUD Lyon: Les indo-Européens

Posté par europeanwolf le 14 octobre 2012

Pas moins d’une quarantaine de personnes s’est réunie à Lyon pour assister à la réunion de l’éminent professeur Monsieur Jean Haudry. Sublime conférence qui avait pour sujet les Indo-européens. Je ne m’amuserais pas à retranscrire la totalité des paroles du professeur tant la foule d’information était grande, et qu’une erreur de ma part est largement possible. Néanmoins vous trouverez ci-dessous un extrait de la conférence. Pour tous les curieux qui veulent en connaître davantage, monsieur Haudry a publié un livre qui sera un parfait bagage pour apprendre l’indo européanisme. Toutes les tranches d’âge étaient présentes a cette réunion, parfait symbole d’une lutte qui a commencer il y a bien longtemps et que nous, jeunes militants, nous assurons une existence et une continuité dans le temps. Le discours a duré presque deux heures, tous les partisans étaient attentifs à la moindre parole et c’est une salve d’applaudissement qui clos ce débat. L’organisation était satisfaisante, et un buffet nous attendait à la fin de la conférence afin de pouvoir échanger nos points de vue, nos questions et nos futures rencontres. Bref, ce fut une très bonne opportunité de revoir certains camarades et d’en rencontrer de nouveaux.

Cette conférence a put être possible grâce à Terre et Peuple et au GUD Lyon, merci à eux.

 Conférence à Terre et Peuple par le GUD Lyon: Les indo-Européens dans Nos actions photo1-249x300

I. – Histoire de la recherche

La recherche sur les Indo-Européens est passée par deux phases opposées. A l’enthousiasme parfois téméraire des premiers temps ont succédé le désenchantement et l’hypercritique:

«Après les espoirs, nourris par les travaux de Kuhn, de Grimm, de Max Müller et de Schrader, que l’étude comparée des vocabulaires permettrait de reconstituer un état de civilisation, on était entré dans une ère de critique et de doute qui menaçait de réduire l’Indo-Européens à la condition de fantôme linguistique: d’une part, on ne voulait plus connaitre d’eux que la langue; d’autre part, l’idée d’une langue commune, dont toutes les autres seraient issues, cédait la place à l’hypothèse de dialectes entre lesquels des affinités auraient existé au départ ou se seraient développées au cours des temps».

Cette position extrême où le scepticisme sur l’existence d’une communauté ethnique aboutit à mettre en doute, contre toute évidence, l’existence d’une communauté linguistique est celle de Trubetzkoy, évoquée dans la conclusion d ‘un précédent volume de la même collection. Il est permis de penser qu’aujourd’hui la recherche sur les Indo-Européens est entrée dans une troisième phase, celle de la critique positive et des certitudes raisonnées.  

II. – Problématique

On ne saurait parler des Indo-Européens comme on parle des Grecs ou des Romains, puisque nous n’avons d’eux aucun texte; par suite, aucun site, aucun monument, aucun objet ne peut leur être attribué sans discussion. Le chercheur ne dispose pas même de témoignages contemporains comme pour les Gaulois, les Germains et les autres «Barbares» connus des Grecs et des Romains. Au départ, l’existence des Indo-Européens n’est pas une donnée, mais une hypothèse au second degré. La première hypothèse est celle d’une langue indo-européenne: comme on l’a rappelé dans L’indo-européen, p. 123, cette hypothèse est la seule qui rende compte des concordances nombreuses, complexes et precises relevées dans la grammaire et le vocabulaire de la plupart des langues d’Europe et de plusiurs langues d’Asie. L’existence d’une langue implique celle d’une communauté linguistique. Mais communauté linguistique n’implique pas nécessairement peuple ou nation: le français est aujourd’hui la langue d’une communauté linguistique dite «francophone» qui, prise dans son ensemble, n’a en commun que la langue. Une situation analogue s’est constituée apres l’éclatement de l’Empire romain d’Occident. Mais peut-on avec quelque vraisemblance faire une telle supposition pour le IIIe millénaire avant notre ère? Tel est en effet le tenne ultime d’une communauté indo-européenne: au début du IIe millénaire apparaissent, déjà bien différenciées, les langues indo-européennes d’Anatolie; or, rien n’indique l’existence d’un vaste empire au IIIe millénaire ou antérieurement. La communauté linguistique indo-européenne ne peut être celle d’un empire ou d’une confédération; c’est nécessairement celle d’un peuple migrateur. Ce peuple, objectera-t-on, peut avoir été le rassemblement éphémère d’individus sans autre lien qu’une commune aventure, et, dans ce cas, il serait vain de rechercher ce qu’ils avaient en commun par ailleurs. Mais une telle supposition se heurte aujourd’hui à l’existence indiscutable d’une phraséologie poétique traditionnelle reflétant une idéologie commune. Et nous verrons que la communauté s’est étendue sur deux périodes de la préhistoire, l’âge de la pierre et l’âge du cuivre. Ce qui nous conduit à la seconde hypothèse, celle d’un peuple indo-européen, dont il reste à déterminer la civilisation, la culture et la nature, ainsi que la localisation dans l’espace et dans le temps.  

III. – Techniques de reconstruction de datation et de localisation 

1. Civilisation matérielle. – Pour déterminer le niveau de civilisation matérielle de ce peuple, en l’absence de témoignage direct, on ne dispose au départ que de la paléontologie linguistique. Cette méthode consiste à attribuer à un peuple la connaissance des êtres, des notions et des objets dont la langue possède la dénomination, et à lui dénier la connaissance de tout ce que son lexique ignore ou ne connaît que par emprunt. Lorsque la langue sur laquelle on opère est elle-même reconstruite, les incertitudes de la reconstruction linguistique s’ajoutent aux incertitudes inhérentes à la méthode. L’absence d’une dénomination peut être due à des causes purement linguistiques. Ainsi, du latin aux langues romanes, le nom du cheval, lat. equus, a été remplacé par caballus sans que pour autant le cheval ait disparu du domaine correspondant avant d’y être réintroduit. La méthode ne peut donc pas s’appliquer aveuglément. Mais, en dépit de ses incertitudes, elle a fourni des indications qui se sont vérifiées, ainsi pour le niveau de la technique métallurgique. Le lexique indique la connaissance du cuivre (*áyes-) , mais non celle du fer, dont la dénomination varie d’une langue à l’autre. Cette indication situe la période finale de la communauté dans l’âge du cuivre, ce qui se vérifie par ailleurs. Cette méthode a été utilisée avec succès pour déterminer le cadre de vie des Indo-Européens, et par là pour situer géographiquement leur habitat primitif.

2. Culture. – Appliquée à la religion, composante essentielle de la culture, cette méthode a donné naissance à la mythologie comparée dont les résultats ont été si décevants qu’encore en 1928 A. Meillet concluait qu’on ne savait rien de la religion indo-européenne, sinon que le culte s’adressait à des dieux «celestes, immortel, donneurs de biens» et à des faits sociaux divinisés. G. Dumézil a montré depuis qu’en cette matière il ne faut pas essayer de superposer des mots, mais comparer des ensembles de faits. Le nom des dieux, des officiants, des rites et des objets du culte diffère d’une langue à l’autre: la religion romaine et la religion grecque n’ont guère en comun qu’un nom divin signifiant étymologiquement «le Père Ciel», Jupiter = Ζευς (πατηρ), mais le dieu qui le porte n’est pas la personnification du ciel; le nom de Junon ne concorde pas avec celui d’Héra et l’Apollon romain n’est que l’emprunt de l’Apollon grec. Paradoxalement, ce n’est pas dans les textes religieux que sont apparues les concordances essentielles. A Rome, chez les Germains, chez les Celtes, la tradition s’est conservée sous forme de légende épique ou d’histoire légendaire. C’est seulement en Inde et en Iran que nous s0nt conservés des textes religieux antérieur à l’épopée et à l’histoire; plus explicites par nature, ces textes ont donné la clé de la pense religieuse des Indo-Européens et permis d’utiliser les autres documents. Il est apparu que la base des conceptions religieuses indo-européennes était la répartition des activités divines et humaines en trois fonctions cosmiques et sociales: s0uveraineté magico-religieuse, guerre, production et reproduction. Figées en castes dans la sociéte indienne qui se divise en pretres, guerrieres et producteurs, les trois fonctions sous-tendent non seulement une foule de légendes épiques ou semi-historiques (l’épopée indienne, l’histoire des premier temps de Rome, les Sagas celtiques et islandaises), mais encore l’organisation du panthéon des divers peuples indo-européens, chez qui on retrouve des dieux de même fonction suos des noms differents: la souveraineté magico-religieuse est l’apanage de Jupiter et de Fides à Rome, de Varuna et de Mitra dans l’Inde védique, d’Odin et de Tyr en Islande; la fonction guerrière appartient respectivement à Mars, à Indra, à Thor; la fonction productive à Quirinus, aux Aśvin, à Freyr et Freya. Ces triades fonctionnelles ne sont pas des constructions de l’esprit: la triade Jupiter-Mars-Quirinus est attestée dans la Rome royale et chez ses voisins ombriens; la triade indienne formée par la couple Mitra-Varuna, Indra et les Aśvin (nommés aussi Nâsatya) l’est dans un traité entre le souverain indien du Mitanni et l’un de ses voisins; la triade nordique était honorée au temple d’Upsal. Et la conception trifonctionnelle est si profondément enracinée dans la mentalité des peuples indo-europeens que, par-delà l’Empire romain, elle resurgit dans l’organisation de la société médiévale en oratores (clergé), bellatores (noblesse), laboratores (tiers état). La méthode de G. Dumézil, la «nouvelle mythologie comparée» (5), vaut donc non seulement pour la religion mais pour l’ensemble des institutions; il y à plus d’un siècle, Fustel de Coulanges montrait, dans La cité antique, l’unité profonde du droit public et privé et de la religion. On peut aujourd’hui mesurer la fécondité de cette méthode au nombre impressionnant de concordances qu’elle a permis de découvrir entre les systèmes conceptuels, les schémas narratifs, les institutions, etc., en l’absence de dénominations communes. La méthode étymologique retrouve ses droits dans le domaine du formolaire poetique traditionnel: depuis un siècle, chaque année apporte sa moisson toujours plus riche de rapprochements entre formules du Véda et de l’Avesta, kenningar germaniques, épithètes homériques, etc.; et ce formulaire est porteur d’une idéologie que nous aurons souvent l’occasion d’évoquer ci-dessous.

3. Peut-on restituer l’état politique et social réel? – On ne doit jamais perdre de vue que toutes ces reconstructions permettent d’atteindre uniquement l’image que les Indo-Européens se faisaient d’eux-mêmes, non de la réalité des faits et des structures. Ainsi, comme l’a indiqué G. Dumézil, rien ne permet d’affirmer que la population était effectivement divisée en trois classes fonctionnelles et si, dans ce cas, il existait entre elles une certaine mobilité. On ne peut donc reconstruire que des modèles probables, en tenant compte de la reconstruction de l’idéologie et en confrontant les modèles attestés à date historique, dont certains présentent effectivement des concordances significatives. Mais en définitive le modèle reconstruit ne prend réellement consistance qu’une fois identifié sur le terrain. Ici, comme pour tout ce que concerne la civilisation matérielle, le dernier mot appartient nécessairement aux archéologues.  

IV. – L’identification archéologique et anthropologique

L’utilisation conjointe de toutes cet indications permet de poser correctement le problème de l’identification archéologique du peuple indo-européen, c’est-à-dire de l’attribution à ce peuple de tel ou tel site archéologique connu. La datation du divers sites qu’on lui attribue permet de reconstituer ses deplacements: par là, on apporte un début de solution au vieux problème de l’habitat originel. A ce dossier, il convient de joindre les indications externes, qui témoignent des rapports, ou peut-être d’une parenté, entre la communauté indo-européenne et d’autres peuples. Un champ immense, encore peu exploré, s’ouvre à la recherche. C’est en tout dernier lieu qu’il est possible de s’interroger sur l’identification anthropologique du peuple indo-européen; la morphologie des squelettes retrouvé dans le sites qui lui sont attribués permet de le situer par rapport aux races définies par l’anthropologie physique, et de contrôler les indications fournies par les textes et les documents figurés sur l’apparence physique de ses descendants.

V. – Caractère et mentalité

Il est difficile de tracer un portrait moral des Indo-Européens, c’est-à-dire de déterminer les constantes de leur caractère, mais il est facile de connaître leurs idéaux, grâce au formulaire poétique traditionnel, véhicule naturel de l’idéologie, et grâce aux noms de personnes: nomen omen, le nom qu’on donne à un enfant indique ce que l’on attend de lui. Enfin, le problème de la mentalité a été posé à partir des données linguistiques: le débat sur l’existence de noms abstraits dans la langue met en cause la faculté d’abstraction des sujets parlants; le caractère récent des conjonctions de subordination, qui fait conclure à l’inexistence de la phrase complexe en indo-européen, a été interprété comme l’indice d’une pensée rudimentaire. Une réflexion nouvelle sur le sens de l’évolution linguistique permet de reconsidérer ces conclusions. A partir de la base linguistique de l’étude, idéaux et mentalité sont ainsi les éléments les plus directement accessibles; c’est par eux que nous commencerons.

Par Brunhilde

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Construire un feu

Posté par europeanwolf le 3 octobre 2012

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A tous les connaisseurs, passionnés ou simples intrigués, ce livre va vous combler. Récit simple mais tenant, nombreuses images, voilà ce à quoi vous devez vous attendre. Dans ce cas pourquoi lire ce livre? Tout simplement pour son contenu fascinant mettant en scène homme libre, seul dans cette nature qui ne lui fera pas de cadeau. Jack London nous fait partager la partie de l’homme proche de la nature, mais sera-t-il suffisant ?
Arrogant et trop sûr de soi, ne font pas bon ménage dans la neige et le froid. Bien sûr, ce n’est pas un simple froid mais un froid intense, presque inimaginable. Un froid de mort ! Un homme certes courageux mais pas suffisamment entraîné pour lutter dans ces contrées glaciales va se lancer dans une folle expédition. Seul, avec pour unique compagnon son chien auquel il ne vous pas une grande amitié. Très vite la nature va reprendre ses droits et une fin tragique attend cet aventurier d’un jour.
Dans ce livre il y a deux versions. Une pour nos jeunes bambins qui verront la fin heureuse de l’histoire, celle où le personnage s’avère être le héros ; et l’autre pour tout public, avec une fin que je qualifie de juste et de sensée. Bref, ce livre a encore renforcé mon opinion sur Dame Nature, et sur le fait qu’on ne peut lutter contre elle mais qu’il faut savoir vivre avec !

Par Irmin

 

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Nibelungen

Posté par europeanwolf le 14 septembre 2012

Les Nibelungen

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« La version la plus complète et la plus belle, sinon la plus ancienne, de cette légende est certainement la Chanson des Nibelungen (Nibelungenlied). Le poème, qui comprend 3.379 strophes – de quatre vers chacune – réparties en trente-neuf «aventures», a été composé en Autriche peu après l’an 1200. Le succès en fut immédiat et durable, comme l’attestent environ trois douzaines de manuscrits ou bien de fragments de manuscrits conservés. Après avoir reçu auprès de ses parents l’éducation d’un chevalier courtois, Siegfried se rend à Worms pour y briguer la main de Kriemhild, la soeur des rois burgondes (Gunther, Gernot, Giselher), dont il a entendu célébrer la beauté. Reconnu dès son arrivée à Worms par Hagen, l’un des vassaux des rois, qui rappelle comment il s’est emparé du trésor des Nibelungen et de la chape qui rend invisible, comment il s’est rendu invulnérable en se baignant dans le sang d’un dragon qu’il venait de tuer, Siegfried n’est cependant admis à se présenter devant celle qu’il aime qu’après avoir aidé les Burgondes à triompher des Saxons et des Danois. Un marché est alors conclu entre Gunther et Siegfried: celui-ci accordera au preux étranger la main de sa sœur Kriemhild, à condition qu’il l’aide à conquérir Brünhild, la vierge guerrière qui règne sur l’Islande. Grâce à la chape magique, Siegfried se substitue à son ami et triomphe dans les épreuves sportives que Brünhild impose à ses prétendants. Un double mariage est alors célébré à Worms, mais une nouvelle fois, Siegfried doit intervenir pour mater Brünhild, la mariée rebelle; au cours de la lutte, il lui enlève sa ceinture et son anneau, qu’il a le tort de remettre à Kriemhild. Ensuite, accompagné de son épouse, il retourne dans son pays. Dix ans plus tard, Siegfried et Kriemhild retournent à Worms où une violente querelle ne tarde pas à éclater entre les deux reines. Brünhild traite sa belle-soeur de serve – en Islande, Siegfried s’était fait passer pour le vassal de Gunther – mais elle est réduite au silence quand Kriemhild lui montre la ceinture et l’anneau qui lui avaient été dérobés au cours de la nuit des noces, et qu’elle l’accuse publiquement d’avoir été la «concubine» de Siegfried. Humiliée, Brünhild ne songe plus qu’à se venger, et Hagen lui promet son aide. Ayant obtenu par ruse que Kriemhild elle-même lui indique le seul 1’endroit où Siegfried est demeuré vulnérable, il organise, avec l’assentiment de Gunther,une partie de chasse dans l’Odenwald et, traîtreusement, il tue Siegfried. Devant le corps de son époux, Kriemhild exhale sa haine contre les meurtriers. Mais il lui faudra attendre de longues années avant d’avoir la possibilité de se venger. C’est ce désir qui lui fait accepter la demande en mariage d’Etzel, le roi des Huns. Elle se rend au pays des Huns et épouse Etzel dont elle a un fils, Ortlieb. Mais elle n’a pas oublié Siegfried, et elle obtient d’Etzel qu’il invite les rois burgondes. Malgré les avertissements de Hagen, ceux-ci acceptent l’invitation, et ils ne rebroussent pas chemin quand les ondines du Danube leur annoncent le destin funeste qui les attend. Arrivés à Etzelburg, ils sont bien accueillis par Etzel lui-même, mais tout dans les paroles et dans le comportement de Kriemhild les incite à se tenir sur leurs gardes; Hagen, de son côté, s’emploie à exaspérer Kriemhild par son insolent orgueil. Quand il apprend que les valets des Burgondes ont été massacrés, il tranche la tête du jeune fils de Kriemhild, et les combats se déchaînent. Les six dernières aventures relatent longuement la résistance héroïque que les Burgondes opposent aux assauts répétés de leurs ennemis. Finalement ne restent en vie du côté des Burgondes que Gunther et Hagen. Vaincus à leur tour par Dietrich von Bern, ils sont mis à mort par Kriemhild, tuée elle-même par Hildebrand, le vassal de Dietrich. Aux rares survivants, il ne reste plus qu’à pleurer les morts en une longue Plainte (Klage). 

1. Caractères généraux 

La Chanson des Nibelungen passe à juste titre pour un des chefs-d’oeuvre de la littérature allemande au Moyen Âge. L’auteur a su équilibrer les deux parties de son récit, tout en en maintenant l’unité; il a réussi d’admirables tableaux (Hagen montant la garde avec son ami Volker, refusant de se lever à l’approche de Kriemhild); en artiste consommé, il a su tirer parti des ressources que lui offrait le recours aux leitmotive à valeur symbolique (trésor des Nibelungen, épée de Siegfried…), aux rêves et aux avertissements prémonitoires. Sans doute a-t-il voulu adapter les vieilles légendes à l’esprit de son temps: il s’est appliqué à donner à son poème un vernis courtois en présentant Siegfried comme un soupirant timide, selon la meilleure tradition du Minnesang, en multipliant les descriptions de fêtes avec leur étiquette rigoureuse, avec leur déploiement de luxe. Mais la matière qu’il avait à traiter se prêtait mal à cette stylisation courtoise, et lui-même avait sans doute trop le sens du tragique inhérent à la condition humaine pour accepter d’édulcorer les données de l’antique fable. Dieu demeure étrangement lointain dans son poème: le destin, l’implacable wurd des vieux Germains, y assume sa place et il pousse à leur perte, conjointement, avec la démesure qui souvent les caractérise, les protagonistes de ce drame. Dans le déchaînement des passions, même ce chevalier irréprochable qu’est Rüdiger ne peut échapper à la mort, et Dietrich, le roi juste et mesuré, n’arrive pas à faire entendre la voix de la raison. Il y a un abîme entre la «détresse des Nibelungen» (der Nibelunge not: ce sont là les derniers mots du manuscrit B) et la conclusion optimiste, digne des contes de fées, qui caractérise le roman arthurien. 

2. Les sources immédiates 

Les vieux récits, source du poème du XIIIe siècle, quels étaient-ils? Sous quelle forme étaient-ils parvenus à l’auteur – anonyme – de la Chanson des Nibelungen? On admet en général que les sources étaient de nature différente pour la première et pour la deuxième partie du poème. Pour la première partie, l’auteur s’est sans doute inspiré de chants assez brefs qui relataient les exploits du jeune Siegfried, de même que sa mort. On en retrouve l’écho partiel dans un poème fort médiocre du XIVe siècle, le Seyfriedslied. Le récit de la mort des rois burgondes, en revanche, aurait déjà subi vers 1160 – sans doute sous l’influence des chansons de geste – un premier «élargissement épique»; il y aurait eu une première épopée (non conservée), connue sous le nom de Ältere Not. Ces théories tirent leurs arguments essentiels de la Thidrekssaga (compilation norvégienne, vers 1260) dont l’auteur, selon ses propres dires, s’est ingénié à grouper autour d’un personnage central, Dietrich von Bern, les légendes alors en vogue en Allemagne. Or le récit de la vie et de la mort de Siegfried ne prend que quelques pages, alors que la mort des rois burgondes est relatée avec un luxe de détails caractéristique d’une épopée. L’auteur de la Thidrekssaga pouvait certes connaître la Chanson des Nibelungen, mais entre son récit et le poème allemand les divergences sont telles qu’on est enclin à penser qu’il s’est inspiré de textes plus anciens, en particulier de la Ältere Not. 

3. Les témoignages nordiques 

I l peut paraître singulier qu’antérieurement à la fin du XIIe siècle les légendes du cycle des Nibelungen aient laissé si peu de traces en Allemagne: tout au plus peuton signaler la présence de Gunther et de Hagen dans un poème latin du début du Xe siècle, le Waltharius. Cela se comprend cependant, car les poèmes qui les relataient ne se transmettaient que par la tradition orale, et il ne s’est trouvé personne pour les noter. Mais, d’Allemagne, ces légendes étaient passées dans les pays scandinaves et, grâce à l’Islande, on possède des documents dont les plus anciens remontent sans doute au IXe ou au Xe siècle. L’abondance de ces textes met en lumière le prestige dont jouissaient les légendes dont les héros étaient Sigurd (Siegfried), Brynhild, Gudrun (Kriemhild), Gunnar (Gunther), Högni (Hagen), Atli (Etzel). Bragi, le plus ancien des scaldes norvégiens connus, y fait déjà allusion vers 850; la plupart des chants de l’Edda s’en inspirent; Snorri Sturluson en donne un bref résumé dans son Edda en prose; elles sont relatées avec force détails dans la Völsungasaga et, dans certaines régions, les ballades populaires en ont gardé le souvenir jusqu’à l’époque moderne. Entre les versions nordiques et la Chanson des Nibelungen, on relève des divergences sensibles. Les différences portent surtout sur la première partie. Les pays scandinaves rattachent la légende de Sigurd au monde des dieux de la mythologie germanique: ils font descendre la lignée dont est issu Sigurd d’Odin lui-même; c’est là que l’on trouve le motif de la malédiction attachée à l’or dont les dieux dépouillent le nain Andvari et dont Sigurd s’empare après avoir tué le dragon Fafnir. Ils mettent de plus en plus l’accent sur cette mystérieuse Brynhild – parfois présentée comme une fille d’Odin –, sur l’amour qu’elle porte à Sigurd, sur le dépit qu’elle ressent à le voir marié à une autre. On aboutit ainsi à une sorte de «roman de Brynhild» dont les traits essentiels sont les suivants: Sigurd et Brynhild se rencontrent une première fois et échangent des serments d’amour, mais un philtre que lui verse la mère des rois burgondes fait que Sigurd oublie ces serments et épouse Gudrun. Il aide ensuite son beau-frère Gunnar à conquérir Brynhild que protège un rempart de flammes; pour cela, il change d’aspect avec Gunnar, s’introduit auprès de Brynhild dont il partage la couche durant trois nuits. Sans cesser d’aimer Sigurd, Brynhild devient ainsi la femme de Gunnar. Mais plus tard, quand au cours d’une querelle entre les deux reines la supercherie est découverte, elle exige que Sigurd soit mis à mort, puis elle monte elle-même sur le bûcher. La différence la plus frappante entre la Chanson des Nibelungen et les versions nordiques porte sur la deuxième partie. Dans le poème allemand, Kriemhild, avide de venger la mort de Siegfried, attire ses frères au pays des Huns et les fait périr; dans les textes nordiques, au contraire, il n’y a nul lien de cause à effet entre la mort de Sigurd et celle de ses beaux-frères: c’est Atli qui invite traîtreusement les Burgondes à lui rendre visite et, malgré les avertissements de ses guerriers, Gunnar accepte l’invitation, mais à peine arrivés auprès d’Atli, les Burgondes sont maîtrisés, Högni est mis à mort, Gunnar jeté dans la fosse aux serpents où il périt. Gudrun, qui avait cherché en vain à prévenir ses frères du sort qui les attendait, venge alors leur mort de façon particulièrement cruelle: elle sert à Atli un véritable «festin d’Atrée» (les deux fils nés de leur union), quis elle met le feu à la salle des banquets; les Huns, Atli et Gudrun elle-même périssent dans les flammes.  

4. Genèse des légendes 

On trouve ce récit dans un des plus anciens poèmes de l’Edda, le Chant d’Atli (Atlakvida). Ce texte, composé sans doute au Xe siècle, a conservé plus fidèlement que la Chanson des Nibelungen les données premières de la légende, et il est possible, en partant de lui, d’entrevoir comment des événements historiques du Ve siècle ont pu donner naissance à celle-ci. En 437, les Burgondes établis dans la région de Worms sont défaits et en partie exterminée par les Huns; leurs rois eux-mêmes périssent. Les survivants s’établissent alors en «Bourgogne», et un document du début du Ve siècle, la loi Gombette, a conservé les noms de leurs anciens rois: ce sont, à peu de chose près, ceux qu’on trouve dans la Chanson des Nibelungen et dans les textes scandinaves. Quelques années plus tard, Attila meurt au cours d’une nuit passée auprès d’une concubine dont le nom, Hildico, semble indiquer une origine germanique. La légende a établi entre ces deux faits une relation de cause à effet: Hildico a tué Attila pour venger la mort de ses frères, les rois burgondes. S’il est donc relativement aisé de déceler les origines de cette légende, il est plus difficile de dire comment se sont formées celles dont Siegfried est le héros. Était-il à l’origine un être mythique dont le destin symboliserait successivement la victoire de la lumière sur les ténèbres (combat avec le dragon), puis la revanche des forces du mal (mort de Siegfried)? S’agit-il d’un personnage de contes populaires qui serait devenu héros de légende? Ou bien ces récits – comme celui de la mort des rois burgondes – remontent-ils en dernière analyse à des événements historiques? Faut-il y voir l’écho des démêlés sanglants entre Brunehaut (Brünhild), l’épouse du roi d’Austrasie Sigebert, et Frédégonde? Siegfried est-il le chef chérusque Arminius, dont la victoire sur les légions romaines de Varus aurait été présentée sous la forme mythique d’un combat avec un dragon, alors que le récit de sa mort se serait maintenu sur le plan purement humain? De toutes ces thèses, aucune n’a réussi à s’imposer. Une seule chose paraît assurée: dans toutes les versions, Siegfried est présenté comme le beau-frère des rois burgondes; sa légende n’a donc pu prendre sa forme définitive qu’à un moment où la légende de leur mort était déjà connue, soit au VIe siècle, c’est-à-dire en pleine époque mérovingienne. Et n’est-ce pas une «atmosphère mérovingienne » que l’on respire dans ces récits où les trahisons, les meurtres au sein d’une famille royale jouent un si grand rôle? Cependant, l’unité entre les deux légendes n’a été réalisée qu’à partir du moment (au VIIIe ou au XIe siècle?) où un poète allemand, par un trait de génie, présenta la mort des rois burgondes comme une conséquence directe de l’assassinat de Siegfried. Après une période d’oubli relatif au XVIIe et au XVIIIe siècle, la légende des Nibelungen a retrouvé son prestige à l’époque romantique. Depuis lors, les éditions de textes, les traductions, les études se sont multipliées; les poètes se sont emparés de ce beau sujet et se sont employés à faire revivre les vieilles légendes. La plupart de ces oeuvres modernes ne présentent d’intérêt que pour le spécialiste. Deux d’entre elles seulement ont touché un public plus vaste. Suivant de près la Chanson des Nibelungen, F. Hebbel a voulu «mettre le poème à la portée de la nation, sous une forme dramatique ». Mais c’est évidemment par la Tétralogie de Richard Wagner que le monde entier connaît maintenant la tragique histoire de Siegfried et des rois burgondes. »

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Loi contre nature

Posté par europeanwolf le 12 septembre 2012

Bientôt une nouvelle loi va naître en France, cette loi permettra aux couples homosexuels de pouvoir adopter des enfants en toute légalité. Les couples gays (hommes ou femmes) ne me gênent pas tant que cela reste dans le domaine du privée. En revanche, je ne cautionne pas les différents rassemblements dégradants et vulgaires qu’ils organisent, comme la gay-pride ou autres. Et là où je me révolte et m’indigne, c’est au sujet de cette future loi que « nos » dirigeants vont nous pondre : une adoption pour ces couples !! Rien de plus rien de moins, voila que monsieur X pourra éduquer un bambin avec monsieur Y. Mais que va-t-il se passer pour l’enfant ? Je ne doute pas qu’il sera entouré d’amour et d’affection, mais comment pourra t-il devenir saint d’esprit sans l’amour et la présence d’une mère ? Car deux hommes ne remplaceront jamais un vrai père et une vraie mère. Nous allons droit dans le mur avec ce genre de loi contre nature. En étant homosexuels, ces personnes font certains choix, et l’un d’eux consiste à ne pas pouvoir avoir d’enfant ; la nature est ainsi faite et elle doit le rester. Un père fait figure d’autorité, de respect et d’honneur, une mère apporte le coté réconfortant, tendre et affectueux. Depuis des milliers d’années le monde est basé sur ce genre de racine. Et voilà que certains hommes et femmes, plus forts et plus malins que tout le monde, veulent changer cette hiérarchie naturelle au profit de leur simple désir. Où en arriverons-nous dans quelques années? A des adoptions autorisées à des personnes ne pouvant pas subvenir à leurs propres besoins, uniquement parce que celles-ci veulent offrir de l’amour à un enfant qu’ils ne peuvent avoir naturellement?  A des lois permettant la vie en couple avec des animaux ? A des échanges de nouveaux nés, pour avoir l’enfant que l’on désiré ? Ne prenez pas ces exemples pour des lois dignes de films de science-fiction, un jour cela peut arriver !! Pour ne pas choquer une certaine minorité et pour faire bonne figure face aux autres pays, dits civilisés, nous accordons des droits aberrants et dénués de sens. Bien évidemment, un bon nombre de personnes me traite d’homophobe et autre adjectif, mais je suis simplement lucide sur ce qui est évident. Comment pouvoir créer une famille unie dans le temps avec ce genre de couple ? Il est impossible de perpétrer un héritage génétique, culturel et psychique avec de telles familles. D’une certaine manière, ces lois sont là pour écraser et anéantir la diversité d’un pays, d’une ethnie. Une France, une Europe, un monde mélangé, décadent, dévirilisé. Voilà ce à quoi ces lois vont nous conduire.

Aux Etats-Unis, le nombre de couples gays a explosé en l’espace de 10 ans, passant de 594,381 couples en 2000 à 901,997 en 2010 soit une augmentation de 52% (source LGBT). Il n’y a aucun chiffre réel pourla Francemais la situation semble assez proche de celle des Etats-Unis. L’évolution du nombre de ces couples ne va pas cesser d’augmenter car plus le temps passe, plus des lois en leur faveur sont votées et adoptées. Ce qui accélère la perdition et l’aliénation de la société actuelle. Après le gain de cette nouvelle loi, on est en droit de ce dire que ces couples on eu un beau cadeau de notre gouvernement et qu’ils ne vont rien demander d’autre, mais que nenni. Les couples de femmes aimeraient entendre de la bouche de Mme Taubira que la procréation assistée leur soit accordée. Mais pour l’instant, la ministre de la justice ne prévoit pas d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée. On est soulagé de l’entendre dire cela, mais pour combien de temps ces belles paroles vont-elles durer ? Seul l’avenir nous le dira.

Loi contre nature dans Textes photoe-300x200 

Par Irmin 

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