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Spartiate, Les murailles de feu

Posté par europeanwolf le 21 mai 2012

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Tout commence aux Thermopyles. Lors de cette bataille mythique, 300 Spartiates luttèrent héroïquement contre l’armée démesurée des Perses destinée à asservir la Grèce. Ces volontaires, pour un combat perdu d’avance, périrent tous ainsi que leur roi Léonidas. Nullement effrayé par l’immense armée de Xersès dont les flèches des archers risquaient d’assombrir le ciel, l’un d’entre eux déclara :

  « Bien, nous nous battrons donc à l’ombre. »

Ce sacrifice fut fait pour l’amour et le devoir qu’il avait envers leur cité, ils sont allés vers les thermopyles pour la liberté et non pour la gloire.

Un seul homme échappe néanmoins au carnage, le dénommé Xéon. Les Perses l’ayant trouvé gravement blessé et gisant au milieu des cadavres de ses camarades, ces derniers décident de le soigner. Loin de faire preuve de faiblesse à l’égard du vaincu, ils comptent sur son long récit pour en savoir un peu plus sur ce mystérieux peuple qui leur a donné tant de fil à retordre.

Xéon s’exécute et raconte alors son histoire et celle de Sparte nommé également Lacédémone.

Rares sont les romans historiques sachant retranscrire de manière aussi limpide toute la quintessence de l’âme d’un peuple. Les Spartiates étaient des guerriers entraînés à la dure. Leur fonction guerrière justifiait et conditionnait leur statut de citoyen. Faire preuve de lâcheté au combat risquait de les faire déroger. Afin de ne pas sombrer dans une telle ignominie, les jeunes étaient mentalement préparés à mépriser la peur de la mort (pour çela ils avaient l’éducation de leurs pères mais aussi l’agogé). Et pour chasser cette peur, il fallait commencer par relativiser l’angoisse de perdre sont intégrité corporelle. Car le corps n’est rien d’autre que le véhicule de l’âme. Une attitude fort bien résumée par l’auteur dans ce remarquable passage :

 « N’oublie jamais, Alexandros, que cette chaire, ce corps ne nous appartient pas. Remercie-en les Dieux. Si je pensais que cette matière était la mienne, je ne pourrais pas avancer d’un pas vers l’ennemi. Mais elle n’est pas à nous, mon ami. Elle appartient aux dieux et à nos enfants, nos pères et mères et à ceux de Sparte qui naîtront dans cent ou mille ans. Elle appartient à la ville qui nous donne tout ce que nous avons et qui n’en exige pas moins en retour. »

Un autre passage du livre évoque ensuite la notion de courage chez les Spartiates, Une attitude au combat dont le secret réside essentiellement dans l’unité sacrée du groupe :

 « Ecoute-moi, garçon. Seuls les dieux et les héros peuvent être braves quand ils sont seuls. Un homme ne peut avoir de courage que d’une seule manière, quand il est avec ses camarades d’armes, ceux de sa tribu et de sa ville. La plus misérable de toutes les situations est celle de l’homme solitaire, sans les dieux de son foyer et sans sa ville. Un homme sans cité n’est pas un homme. C’est une ombre, une coquille vide, une plaisanterie. »

On s’aperçoit donc que les Spartiates n’étaient pas que des machines à tuer, image que le poids des siècles s’est acharné à forger. Notons également que l’organisation politique de leur cité était le fruit de la réflexion d’un législateur doué : Lycurgue 

Ce que l’on sait moins encore, c’est que les Spartiates furent aussi de grands poètes. Les tout premiers poètes grecs ne furent pas originaires d’Athènes mais de Sparte. Les plus connus sont Alcman et Tyrtée, ce dernier à été choisi comme le poète officiel de la cité. Les Spartiates puisaient dans son chant tout le courage dont ils avaient besoin avant de partir au combat. En voici un des rares fragments qui nous soient parvenus. Il n’exalte pas la fureur guerrière mais la solidarité et la cohésion du groupe face au danger : 

« O garçons ! Au combat luttez en rangs serrés,

Car la fuite est honteuse autant que la panique.

Ayez dans la poitrine un grand cœur héroïque,

N’aimez pas trop la vie au moment de lutter.

Les aînés, les anciens dont les genoux sont raides,

N’allez pas vous enfuir et les abandonner (…) »

Cette poésie ne célèbre certes pas la beauté du chant des oiseaux, encore moins la mélancolie d’un coucher de soleil. Pourtant, en dépit de cette culture virile, les Spartiates ne furent point des conquérants. Confinés au sud du Péloponnèse, leur cité ne chercha pas à sortir de sa vallée de l’Eurotas, pour conquérir d’autres cités, encore moins d’asservirla Grèce.

Ce romans est bien plus qu’un livre, il est au-delà du film 300, il est tout simplement unique et ravageur, on y découvre plusieurs facette des spartiates, ses hommes qui on été le fleurons des Européens, l’élite des hommes ayant jamais marchés sur cette terre.

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Par Irmin

Publié dans Livres | 3 Commentaires »

 

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