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Semaine Germanique

Posté par europeanwolf le 18 août 2013

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Lundi :

Dans le cas du Lundi tout comme pour le dimanche, l’analyse étymologique des différentes langues germaniques montre de manière claire et nette que le Lundi était dédié à la lune. Voici quelques exemples:
– en anglais Monday vient de l’ancien anglo-saxon « mōndæg », qui signifie « jour de la lune »
– en allemand Montag vient du vieux-haut-allemand « mānetag », qui signifie « jour de la lune »
– en néerlandais Maandag vient du moyen-bas-allemand « mānendach », qui signifie « jour de la lune »
– en vieux-frison « mōnadeig », signifie « jour de la lune »
– en norvégien Måndag vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
– en islandais Mánudagur vient du norrois « mánadagr », qui signifie « jour de la lune »
Dans le monde romain, le Lundi vient du latin « lunae dies » qui signifie lui aussi « le jour de la lune ».

Pour la figure mythologique masculine Mani, personnification littéraire de la lune dans les Eddas, valent les mêmes remarques que pour Sunna-Sól (voir le « dimanche »). Ici aussi il semble s’être produit un glissement linguistique des genres. On peut donc accorder selon toute probabilité que la figure divine originelle de la lune était féminine, et non masculine. Les études comparatives indo-européennes tendent fortement à conforter cette théorie.

Le symbolisme de la lune se rattache à la troisième fonction indo-européenne, celle de production-reproduction. Dans le panthéon germano-nordique cette fonction est principalement sous la gouverne des Dieux et Déesses Vanes. La symbolique rattachée à la lune comporte cependant une nuance qui la différencie de la plupart des Divinités chtoniennes de la fonction production-reproduction. Ces Divinités relèvent de forces divines liées à la terre et au monde sous-terrain, alors que la lune relève de forces célestes.
La lune avec ses aspects changeants, règne sur un monde d’obscurité, de ténèbres et de mystères. L’obscurité nous renvoie ici au monde occulte de la connaissance cachée, celle qui se transmet de génération en génération, véritable miroir d’un âge d’or perdu. L’aspect féminin lié à la lune se retrouve dans une image bien connue: un cycle de menstruation chez les femmes est de 28 jours, celui du cycle lunaire est de 28 jours également. Rien n’est dû au hasard, tout est relié, et le fait qu’un parallèle si fort puisse exister entre la femme et la lune relève d’une connaissance mystique très ancienne.

Dans la tradition populaire germanique il existe la conception que tout ce qui doit germer et croître, doit être commencé ou être réalisé pendant la phase de la lune croissante. Ceci concerne aussi bien le travail de la terre que les grands changements dans la vie. Les enfants nés pendant la lune croissante avaient la réputation d’avoir une croissance particulièrement heureuse. De plus, le rituel pendant lequel les anciens donnaient officiellement un nom à l’enfant, se tenait de préférence pendant la période de lune corissante. Une certaine force relie aussi la lune et certaines plantes médicinales, qui ont des vertus plus prononcées lors de cette même phase lunaire. Les anciennes traditions du folk-lore (sagesse populaire) prêtaient à la lune des pouvoirs curatifs bien spécifiques.
La même conception se retrouve dans le monde agricole où les semences de certains légumes devraient se faire en période de lune croissante. Il est intéressant d’ailleurs de relever au passage que le sagesse populaire dit que les légumes qui grandissent dans la terre devraient être plantés avec la lune décroissante, alors que les légumes qui grandissent à l’air libre devraient être plantés pendant la lune croissante. Cette relation est très instructive car elle tend à démontrer une relation entre « décroissant » et « terre » (aspect chtonien), et une relation entre « croissant » et « céleste ».
La nouvelle lune et la pleine lune étaient quant à elles considérées de deux manières différentes: tantôt comme le début d’une lune croissante, donc comme un symbole chargé de forces positives, tantôt comme la fin d’une lune décroissante, donc chargée de forces négatives.

Ce double aspect de la lune se reflète parfaitement dans la croyance populaire germanique liée au Lundi. Si le Lundi est en période de lune croissante, alors toute nouvelle entreprise durable sera enrichie d’une croissance certaine. Par contre il est fortement déconseillé d’entreprendre quoique ce soit en phase de lune décroissante. Il était entre autres recommandé de ne pas faire de transactions monétaires ce jour-là ; il valait donc mieux ne rien acheter un Lundi. Ce dernier aspect a très sûrement influencé certaines régions qui ont fait du Lundi un jour de mauvaise augure, réputation qui perdure jusqu’à nos jours.

Mardi :

Le mardi dans les traditions germano-nordiques est dédié au Dieu Tiwaz-Týr. Ce Dieu avant d’être détrôné par Wodan-Odin lors des grandes migrations, était celui de la fonction souveraine, la première fonction indo-européenne. Son étymologie se rattache aux autres grands Dieux souverains des Indo-Européens: Zeus (Grecs), Jupiter (Romains), Teutatès (Celtes), Dyaus Pitar (Indo-Aryens). Ces étymologies indo-européennes renvoient à la notion de « Père céleste du Jour ». C’est ce nom antique qui a donné des termes modernes comme diurne, dieu, día. Chez les Germains son nom se retrouve sous plusieurs formes: Tiwaz (proto-germanique), Tiw (anglo-saxon), Tius / Ziu (Germains continentaux du sud), Týr (Germains septentrionaux – Vikings).

L’inscription du célèbre altar frison avec l’inscription dédiée à Mars Thingsus démontre la relation qui existait entre le Dieu Tiwaz et le Thing (voir lien à la fin). Ce Thing, écrit normalement « þing » (Th=þ), était le terme pour désigner les rassemblements sacrés des Germains pendant lesquels se réglaient les affaires de justice de la communauté. Le grand rassemblement de plusieurs clans se nommait quant à lui « Allthing ». Les questions juridiques étaient débattues pendant ces þing jusqu’à ce que les hommes libres et les nobles du clan décident de la sentence à rendre. C’est ainsi donc que la souveraineté du þing sacré était complètement vouée au Dieu Tiwaz-Týr. Ce mot de þing a de plus une relation étroite avec les termes modernes de Thing (en anglais) ou Ding (en allemand). Ces termes se traduisent par le mot français « chose ». Pour dire qu’on traitait les affaires de justice, on disait avant qu’on allait traiter les « choses du þing », et c’est ainsi que le mot « þing » et le mot « chose » ont fusionné dans les langues germaniques.

Mais revenons à présent au Mardi et à ses différents noms dans les langues germaniques:
– Dienstag en allemand vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »
– Tuesday en anglais vient de l’ancien anglo-saxon « Tiwesdæg », qui signifie « le jour de Tiw »
– Zischtig dans les dialectes du sud de l’Allemagne vient de l’alaman et du vieux-haut-allemand « Ziostag », qui signifie « le jour de Ziu »
– Tirsdag en danois vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Tysdag en norvégien vient du norrois « Tysdagr », qui signifie « le jour de Týr »
– Dinsdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand « Dingesdach », qui signifie « le jour du þing »

Les Romains dans leur interpretatio romana avaient comparé le Dieu Tiwaz-Týr à leur Dieu de la guerre Mars. C’est la raison pour laquelle le Mardi dans les langues latines vient de « Dies Martis » qui signifie le jour de Mars.

Chez les Germains le Mardi était donc le jour pendant lequel on préférait régler les affaires juridiques. Cette conception s’est maintenue très longtemps étant donné qu’encore au 19è siècle dans certaines régions, les gens qui devaient passer en justice souhaitaient le faire un Mardi. Certains refusaient même un jugement qui ne soit pas rendu un Mardi. Cela remonte bien-sûr à l’ancienne notion du þing pendant laquelle le Dieu Tiwaz-Týr pouvait donner la victoire dans les questions juridiques. Les mariages aussi étaient favorables s’ils étaient célébrés un Mardi. Ici c’est particulièrement l’aspect contrat du mariage qui est favorisé par le Dieu. Commencer un nouvel office un Mardi était recommandé par la sagesse populaire, car tout ce qui est initié par un contrat tombe sous la protection de Tiwaz. On croyait aussi qu’il fallait commencer les travaux des champs ou du jardin un Mardi. De plus, le temps qu’il fait le premier Mardi du mois, est celui qui indique le temps qu’il fera le reste du mois. Dans cette dernière sagesse populaire, on retrouve la très ancienne conception du Dieu Tiwaz dans son aspect souverain de « Père du ciel ».

Après avoir bouclé ainsi tous les jours de la semaine dans la tradition germanique, il est à remarquer au passage que tous les noms de la semaine font référence à des forces célestes. À aucun moment il n’est fait référence aux Divinités chtoniennes, celles liées à la terre. Ceci pourrait être expliqué par l’ancienne conception cosmique des Indo-Européens.

Mercredi : 

Le nom de ce jour de la semaine ne s’est pas conservé de la même manière dans les langues d’origine germanique. Mais suffisamment a survécu pour pouvoir affirmer sans doute aucun, que le mercredi était le jour du Dieu Wodan – Odin. 
- Wednesday en anglais vient de l’anglo-saxon ancien Wodnesdaeg (le jour de Wodan)
- Woensdag en néérlandais vient du moyen-bas-allemand Wodensdach et Wunsdag (le jour de Wodan)
- Onsdag en danois vient du norrois Óðinsdagr (le jour d’Odin).

Par contre des langues germaniques comme l’allemand ou l’islandais ont subi les foudres de l’inquisition chrétienne qui n’ont pas permis que le souvenir du Dieu survive dans la langue courante. Les chrétiens firent du mercredi « le jour du milieu de semaine » en référence à la tradition juive qui fait débuter la semaine le dimanche, alors que la tradition païenne héritée du calendrier romain, fait commencer la semaine le lundi. C’est ainsi que mercredi (milieu de semaine) en islandais se dit Miðvikudagur, et en allemand Mittwoch. 

Wodanesdag en germanique commun nous renvoie donc au Dieu Wodan (Odin). Dans les traditions populaires qui ont survécu au moyen-âge chrétien, le mercredi semble avoir revêtu un aspect plutôt négatif, voire même très négatif. La question qui se pose aussitôt est de savoir si cet aspect négatif du mercredi est dû à la christianisation ou bien s’il est dû au côté obscur que possède la figure du Dieu Wodan. Personnellement je pencherais plutôt pour la 2è option, car en effet ce Dieu possède un côté parfois difficile à suivre, ce qui le rendait incertain et pas toujours digne de confiance auprès du peuple. Wodan-Odin était plus un Dieu de l’élite aristocratique que du peuple. Mais par ailleurs, il est fort possible aussi, que le christianisme ait rajouté une bonne couche afin d’éloigner le peuple de ses racines païennes. 

Dans les traditions populaires, le mercredi est parfois nommé le jour de malheur. C’était un jour pendant lequel il ne fallait entreprendre rien de nouveau. Se marier un mercredi était par exemple fortement déconseillé. Déménager un mercredi n’apportait que du malheur. Se rendre en voyage ce jour-là était s’assurer un voyage compliqué et plein d’embûches. Il était aussi recommandé de ne pas faire de pain un mercredi, et de ne pas aller aux champs. Se laver les cheveux ou se couper les ongles ce jour-là, étaient également vu comme un acte de mauvaise augure. Tout semble indiquer qu’il ne fallait en fait rien entreprendre du tout un mercredi. 

Jeudi : 

Dans toutes les langues germaniques s’est conservé l’origine païenne du nom du Jeudi. Il est incontestablement lié au Dieu Donar-Thunor-Thor. Le grand Dieu germanique de la foudre et ennemi des Géants du chaos a donné son nom à ce jour de la semaine. Voici quelques exemples du nom de Jeudi dans les langues germaniques:
– en anglais: Thursday (Þūnresdæg en anglo-saxon ancien)
– en allemand: Donnerstag (Donar chez les Germains continentaux)
– en néeralndais: Donderdag (Dondresdag – Donars Dag)
– en danois: Torsdag (Thors Dag)
– en vieux frison: Thunersdei

Dans la tradition populaire germanique, le jeudi a conservé une notion de jour de fête et de réjouissance. C’était un jour pendant lequel on faisait des offrandes aux Esprits du foyer et aux Esprits des arbres. Le jeudi était particulièrement propice pour le mariage. On se souvient que dans le paganisme germanique, le marteau de Thor, Mjölnir, servait à bénir les couples lors de la cérémonie de mariage. Par ailleurs, le jeudi était recommandé pour tout ceux qui voulaient entreprendre quelque chose de nouveau. Le début d’un nouvel office ou bien un déménagement étaient consacrés par les forces positives et constructives liées au jeudi. Semer un jeudi était également très favorable pour la croissance des plantes. Soigner les hommes ou les animaux était propice si c’était réalisé un jeudi. Un cheval malade par exemple devait être conduit face au soleil d’un jeudi afin qu’il guérisse plus rapidement. Et enfin, dans le monde paysan, on disait que si un mois commençait par un jeudi, alors le temps resterait tout le mois durant tel qu’il a été le premier jeudi en question.

Le lien de Donar-Thor au Jupiter des langues latines est uniquement dû au fait que les deux sont maîtres de la foudre. Ces deux figures divines ne remplissent pas les mêmes fonctions selon les panthéons.

Vendredi :

La tradition populaire chez les Germains en fait un jour de grande chance. L’étymologie du nom dans les différentes langues germaniques nous renvoie à deux grandes Déesses du panthéon germano-nordique: Frigga et Freyja. 
Firgga est l’épouse du Dieu Wodan-Odin, elle est une Déesse céleste, elle est la gardienne des couples, celle qui protège le mariage et la descendance issue des ces unions. 
Freyja est plus une Déesse liée aux forces terrestres, chtoniennes, elle est l’image de la beauté et de l’amour. L’amour qu’elle représente est autant sexuel que sentimental. Elle domine aussi l’art du Seidr, la magie chamanique dans la culture nordique.

Voyons donc à présent le mot Vendredi dans les différentes langues germaniques:
– Friday en anglais, vient de l’ancien anglo-saxon « Frīġedæġ » qui veut dire « Jour de Frigg ».
– Freitag en allemand, vient du vieux-haut-allemand Frīatag, qui veut dire « Jour de Fria » À noter ici la ressemblance entre les noms Fria-Frea et Freyja. Cette ressemblance est certainement celle qui mène au glissement lingüistique entre la Frigga continentale (Fria-Frea) et la Freyja nordique.
– Vrijdag en néérlandais, vient également de Frīatag (jour de Frigga).
– Friggjar-dagr en norrois (langue parlée par les Vikings), qui veut dire « Jour de Frigga ». C’est en norrois justement que semble avoir eu lieu le glissement linguistique mentionné ci-dessus. Car le norrois a également le terme de frjá-dagr qui lui fait référence à la Déesse Freyja. Ce glissement n’est certainement pas dû au hasard, car il se pourrait que cette confusion soit volontaire afin de représenter les deux aspects d’un archétype de la Déesse. 
– Fredag en suédois, qui vient du norrois frjá-dagr (Jour de Freyja). 

Dans la tradition populaire le Vendredi est un jour qui apporte la chance et la paix. La christianisation forcée tenta d’en faire dans plusieurs régions, un jour de malheur. Cette tactique a malheureusement réussie en partie lorsqu’on pense au fameux « vendredi 13″. Le Vendredi était connu dans les traditions païennes des Germains pour être un jour très favorable à la magie liée à l’amour. Toute pratique magique afin d’obtenir des faveurs sentimentales ou sexuelles, était particulièrement puissante si elle était réalisée un Vendredi. Ce jour était recommandé pour celui ou celle qui voulait consulter la sagesse des runes dans des questions d’amour. C’est donc un jour très favorable pour former de nouveaux couples. 

Mais le Vendredi était également réputé pour sa force dans la pratique de la médecine. Cette médecine pouvait se présenter sous forme de traitement pratique par les plantes, ou bien de rites liés au Seidr, la magie chamanique nordique. Par ailleurs le Vendredi était recommandé pour se couper les cheveux ou les ongles. Les cheveux sont liés au symbolisme de force, alors que celui des ongles est lié à la nécessité et aux temps difficiles à surmonter. Les ongles étaient entourés d’un véritable rituel, car à une heure bien précise le Vendredi, il faillait les couper dans le sens suivant: main gauche, pied droit, main droite, pied gauche. En reliant ainsi les membres opposés du corps, on obtient un graphisme intéressant qui n’est pas dû au hasard: un X. Ce X pourrait bien être la rune Gebo, la rune du don, du sacrifice. Le nom nordique de Gefjon commence par une rune Gebo ; Gefjon est un des noms de la Déesse Freyja, il signifie « celle qui donne ». Ce rite permettait aussi d’éviter les maux de tête, d’oreille, ou de dents. 

Le Vendredi était généralement admis comme le jour propice pour entreprendre quelque chose de nouveau, comme s’il marquait le début d’un cycle nouveau. 

Samedi :

Le Samedi est un jour problématique lorsqu’on cherche à remonter à ses racines païennes. Les autres jours de la semaine ont conservé des traces étymologiques claires qui permettent de remonter à la source de la tradition polythéiste. Ce n’est pas le cas du Samedi. Cependant, quelques rares sources linguistiques que nous allons voir ci-dessous, permettent quand-même de faire certaines suppositions.

Dans presque toutes les langues d’Europe, le Samedi fait référence à une influence étrangère à nos racines polythéistes. Une influence énorme qui nous est venue avec l’arrivée du pire fléau culturel qu’aient connus nos ancêtres païens: le judéo-christianisme. En effet ce dernier introduisit au début, l’idée que le Samedi était le 7è jour de la semaine, le Shabbat de la religion juive. C’est le jour de repos du dieu des Juifs après qu’il ait soit disant créé le monde en 6 jours. Mais le judéo-christianisme changea rapidement de stratégie lorsqu’il s’implanta de manière durable en Europe et devint le christianisme catholique. Il usurpa encore une fois une tradition païenne en déplaçant le jour de repos du « seigneur », le shabbat des juifs, vers le dimanche des païens, le jour du soleil. Cependant, la notion juive liée au Samedi se conserva dans la plupart des langues européennes, favorisant ainsi la perte presque totale du sens originel de ce jour de la semaine pour nos ancêtres païens. Voyons quelques étymologies du Samedi:- Samstag en allemand remonte au grec sambatton-sabbaton, qui lui-même vient de l’hébreu Šabbatai, le jour du Shabbat juif. Il en va de même pour les termes français « samedi », espagnol « sábado », italien « sabato », roumain « sâmbătă », russe « суббота », etc…

L’anglais « Saturday » ou le néérlandais « Zaterdag » ont conservé une trace païenne du Samedi, mais elle n’est pas germanique, elle est romaine. Elle fait référence au Dieu Saturne. Il se pourrait donc qu’il ait existé un équivalent germanique au Dieu Saturne, mais trop peu d’indices permettent dans ce contexte de savoir lequel exactement. - Les langues scandinaves nomment le Samedi « lørdag » en norvégien et en danois, « lördag » en suédois, et « laugardagur » en islandais. Ces termes font tous références au bain. Les Vikings avaient l’habitude de prendre leur grand bain ce jour-là. On peut donc y voir un certain symbolisme, celui lié au bain: la purification, le renouveau, et par extension, le changement cyclique.

Et enfin, une dernière source nous donne une piste supplémentaire pour cerner un peu mieux le samedi dans la tradition germanique. En Allemagne, et surtout dans la partie nord, il existe un deuxième terme pour désigner le samedi, c’est celui de Sonnabend. Ce mot se traduit par « soir du soleil », crépuscule donc. C’est ce même mot d’ailleurs qui était d’usage chez les anciens Saxons de Grande-Bretagne: « sunnanæfen ». Ce crépuscule désigne en fait « la veille du soleil », car en effet le lendemain c’est le jour du soleil, Sunday. Au niveau symbolique, ceci marque encore une fois l’aspect cyclique. Un cycle va s’achever avec le dimanche afin de renaître avec le lundi. Comme veille du dimanche, avec sa conception de crépuscule-mort et renaissance, le Samedi possède des indices qui nous mènent à un épisode de la mythologie germano-nordique. C’est le mythe du Dieu Balder. Ce dernier comme Dieu de la lumière solaire, fut tué par le sournois Loki lorsque ce dernier dirigea la flèche du Dieu aveugle Höder. L’obscurité de Höder fut victorieuse de la lumière de Balder. Ceci déclencha le célèbre épisode du Ragnarök au bout duquel le Dieu Balder revint pour ouvrir une ère nouvelle, célébrant ainsi la victoire de la lumière solaire. Avec ce mythe nous sommes en présence d’un mythe qui célèbre le renouveau cyclique. Dans ce contexte le Samedi pourrait donc être vu comme le jour de la mort initiatique, celle qui est nécessaire pour renaître dans une gloire perpétuellement renouvelée.

Dimanche :

Le nom du Dimanche dans les différentes langues germaniques ne laissent aucune place au doute: le dimanche était dédié au soleil. Voici quelques exemples:
– en allemand Sonntag vient du vieux-hau…t-allemand « sunnun tag », qui signifie « jour du soleil »
– en anglais Sunday vient de l’ancien anglo-saxon « sunnandæg », qui signifie « jour du soleil »
– en néérlandais Zondag signifie « jour du soleil »
– en danois Søndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en islandais Sunnudagur vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »
– en suédois Söndag vient du norrois « sunnudagr », qui signifie « jour du soleil »

Tout comme dans l’ancienne Rome où le Dimanche se nomme Dies Solis (jour du soleil), chez les Germains ce jour là est dédié à l’astre-roi: le soleil. Son symbolisme est très profond et remonte aux anciennes conceptions religieuses des Indo-Européens. Deux groupes de symboles en particulier se rattachent directement au soleil, ce sont ceux des roues solaires et des différentes formes du swastika. Voir liens à la fin pour une explication détaillée de ces symboles.

Dans les traditions païennes germaniques il existe une Déesse qui personnifie directement le soleil. Chez les Germains continentaux elle se nommait Sunna, et chez les Germains de la branche scandinave on l’appelait Sól. Selon plusieurs spécialistes, il s’agirait ici d’une création plutôt littéraire, c’est à dire que la figure même de cette Déesse ne serait pas d’une grande antiquité. Ceci pourrait peut-être expliquer pourquoi en allemand le mot « soleil » est du genre féminin. Un glissement lingüistique se serait ainsi produit sur la base de cette dérive littéraire. Pourquoi « dérive »? Car certains éléments démontrent qu’en proto-germanique et dans certaines langues dérivées, se conservaient le souvenir du genre masculin pour le soleil. Ce genre masculin est en effet bien plus logique lorsqu’on considère que dans la plupart des panthéons indo-européens, le soleil est toujours associé à une grande figure divine du genre masculin. Une des nombreuses preuves historiques par exemple sont les gravures rupestres du sud de la Scandinavie qui datent de l’âge du bronze, époque à laquelle les Indo-Européens s’implantent définitivement. Elles présentent des Dieux masculins parés du symbole du soleil. Le soleil est l’expression du Ciel-Père qui s’unit à la Terre-Mère.

Dans la tradition populaire, le Dimanche est le jour de chance par excellence. Tout ce que l’on entreprend ce jour là est appelé à réussir. En allemand il existe l’expression « das Sonntagskind », l’enfant du Dimanche ; cette expression se traduit en français par « l’enfant qui est né sous une bonne étoile », c’est à dire un enfant qui a beaucoup de chance dans la vie.
Les mariages ou encore les déménagements sont réputés comme bénis par la chance s’ils sont réalisés un Dimanche. Ce sont en fait tous les grands changements au cours d’un cycle de vie, qui sont bénis par la chance liée au soleil du Dimanche.

Certains rites anciens ont même pu survivre dans le folklore germanique, comme celui qui recommande de faire trois fois le tour d’un lieu sacré en se concentrant sur son son propos. Ce rite magique permet la connexion avec les forces solaires et d’activer l’énergie qui émane du souhait. Il était également coutume de croire que tout ce que l’on pouvait rêver durant son sommeil un Dimanche, avait de grandes chances de se réaliser. Par ailleurs la sagesse populaire disait que le temps qu’il fait un Dimanche est très probablement celui qu’il ferait le reste de la semaine. Le soleil a aussi de nombreuses connections avec certaines plantes médicinales pour lesquelles la cueillette était particulièrement recommandée un Dimanche ou bien lors des grandes fêtes solaires de l’année.

Sources: »Kleines Lexikon des Aberglaubens », Ditte und Giovanni Bandini

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Randonnée communautaire: Des ruines comme terrain de jeu

Posté par europeanwolf le 24 février 2013

Randonnée communautaire: Des ruines comme terrain de jeu dans Randonnées photo-300x150
 
32 ! Pas moins, pas plus !
C’est le nombre de camarades qui se sont réuni pour la marche communautaire organisée chaque dimanche par Terre et Peuple Vivarais. Il y a un an de cela, nous n’aurions pas pu rêver d’un tel engouement pour nos activités TP. La motivation, le dévouement et l’implication exemplaires des membres du vivarais montre que tout est possible et cela n’est que plus encourageant pour l’avenir. Aujourd’hui, c’est autour des grandes ruines d’un château ancestral que nous avions décidé de balader. Une fois tous les camarades rassemblés, les premières foulées purent commencer. De suite, un magnifique tableau s’offrit à nous. Les arbres aux couleurs sombres et finement automnales, la neige d’une blancheur de nacre, les ruines assaillies par le vent. Et nos chères têtes blondes qui courent et jouent le long des chemins un peu boueux de la randonnée. Voilà à quoi peut ressembler un moment de joie, un moment de simplicité qui restera graver dans nos cœurs.
La balade se fit au rythme des boutades et autres plaisanteries, et l’heure du goûter tant attendu par les enfants arriva. Chez nous point de gâteaux préparés par les grandes marques – en quête davantage de profits, mais des mets cuisinés par chacun des amis présents. Et laisser nous vous dire que le goût est sans équivalent. Cake au citron, moelleux au chocolat, tarte à la frangipane, etc… Une fois les estomacs remplis et les jambes reposées, il est l’heure de rentrer.
Pour finir, quoi de plus naturel que de faire les fous dans les ruines du château. Et pendant un bref instant, petits et grands purent jouer au rois, princes, princesses ou chevaliers qui jadis ont foulé la terre. Cette même terre où nos aïeux ont si courageusement défendu leurs valeurs et qui nous l’espérons, verra grandir nos descendances avec la force et le courage qui nous animent tous. Le soleil rasant l’horizon nous rappelle que l’heure est venue de quitter ces lieux. Les farfadets et gnomes et petitslutins peuvent enfin sortir de leurs cachettes pour batifoler à leur tour. De grandes accolades et poignées de main vigoureuses ont clôturé cette journée épique. Nous nous languissons déjà de remettre ça en mars, dans un nouveau lieu aux charmes magiques !
 
Par Irmin et Brunhilde

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Crime du sang: la malédiction des Atrides

Posté par europeanwolf le 7 mai 2012

Festin de Tantale: à l’origine du destin funeste de la maison

Tantale, roi de Lydie et l’un des nombreux fils illégitimes de Zeus, c’est le seul bâtard aussi bien traité par les dieux de l’Olympe. Il participe à leurs banquets et les dieux ont accepté d’assister à un de ses banquets royaux. Il présente alors comme plat principal son fils sacrifié (Pélops), bouilli dans un chaudron. Semblant motivé, soit par la haine des dieux et tient à leur donner une leçon ( l’horreur du cannibalisme ); soit par la volonté de s’émanciper du pouvoir des dieux en montrant comment on pouvait les abuser, en faisant preuve d’hybris. Mais les dieux ne se laissent pas tromper, ils ont puni sa démesure et son infanticide. Tantale est condamné à vivre dans l’Hadès, au milieu d’un cours d’eau au dessus duquel tombent des branches d’arbres fruitiers, sans pouvoir ni boire ni manger tandis que la soif et la faim le taraudent.

Unique destin placé sous la bénédiction des dieux

Après avoir été sacrifié par son père, Pélops est ramené à la vie par les dieux. Il possède une épaule d’ivoire qui remplace celle malencontreusement mangée au cours du festin de Tantale.Il s’éprend d’une princesse, Hippodamie,  avec qui il aura un mariage heureux.

Le roi, père d’Hippodamie, impose à tous ses prétendants une course de chars contre le sien, tiré par des chevaux puissants offerts par Arès, dieu de la guerre. La défaite du prétendant signifie sa mort. Pélops ayant reçu comme présent de Poséidon des chevaux tous aussi puissants, il remporte la course et épouse la princesse.

Ce mariage heureux est peut-être dû à l’intervention divine ou à celle d’Hippodamie, amoureuse, qui a soudoyé l’écuyer du roi, Myrtile. Pélops tuera plus tard Myrtile.

Second crime contre les dieux

Niobé est la fille de Tantale et la sœur de Pélops. Riche, belle et puissante: elle se marie avec Amphion, fils de Zeus et musicien incomparable dont le frère jumeau s’appelle Zéthos. Les deux jumeaux cherchent à fortifier Thèbes à l’aide de pacerelles et de plusieurs remparts. Mais l’un des deux a été jugé le plus digne de régner sur Thèbes, Amphion, avec Niobé. C’est grâce à sa musique sortie de sa flûte ensorcelante, il incite les pierres des remparts à se placer d’elles-mêmes. Tous deux engendrent une nombreuse décendence: sept belles filles et sept beaux garçons.

Niobé, à la tête d’une cité puissante, exige d’être vénérée comme une déesse et de remplacer le culte de la déesse, Léto, par le sien. Encore une fois, la démeusure galope dans les destins familiaux, l’hybris les hantent.  Artémis, grande déesse de la chasse, et Apollon, dieu de la musique et de la poésie, la condamnent en tuant par des flèches tous ses enfants. De chagrin, elle devient pierre versant des torrents de larmes pour l’éternité.

La malédiction d’Atrée et de Thyeste

Atrée est le fils de Pélops et roi. Thyeste, son frère, s’éprend de sa femme qui se laisse séduire. Atrée fait alors le serment d’un châtiment sur Thyeste: ses deux petits enfants sont égorgés, coupés en petits morceau et servis à manger à leur père.

Thyeste, épouvanté, appelle à une seconde malédiction sur la famille. Le crime d’Atrée est puni par l’existence atroce de ses descendants (étant roi, il était intouchable). Ses enfants se déchireront pour cause de pouvoir, de richesse, ou encore de jalousie.

La rupture du cercle vicieux ?

Le déchirement entre Agamemnon et sa femme Clystemnestre: joie hypocrite du retour d’un mari, assassinat d’Agamemnon par sa femme avec l’aide de son fils, Egisthe.

La vengeance d’Oreste, second fils d’Agamemnon et de Clystemnestre: confusion entre la vengeance de la mort de son père, et la reconnaissance, l’amour et la loyauté pour sa mère. Oreste consulte l’oracle et tue finalement les deux meurtriers de son père, Egisthe et Clystemnestre, à l’aide de son cousin Pylade.

Le jugement des dieux, volonté d’expiation d’Oreste: multiples hallucinations de femmes à cheveux de serpents, errance et souffrance pendant de longues années. Tout crime est passible d’une expiation. Tourmenté par son crime, et sur l’ordre d’Apollon, Oreste se repentie auprès d’Athéna, déesse de la sagesse et de la guerre.

La miséricorde des dieux tient à deux choses: il est le seul de maison d’Atrée à à avoir souffert du meurtre qu’il a commis et le seul à se repentir. La malédiction sur la maison d’Atrée prend donc fin.

Malheureux destin d’Electre, fille d’Agamemnon et de Clystemnestre: épargnée par Egisthe lors de l’assassinat de son père, fidèle à sa conception de la famille et de la justice, elle attend désespérément le retour d’Oreste afin que l’affaire se termine sur la vengeance exigée. Elle finit par se marier avec son cousin Pylade.

Par Brunhilde

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La roue de l’année païenne

Posté par europeanwolf le 4 avril 2012

 La roue de l'année païenne photo1 

YULE   21 décembre

Yule, solstice d’hiver, est le moment où le jour est le plus court et la nuit la plus longue de l’année. C’est à cette époque que la terre commence à s’éveiller en attente du Printemps tout proche. Le soleil renaît lui aussi semblable au phénix d’argent, la nature se couvre de son manteau blanc et luisant. Nous nous réunissons alors autour d’une grande table ornée des traditionnelles bougies de célébration, ainsi que d’abondantes victuailles que chaque convive aura lui-même préparées. Afin de pleinement célébrer la renaissance du soleil, nous allumons feux et chandelles ; la lumière solaire éclairant nos visages emplis de joie.                                            

De leur côté, les animaux ont déjà préparé leur hibernation blottis dans leur terrier. D’autres, plus jouasses à l’arrivée du froid, nous montrent un pelage clair et scintillant se fondant parfaitement dans la neige fraîchement tombée. 

 

IMBOLC   2 février

Imbolc, festival de lumière, est consacré àla Déesse du Feu. Brighid offre le Feu de la guérison et de la naissance à la terre, apaisant nos maladies de la saison passée. Cette date représente la purification qui prend place à la fin de l’hiver, la nature peut alors se libérer de son manteau glacé. Le temps change mais reste froid et rigoureux pour nos visages dévêtus, endurcis par les années et les épreuves imposées par le Wyrd. Telle est cette période de transition, nos esprits et nos corps doivent s’adapter entre l’hiver fuyant et le printemps venant.  Telle est la dureté du cycle de la vie, cette époque où changent les mœurs et les quotidiens.

 

 OSTARA   20 Mars 

Ostara, célébration de l’équilibre entre le jour et la nuit, ce jour marque le véritable retour du printemps. Il est également désigné comme le moment propice de la fertilité qui enveloppe la terre et tout être vivant se noyant dans la nature. La déesse Ostara, de ses bras emplit d’amour et de fertilité fait renaître la vie doucement éveillée. C’est l’époque des commencements, des débuts de petites histoires où l’on voit les animaux frétiller parmi l’herbe naissante. Le temps est venu de semer l’orge et le blé dans les champs, les arbres se couvrent de leurs plus belles parures fleuries, entendant l’éclosion des bourgeons, et plus tard des fruits juteux qu’ils auront engendrés. Les ouvriers de Mère nature se mettent à l’ouvrage. Dans les champs et prairies tapissés de fleurs colorées, un nuage bruyants d’abeilles, de bourdons, de papillons se font les transporteurs du pollen. Et nous sentons déjà le goût du miel parcourir nos papilles.

 

BELTEINE   1er Mai

Belteine, importante fête païenne, puisque c’est la célébration de l’Amour, une période au cours de laquelle les dieux s’unissent symboliquement à leurs déesses. Les jeunes dieux deviennent hommes, et éprouvent un désir nouveau, l’envie de découvrir les plaisirs charnels. Les naissances sous toutes les formes sont célébrées, quelles proviennent de la Terre ou des hommes. Les animaux, comme les hommes trouvent leurs doubles et s’unissent ; ainsi les déesses deviennent enceintes de leurs dieux. Les femmes se sentent femmes, les mains posées sur leurs ventres bombés, elles offrent déjà tout leur amour à leur future progéniture; les hommes se sentent guerriers et plus forts que jamais, ils sont décidés à nourrir et protéger cette famille grandissante. Les âmes et les cœurs s’enlacent et s’enflamment, formant un amour vaillant et indestructible.

 

LITHA   21 Juin

Litha, solstice d’été, c’est la journée la plus longue où la nature est à l’apogée de sa puissance. Représentée par des feux de joie en nature, le Soleil est invoqué afin de favoriser l’amour, la santé, la purification de soi et la fertilité à ceux qui osent sauter par-dessus ces feux. La coutume amène les amoureux, main dans la main, à surmonter le bûcher de lumière pour apporter à son couple valeurs ancestrales, fidélité, force et honneur. Les cœurs chantent et dansent au rythme effréné des flammes pétillantes et remplient de magie. Autour de ce feu rougeoyant, l’on veut voir ses soucis disparaître, se réduire en cendre, afin de repartir sur des bases fortes, car la déesse Lilith nous apporte son énergie et sa puissance. La lumière se décroît peu à peu en vue de l’Hiver. Dans les forêts, on entend déjà les belles paroles du chant de fidélité, le souffle du vent les emporte jusqu’à nos oreilles, traversant les feuilles éclaircies par la roue solaire haut dans le ciel.

 

 

LUGHNASADH    2 Août

Lughnasadh, célébration en l’honneur du dieu de la Lumière, Lug, elle marque la première victoire de l’Ombre sur la Lumière. Les jours raccourcissent, et les premières récoltes sont enfin propices au ramassage. Dans les villages et petites villes, des jeux sportifs et intellectuels sont organisés, les chanteurs, poètes et musiciens se mettent à l’épreuve, et l’on se diverti jusqu’à ce que l’astre de la nuit submerge l’astre solaire. Les hommes et les femmes s’offrent mutuellement des rameaux de blé, prouvant l’un à l’autre le désir profond de fonder une famille forte et soudée. Car le blé, symbole de lumière éternelle, gorgé de soleil et de maturité, nourrit abondamment une union sacrée. Sous un regard bienveillant, le dieu Lug officialise les amitiés, les unions entre une femme et un homme s’aimant, ainsi que le cycle de la vie, la naissance d’un nouvel être blanc et pur, et le cycle de la mort. Les fruits atteignent également leur maturité, les récoltes sont abondantes. Conscients que la paix et l’abondance ne sont pas éternelles, dans les chaumières, l’on profite de l’instant présent en entonnant des chants de joie.

 

 

MABON    21 Septembre

Mabon, équinoxe d’Automne, et seconde période où la lumière et l’obscurité voient leurs puissances s’égaler. Un peu plus d’un mois s’est écoulé, et déjà le temps de la dernière moisson survint. Cidre et vin sont à l’honneur en cette époque car les fruits de saison ont changé. Ces fruits, incarnant la puissance et la générosité de la nature, sont cueillit par les femmes et leurs jeunes enfants. De leur coté, les hommes, avec l’aide de Mabon, traversent forêts et prairies à la recherche d’un gibier viril et futé. Notre dieu chasseur n’aime pas la facilité, et comme pour tout effort il y a du réconfort, la mise à l’épreuve n’apporte que force et respect envers cet animal tué. Nature changeante et rougeoyante, gibier honoré et boissons sacrées, le clan est soudé autour du repas chaud. Par la fenêtre, une enfant profite jusqu’au dernier rayon de soleil, il éclaire encore la flore qui rouille. Plus que quelques feuilles avant que toutes tombent.

 

 

SAMHAIN    31 Octobre

Samhain, fête de transition marquant le passage d’une année à l’autre, c’est aussi la période de l’ouverture vers l’autre monde, celui des dieux. Accompagnée d’un copieux repas, une bougie devant notre assiette, nous pensons à ceux qui sont parti rejoindre leurs aïeux. Nous célébrons les morts en leur offrant notre joie de vivre et notre bonne humeur. Ils ne nous ont pas quitté, ils sont simplement passés dans un autre monde où règne toujours force et honneur. Le temps s’écoule au rythme incessant des feuilles qui tombent, l’automne est à nos portes. Le sol couvert de son tapis rouillé, les arbres nus et leurs branches fébriles au vent qui souffle, la vieille saison prend le dessus et c’est avec plaisir que nous acceptons ce changement. Ce passage de la saison claire à la saison sombre marque pour les guerriers la fin des conquêtes et des affrontements : c’est le repos du guerrier.

 

 

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Forêt mégalithique

Posté par europeanwolf le 10 mars 2012

Forêt mégalithique dans Randonnées IMG_4166-300x224Au loin une épaisse forêt, dont les ruines d’un ancien château nous émerveille. Le soleil brille dans le ciel, les seuls bruits sont les gazouillis des oiseaux et le vent dans les arbres. Les chemins se font rares et finissent par laisser place à une forêt sauvage où l’homme y est habituellement absent. Les chênes majestueux semblent nous accueillir avec véhémence et bienveillance. On se sent comme absorber par cette nature si paisible, si chaleureuse, si douce. La pente est raide mais les efforts produits nous font communier encore plus profondément avec nos anciens dieux qui savent être généreux. Au sommet de la montagne, au milieu des sapins, caché des regards indiscrets, se tient une immense pierre recouverte d’un doux lichen pour que l’on puisse se reposer, apprécier la quiétude de ces lieux fabuleux.

 

 

IMG_4171-300x224 dans Randonnées

Le temps de fermer les yeux, nous revoilà plonger dans l’époque de nos aïeux où le courage, le travail et l’honneur reflétaient la vie courageuse de ces hommes et femmes auxquelles nous rendons hommage en ces moments. Mais tous ces agréables instants ont une fin, ils nous faut entamer la descente et donc la fin de cette randonnée qui nous aura encore une fois éblouie et qui renforce notre lutte pour la race et l’avenir de nos enfants.

 

 

Par Irmin et Brünhilde

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