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Solstice d’hiver

Posté par europeanwolf le 22 décembre 2013

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Cela fait quelques temps que nous n’avons pas pu mettre notre blog à jour, mais cela n’empêche pas les Europeanwolf de continuer sans cesse le combat !

Samedi soir, en l’honneur du solstice d’hiver, l’occasion nous a été donnée de voir bon nombres de nos camarade. Nous étions une bonne trentaine d’amis, venus de loin pour certains afin de célébrer le retour du roi Soleil dans nos vies et nos cœurs. Nous étions ravis de revoir certaines personnes que l’on ne peut malheureusement pas voir souvent, et heureux de partager une fois de plus une célébration avec ceux que nous côtoyons régulièrement.

Une fois tous les convives réunis, nous avons pu écouter nos hôtes débuter la cérémonie d’ouverture en allumant la traditionnelle tour de Yule, ainsi que les trois bougies (une pour nos amis disparus, une pour les camarades qui ne peuvent pas être présents à nos côtés durant ce solstice, et enfin, une bougie en l’honneur des futurs bambins qui un jour perpétueront les anciennes traditions européennes comme nous le faisons). Après cet instant solennel, un solo de cornemuse et un Chant de fidélité ont définitivement lancé cette magnifique soirée. Les entrées et les plats se succèdent, plus savoureux les uns que les autres. C’est avec délectation que nous avons apprécié des terrines de sanglier, du saucisson artisanal, des salades aux couleurs vives, des tartiflettes, des soupes à l’oignon et au potiron,… Le tout arrosé du cidre de Yule, de délicieuses bières artisanales, elles aussi, et de vin venus des différentes régions de nos amis. Les chants ont duré toute la nuit et ne cessent que lorsque les chanteurs reprennent des forces avec quelques mets ou du bon vin. Les plus doués de nos camarades nous amusèrent en prenant leur rôle de « saltimbanques » très au sérieux. C’est avec un grand plaisir et beaucoup d’amusement que nous avons profité de pouvoir chanter en étant accompagnés de ses musiciens d’un soir.

A minuit, la deuxième partie de la cérémonie fut entamée : le dieu Soleil repris le dessus sur les ténèbres, et nous le saluons une fois encore. Le chant des Oies sauvages entamé, la soirée peut se poursuivre jusque tard dans la nuit pour les plus vaillants.

 

Nous remercions nos amis pour leur accueil plus que chaleureux. Et se fut, sans nul doute, la meilleur des fêtes païennes qui nous ai été donné de faire, et cela grâce à tous nos amis présents.

Par Irmin

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L’occidentalisme contre l’Europe

Posté par europeanwolf le 29 mai 2013

Conférence prononcée  à Lyon le 24, mai 2013  (GUD-Europe Identité)

Le terme « occidentalisme » n’existe qu’en langue française et il a une signification bien particulière. Souvent les mots « Occident » et « occidentalisme » reçoivent leurs sens particulier en fonction de son utilisateur et de son état des lieux. Le terme « occidentalisme » ne s’utilise  guère en langue allemande ou en langue anglaise. Même le vocable français « Occident » possédant  une signification largement géographique est traduit en allemand comme « l’Ouest », à savoir « der  Westen. Il en va de même pour l’anglais où le terme français « Occident » est traduit en anglais par « the West », le sujet auquel on a consacré  pas mal de livres et de traductions. À ce propos, Patrick Buchanan, ancien conseiller de Ronald Reagan et écrivain conservateur ẚ gros tirage a publié y il a une dizaine d’années le bestseller « Death of the West » (La Mort de l’Occident) où il se lamente sur le sort de l’Ouest envahi par des millions d’immigrés non chrétiens. Dans sa prose, l’Amérique et l’Europe sont mises dans le même sac.

Or nous savons fort bien que l’Amérique et l’Europe ne sont pas synonymes – ni par leur notion des grands espaces, ni par leurs volontés hégémoniques – quoique ces deux continents soient pour l’heure toujours peuplés d’une majorité d’Européens de souche. Fort souvent dans notre histoire récente, ces deux grands espaces, malgré leurs populations quasi identiques, se sont livré des guerres atroces. 

Dans les langues slaves, le substantif « Occident » et  l’adjectif  « occidental » n’existent pas non plus. À la place « d’Occident », les Croates, les Tchèques ou les Russes utilisent le substantif « zapad » qui signifie « l’Ouest ».

Le substantif français « occidentalisme », indique une notion de processus, une motion, à savoir une idéologie, et non l’idée d’une entité stable dans le temps et dans l’espace comme c’est le cas avec le substantif « Occident ».  Je vous rappelle que le titre français du livre d’Oswald Spengler, Der Untergang des Abandlandes, ou en français  Le déclin de l’Occident, ne reflète pas exactement le sens du titre allemand. Le mot allemand « der Untergang » signifie, en effet, la fin des fins, une sorte de débâcle finale, et il est plus fort que le terme français «déclin » qui sous-entend une gradation, donc une « déclinaison du mal », et qui laisse envisager pourtant une possibilité de demi-tour, une fin qu’on peut renverser au dernier moment. Tel n’est pas le cas en allemand où le substantif « Untergang » porte un signifié final à sens unique, irréversible et tragique. La même chose vaut pour le substantif allemand « das  Abendland », qui traduit en français, signifie « le pays du soleil couchant » et qui porte en langue allemande une signification largement métaphysique.   

Je dois vous rappeler ces nuances lexicales afin que nous puissions bien conceptualiser notre sujet, en l’occurrence l’occidentalisme. Il faut être bien conscient que les termes, « L’Occident «  et « l’Ouest », dans les différentes langues européennes, portent souvent des significations différentes lesquelles engendrent souvent des malentendus.

Nul doute que les termes « Occident » et « occidentalisme » ont subi un glissement sémantique. Au cours de ces quarante ans, ils ont pris en français une connotation associée au mondialisme, à l’américanisme vulgaire, au libéralisme sauvage et au « monothéisme du marché », très bien décrit par Roger Garaudy.  On est loin des années soixante et soixante-dix, quand le journal  Défense de l’Occident  sortait en France contenant des plumes  bien connues dans nos milieux. La même chose vaut pour le mouvement politico–culturel français « Occident » qui portait dans les années soixante une certaine promesse tant pour les nationalistes français que pour toute la jeunesse nationaliste européenne.

Or les deux termes – « Occident » et « occidentalisme » – qui sont aujourd’hui fustigés par les cercles identitaires et nationalistes français sont toujours objet d’éloges chez les identitaires et les nationalistes est-européens qui souffrent d’un complexe d’infériorité quant à leur nouvelle identité postcommuniste et européenne. En Pologne, en Hongrie ou en Croatie par exemple, se dire de « l’Ouest » est souvent une manière de mettre en lumière sa grande culture ou bien de se targuer de son style d’homme du monde.

Je vous rappelle qu’à l’époque communiste, les Européens de l’Est se sentaient non seulement vexés par les brimades et les oukases communistes, mais également par leur statut d’Européens de deuxième classe lorsque les Occidentaux, à savoir les Francophones  et les Anglais utilisaient le terme « l’Est » pour désigner leur coin d’Europe, à savoir l’Europe de l’Est c’est-à-dire, « Eastern Europe ». D’ailleurs, en français, on utilise parallèlement l’adjectif  « orientale » –  à savoir « l’Europe orientale » – pour désigner l’Europe de l’Est, un adjectif dont l’homonymie rend les Européens de l’Est franchement furieux.  L’adjectif « oriental »  rappelle aux Européens de l’Est l’Orient,  la Turquie, l’Arabie, l’islam, des notions avec lesquelles ils ne veulent absolument pas être rangés. Même les Européens de l’Est  qui maîtrisent parfaitement la langue française et connaissent la culture française préfèrent,  faute de mieux, que les Francophones, au lieu d’« Europe orientale »,  désignent leur coin d’Europe, comme « l’Europe de l’Est ».

Balkanisation et Globalisation

L’histoire des mots et les glissements sémantiques ne s’arrêtent pas là. Tous les Européens de l’Est, qu’ils soient de gauche ou de droite, les globalistes ou les anti-globalistes, et même la classe politique au pouvoir en Europe de l’Est aiment bien se désigner comme membres de la « Mitteleuropa » et non comme citoyens de l’Europe de l’Est. Le terme allemand  Mitteleuropa veut dire « l’Europe du centre », terme qui  renvoie aux beaux temps nostalgiques de l’Empire habsbourgeois, au biedermeier, à la douceur de vie assurée autrefois par la Maison d’Autriche et à laquelle les Slovaques, les Polonais, les Croates, les Hongrois, et mêmes les Roumains et les Ukrainiens appartenaient il n’y pas si longtemps.            

La notion d’appartenance à l’Europe, surtout dans ce coin de l’Est européen  s’aggrave davantage par les vocables utilisés par mégarde. Ainsi le terme «   Balkans » et  l’adjectif « balkanique », utilisés dans un sens neutre en France pour désigner l’Europe du sud-est,  ont une connotation injurieuse dans la culture croate même si cette désignation ne véhicule aucune signification péjorative. La perception que les Croates se font d’eux-mêmes va souvent à l’encontre de celle qui provient de l’Autre, à savoir de leurs voisins serbes ou bosniaques.  Aux yeux des Croates, les termes «  Balkans » et « balkanisation » signifient non seulement une dislocation géopolitique de l’Europe ; le vocable « Balkans », qui peut porter un signifiant tout à fait neutre en français ou en anglais, et qui est souvent utilisé dans des études géopolitiques, provoque souvent chez les nationalistes et identitaires croates des sentiments associés au comportement barbare, des complexes d’infériorité politique, et l’image de dégénérescence raciale de leur identité blanche. De plus le terme « balkanique » en croate induit souvent un sentiment négatif où se mélangent et se confondent diverses identités raciales et culturelles venues de l’Asie et non de l’Europe. On entend souvent les Croates de n’importe quel bord, se lancer mutuellement pour leurs prétendu mauvais comportement, la boutade : « Ah t’es un vrai Balkanique !».  Ce qui veut dire, dans le langage populaire croate, avoir un comportement non civilisé,  ou être un « plouc » tout simplement.  En Serbie, ce n’est pas le cas, l’identité serbe étant bien réelle et bien ancrée dans le temps et dans l’espace des Balkans et ne portant aucune signification péjorative. 

Les Allemands, qui connaissent le mieux la psychologie des peuples de l’Europe centrale et des Balkans, sont très au courant de ces identités conflictuelles chez les peuples de l’Europe de l’Est et des Balkans. D’ailleurs, le terme « der Balkanezer » possède une signification fortement injurieuse dans le lexique allemand.

Quelle Europe ?  

Passons à l’Europe. A la fameuse Union européenne, bien sûr. Alors, qu’est que cela veut dire être un bon Européen aujourd’hui ? Soyons honnêtes. Compte tenu de l’afflux massif d’immigrés  non-européens, surtout du Moyen Orient, tous les Européens – que ce soient les Français de souche, ou les Anglais de souche et les « souchiens » de toute l’Europe,  sont en train de devenir de bons « balkanesques Balkaniques. » En effet, qu’est-ce que cela veut dire aujourd’hui, être Allemand, Français, ou bien Américain, vu le fait que plus de 10 à 15 pour cent d’Allemands et de Français et plus de 30 pour cent des citoyens américains sont d’origine non–européenne, donc non-blanche ? En passant par Marseille on a l’impression de visiter la ville algérienne ; l’aéroport de Francfort ressemble à celui de Hongkong. Les alentours de Neukölln à Berlin charrient les parfums de la casbah libanaise. La glèbe, le terroir, la terre et le sang, si chères à  Maurice Barrès, si chers à nous tous, qu’est-ce que cela veut dire aujourd’hui ? Strictement rien.  

On a beau prendre maintenant les allogènes comme coupables. Force est de constater que ce sont nous, les Européens, qui sommes les premiers responsables de l’occidentalisation et donc de la perte de notre identité. Ce faisant on a beau vilipender la prétendue inculture des Américains, au moins ils ne sont pas tiraillés par le petit tribalisme intra-européen. Les Américains de souche européenne peuvent demain, à la rigueur, devenir le fer de lance de la renaissance d’une nouvelle identité euro-blanche. Force et de constater que les sentiments d’identité raciale chez les nationalistes blancs américains sont plus forts que chez les nationalistes européens.  

Or en Europe de demain, dans le meilleur des mondes européens, même sans aucun allogène, il est douteux que le climat sera d’emblée propice à des grandes embrassades fraternelles entre les Irlandais et les Anglais, entre les Basques et les Castillans, entre les Serbes et les Croates, entre les Corses et les Français.  Soyons francs. Toute l’histoire de l’Europe, toute l’histoire des Européens, au cours de ces deux millénaires s’est soldée par des guerres fratricides interminables. Cela vaut toujours pour L’Europe orientale, à savoir « l’Europe de l’Est, » qui continue toujours d’être en proie à la haine interethnique. Le dernier conflit en date fut la guerre récente entre deux peuples similaires, les Serbes et les Croates. Qui peut nous garantir le contraire demain, même si l’afflux des Asiatiques et les Africains devait prendre subitement fin ?

Se dire « être  un bon Européen » aujourd’hui, ne veut rien dire. Se proclamer un « bon Occidental » non plus. Etre enraciné dans son terroir dans un monde globaliste n’a strictement aucun sens aujourd’hui, vu que nos quartiers sont peuplés d’allogènes qui avec nous sont soumis à la même culture marchande. Il y a au moins quelque chose de paradoxal avec l’arrivée des non-Européens : les interminables guerres et les disputes entre les grands discours  des nationalistes européens, entre les Polonais et les Allemands, entre les Serbes et les  Croates, entre les Irlandais et les Anglais – semblent devenus dérisoires.  L’afflux constant de non-Européens dans nos contrées européennes fait de la désignation  « L’Europe européenne » une  absurdité lexicale.

Ce qu’il nous reste à nous tous à faire c’est le devoir de nous définir tout d’abord comme héritiers de la mémoire européenne, même si nous vivons hors d’Europe, même en Australie, au Chili, ou en Amérique et même sur une autre planète.  Force est de constater que nous tous « les bons Européens » au sens nietzschéen,  nous pouvons changer notre religion, nos habitudes, nos opinions politiques, notre terroir, notre nationalité, voir même nos passeports, mais nous ne pouvons jamais échapper à notre hérédité européenne.

Non les allogènes, mais les capitalistes, les banksters,  les « antifas » et  les architectes des meilleurs des mondes, sont désormais nos principaux ennemis. Pour leur résister, il nous incombe de ressusciter notre conscience raciale et notre héritage culturel. Tous les deux vont de pair. La réalité de notre race et culture blanche ne peut pas être niée. Nous tous, nous pouvons tout changer et même aller sur une autre planète.  Mais notre hérédité, à savoir notre fond génétique, on ne peut  jamais changer.

La race, comme Julius Evola ou Ludwig Clauss nous l’enseignent, n’est pas seulement la donnée biologique – notre race est aussi notre responsabilité spirituelle qui seule peut assurer notre survie européenne.

L'occidentalisme contre l'Europe  dans Textes photoei-300x175

Tomislav Sunic

www.tomsunic.com

T. Sunic est écrivain et membre du Conseil d’Administration de American Freedom Party.

Source

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La flamme païenne

Posté par europeanwolf le 25 avril 2013

Ci-dessous un poème écrit de main de maitre par l’un de nos camarades :

Nous portons une flamme,
On la dit ancienne,
Elle est une âme,
L’âme Européenne.
 
Du nord à l’ouest , 
Des hommes se lèvent,
Du Sud à L’est,
Des bannières s’élèvent.
 
Partout on murmure,
Ils sont revenu,
Le retour des parjures,
Mais qui l’aurait cru.
 
Sortie des forêts et des montagnes,
Sortie de l’eau et de la brume,
Rêves des anciennes batailles,
Prières au claire de Lune.
 
Venu chasser le désert,
Briser le marchand,
N’ayant plus peur de leur enfer.
Unité des hommes de notre sang.
 
Un vieux chant a raisonné,
Celui des dieux Païens,
On les croyait oubliés,
Ils sont revenu mettre un terme au règne des chiens.
 
La flamme païenne dans Chants et Poèmes viking-warriors-1-231x300
 
Piral, ami des europeanwolf

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La poésie scaldique, un héritage de longue date

Posté par europeanwolf le 18 janvier 2013

La poésie scaldique, un héritage de longue date  dans Textes 180px-the_tree_of_yggdrasil

La poésie scaldique, ancien art oral scandinave, est prononcée en islandais, protonorvégien ou autres langues et dialectes. Née sur les rives de la Baltique au VIIème siècle, puis exercée par les Norvégiens, elle devient dès le Xème siècle exclusivement islandaise. L’origine du nom est incertaine, mais cela pourrait suggérer l’idée de hurler.                                                            

Ce sont les sclades, poètes et membres de la garde rapprochée des Jarls ou des rois germaniques, qui chantaient les prouesses du roi et célébraient les grands événements de son règne. Ces poètes ont inventé et transmis la poésie la plus complexe des temps médiévaux. Véritable prouesse lexicale et rythmique, la poésie scaldique était autant historiographique qu’artistique. Les scaldes contaient nombre d’histoires royales, et parmi elles, quelques récits venus des ragots du peuple. Les grands poètes scaldiques étaient, et sont toujours, renommés en Islande.

 

 

Le vocabulaire utilisé dans ces poèmes a également son importance, et est plus simple de compréhension. Le procédé est simple : le scalde n’a pas le droit de nommer les choses ou êtres par leur nom. Il doit utiliser des synonymes. Par exemple, pour « bouclier », le scalde peut utiliser le terme « targe », ou « tilleul » (le bois des boucliers). Il peut également utiliser des périphrases (kenning), par exemple « l’arbre de la bataille » pour « guerrier ». En utilisant ce procédé, le scalde réussit souvent à exprimer plusieurs idées à la fois. Le kenning nécessite une grande culture générale, et notamment mythologique. C’est pour apporter cette culture que Snorri Sturluson composa son Edda, ensemble de poésie et de mythologie des anciens Dieux et guerriers des terres de l’Asgard.

L’Edda poétique contient parmi ces poèmes mythologiques, Völupsá  prophétie de la voyante , poème en vieux norrois ( vieil islandais ). Cette prophétie prend la forme d’un long monologue où une voyante expose au Dieu père Odin, l’histoire et le destin du monde, des Dieux et des hommes, depuis l’origine du monde dans les profondeurs glaciées, jusqu’au Ragnarök. À l’origine, la poésie scaldique n’était qu’orale. Elle n’a commencé à être consignée par écrit qu’au XIIème siècle, en Islande. Selon la trace préservée dans les manuscrits islandais, ce poème est composé de 59 à 66 strophes suivant les versions. En voici le résumé, certainement influencé, lors de sa retranscription, par des dogmes et imageries chrétiennes.

Le passé                                                                                                     

1-8. Le poème débute sur une présentation de la Völva. Elle est une géante et, comme le lui a demandé Odin, elle va décrire les temps primordiaux. Il n’y avait alors que le vide. Les fils de Burr créèrent ensuite le monde. Il n’y avait non plus ni jour ni nuit. Les dieux se consultèrent alors et organisèrent le temps. Puis ils se rassemblèrent à Idavoll et y érigèrent leurs temples. C’était l’âge d’or.                                                                                                                                                                        

9-16. Puis les dieux réfléchirent aux peuples que les nains devaient former du sang et des os d’Ymir, le géant primordial. La Völva décline alors la thula des nains.                                                                                                                                          

17-18. Les dieux trouvèrent alors Ask et Embla, le premier homme et la première femme. Ils étaient faibles, alors Odin leur donna l’esprit, Hœnir le sens, et Lódur le sang.

Le présent

19-20. Il y a un arbre primitif, Yggdrasill. Sous celui-ci se trouve le puits où les trois Nornes — Urdr, Vervandi et Skuld — arrêtent le destin des hommes.                                                                                                                                                       

21-24. La Völva évoque ensuite la guerre des dieux. Les Ases tentèrent à trois reprises de tuer et brûler Gullveig, une sorcière qui les perturbait. Ils se consultèrent afin de savoir s’il serait payé un tribut aux Vanes. Odin provoqua alors la première guerre contre ceux-ci. Au cours de la guerre, l’enceinte d’Ásgard fut détruite et les Vanes remportèrent la victoire.                                                                                                                                                                                         

25-26. Les remparts de la cité des dieux furent reconstruits. Cependant, les promesses des Ases furent brisées par Thor qui se battit contre le géant bâtisseur.                                                                                                                                                   

28-33. Odin revient interroger la voyante et lui offre des bijoux. Elle voit alors la mort de Baldr, tué par son frère avec une branche de gui. Il sera vengé par son autre frère Vali.                                                                                                                 

34-35. La Völva voit ensuite le supplice de Loki, enchaîné grâce aux chaînes de Vali. Sigyn veille à ses côtés.                           

36-39. Elle décrit les quatre points cardinaux. Notamment, elle dépeint la sombre demeure des parjures, Náströnd. Nídhögg y suce les cadavres, Garmr les dépèce.                                                                                                                                          

40-43. À l’est, les loups se reproduisent et les signes de la fin se multiplient.

La fin

44-52. Le Ragnarök sera annoncé par Garmr. Les chaînes de Fenrir se briseront, la discorde se répandra et Heimdall soufflera dans Gjallarhorn. Alors que les Ases tiennent conseil, Hrym arrive de l’est et Jörmungand s’agite dans la mer. Les fils de Muspellheim prennent la mer à bord du bateau Naglfar, conduit par Loki. Le géant du feu Surt vient par le sud. Le sol s’ébranle et le ciel se fend.                                                                                                                                                           

53. Frigg apprendra avec tristesse que Fenrir a dévoré son mari. Freyr combattra Surtr.                                                          

54-58. Plus tard, Vidar tuera le loup. Thor combattra le serpent du monde et mourra ensuite, après avoir fait neuf pas. Le monde vacillera et le feu le recouvrira.                                                                                                                                        

59-66. Puis, à nouveau, Idavoll deviendra verte. Les Ases s’y rassemblent et se remémorent ces événements. Ils retrouveront les tables d’or. Höd et Baldr reviendront du séjour des morts. Tous viendront habiter à Gimlé. Nídhögg redescendra de Nidafjöll et survolera les plaines en portant des cadavres sur ses ailes.

 

tumblr_lcck6bhnvg1qer9b0o1_500-225x300 dans TextesL’Edda poétique rassemble aussi le Hávamál les dits du Très Haut - Odin lui-même donnant conseille aux hommes avant de découvrir les runes, le Grímnismál les dits de Grímnir - une de nombreuses apparences d’Odin , Baldrs draumar - mythe de la mort du dieu Ase de la lumière, de la beauté, de la jeunesse et de l’amour,Thrymskvida - vol du marteau de Thor par le géant Thrym et sa récupération. Et bien d’autres poèmes et récits mythologiques. Les poèmes épiques, seconde composante de l’Edda, racontent davantage d’épopées de héros et de peuples.       

Dans les autres textes de la poésie scaldique, l’on retrouve Völsunga saga, saga légendaire nordique racontant l’histoire du clan Volsung au cours des générations, et la Saga des Ynglingar qui est la première partie de l’Heinmskringla, histoire des anciens rois nordiques.

 

 

 

 La légende de Beowulf, héro scandinave du VIè siècle, est inscrit dans l’Edda épique. Dans celle – ci est narré son histoire, ses combats et ses batailles.

«  » Beowulf, le plus ancien poème en langue anglaise, est un récit de 3000 vers faisant état d’une bataille censée se dérouler au 6ème siècle, mais dont les historiens n’ont pu établir l’existence. Bien que l’essentiel de l’histoire se déroule au Danemark, elle fut relatée par les Anglo-Saxons du nord de l’Angleterre, deux siècles plus tard. Ces derniers ne se considéraient pas comme des Anglais, mais comme des Vikings. Tous leurs héros étaient scandinaves.
On ignore l’auteur de Beowulf. Le poème, écrit sur parchemin, fut ensuite copié et recopié durant deux siècles. Dans les années 900, il fut collecté dans un volume qui contenait également une vie de Saint Christophe, des anecdotes fantaisistes sur l’Orient, une lettre attribuée à Alexandre le Grand, etc. Ce livre fut partiellement détruit en 1731, dans l’incendie de la Bibliothèque Cotton, le plus grand fonds de littérature médiévale. Plusieurs passages ayant subi d’irréparables dommages, le texte n’en parut que plus obscur aux exégètes, déjà passablement déroutés par la structure de l’ensemble, les particularités de la versification scandinave et le mélange de thèmes païens et chrétiens.
Il fallut attendre le vingtième siècle pour voir Beowulf réhabilité et réinterprété par J.R.R. Tolkien : le poème, expliqua-t-il, n’est pas l’histoire composite d’un jeune héros qui triomphe de divers monstres, puis celle, sans lien apparent, d’un vieux roi qui meurt en combattant un dragon. C’est une seule et même histoire : celle d’un homme qui, revenu de sa tumultueuse jeunesse, organise sciemment sa propre mort. Sans cette magistrale relecture, Beowulf n’intéresserait plus qu’une poignée de médiévalistes. «  »

L’histoire de Grendel et Beowulf

Chaque nuit, une épouvantable créature appelée Grendel se rend au palais du roi Hrothgar et dévore les hommes qui s’y trouvent. Malgré les guerriers du plus grand courage qui s’interposent à Grendel, tous périssent. Arrive alors Beowulf qui fait la promesse à Hrothgar d’éloigner du pays le péril qu’est la bête. Grendal fait alors une nouvelle apparition au château et, bien qu’invulnérable, Grendel fut capturé par Beowulf et ne parvint à se libérer de sa puissante étreinte qu’au prix d’un bras.  Mortellement blessé, Grendel ne put que rejoindre le lac tout proche pour s’y éteindre.                                                                                                                                                                  

Très satisfait par la force et le courage de Beowulf, Hrothgar le couvrit de cadeaux car son royaume était maintenant débarassé de toute menace. La faute que Beowulf et Hrothgar ont commise fut d’oublier la mère de Grendel, créature bien plus redoutable encore. Elle vint alors chercher vengeance et fit d’autres victimes.

Beowulf se mit à sa poursuite, la suivit dans un lac et plongea jusqu’à la caverne qui lui servait de repaire. Au cours du combat qui s’ensuivit, Beowulf s’aperçut que son épée lui était inutile et impuissante face à un tel monstre. Fort heureusement il eut la chance, tout comme Arthur, de trouver une autre arme magique dans l’eau et l’utilisa pour achever sa victoire sur la mère de Grendel.

Ayant une nouvelle fois sauvé le royaume du roi Hrothgar, Beowulf rentra chez lui dans le sud de la Suède, où régnait son père, un souverain populaire. Mais un dragon attaqua le pays. Parti avec douze compagnons pour tuer le dragon, tous sauf un l’abandonnèront à la vue du Dragon, terrorisés. Beowulf, aidé de son fidèle Wiglaf, le seul qui réussit à dominer sa peur grâce à sa fierté et sa fidelité, ira défier le ver dans son antre, triomphera mais y laissera lui-même la vie.

Par Brunhilde

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Nibelungen

Posté par europeanwolf le 14 septembre 2012

Les Nibelungen

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« La version la plus complète et la plus belle, sinon la plus ancienne, de cette légende est certainement la Chanson des Nibelungen (Nibelungenlied). Le poème, qui comprend 3.379 strophes – de quatre vers chacune – réparties en trente-neuf «aventures», a été composé en Autriche peu après l’an 1200. Le succès en fut immédiat et durable, comme l’attestent environ trois douzaines de manuscrits ou bien de fragments de manuscrits conservés. Après avoir reçu auprès de ses parents l’éducation d’un chevalier courtois, Siegfried se rend à Worms pour y briguer la main de Kriemhild, la soeur des rois burgondes (Gunther, Gernot, Giselher), dont il a entendu célébrer la beauté. Reconnu dès son arrivée à Worms par Hagen, l’un des vassaux des rois, qui rappelle comment il s’est emparé du trésor des Nibelungen et de la chape qui rend invisible, comment il s’est rendu invulnérable en se baignant dans le sang d’un dragon qu’il venait de tuer, Siegfried n’est cependant admis à se présenter devant celle qu’il aime qu’après avoir aidé les Burgondes à triompher des Saxons et des Danois. Un marché est alors conclu entre Gunther et Siegfried: celui-ci accordera au preux étranger la main de sa sœur Kriemhild, à condition qu’il l’aide à conquérir Brünhild, la vierge guerrière qui règne sur l’Islande. Grâce à la chape magique, Siegfried se substitue à son ami et triomphe dans les épreuves sportives que Brünhild impose à ses prétendants. Un double mariage est alors célébré à Worms, mais une nouvelle fois, Siegfried doit intervenir pour mater Brünhild, la mariée rebelle; au cours de la lutte, il lui enlève sa ceinture et son anneau, qu’il a le tort de remettre à Kriemhild. Ensuite, accompagné de son épouse, il retourne dans son pays. Dix ans plus tard, Siegfried et Kriemhild retournent à Worms où une violente querelle ne tarde pas à éclater entre les deux reines. Brünhild traite sa belle-soeur de serve – en Islande, Siegfried s’était fait passer pour le vassal de Gunther – mais elle est réduite au silence quand Kriemhild lui montre la ceinture et l’anneau qui lui avaient été dérobés au cours de la nuit des noces, et qu’elle l’accuse publiquement d’avoir été la «concubine» de Siegfried. Humiliée, Brünhild ne songe plus qu’à se venger, et Hagen lui promet son aide. Ayant obtenu par ruse que Kriemhild elle-même lui indique le seul 1’endroit où Siegfried est demeuré vulnérable, il organise, avec l’assentiment de Gunther,une partie de chasse dans l’Odenwald et, traîtreusement, il tue Siegfried. Devant le corps de son époux, Kriemhild exhale sa haine contre les meurtriers. Mais il lui faudra attendre de longues années avant d’avoir la possibilité de se venger. C’est ce désir qui lui fait accepter la demande en mariage d’Etzel, le roi des Huns. Elle se rend au pays des Huns et épouse Etzel dont elle a un fils, Ortlieb. Mais elle n’a pas oublié Siegfried, et elle obtient d’Etzel qu’il invite les rois burgondes. Malgré les avertissements de Hagen, ceux-ci acceptent l’invitation, et ils ne rebroussent pas chemin quand les ondines du Danube leur annoncent le destin funeste qui les attend. Arrivés à Etzelburg, ils sont bien accueillis par Etzel lui-même, mais tout dans les paroles et dans le comportement de Kriemhild les incite à se tenir sur leurs gardes; Hagen, de son côté, s’emploie à exaspérer Kriemhild par son insolent orgueil. Quand il apprend que les valets des Burgondes ont été massacrés, il tranche la tête du jeune fils de Kriemhild, et les combats se déchaînent. Les six dernières aventures relatent longuement la résistance héroïque que les Burgondes opposent aux assauts répétés de leurs ennemis. Finalement ne restent en vie du côté des Burgondes que Gunther et Hagen. Vaincus à leur tour par Dietrich von Bern, ils sont mis à mort par Kriemhild, tuée elle-même par Hildebrand, le vassal de Dietrich. Aux rares survivants, il ne reste plus qu’à pleurer les morts en une longue Plainte (Klage). 

1. Caractères généraux 

La Chanson des Nibelungen passe à juste titre pour un des chefs-d’oeuvre de la littérature allemande au Moyen Âge. L’auteur a su équilibrer les deux parties de son récit, tout en en maintenant l’unité; il a réussi d’admirables tableaux (Hagen montant la garde avec son ami Volker, refusant de se lever à l’approche de Kriemhild); en artiste consommé, il a su tirer parti des ressources que lui offrait le recours aux leitmotive à valeur symbolique (trésor des Nibelungen, épée de Siegfried…), aux rêves et aux avertissements prémonitoires. Sans doute a-t-il voulu adapter les vieilles légendes à l’esprit de son temps: il s’est appliqué à donner à son poème un vernis courtois en présentant Siegfried comme un soupirant timide, selon la meilleure tradition du Minnesang, en multipliant les descriptions de fêtes avec leur étiquette rigoureuse, avec leur déploiement de luxe. Mais la matière qu’il avait à traiter se prêtait mal à cette stylisation courtoise, et lui-même avait sans doute trop le sens du tragique inhérent à la condition humaine pour accepter d’édulcorer les données de l’antique fable. Dieu demeure étrangement lointain dans son poème: le destin, l’implacable wurd des vieux Germains, y assume sa place et il pousse à leur perte, conjointement, avec la démesure qui souvent les caractérise, les protagonistes de ce drame. Dans le déchaînement des passions, même ce chevalier irréprochable qu’est Rüdiger ne peut échapper à la mort, et Dietrich, le roi juste et mesuré, n’arrive pas à faire entendre la voix de la raison. Il y a un abîme entre la «détresse des Nibelungen» (der Nibelunge not: ce sont là les derniers mots du manuscrit B) et la conclusion optimiste, digne des contes de fées, qui caractérise le roman arthurien. 

2. Les sources immédiates 

Les vieux récits, source du poème du XIIIe siècle, quels étaient-ils? Sous quelle forme étaient-ils parvenus à l’auteur – anonyme – de la Chanson des Nibelungen? On admet en général que les sources étaient de nature différente pour la première et pour la deuxième partie du poème. Pour la première partie, l’auteur s’est sans doute inspiré de chants assez brefs qui relataient les exploits du jeune Siegfried, de même que sa mort. On en retrouve l’écho partiel dans un poème fort médiocre du XIVe siècle, le Seyfriedslied. Le récit de la mort des rois burgondes, en revanche, aurait déjà subi vers 1160 – sans doute sous l’influence des chansons de geste – un premier «élargissement épique»; il y aurait eu une première épopée (non conservée), connue sous le nom de Ältere Not. Ces théories tirent leurs arguments essentiels de la Thidrekssaga (compilation norvégienne, vers 1260) dont l’auteur, selon ses propres dires, s’est ingénié à grouper autour d’un personnage central, Dietrich von Bern, les légendes alors en vogue en Allemagne. Or le récit de la vie et de la mort de Siegfried ne prend que quelques pages, alors que la mort des rois burgondes est relatée avec un luxe de détails caractéristique d’une épopée. L’auteur de la Thidrekssaga pouvait certes connaître la Chanson des Nibelungen, mais entre son récit et le poème allemand les divergences sont telles qu’on est enclin à penser qu’il s’est inspiré de textes plus anciens, en particulier de la Ältere Not. 

3. Les témoignages nordiques 

I l peut paraître singulier qu’antérieurement à la fin du XIIe siècle les légendes du cycle des Nibelungen aient laissé si peu de traces en Allemagne: tout au plus peuton signaler la présence de Gunther et de Hagen dans un poème latin du début du Xe siècle, le Waltharius. Cela se comprend cependant, car les poèmes qui les relataient ne se transmettaient que par la tradition orale, et il ne s’est trouvé personne pour les noter. Mais, d’Allemagne, ces légendes étaient passées dans les pays scandinaves et, grâce à l’Islande, on possède des documents dont les plus anciens remontent sans doute au IXe ou au Xe siècle. L’abondance de ces textes met en lumière le prestige dont jouissaient les légendes dont les héros étaient Sigurd (Siegfried), Brynhild, Gudrun (Kriemhild), Gunnar (Gunther), Högni (Hagen), Atli (Etzel). Bragi, le plus ancien des scaldes norvégiens connus, y fait déjà allusion vers 850; la plupart des chants de l’Edda s’en inspirent; Snorri Sturluson en donne un bref résumé dans son Edda en prose; elles sont relatées avec force détails dans la Völsungasaga et, dans certaines régions, les ballades populaires en ont gardé le souvenir jusqu’à l’époque moderne. Entre les versions nordiques et la Chanson des Nibelungen, on relève des divergences sensibles. Les différences portent surtout sur la première partie. Les pays scandinaves rattachent la légende de Sigurd au monde des dieux de la mythologie germanique: ils font descendre la lignée dont est issu Sigurd d’Odin lui-même; c’est là que l’on trouve le motif de la malédiction attachée à l’or dont les dieux dépouillent le nain Andvari et dont Sigurd s’empare après avoir tué le dragon Fafnir. Ils mettent de plus en plus l’accent sur cette mystérieuse Brynhild – parfois présentée comme une fille d’Odin –, sur l’amour qu’elle porte à Sigurd, sur le dépit qu’elle ressent à le voir marié à une autre. On aboutit ainsi à une sorte de «roman de Brynhild» dont les traits essentiels sont les suivants: Sigurd et Brynhild se rencontrent une première fois et échangent des serments d’amour, mais un philtre que lui verse la mère des rois burgondes fait que Sigurd oublie ces serments et épouse Gudrun. Il aide ensuite son beau-frère Gunnar à conquérir Brynhild que protège un rempart de flammes; pour cela, il change d’aspect avec Gunnar, s’introduit auprès de Brynhild dont il partage la couche durant trois nuits. Sans cesser d’aimer Sigurd, Brynhild devient ainsi la femme de Gunnar. Mais plus tard, quand au cours d’une querelle entre les deux reines la supercherie est découverte, elle exige que Sigurd soit mis à mort, puis elle monte elle-même sur le bûcher. La différence la plus frappante entre la Chanson des Nibelungen et les versions nordiques porte sur la deuxième partie. Dans le poème allemand, Kriemhild, avide de venger la mort de Siegfried, attire ses frères au pays des Huns et les fait périr; dans les textes nordiques, au contraire, il n’y a nul lien de cause à effet entre la mort de Sigurd et celle de ses beaux-frères: c’est Atli qui invite traîtreusement les Burgondes à lui rendre visite et, malgré les avertissements de ses guerriers, Gunnar accepte l’invitation, mais à peine arrivés auprès d’Atli, les Burgondes sont maîtrisés, Högni est mis à mort, Gunnar jeté dans la fosse aux serpents où il périt. Gudrun, qui avait cherché en vain à prévenir ses frères du sort qui les attendait, venge alors leur mort de façon particulièrement cruelle: elle sert à Atli un véritable «festin d’Atrée» (les deux fils nés de leur union), quis elle met le feu à la salle des banquets; les Huns, Atli et Gudrun elle-même périssent dans les flammes.  

4. Genèse des légendes 

On trouve ce récit dans un des plus anciens poèmes de l’Edda, le Chant d’Atli (Atlakvida). Ce texte, composé sans doute au Xe siècle, a conservé plus fidèlement que la Chanson des Nibelungen les données premières de la légende, et il est possible, en partant de lui, d’entrevoir comment des événements historiques du Ve siècle ont pu donner naissance à celle-ci. En 437, les Burgondes établis dans la région de Worms sont défaits et en partie exterminée par les Huns; leurs rois eux-mêmes périssent. Les survivants s’établissent alors en «Bourgogne», et un document du début du Ve siècle, la loi Gombette, a conservé les noms de leurs anciens rois: ce sont, à peu de chose près, ceux qu’on trouve dans la Chanson des Nibelungen et dans les textes scandinaves. Quelques années plus tard, Attila meurt au cours d’une nuit passée auprès d’une concubine dont le nom, Hildico, semble indiquer une origine germanique. La légende a établi entre ces deux faits une relation de cause à effet: Hildico a tué Attila pour venger la mort de ses frères, les rois burgondes. S’il est donc relativement aisé de déceler les origines de cette légende, il est plus difficile de dire comment se sont formées celles dont Siegfried est le héros. Était-il à l’origine un être mythique dont le destin symboliserait successivement la victoire de la lumière sur les ténèbres (combat avec le dragon), puis la revanche des forces du mal (mort de Siegfried)? S’agit-il d’un personnage de contes populaires qui serait devenu héros de légende? Ou bien ces récits – comme celui de la mort des rois burgondes – remontent-ils en dernière analyse à des événements historiques? Faut-il y voir l’écho des démêlés sanglants entre Brunehaut (Brünhild), l’épouse du roi d’Austrasie Sigebert, et Frédégonde? Siegfried est-il le chef chérusque Arminius, dont la victoire sur les légions romaines de Varus aurait été présentée sous la forme mythique d’un combat avec un dragon, alors que le récit de sa mort se serait maintenu sur le plan purement humain? De toutes ces thèses, aucune n’a réussi à s’imposer. Une seule chose paraît assurée: dans toutes les versions, Siegfried est présenté comme le beau-frère des rois burgondes; sa légende n’a donc pu prendre sa forme définitive qu’à un moment où la légende de leur mort était déjà connue, soit au VIe siècle, c’est-à-dire en pleine époque mérovingienne. Et n’est-ce pas une «atmosphère mérovingienne » que l’on respire dans ces récits où les trahisons, les meurtres au sein d’une famille royale jouent un si grand rôle? Cependant, l’unité entre les deux légendes n’a été réalisée qu’à partir du moment (au VIIIe ou au XIe siècle?) où un poète allemand, par un trait de génie, présenta la mort des rois burgondes comme une conséquence directe de l’assassinat de Siegfried. Après une période d’oubli relatif au XVIIe et au XVIIIe siècle, la légende des Nibelungen a retrouvé son prestige à l’époque romantique. Depuis lors, les éditions de textes, les traductions, les études se sont multipliées; les poètes se sont emparés de ce beau sujet et se sont employés à faire revivre les vieilles légendes. La plupart de ces oeuvres modernes ne présentent d’intérêt que pour le spécialiste. Deux d’entre elles seulement ont touché un public plus vaste. Suivant de près la Chanson des Nibelungen, F. Hebbel a voulu «mettre le poème à la portée de la nation, sous une forme dramatique ». Mais c’est évidemment par la Tétralogie de Richard Wagner que le monde entier connaît maintenant la tragique histoire de Siegfried et des rois burgondes. »

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Terre et Peuple

Posté par europeanwolf le 14 septembre 2012

Terre et Peuple est une association créée pour associer combat politique et impératif culturel. Le but principal de TP est de faire prendre conscience de l’identité des hommes et femmes de notre pays, mais aussi de l’ensemble de l’Europe. L’esprit de communauté, de convivialité et de solidarité est omniprésent au sein de cette association. Terre et peuple a vu le jour en 1995 grâce à une poignée de résistants, dont Monsieur Pierre Vial, aujourd’hui président de l’association. Depuis cette date, Terre et Peuple n’a jamais cessé de croître pour devenir un symbole fort de la lutte pour la survie de la mémoire Européenne. Des bannières TP voient le jour partout en France (Vivarais, Poitou-charentes, Var…) et en Europe. De nombreuses conférences sont données à travers tout le pays et certains évènements annuels arrivent à rassembler des centaines de membres (la TableRonde, les journées du Soleil,…). Outre le coté culturel, les activités physiques ne manquent pas, tels que des randonnées et autres activités de pleine aire. Terre et Peuple, c’est aussi une revue très enrichissante qui décrypte l’actualité pour nous, qui interview des personnalités remarquables et qui transmet sont savoir au travers d’une cinquantaines de pages.

Rejoindre Terre et Peuple, c’est avant tout faire le choix de ne pas abandonner. C’est avoir conscience de son Identité et de sa Culture, mais surtout c’est faire le choix dela Volonté! Volonté de s’engager avec les camarades de sa Communauté, et être prêt à donner « un peu de soi » pour mener le Combat, pour « maintenir » notre Sang à travers les Ages.

Pour rejoindre Terre et Peuple, rendez-vous directement sur le site Internet http://terreetpeuple.com ou adressez-vous à l’une des nombreuses bannières présentent dans de nombreuses provinces.

 

« Notre peuple doit prendre conscience, de plus en plus clairement de son identité. Une telle entreprise est au cœur de nos préoccupations. Elle est un des axes de notre mission d’éveil des intelligences et des cœurs ».

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Terre et Peuple a choisi comme symbole l’edelweiss. Cette fleur pousse à haute altitude, sur des sites dont l’accès est difficile voire dangereux : il faut donc une forte dose de courage et beaucoup de persévérance pour la rencontrer. Comment ne pas voir là les caractéristiques du combat que nous menons ? Ces corps d’élite que sont les troupes alpines ont d’ailleurs adopté comme emblème l’edelweiss (qui figure, par exemple, sur l’insigne du 11ème Bataillon de Chasseurs Alpins, une unité qui a payé un très lourd tribut au cours des combats livrés par la France au XXèmesiècle). 

L’edelweiss est blanc (étymologiquement, d’ailleurs, edelweiss signifie « blanc et noble »). Or le blanc a toujours été, chez les peuples européens, depuis l’Antiquité, la couleur de la pureté, de la souveraineté et de l’élévation tant physique que morale. Nous luttons pour permettre à notre peuple d’être digne d’une telle tradition, dans l’âge sombre que nous traversons. L’edelweiss est donc l’image d’un héritage, qui nous a été transmis du fond des âges par nos pères et que nous entendons transmettre à notre tour à nos fils et aux fils de nos fils.

Cet héritage enseigne le culte de l’effort, du dépassement de soi. Il enseigne la solidarité entre les membres du groupe auquel on appartient : en montagne, il est hasardeux de se risquer seul sur les hautes cimes ou s’épanouit l’edelweiss et c’est pourquoi les alpinistes s’encordent, liant volontairement leurs destinées pour le meilleur et pour le pire. Comme eux, les membres de Terre et Peuple sont unis pour faire face ensemble aux difficultés du parcours. 

Symbole plusieurs fois millénaire, expression de cet enracinement, de cette identité culturelle que nous revendiquons, l’edelweiss symbolise parfaitement les combats devenus aujourd’hui indispensables pour défendre notre droit à être nous-mêmes, face à ceux qui voudraient nous imposer un monde uniformisé, massifié, cosmopolite. Au culte du veau d’or nous opposons de reflet terrestre de l’Étoile Polaire qu’est l’edelweiss.

Pour notre terre, pour notre peuple, nous levons le drapeau frappé de l’edelweiss.

 (source Terre et Peuple)

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Dieux Gaulois

Posté par europeanwolf le 19 juillet 2012

 

Dieux Gaulois bruge-uderzo

Alauda ou Alauna : Dieu à l’alouette, compagnon parfois de Lug. Les Alauduni portent son nom.

Anna ou Na : Déesse mère, protectrice des vivants, des morts et des lieux humides, dont le culte, très vivace dans l’ouest, s’est retrouvé dans le culte chrétien à Sainte-Anne, et qui se perpétue dans les pélerinages à la sainte patronne de la Bretagne.

Arduina : Déesse au sanglier protectrice de la forêt d’Ardennes, elle a par la suite été assimilée à la Diane chasseresse romaine.

Artio ou Arto : Déesse des ours.

Aximus : Dieu topique d’Aime.

Belatos : Dieu tutélaire de Belan

Belenos : Appelé « le brillant ». Dieu puissant de la lumière, dieu médecin, représentant la force de l’homme jeune. Fils de Taranis, adoré par des feux allumés à la fête de Belten, au solstice d’été, comme sur les ballons vosgiens, il a été assimilé à l’Apollon romain. Il a souvent été christianisé sous le nom de Saint Michel, et son culte s’est transformé en feux de la Saint-Jean. Son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Belisama : Déesse parèdre ou compagne de Belenos, elle est par endroits la grande déesse reine, assimilée par la suite à Minerve. Comme Belenos, son nom a la même racine que le mot latin qui signifie guerre, bellus.

Bormo : Dieu tutélaire de Bormes-les-Mimosas assimilé à Borvo.

Borvo : Dieu des sources bouillonnantes et des eaux chaudes, représenté sous la forme d’un serpent à tête de bélier, il est assimilé à Apollon, sauf à Aquae Calidis où il est assimilé à Mars.

Bucio : Mercure gaulois au bouc.

Camulus : Le père du premier roi, assimilé au Mars romain.

Cernunnos : Dieu solaire à visage humain jeune et aux bois de cerf, ou simplement cornu, il est le dieu de la fécondité. Il est également le maître du royaume des morts. Il a parfois été christianisé sous le nom de Saint Cornély ou Saint Corneille. Il était le dieu principal des Carnutes.

Cotis : Il a été assimilé à Apollon ou à Mercure.

Damona : Déesse guérisseuse de sources, elle accompagne parfois Apollon.

Dispater ou Dis Pater : Dieu des morts et de la nuit, le père, peu assimilé par la suite à Pluton, il est aussi le dieu de l’eau et des fontaines. Christinaisé, on le représente sous la forme de Saint Pierre, Saint Patrice, Saint Patrocle, Saint Pardoux ou Saint Pourçain.

Divona : Déesse de sources sacrées.

Epona : Déesse gauloise cavalière, protectrice des chevaux. Elle n’a jamais eu d’équivalent dans le panthéon gallo-romain, ce qui explique que son culte a prospéré plus de trois siècles après la conquête romaine. Son nom vient de epos (cheval, en gaulois, à rapprocher de equus en latin). Vierge, comme Cérès, elle assure également la prospérité agricole. On la représente sous la forme d’une jeune fille chevauchant une jument, portant parfois une corne d’abondance ou une corbeille de fruits.

Esus : Dieu forestier, dieu de la guerre et de la mort violente, mais aussi des récoltes, destructeur et coléreux, il est souvent assimilé au Mars romain ou à Janus bifrons. Son attribut est le gui du chêne.

Grannos : Dieu solaire, brillant et lumineux, il est assimilé à Apollon. Son culte est surtout important dans l’est et le nord-est de la gaule, répandu par les légions le long de l’axe Rhône-Saône-Moselle autour d’un sanctuaire des Leuques situé à Grand.

Icovellauna : Déesse honorée à Metz-Sablon.

Ivaros : Dieu tutélaire d’Evaux.

Laucos : Dieu tutélaire de Lauzun.

Lenus Mars : Guérisseur des Trévires.

Leucetios ou Loucetios : L’un des Apollon gaulois chez les Aresaces et les Trévires.

Lug : Dieu polytechnicien, dieu des techniques et des arts, dieu du ciel lumineux, dieu solaire, dieu du commerce et des techniques, est souvent assimilé au Mercure romain. Il est souvent représenté accompagné d’un animal (coq ou bouc).

Luxsa : Déesse thermale de Luxiol et de Luxeuil.

Maponos : L’un des Apollon gaulois, présent à la source des Roches de Chamalières. Il est le grand fils, un homme jeune au visage poupin. Il peut représenter Belenos jeune.

Matrae, Matres ou Matronae :  Appelée après la conquête romaineces, ces déesses-mères sont, plus encore qu’Epona, les déesses de l’abondance, de la richesse, de la famille. Déesses des eaux, et principalement des sources et des fontaines, guérisseuses, elles ne ressemblent toutefois pas aux déesses-mères romaines. Beaucoup de fontaines consacrées aux Matrae ont été christianisées sous le nom de Sainte Marthe ou de Sainte Marguerite, parfois, mais plus rarement, sous le nom de Sainte Madeleine ou de Sainte Brigitte. Elles ont parfois été assimilées à Minerve, plus rarement à Vénus, Junon, Diane, Cérès ou Cybèle. On les représente sous la forme de groupes de femmes portant des bébés qu’elles allaitent. Elles sont symbolisées par trois cercles ou un triangle de sphères, et par l’association de coeur, de palmettes et de fleurons que l’on trouve aujourd’hui dans des sociétés ésotériques modernes. La triade des déesses-mères se retrouve dans beaucoup de religions des peuples indo-européens.

Matugenos de genos : (fils, mot gaulois), dieu ou héros jeune homme des Leuques.

Moccus : Dieu sanglier qu’on ne retrouve que chez les Lingons.

Moguntia : Déesse honorée à Metz.

Moristagus : L’un des Apollon gaulois, présent à Alésia.

Nantosuelta : Parèdre de Sucellus à Sarrebourg.

Narbo : Dieu tutélaire de Narbonne.

Nemausos : Dieu des bois, des fontaines et des sources sylvestres.

Nerios ou Neris :  Dieu des sources jaillissantes, dieu topique de Néris, de ner (jaillir, source jaillissante). Il ne faut pas le confondre avec Apollon, dont il est parfois proche.

Ogmios : Dieu magicien, gardien du feu, frère du Dis Pater, il est en Irlande, au pays de Galles et en Cornouaille le maître des écritures sacrées (les oghams). Il est représenté sous la forme d’un vieillard tenant un arc et une peau de bête, tenant enchaînés par les oreilles des hommes prisonniers. Il a souvent été assimilé à l’Hercule romain. Il a été christianisé en Bretagne sous le nom de Saint Yves.

Rosmerta : Parèdre de Mercure dans la mythologie gallo-romaine, la plus puissante des déesses-mères gauloises, elle porte également la corne d’abondance ou la bourse.

Saucona : Déesse de rivières sacrées (de sawk, sacré), comme la Saône ou la Sagonne.

Segeta : Déesse tutélaire de Moingt.

Sequana : Déesse guérisseuse de la Seine, probablement une Divona locale, son nom vient de sawk (sacré).

Sianna : Déesse mère du Mont-Dore, assimilée lors de la romanisation à Minerve, puis lors de la christianisation à Sainte Catherine.

Sinquatis : Dieu tutélaire de Saincaize.

Sirona : Elle accompagne les Apollons indigènes, et en particulier Grannus. Par endroits, elle a été assimilée à Hygie, parèdre d’Apollon, Valetudo ou, plus tard, à Cybèle. Elle est représentée seule à Bordeaux, Corseul et chez les Médiomatriques. On la représente généralement coiffée d’un bandeau portant un serpent.

Smertios ou Smertrius : Dieu tueur de serpents, protecteur des troupeaux, souvent assimilé à Hercule ou à Mars, il est porteur d’une massue et parfois ailé. On le trouve entre autres au Donon et à Deneuvre.

Solimara : Déesse tutélaire de Soulosse, honorée également à Bourges.

Sucellus : Dieu au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité, il fait jaillir les sources sylvestres en frappant le sol de sa masse. Il a été assimilé à Sylvain ou à Vulcain. On le représente sous la forme d’un vieillard ou d’un homme d’âge mûr, vêtu à la gauloise d’une tunique à capuche, de braies et de bottes, et portant un maillet et parfois un chaudron, souvent accompagné d’un chien. Il est souvent accompagné de la déesse Nantosvelta. Contrairement aux autres dieux gaulois, qui ont leur équivalent en Irlande et au pays de Galles, on ne le trouve qu’en Gaule.

Taranis : Dieu gaulois du ciel, du tonnerre et de la foudre, également de la pluie, d’essence royale, souvent assimilé au Jupiter tonnant romain, père de Belenos, il est souvent accompagné d’un cheval, ou d’un cheval à tête humaine. Il est symbolisé par des esses, une spirale, un triscèle, qui représentent le soleil, et plus tard avec roue et lion. Il est présent à Tonnerre, Bourg-Saint-Andéol et Tournon sous le nom de Turnos. On le représente portant une roue enflammée.

Tarvos Trigaranus : Dieu au taureau, est surtout présent dans les territoires séquanes, lingons, helvètes et les peuples rhénans, où il accompagne fréquemment Teutates et surtout Esus.

Teutates : Souvent assimilé après la conquête romaine au Mercure ou au Mars romains, il est le dieu central de la mythologie gauloise, le dieu totémique de chaque tribu. Il représente la tribu au sens actuel de nation, l’union des hommes dans la paix (Mercure) comme dans la guerre (Mars). Le Teutates des Arvernes a un nom qui se rapporte directement au nom de la tribu, Arvernus. Teutates est symbolisé par une tête de bélier et un corbeau, deux esses horizontales symétriques représentant le bélier, ou une accolade ou un V aux extrêmités spiralées. Son nom vient du nom celte de la tribu, teuta, que l’on retrouve en français dans le mot tout. Déformé, le mot teuta a donné leur nom aux Teutons, LA tribu, ensemble de peuples germaniques habitant le nord de l’Allemagne actuelle. Le mot Teuton a lui-même donné le nom allemand de l’Allemagne, Deutschland, ainsi que le nom que les Anglo-Saxons donnent aux Néerlandais, Dutch et le mot ancien tudesque qui désigne les Allemands en langue d’oïl, ainsi que le nom de la partie germanophone de la Lorraine du Nord, la Lorraine Thioise.

Tutela : Nom générique des déesses tutélaires de villes religieuses, souvent liées à des sources sacrées jaillissantes ou des fontaines. Ainsi, Tutela Vesunna est la protectrice de Vesona, Andarta est la protectrice des Voconces.

Vindonnos « Le blanc » : L’un des Apollon gaulois, présent à Essarois.

Vintios : Dieu tutélaire de Vens.

Virotutis : Dieu assimilé à Apollon.

Visucius : Dieu assimilé à Mercure que l’on trouve dans le nord-est de la Gaule, à Besançon, autour de Nancy, dans l’est de la Moselle et en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg. Son nom signifie « le voyant », celui qui a don de double vue, ou « le savant ».

Vorocius : L’un des Apollon gaulois, présent à Vichy.

Vosegus : Dieu au cerf, l’un des Mercure gaulois, présent au Donon.

 

Les triades : Outre les déesses-mères, les diverses formes des religions issues du réservoir indo-européen conçoivent la divinité suprêmes sous forme de triades de dieux ayant des fonctions complémentaires. Les principales triades adorées en Gaule sont, selon les régions: Esus / Teutates / Taranis,triade sanguinaire, dans l’ouest, Ogmios / Cernunnos / Belenos dans le centre, Sucellos / Nantosuelta / Maponos à l’est.

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Dieux Scandinaves

Posté par europeanwolf le 8 juillet 2012

Dieux Scandinaves odin   Thor-par-Doepler-1

Agnar : Le fils adoptif de Freya, exilé au pays des géants, qui finit par recouvrer ses droits. 

Andhrimnir : Cuisinier du Walhalla. 

Anneau des serments : Donne le pouvoir sur les neuf mondes, détenu par la belle géante Gerda et conquis par Odin. 

Asaheim : Le monde des dieux Ases. 

Ases : Dieux de l’Asgard qui succèdent au règne des géants du givre. 

Asgard : (enclos des Ases) Demeure des dieux Ases. 

Ask : Le premier homme créé par les dieux, ancêtre des hommes du Mitgard avec sa compagne Embla. 

Audumbla : Vache sacrée qui nourrit le géant Ymir, à l’origine de la création. 

Aurgelmir : Autre nom du géant Ymir. 

Baldr : Fils d’odin et de freya, dit Baldr le Brillant parce que sa présence dégage de la lumière. Il est tué par son frère Hoder sur les conseils de Loki. 

Baugi : Frère du géant Suttung, qui vole l’hydromel de la poésie. 

Bergelmir : Petit-fils d’Ymir, qui survit a la disparition de la race des géants du givre. 

Bestla : Géante, femme du dieu Bor et mère d’Odin. 

Bifrost : Le pont arc-en-ciel qui mène vers l’Asgard. 

Bilskirnir : Halle, palais du dieu Thor. 

Bodu : L’une des deux coupes où est recueilli le sang sacré de Kvasir. 

Bolverk : Nom que prend Odin l’orsqu’il se rend chez le géant Baugi, dans sa quête du « don de poésie ». 

Bor : Dieu, fils de buri, époux de Bestla et père d’Odin. 

Bragi : Dieu de la poésie et grand ancêtre des scaldes, les bardes nordiques. Il est aussi l’époux d’Idunn, la déesse aux pommes d’or. 

Brokk : Nain forgeron, frère de Eitri, qui fabrique de nombreux objets magiques pour les dieux de l’Asgard. 

Buri : Premier dieu, père de Bor et grand-père d’Odin. 

Draupnir : L’anneau d’Odin, qui produit un nouvel anneau toutes les neuf nuits. 

Einherjar : Guerries tués au combat qui sont reçus par Odin au Walhalla. 

Elfes : Êtres a »riens, faits de légèreté et de lumière. Ils sont dits elfes blancs ou elfes noirs, selon qu’ils ont fait le choix de la lumière ou des ténèbres. 

Embla : La première femme, créée par Odin, née de l’arbre sacré. 

Fenrir : Loup monstrueux qui brise ses liens au moment du Ragnarök, le crépuscule des dieux. 

Fialar : Le nai qui tu le sage Kvasir, avec la complicité de Galar. 

Freyr : Fils de Njord et frère de Feya, dieu de la Fertilié. 

Freya : Déesse de l’amour et épouse du dieu Odin. Elle partage avec Odin la moitié des gueriers morts au combat. 

Fulla : Servante de Freya, elle lui sert de messagère. 

Galar : Le nain qui tue Kvasir, avec Fialar. 

Garm : Chien monstrueux gardant l’entrée du monde souterrain de Hel. 

Geirrod : Fils du roi Hraudung, et fils adoptif d’Odin. 

Gerda : Reine des glaces, convoitée par Odin qui se présente à elle comme Skirnir l’envoyé du père des dieux. 

Geri : L’un des deux loups d’Odin, avec Freki. 

Gnungagap : L’abîme béant, le gouffre d’avant la création où apparaissent le monde du feu (Muspellheim) et le monde de la glace (Niflheim). 

Gjallar : Pont qui mène à Helheim, le pays des morts. 

Gjallarhorn : Corne d’appel du dieu Heimdall, le gardien du pont Bifrost. 

Gleipnir : Nom de la chaîne spécialement fabriquée par les nains et qui sert à ligoter le loup Fenrir. 

Grim : Le « dieu masqué », l’un des multiples noms d’Odin. 

Gullinbursti : Le sanglier d’r offert par les nains. 

Gungir : Le javelot d’Odin, fabriqué par les nains. 

Hati : Le loup qui poursuit le lune pour la dévorer. 

Heimdall : L’Ase blanc, gardien du pont Bifrost. 

Hel : Gardiene du monde des morts indignes. 

Hlidskalf : Haut siége d’Odin, le trône à partir duquel il observe les neuf mondes. 

Hodmimir : Forêt où se réfugient Lif, « la vie », et son compagnon arès le Ragnarök. 

Hrym : Le géant qui conduit le navire Naglfar montant à l’assaut de l’Asgard, au moment du Ragnarök. 

Hugi : Il bat Thor dans une épreuve de course à pied. 

Hugin : (réflexion) L’un des deux corbeaux d’Odin, avec Munim (mémoire). 

Hvergelmir : Source qui se trouve dans Nifheim et qui donne naissance à douze rivières. 

Idavold : Le lieu de réunion des dieux dans Asaheim. 

Idunn : Epouse du scalde Bragi. Elle est la gardienne des pommes d’or de la jeunesse. 

Jotunheim : Le pays des géants de la glace. 

Keningar : Roi des elfes noirs, fils du Roi Gofuld. 

Kvasir : Dieu de la sagesse et de la poésie, tué par les nains Fialar et Galar. 

Lif : La femme nouvelle, qui survit au chaos du Ragnarök avec son compagnon Lifthrasir. 

Lifthrasir : Compagnon de Lif qui survit au crépuscule des dieux. 

Loki : Dieu du feu, instable, l’un des plus beau de l’Asgard, choisi par Odin pour devenir l’adversaire des dieux. 

Mani : La lune. 

Mitgard : Le pays des hommes, séparé du monde des dieux par le pont Bifrost. 

Mjolnir : Marteau de Thor, fabriqué par les nains de la montagne. 

Munim : L’autre corbeau d’odin. 

Muspellheim : Le monde du feu, situé ausud, où règne le géant Surt. 

Myrkvid : Forêt sombre qui sépare le monde des géants du monde des dieux. 

Naglfar : Navire construit avec les ongles des morts et piloté par le géant Hrym. 

Nains : Êtres bienveillants ou maléfiques qui vivent dans les entrailles de la montagne, fabriquant des objets magiques d’une grande puissance. 

Nari : Fils de Sigyn et de loki, ce dernier est enchaîné par Odin avec les intestins de son propre fils. 

Niflheim : Monde du brouillard et du froid. C’est également le monde des morts et le domaine soterrain de hel. 

Njord : De la race des Vanes, dieu maritime, protecteur des marchands, époux de la belle géante Skadi. 

Noatun : La halle de Njord, située au bord de la mer. 

Nott : La nuit, avec laquelle les nordiques et les celtes d’Europe commence l’année. Le décomte du temps se fait en nuits et non en jours. 

Odin : Fils du dieu Bor et de la géante Bestla, père des dieux de l’Asgard. Il détient la sagesse et la connaissance des runes. Grand voyageur, grand maître dans l’art de la ruse et du déguisement, il se déplace dans les neu mondes sous différentes formes. 

Odroerer : Chaudron où les nains Fialar et Galar recueillent le sang de Kvasir qui devient le breuvage de poésie. 

Ragnarök : Crépuscule des dieux, embrasement final du monde, qui sera suivi par un renouveau. 

Rati : Vrille qui sert à percer la caverne du géant Suttung. C’est ainsi qu’Odin atteint la salle du trésor, séduit Gunnlod, la fille du géant, et s’empare du breuvage de la poésie, appelé depuis « boisson des Ases », ou « sang de Kvasir ». 

Rügen : Le roi des nains de la montagne, les cousins ténébreux des elfes des forêts. 

Saga : Elle reçoit Odin dans son palais de Sokvabek et lui raconte les anciennes histoires. 

Sif : Belle déesse, épouse du dieu Thor, remarquée par sa ongue chevelure blonde qui fait naître un perpétuel été dans l’Asgard. Loki coupe la chevelure splendide de Sif, et l’hiver tombe sur les neuf mondes. 

Skadi : Fille du géant Thiazi tué par Odi. Elle est aussi la déesse des neiges, qui glisse à skis, son arc e chasse à l’épaule. 

Skirnir : Messager d’Odin. En vérité l’un des noms d’emrunt qu’utilise le père des dieux pour reconquérir Gerda, la reine des glaces. 

Skol : Loup qui poursuit le soleil pour l’avaler.

Skrymir : Géant qui ose défier Thor.

Skuld : L’une des trois Nornes qui président au destin. 

Sleipnir : Le cheval à huit pattes du dieu Odin. 

Sokvabek : La résidence de Saga, déesse de l’histoire, où elle encontre Odin le voyageur. 

Son : Une des deux coupes dans lesquelles les nains recueillent le sang sacré de Kvasir. 

Surt : Géant du feu, gardien de Muspellheim, le monde du sud représenté par un volcan. 

Suttung : Géant qui vole l’hydromel de la poésie. 

Svainn : Le bouclier qu’Odin place devant le soleil pour que la terre ne soit pas brûlée. 

Tanngnjost : L’un des deux boucs tirant le char de Thor. 

Tanngrisnir : Le deuxiéme bouc tirant le char de Thor. 

Thiazi : Géant tué par Loki à la suite du vole des pommes d’or. 

Thor : Dieu de la force guerrière, fils d’Odin, qui combat les géants avec le redoutable marteau Mjolnir. Il se manifeste par le roulement du tonnerre et le feu des éclairs. 

Thurse : L’autre nom des géants du givre. 

Troll : Nom donné aux géants dans les croyances de l’Europe du Nord. 

Tyr : Dieu de la justice et du courage. Il sacrifie l’une de ses mains dans la gueule du loup Fenrir pour que le monstre puisse être ligoté. 

Urd : Une des trois Nornes du destin. 

Vala : Nom des prophétesses, souvent en transe, qui communiquent les mystères aux hommes et aux dieux – comme celle qui récite la Voluspe, le premier chant des Eddas scandinaves, où sont annoncés les épreuves d’Odin, la découverte des runes, et le chaos cosmique du Ragnarök. 

Vanaheim : Le territoire des dieux Vanes. 

Vanes : Dieux de la protection, du plaisir, de la fertilité, des marchands et des cultivateurs. En guerre contre les Ases, l’autre famille des dieux, ils finissent par faire alliance avec eux. 

Vegtam : Nom que prend Odin quand il interroge la Vala avant la mort de Baldr. 

Vervandi : La troisiéme des Nornes du destin. 

Vidar : Fils d’Odin, surnommé le silencieux, qui venge la mort de son père. 

Vigrid : La plaine ou se déroulent les combats du Ragnarök. 

Walhalla : La halle des occs où Odin et ses Walkyries recoivent les héros tombés au combat. 

Wyrd : La divinité supérieure aux dieux, le destin, qu’ils ne doivent pas subir mais assumer, dans l’action, les pensées, le choix des actes, pour ne faire qu’un avec sa course. 

Yggdrasil : Le frêne sacré, à la fois arbre de vie et axe du monde. 

Ymir : Le géant primordial, né de l’abîme Ginungagap, tué par Odin et ses deux frères Vili et Vé. Le corps du géant de l’origine sert a créer les neuf mondes qui forment l’univers.

 

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