Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens

Posté par europeanwolf le 1 août 2013

Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce livre, malgré un titre assez subjectif et accueillant – car beaucoup plus d’auteurs jacobins and co qu’on ne pourrait le penser utilisent la supercherie du titre « tape à l’ oeil » afin de nous attirer dans leurs filets… Heureusement, ce ne fut pas le cas de cet ouvrage. La reliure, propre et soignée, s’illustrait de l’ amblême incontestable de Thulé, le soleil retrouvé des hyperboréns. C’est d’un geste enthousiaste et impatient que j’ouvris cette première de couverture pour y dévourvrir, sourire aux lèvres et pensées pour l’ auteur, qui de sa plume fine et appliquée, avait inscrit le numéro de tirage limité du livre. Une fois mon inspection terminée, je commença enfin la lecture. Très vite mon imaginaire et ma concentration furent mis à contribution, car Jean Mabire utilise ses talents de narrateur et nous livre les récits du voyage de Pytheas et de bien d’autres navigateurs. Première impression fascinante ; et les premières pages défilent au galot fou d’un étalon pure race. Enjoué de telles explications concernant les Pères de notre civilisation, j’ entame alors le second grand chapitre : la societe Thulé.
Les phrases s’accélèrent et me paraissent plus capitales les unes que les autres. Les thèmes mais très riches en information, et l’on parcourt la grande époque allemande, son destin infini et illuminé du soleil du Nord, puis sa descente plus rude que jamais. Arrivé au dernier grand  chapitre, l’auteur nous plonge soudain dans, ce qu’il appelle la « mort de Thulé », ou plutôt dans l’opposition du christianisme orientale au paganisme venu du froid islandais . Bref, vous l’aurez compris, ce livre est absolument indispensable au sein de sa bibliothèque. A tous ceux et celles qui veulent des précisions sur cette fameuse île de Thulé et sur nos lointain ancêtres les hyperboréens, à ceux et celles qui veulent connaitre le début de l’avènement du grand homme, ou encore aux païens qui se questionnent sur la main mise du christianisme en Europe ; ce livre et fait pour vous.
Ci-dessous nous vous livrons quelques pages qui nous semble instructives et nécessaire à une meilleure compréhension de cet ouvrage :

Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens dans Livres kjgjk-300x200

 

  »Mon ami désirait préparer du café. Mais il repris le cours de son récit, sans écouter la chanson de sa bouilloire. Ce qu’il voulait maintenant me dire lui semblait tellement important qu’il en oubliait toute autre réalité que la révolution qui commençait en l’an zéro de notre ère. J’allais maintenant savoir comment devait mourir le monde des hyperboréens.
- La véritable lutte entre Rome et Thulé, ce n’est pas dans cette bataille d’Arminius qu’il faut la chercher, mais dans le choc entre deux univers totalement irréductibles l’un à l’autre : le paganisme et le christianisme. Si tu as lu Suétone autant que Tacite, tu n’as peut-être pas fait assez attention à un petit entrefilet, un simple fait divers. Vers 41, sous l’empereur Claude, des troubles sont provoqués a Rome par les sectateurs d’un certain Chrestos. Les romains portent peu d’intérêt a cette agitation. Tant de peuples vivent dans l’empire et tant de races grouillent dans la ville éternelle qu’ils ne vont pas s’affolé des clameurs d’une obscure secte juive qui prétend que le Messie est venu, qu’il est mort, qu’il est ressuscité et qu’il va libérer son peuple. De temps a autre, les légionnaires crucifient un agitateur dans une lointaine province. Celui-la ne leur a pas semblé plus dangereux qu’un autre. Depuis longtemps, des prophètes de carrefour annoncent la fin des temps et le jour du grand jugement. Personne ne prendra même au sérieux ce Paul de Tarce qui prétend désormais annoncer la bonne nouvelle non seulement aux juifs mais aux gentils et fonder ainsi une secte universelle qui recrute bien au delà de ses coreligionnaires de la Diaspora. Il faudra que des chrétiens soient soupçonnés d’avoir incendié Rome en 64 et détruit a 90% la capitale de l’empire, pour que Néron les prenne au sérieux et les traites avec quelques énergie.

Je voyais dès lors la nouvelle religion commencer son irrésistible ascension. Le terrain me semblait favorable. Une partie de la population n’est plus d’origine romaine – c’est-à-dire hyperboréenne – mais syriaque. Quand à la vieille foi païenne, elle a subi depuis longtemps une orientalisatioin qui l’a défigurée. Pour les âmes naïves, il n’est pas tellement difficile de passer de Mythra au Christ et de Cybèle à Marie. Les religions orientales répandues à Rome vont être au christianisme ce que les partis sociaux-démocrates seront au bolchevisme, au lendemain de la première guerre mondiale ; elles lui ouvrent la voie. Elevé naguère dans l’admiration d’un christianisme qui se voulait encore médiéval et toujours « triomphaliste », j’imaginais mal les débuts de la nouvelle foi. Les prédicateurs sont aussi des agitateurs. Ils font appel au ressentiment populaire et parlent de la venue du Messie comme de l’approche d’un  grand soir. Désormais « les premiers seront les derniers » et les esclaves remplaceront les fils de Thulé Le christianisme primitif se veut révolutionnaire et apocalyptique.

-         Ce qui est nouveau dans le christianisme, me dit mon ami, ce n’est pas sa doctrine. Les crédules en avaient entendu bien d’autres. Mais cette fois, on leur promet la révolution. Jamais aucune religion n’avait été aussi radicale, aussi intolérante pour les autres cultes, aussi violente contre les riches et les puissants. Pour les chrétiens, on ne peut plus servir à la fois le royaume de Dieu et l’empire de César. Ces prophètes qui annoncent le jugement vont rapidement recruter des fanatiques. Mais toujours dans les villes et les grandes cités romaines. Le message de la révolution reste assez incompréhensible dans les campagnes ou les paysans restent attachés aux vieux dieux hyperboréens du foyer. Mais, peu à peu, l’église, qui n’est encore qu’une vague confédération de « communautés de base » groupées autour de leu évêque, gagne du terrain. De tolérances en persécutions, les idées nouvelles s’infiltrent. On assiste à une fantastique inversion des valeurs : les esclaves convertissent leurs maîtres et les femmes leurs maris. Le christianisme constitue lentement mais tenacement, un véritable contre pouvoir. En 313, l’empereur Constantin, au lieu de barrer la route à la révolution, croit malin ‘en prendre la tête dans l’espoir fou de la contrôler. Il se convertit, en voulant faire preuve de libéralisme avancé ! Rome va en mourir et Thulé avec elle.

Quand le christianisme devient obligatoire sous peine de mort

 Je connaissais les terribles événements de l’année 355. Le christianisme devient obligatoire, dès le mois d’avril, et, au mois décembre, l’empereur décide que la peine de mort attend ceux qui refusent cette conversion. Désormais, l’Urbs et l’Orient s’identifient. La guerre entre romains et germains n’était qu’une querelle de famille. Maintenant commence la lutte impitoyable, et souvent mal comprise entre deux conceptions du monde antagonistes. Certes, l’empereur Julien verra le danger et deviendra à jamais l’Apostat par son retour à la vieille foi solaire de ses ancêtres. Mais il est trop tard. L’ « identité » romaine n’est plus visible dans les faits et elle ne mobilisera plus les cœurs. La religion de la croix remplace le culte du soleil. Tout, soudain, pour moi, changeait d’éclairage et les ténèbres remplaçaient la lumière du Nord. L’homme n’est plus libre. Toute sa vie n’est plus que soumission à la fatalité du péché originel et obéissance à la dictature de l’appareil clérical. Pour le converti, le vrai monde n’est plus le monde réel d’ici-bas, avec ses sources et ses bois, mais un au-delà où l’attendent d’inimaginables récompenses ou de terrifiants châtiments. Dans l’antique Hyperborée, chaque homme n’avait d’autre juge que lui-même ni d’autres lois que celles de son clan. Désormais, il existe un grand Juge extérieur et invisible. C’est un dieu de bonté et de haine, deux mots dont les hyperboréens comprennent mal le sens, car ils ne connaissent que le devoir, qu’ils baptisent destin (le wyrd), et l’honneur qui n’appartient qu’à eux. Odin le borgne qui est aussi Odin le sage, celui qui connaît le secret des runes, laissait naguère les hommes faire face, solitaires, à leur propre destinée. Désormais une sorte de père fouettard assis sur les nuages le remplace.

Je me trouvais au cœur même du problème qui me préoccupait depuis si longtemps. Thulé va être cachée puis détruite par les hommes de la nouvelle foi. L’Apocalypse, qui annonce l’arrêt total de l’histoire, remplace le Ragnarök, ce crépuscule des Dieux qui exalte au contraire l’éternel retour. Ce qui était essentiel, pour les hyperboréens, c’était la vie. Désormais, ce qui devient important, pour les chrétiens, c’est la mort, puisqu’elle ouvre la porte des seules « réalités » qui comptent.. Le paradis ou l’enfer. Les prophètes de carrefour ont réussi le grand renversement des valeurs. Il n’y a plus ni riches ni pauvres, ni maîtres ni esclaves, ni hommes ni femmes. Tous sont semblables, égaux et interchangeables sous le regard du nouveau dieu. »

 Par Irmin

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Rodzima Religia i Filozofia (Slowianskie Dziedzictwo) de Rafal Merski (WATRA Org)

Posté par europeanwolf le 8 octobre 2012

WATRA Organizacji vous présente le premier ouvrage consacré à la connaissance de la religion de l’aube des Slaves. Rafal Merski, responsable de l’organisation Polonaise de Wroclaw en Silésie, fort de son expérience en tant que Zerca (prêtre Païen chez les peuples de l’est) a consacré plusieurs années de recherche sur ce sujet qui lui tenait tellement à cœur pour enfin sortir ce livre qui aidera les gens en quête de savoir et de vérité, à comprendre leurs passés, leurs racines et leur héritage si riche mais trop souvent caché aux yeux du peuple !

L’église de Pologne et l’éducation ont œuvré depuis 1000 ans pour obscurcir la réalité du passé; les merveilles de la foi originelle où les tribus et les différents peuples Slaves se réunissaient pour chanter les louanges à leurs Ancêtres, pour honorer notre Terre Mère, pour glorifier les seuls et uniques Dieux capables de prendre soin de leur peuple ! Bien que le combat ne s’arrête pas à deux livres actuellement pour l’organisation (Rafal Merski et Wieslaw Jagodzik), il n’en est pas moins qu’il s’agit là d’une première offensive pour réintroduire la vérité dans le cœur et  la tête des gens !

Ce livre reprend donc les différents rituels de l’année mais également les différentes étapes dans la vie d’un homme et d’une femme. Ce livre aidera à mieux comprendre les Dieux, les esprits des lieux et nos Ancêtres qui ont trop longtemps été mit de coté ! L’auteur rentre dans le vif du sujet lorsqu’il s’agit d’expliquer la vie dans le Paganisme, comment revivre avec notre héritage presque oublié, se le réapproprier ainsi que nos vraies valeurs.

 

Comment d’écrire ce livre si ce n’est par ces quelques mots :

Expérience : de part la longue expérience sérieuse de Rafal Merski et de WATRA !

Vérité : les 1000 ans de lobotomisation et de  mensonges reprennent leurs places telles les mauvaises herbes au pied d’un chêne majestueux !

Force : Le Paganisme n’a jamais été éradiqué et il revient aujourd’hui plus fort que jamais sur le devant de la scène, les Dieux se réveillent, le peuple Slave se  regroupe !

 

Ce livre, espérons-le, sera pour longtemps un ouvrage incontournable pour tout Rodnover (Païen de foi Slave) et une première clef pour entrer dans le monde de la vie, de la foi originelle et de la reconnaissance de WATRA, pour une union puissante et durable jusqu’à l’arrivée du jour bénit par les Dieux, où l’on pourra à nouveau vivre à leurs cotés dans ce monde et rallumer pour l’éternité le feu sacré dans nos temples, relever les statues de nos Dieux plus hautes que jamais et nettoyer notre Terre Mère de cette maladie qui la ronge depuis trop longtemps !

 

Rafal Merski a déjà d’autres projets pour WATRA mais également pour d’autres livres qui reprendrons des thèmes trop souvent oubliés, mais qui sont nécessaires au savoir et à comprendre ! En effet, être Païen ne veut pas seulement dire: Porter une amulette de notre tradition que se soit Celtique, Asatru/Odiniste, Slave… ou écouter un groupe à la mode… pour se revendiquer comme tel !

Le vrai croyant honorera les Dieux et ces Ancêtres, ira aux rituels, fera son nécessaire pour sa propre élévation spirituelle…

Marcher sur le chemin des anciens !

 

 

 

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Par Wieslaw Jagodzik, ami des Europeanwolf

 

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Construire un feu

Posté par europeanwolf le 3 octobre 2012

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A tous les connaisseurs, passionnés ou simples intrigués, ce livre va vous combler. Récit simple mais tenant, nombreuses images, voilà ce à quoi vous devez vous attendre. Dans ce cas pourquoi lire ce livre? Tout simplement pour son contenu fascinant mettant en scène homme libre, seul dans cette nature qui ne lui fera pas de cadeau. Jack London nous fait partager la partie de l’homme proche de la nature, mais sera-t-il suffisant ?
Arrogant et trop sûr de soi, ne font pas bon ménage dans la neige et le froid. Bien sûr, ce n’est pas un simple froid mais un froid intense, presque inimaginable. Un froid de mort ! Un homme certes courageux mais pas suffisamment entraîné pour lutter dans ces contrées glaciales va se lancer dans une folle expédition. Seul, avec pour unique compagnon son chien auquel il ne vous pas une grande amitié. Très vite la nature va reprendre ses droits et une fin tragique attend cet aventurier d’un jour.
Dans ce livre il y a deux versions. Une pour nos jeunes bambins qui verront la fin heureuse de l’histoire, celle où le personnage s’avère être le héros ; et l’autre pour tout public, avec une fin que je qualifie de juste et de sensée. Bref, ce livre a encore renforcé mon opinion sur Dame Nature, et sur le fait qu’on ne peut lutter contre elle mais qu’il faut savoir vivre avec !

Par Irmin

 

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Watra £ Bogowie Slowian

Posté par europeanwolf le 1 septembre 2012

WATRA est une organisation Polonaise de Wroclaw qui a pour but la défense et la reconnaissance de la foi originelle des Slaves auprès des autorités, et de faire découvrir ou redécouvrir la religion ancestrale des pays de l’est.Lors des différents rituels durant l’année, l’organisation a su s’imposer comme une valeur sûre pour la survivance du paganisme en Pologne. Forte de ses nombreux participants et adhérents, elle se hisse aux cotés des plus grandes organisations des pays slaves tel que la Russie, l’Ukraine, la Slovaquie, la Serbie, la Biélorussie, la Slovénie, la République Tchèque… 

Parmi ses différents projets, WATRA a écrit deux ouvrages concernant les Dieux, les pratiques anciennes et le peuple slave. Le premier, intitulé : Rodzima Religia i Filozofia, a été écrit par Rafal Merski, fondateur et prêtre de l’organisation. Le second : Bogowie Slowian (Les Slaves et le Paganisme) a été écrit par Wieslaw Jagodzik, polonais vivant en France et membre de WATRA. Ce livre est écrit en français pour faire découvrir au reste de l’Europe une religion souvent mal connue et ainsi contribuer à la reconnaissance de WATRA, des Dieux de la Slavie, mais également compléter les connaissances et le peu d’ouvrages concernant ce panthéon. 

Le livre, qui paraîtra bientôt en Polonais et en Anglais, parcourt différents sujets tels que le berceau du peuple slave et son histoire jusqu’à son apparition dans les premières chroniques, les Dieux, la création de l’univers et de la terre, les différents rituels lors d’une vie mais également ceux qui ont lieu tout au long de l’année, les endroits sacrés, le paganisme de nos jours… Cet ouvrage va à l’essentiel pour la découverte de cette croyance et de ce peuple. 

Bogowie Slowian : Un ouvrage consacré aux pratiques des pays de l’Est, de leurs Dieux et des Slaves. Dans un monde où les valeurs se perdent, réessayons aujourd’hui de s’en souvenir avec fierté. Laissons les Divinités Païennes des différents peuples Slaves reprendre la place qui leur est due et resserrons les liens avec la Nature trop longtemps bafouée… 

Par ces ouvrages, WATRA espère rallumer la flamme éteinte par plus de mille ans de christianisme imposé, rassembler toujours de plus en plus de personnes autour du feu sacré et des Dieux ; leur rappeler leur identité et leur appartenance à un merveilleux héritage légué par leurs ancêtres. D’autres projets sont en court, tel que le développement de l’organisation, l’achat  de statues, un terrain qui servira lors des rituels mais également à faire visiter aux gens et leur rappeler leur histoire, leurs racines, etc. 

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Par Wieslaw Jagodzik, ami des Europeanwolf

 

 

 

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Des pas dans la neige

Posté par europeanwolf le 11 août 2012

Des pas dans la neige dans Livres erik-l-homme-des-pas-dans-la-neige-193x300Le barmadou, ce mot ne vous dit peut-être rien, tout comme moi il y a quelques temps avant de découvrir ce livre : un récit et non pas une simple nouvelle fantastique. Erik, Yannik et Jordi, deux frères et un ami, aventuriers dans l’âme, intrépides explorateurs décident de partir avec presque rien au Pakistan, dans les vallées de l’hindou kouch. Le but de ce voyage ? Découvrir le fameux barmadou, l’homme sauvage qui vit dans ces forêts et montagnes presque inaccessibles. Je fus très perplexe au premier abord ; un homme sauvage qui vit loin de tout, que l’on peut apparenté à un homme préhistorique, et qui n’a pas encore été découvert ? Cela me semblait presque impossible, mais je me décide à le lire car je ne veux pas rester sur une première impression.

Dès les premières pages, je n’ai pas regretté ma décision de lire ce récit. Ces trois aventuriers sont fascinants, ce ne sont pas des fous ou des personnes « bizarres », mais bel et bien des hommes saints d’esprit et de corps. Ils ne partent pas au hasard, ils ont étudié le terrain et le barmadou à travers plusieurs récits avant d’entreprendre cette aventure. Loin des expéditions ultra modernes et sophistiquées, ces jeunes gens partent avec leurs maigres économies et deux gros sacs à dos chacun, leurs motivations et leurs déterminations seront leur principale source d’énergie. 

Une aventure riche en rebondissements, en efforts, en rencontres et en épanouissement, va rythmer leur long séjour. Au fil des pages, on découvre une facette méconnue de ces hommes et femmes du Pakistan qui vivent loin du modernisme. Des gens avec une culture tout à fait différente, ayant un mode de vie aux antipodes de la notre. Loin des clichés et des préjugés, ces habitants du bout du monde sont fascinants, et l’envie de les découvrir m’a pris grâce à ce livre. Une vie simple mais rude, en harmonie avec la nature. Même si la majorité des habitants de ces régions est musulmane, une petite minorité païenne subsiste encore dans une vallée, se sont les Kalash. Peuple au passé Nordique, d’où les seuls restes matériels sont des sculptures sur bois en forme d’entrelacs ou de roues solaires ornant les façades. Hormis les rencontres avec ces personnages atypiques, ce voyage va leur offrir des instants inoubliables. Malgré cette impressionnante culture, ils n’oublient cependant pas leur but principal. Ces trois camarades ne comptent pas les heures passées à  récolter des informations sur le barmadou. Les récits poignants des hommes et femmes ayant vus cet être étrange, des hurlements suspects, des empreintes de pas encore fraîches, etc.… Tout cela va les renforcer dans leur idée que cet homme sauvage existe bel et bien mais je ne dévoilerais pas la finalité de leurs recherches.tumblr_lpbp89ie0W1qzxkqp-300x204 dans Livres 

Pendant près de deux ans, Erik L’Homme et ses compagnons vont découvrir un petit « pays » touché par les évolutions et révolutions du monde. Leur quête devient alors un moyen de se confronter à la vie en montagne, pure et simple, dure et âpre, qui leur fera perdre des automatismes occidentaux et des kilos ; mais qui leur apportera un nouveau regard sur le monde. 

Les dernières pages m’ont mit les larmes aux yeux, car je m’identifie quelque peu à un des trois aventuriers. Qui plus est, Jordi Magraner avait un Malamute, tout comme moi.

 

Par Irmin

 

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Spartiate, Les murailles de feu

Posté par europeanwolf le 21 mai 2012

Spartiate, Les murailles de feu dans Livres bouclier-300x225

Tout commence aux Thermopyles. Lors de cette bataille mythique, 300 Spartiates luttèrent héroïquement contre l’armée démesurée des Perses destinée à asservir la Grèce. Ces volontaires, pour un combat perdu d’avance, périrent tous ainsi que leur roi Léonidas. Nullement effrayé par l’immense armée de Xersès dont les flèches des archers risquaient d’assombrir le ciel, l’un d’entre eux déclara :

  « Bien, nous nous battrons donc à l’ombre. »

Ce sacrifice fut fait pour l’amour et le devoir qu’il avait envers leur cité, ils sont allés vers les thermopyles pour la liberté et non pour la gloire.

Un seul homme échappe néanmoins au carnage, le dénommé Xéon. Les Perses l’ayant trouvé gravement blessé et gisant au milieu des cadavres de ses camarades, ces derniers décident de le soigner. Loin de faire preuve de faiblesse à l’égard du vaincu, ils comptent sur son long récit pour en savoir un peu plus sur ce mystérieux peuple qui leur a donné tant de fil à retordre.

Xéon s’exécute et raconte alors son histoire et celle de Sparte nommé également Lacédémone.

Rares sont les romans historiques sachant retranscrire de manière aussi limpide toute la quintessence de l’âme d’un peuple. Les Spartiates étaient des guerriers entraînés à la dure. Leur fonction guerrière justifiait et conditionnait leur statut de citoyen. Faire preuve de lâcheté au combat risquait de les faire déroger. Afin de ne pas sombrer dans une telle ignominie, les jeunes étaient mentalement préparés à mépriser la peur de la mort (pour çela ils avaient l’éducation de leurs pères mais aussi l’agogé). Et pour chasser cette peur, il fallait commencer par relativiser l’angoisse de perdre sont intégrité corporelle. Car le corps n’est rien d’autre que le véhicule de l’âme. Une attitude fort bien résumée par l’auteur dans ce remarquable passage :

 « N’oublie jamais, Alexandros, que cette chaire, ce corps ne nous appartient pas. Remercie-en les Dieux. Si je pensais que cette matière était la mienne, je ne pourrais pas avancer d’un pas vers l’ennemi. Mais elle n’est pas à nous, mon ami. Elle appartient aux dieux et à nos enfants, nos pères et mères et à ceux de Sparte qui naîtront dans cent ou mille ans. Elle appartient à la ville qui nous donne tout ce que nous avons et qui n’en exige pas moins en retour. »

Un autre passage du livre évoque ensuite la notion de courage chez les Spartiates, Une attitude au combat dont le secret réside essentiellement dans l’unité sacrée du groupe :

 « Ecoute-moi, garçon. Seuls les dieux et les héros peuvent être braves quand ils sont seuls. Un homme ne peut avoir de courage que d’une seule manière, quand il est avec ses camarades d’armes, ceux de sa tribu et de sa ville. La plus misérable de toutes les situations est celle de l’homme solitaire, sans les dieux de son foyer et sans sa ville. Un homme sans cité n’est pas un homme. C’est une ombre, une coquille vide, une plaisanterie. »

On s’aperçoit donc que les Spartiates n’étaient pas que des machines à tuer, image que le poids des siècles s’est acharné à forger. Notons également que l’organisation politique de leur cité était le fruit de la réflexion d’un législateur doué : Lycurgue 

Ce que l’on sait moins encore, c’est que les Spartiates furent aussi de grands poètes. Les tout premiers poètes grecs ne furent pas originaires d’Athènes mais de Sparte. Les plus connus sont Alcman et Tyrtée, ce dernier à été choisi comme le poète officiel de la cité. Les Spartiates puisaient dans son chant tout le courage dont ils avaient besoin avant de partir au combat. En voici un des rares fragments qui nous soient parvenus. Il n’exalte pas la fureur guerrière mais la solidarité et la cohésion du groupe face au danger : 

« O garçons ! Au combat luttez en rangs serrés,

Car la fuite est honteuse autant que la panique.

Ayez dans la poitrine un grand cœur héroïque,

N’aimez pas trop la vie au moment de lutter.

Les aînés, les anciens dont les genoux sont raides,

N’allez pas vous enfuir et les abandonner (…) »

Cette poésie ne célèbre certes pas la beauté du chant des oiseaux, encore moins la mélancolie d’un coucher de soleil. Pourtant, en dépit de cette culture virile, les Spartiates ne furent point des conquérants. Confinés au sud du Péloponnèse, leur cité ne chercha pas à sortir de sa vallée de l’Eurotas, pour conquérir d’autres cités, encore moins d’asservirla Grèce.

Ce romans est bien plus qu’un livre, il est au-delà du film 300, il est tout simplement unique et ravageur, on y découvre plusieurs facette des spartiates, ses hommes qui on été le fleurons des Européens, l’élite des hommes ayant jamais marchés sur cette terre.

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Par Irmin

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Le III ème reich (en vente)

Posté par europeanwolf le 17 mai 2012

Face à la désinformation à laquelle se trouvent confrontés tous ceux qui s’intéressent au iiie Reich, le « Daluces » est l’outil indispensable pour comprendre les enjeux de cette époque. Cet ouvrage,devenu introuvable, a pris valeur de référence pour tous ceux qui refusent de se satisfaire des idées reçues, véhiculées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Jean Daluces nous présente une synthèse claire et complète de l’histoire du national-socialisme. La matière abordée est somme toute classique et elle a été traitée en de multiples ouvrages, mais l’auteur a le grand mérite de mettre en lumière des aspects généralement négligés. Il excelle à nous faire comprendre les points de vue des différents protagonistes, en s’appuyant toujours sur des faits précis et des témoignages indiscutables. Le lecteur peut ainsi accéder à une meilleure compréhension de la période et découvrir un certain nombre de faits généralement passés sous silence.

Ainsi, qui se souvient que c’est la France qui a donné, dès avril 1934, le signal du réarmement allemand en renonçant officiellement à tout projet de sécurité collective qui l’aurait obligée à réduire elle-même ses armements ? On a également oublié dans quelles conditions fut réalisé en janvier 1935 le plébiscite de la Sarre qui se termina par un triomphe de l’Allemagne.

Certaines déclarations révèlent le degré de sottise et d’aveuglement de nos gouvernants de l’époque. Ainsi, Léon Blum qui, en novembre 1932, prophétise que « Hitler est à jamais écarté de l’espérance même du Pouvoir », deux mois avant l’entrée de l’intéressé à la Chancellerie…

Mieux que tout autre historien, Jean Daluces a su distinguer quels étaient les ressorts principaux de la lame de fond brune. Un phénomène bien étranger aux caricatures qu’en proposent alors ses adversaires. L’auteur propose la synthèse la plus complète existant à ce jour sur ce qui a fait l’originalité de l’Allemagne national-socialiste et explique la fascination qu’elle exerça alors sur bon nombre de jeunes Européens : de Robert Brasillach, l’intellectuel de droite séduit par le « fascisme immense et rouge », à Marc Augier, un des responsables des Auberges de jeunesse socialistes et futur écrivain sous le nom de Saint-Loup, qui, lui aussi, entendait « aller au devant de la vie ».

Bref, le « Daluces » est sans conteste l’ouvrage indispensable pour comprendre ce que fut le phénomène hitlérien qui fit trembler l’Europe et le monde.

Une lecture utile et enrichissante.

(Le III ème reich, Jean Daluces)

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Gomorra (en vente)

Posté par europeanwolf le 17 mai 2012

Ce ne sont pas les camorristes qui choisissent les affaires, mais les affaires qui choisissent les camorristes. La logique de l’entreprenariat criminel et la vision des parrains sont empreintes d’un ultralibéralisme radical. Les règles sont dictées et imposées par les affaires, par l’obligation de faire du profit et de vaincre la concurrence. Le reste ne compte pas. Le reste n’existe pas. Le pouvoir absolu de vie ou de mort, lancer un produit, conquérir des parts de marché, investir dans des secteurs de pointe : tout a un prix, finir en prison ou mourir. Détenir le pouvoir, dix ans, un an, une heure, peu importe la durée : mais vivre, commander pour de bon, voilà ce qui compte. Vaincre dans l’arène du marché et pouvoir fixer le soleil. Gomorra explore Naples et la Campanie dominées par la criminalité organisée, sur fond de guerres entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogue et déchets toxiques. C’est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l’économie mondialisée. Mais c’est aussi l’histoire intime de Roberto Saviano, qui est né sur ces terres et a choisi l’écriture pour mener son combat contre la camorra.

(Gomorra, Roberto Saviano)

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