Les cadeaux de Noël : rite germains

Posté par europeanwolf le 25 décembre 2013

Aujourd’hui, le 25 décembre, nous aussi, païens et païennes, nous nous réunissons en ce jour de décembre. Après un solstice d’hiver marquant la fin d’un cycle et le début d’un autre, nous partageons un repas chaud et des cadeaux avec nos proches.

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Chez les Scandinaves, c’est le moment de l’année où Heimdall, de son trône situé au pôle Nord, accompagné des Æesirs revient visiter ses enfants : les descendants de Jarl. Ils visitent ainsi chaque foyer pour récompenser ceux qui ont bien agi durant l’année, et laissent un présent dans leur chaussette. Ceux ayant mal agi voyaient à l’aube leur chaussette emplie de cendres.

Dans les traditions païennes celtiques, c’est le bonhomme hiver qui apparait à Yule, ancêtre du Père Noël. Le bonhomme vert, le « green man » est le principe masculin de la nature ; il pourrait être Merlin.

D’une certaine manière et selon les rites de chacun, le Père Noël peut avoir plusieurs apparences, mais l’essentiel reste que nos chères têtes blondes continuent à croire en la magie de ces fêtes afin que nos légendes européennes perdurent.

Par Brunhilde

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Solstice d’hiver

Posté par europeanwolf le 22 décembre 2013

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Cela fait quelques temps que nous n’avons pas pu mettre notre blog à jour, mais cela n’empêche pas les Europeanwolf de continuer sans cesse le combat !

Samedi soir, en l’honneur du solstice d’hiver, l’occasion nous a été donnée de voir bon nombres de nos camarade. Nous étions une bonne trentaine d’amis, venus de loin pour certains afin de célébrer le retour du roi Soleil dans nos vies et nos cœurs. Nous étions ravis de revoir certaines personnes que l’on ne peut malheureusement pas voir souvent, et heureux de partager une fois de plus une célébration avec ceux que nous côtoyons régulièrement.

Une fois tous les convives réunis, nous avons pu écouter nos hôtes débuter la cérémonie d’ouverture en allumant la traditionnelle tour de Yule, ainsi que les trois bougies (une pour nos amis disparus, une pour les camarades qui ne peuvent pas être présents à nos côtés durant ce solstice, et enfin, une bougie en l’honneur des futurs bambins qui un jour perpétueront les anciennes traditions européennes comme nous le faisons). Après cet instant solennel, un solo de cornemuse et un Chant de fidélité ont définitivement lancé cette magnifique soirée. Les entrées et les plats se succèdent, plus savoureux les uns que les autres. C’est avec délectation que nous avons apprécié des terrines de sanglier, du saucisson artisanal, des salades aux couleurs vives, des tartiflettes, des soupes à l’oignon et au potiron,… Le tout arrosé du cidre de Yule, de délicieuses bières artisanales, elles aussi, et de vin venus des différentes régions de nos amis. Les chants ont duré toute la nuit et ne cessent que lorsque les chanteurs reprennent des forces avec quelques mets ou du bon vin. Les plus doués de nos camarades nous amusèrent en prenant leur rôle de « saltimbanques » très au sérieux. C’est avec un grand plaisir et beaucoup d’amusement que nous avons profité de pouvoir chanter en étant accompagnés de ses musiciens d’un soir.

A minuit, la deuxième partie de la cérémonie fut entamée : le dieu Soleil repris le dessus sur les ténèbres, et nous le saluons une fois encore. Le chant des Oies sauvages entamé, la soirée peut se poursuivre jusque tard dans la nuit pour les plus vaillants.

 

Nous remercions nos amis pour leur accueil plus que chaleureux. Et se fut, sans nul doute, la meilleur des fêtes païennes qui nous ai été donné de faire, et cela grâce à tous nos amis présents.

Par Irmin

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Le samedi dans la tradition Germanique

Posté par europeanwolf le 17 août 2013

Le Samedi est un jour problématique lorsqu’on cherche à remonter à ses racines païennes. Les autres jours de la semaine ont conservé des traces étymologiques claires qui permettent de remonter à la source de la tradition polythéiste. Ce n’est pas le cas du Samedi. Cependant, quelques rares sources linguistiques que nous allons voir ci-dessous, permettent quand-même de faire certaines suppositions. 
Dans presque toutes les langues d’Europe, le Samedi fait référence à une influence étrangère à nos racines polythéistes. Une influence énorme qui nous est venue avec l’arrivée du pire fléau culturel qu’aient connus nos ancêtres païens: le judéo-christianisme. En effet ce dernier introduisit au début, l’idée que le Samedi était le 7è jour de la semaine, le Shabbat de la religion juive. C’est le jour de repos du dieu des Juifs après qu’il ait soit disant créé le monde en 6 jours. Mais le judéo-christianisme changea rapidement de stratégie lorsqu’il s’implanta de manière durable en Europe et devint le christianisme catholique. Il usurpa encore une fois une tradition païenne en déplaçant le jour de repos du « seigneur », le shabbat des juifs, vers le dimanche des païens, le jour du soleil. Cependant, la notion juive liée au Samedi se conserva dans la plupart des langues européennes, favorisant ainsi la perte presque totale du sens originel de ce jour de la semaine pour nos ancêtres païens. Voyons quelques étymologies du Samedi:- Samstag en allemand remonte au grec sambatton-sabbaton, qui lui-même vient de l’hébreu Šabbatai, le jour du Shabbat juif. Il en va de même pour les termes français « samedi », espagnol « sábado », italien « sabato », roumain « sâmbătă », russe « суббота », etc… 
L’anglais « Saturday » ou le néérlandais « Zaterdag » ont conservé une trace païenne du Samedi, mais elle n’est pas germanique, elle est romaine. Elle fait référence au Dieu Saturne. Il se pourrait donc qu’il ait existé un équivalent germanique au Dieu Saturne, mais trop peu d’indices permettent dans ce contexte de savoir lequel exactement. - Les langues scandinaves nomment le Samedi « lørdag » en norvégien et en danois, « lördag » en suédois, et « laugardagur » en islandais. Ces termes font tous références au bain. Les Vikings avaient l’habitude de prendre leur grand bain ce jour-là. On peut donc y voir un certain symbolisme, celui lié au bain: la purification, le renouveau, et par extension, le changement cylcique. 
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(dieu saturne)
Et enfin, une dernière source nous donne une piste supplémentaire pour cerner un peu mieux le samedi dans la tradition germanique. En Allemagne, et surtout dans la partie nord, il existe un deuxième terme pour désigner le samedi, c’est celui de Sonnabend. Ce mot se traduit par « soir du soleil », crépuscule donc. C’est ce même mot d’ailleurs qui était d’usage chez les anciens Saxons de Grande-Bretagne: « sunnanæfen ». Ce crépuscule désigne en fait « la veille du soleil », car en effet le lendemain c’est le jour du soleil, Sunday. Au niveau symbolique, ceci marque encore une fois l’aspect cyclique. Un cycle va s’achever avec le dimanche afin de renaître avec le lundi. Comme veille du dimanche, avec sa conception de crépuscule-mort et renaissance, le Samedi possède des indices qui nous mènent à un épisode de la mythologie germano-nordique. C’est le mythe du Dieu Balder. Ce dernier comme Dieu de la lumière solaire, fut tué par le sournois Loki lorsque ce dernier dirigea la flèche du Dieu aveugle Höder. L’obscurité de Höder fut victorieuse de la lumière de Balder. Ceci déclencha le célèbre épisode du Ragnarök au bout duquel le Dieu Balder revint pour ouvrir une ère nouvelle, célébrant ainsi la victoire de la lumière solaire. Avec ce mythe nous sommes en présence d’un mythe qui célèbre le renouveau cyclique. Dans ce contexte le Samedi pourrait donc être vu comme le jour de la mort initiatique, celle qui est nécessaire pour renaître dans une gloire perpétuellement renouvelée.
 
TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE GERMANIQUE ICI
Sources: »Kleines Lexikon des Aberglaubens », Ditte und Giovanni Bandin

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Hommage a Dominique Venner

Posté par europeanwolf le 14 juin 2013

Nous avons apprit la nouvelle avec beaucoup de regret, et un flot de questions nous monte immédiatement à la tête. Je veux bien sûr parler de la mort ou plutôt du suicide de Monsieur Venner. Si nous avons mis quelques temps pour lui rendre hommage, c’est parce que nous ne voulions absolument pas faire comme bon nombre de personnes; se ruer sur ce fait divers pour obtenir quelques visites en plus sur notre blog ou pour que l’on parle davantage de nous. Cela fait maintenant quelques semaines que Dominique Venner s’est donné la mort devant notre Dame de Paris. Durant ces quelques jours nous avons pris conscience de qui été vraiment ce grand homme, et pourquoi il est arrivé à ce geste.
« Il est 16 heures quand mon téléphone sonne, au bout du fil un ami proche m’annonce la mauvaise nouvelle. Au début je n’y crois pas, comme quelque chose d’improbable. Moi qui ai lu plusieurs de ses ouvrages, qui l’admire depuis tant de temps pour son implication et son dévouement à notre cause, je viens d’apprendre qu’il a mit fin à ses jours volontairement. Très vite la nouvelle se répand comme une trainée de poudre. On ne parle plus que de ça et les médias en font leur principal sujet. Le lendemain apparaît la lettre qu’il a écrit avant sa mort, expliquant les raisons de son geste. Pour ma part, je ne peux concevoir un tel acte car la vie est précieuse, son combat et son aura pouvaient encore durer et pérenniser encore plusieurs années. Il a décidé de prendre un autre chemin, il a voulu être maître de son destin jusqu’au bout. Après avoir passé sa vie à lutter pour nos valeurs si importantes et primordialles, ce grand homme a choisi lui même sa fin. Il a fini décrire la dernière page de sa vie et il s’en est allé rejoindre ces aïeux au panthéon des héros, là-bas, dans le Walhalla.
Il a voulu réveiller les consciences, démontrer que seul un acte fort peut avoir une répercution. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela a fonctionné: la flamme qui nous anime tous s’est mise à flamber avec un éclat nouveau. Oui, il a réussi à réveiller notre conscience. Son sacrifice ultime ne sera pas vain, et son geste n’aura pas été inutile, loin de là.

 

Nous mettons cette chanson pour clore ce chapitre, chanson choisi pour honorer Dominique Venner :

La maison est derrière
Le monde est devant
De nombreux sentiers ainsi je prend
A travers l’Ombre
Jusqu’à la fin de la nuit
Jusqu’à la dernière étoile qui luit
Brumes et nuages
Noyés dans l’obscurité
Tout va se mêler
Ohoho tout va….se mêler.

 
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La dernière lettre de Dominique Venner :

Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.
Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.
Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.
Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.
 
Par Irmin et Brunhilde

 

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Hommage aux morts de Dresde

Posté par europeanwolf le 13 février 2013

Le bombardement de Dresde, qui eut lieu du 13 au 15 février 1945, détruisit presque entièrement la ville allemande de Dresde. La Royal Air Force (RAF) et les United States Army Air Forces (USAAF) utilisèrent principalement des bombes à fragmentation et incendiaires, provoquant plusieurs dizaines de milliers de morts.

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1,35 million de tonnes de bombes seront au total déversées sur l’Allemagne par les Anglo-Saxons. Un rapport américain estime le nombre de victimes à 305.000 morts et 780.000 blessés. La France occupée n’est pas épargnée. Elle reçoit 0,58 million de tonnes de bombes qui auraient causé 20.000 morts. Dresde marque le paroxysme de cette stratégie. L’ancienne capitale du royaume de Saxe est surnommée la «Florence de l’Elbe» en raison de ses richesses artistiques et architecturales. Dans les dernières semaines de la guerre, l’afflux de réfugiés hisse sa population de 600.000 habitants à près d’un million. Le bombardement des 13 et 14 février 1945 survient alors même que ces réfugiés tentent d’oublier les horreurs de la guerre dans un carnaval improvisé. Au total, en quinze heures, 7.000 tonnes de bombes incendiaires tombent sur Dresde, détruisant plus de la moitié des habitations et le quart des zones industrielles. Une grande partie de la ville est réduite en cendres et avec elle environ 35.000 personnes, dont 25.000 ont été identifiées. Beaucoup de victimes disparaissent en fumée sous l’effet d’une température souvent supérieure à 1000°C. L’évaluation actuelle de 35.000 morts (dont 25.000 corps identifiés) résulte des travaux d’une commission d’historiens mandatée par la ville de Dresde. Le chercheur allemand Jörg Friedrich, qui n’est pas tendre pour les Alliés, fait état de 40.000 morts dans son livre Der Brand (L’incendie).

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La traditionnelle fête des Rois

Posté par europeanwolf le 23 janvier 2013

Au douzième jour du cycle du solstice d’hiver débute la fête des Rois. Cette fête reste davantage solaire que monarchique, et demeure plus païenne que chrétienne, malgré la « légende des Mages orientaux ». Maintenant les nuits sont un peu longues. L’année nouvelle est là.

Autrefois, dans nos campagnes, dans les chaumières et les petites maisonnées, famille et amis étaient conviés à partager un grand repas où viande, pain et vin seraient abondants. Pendant cette soirée de retrouvailles, l’on en venait à demander un chef de tablée. Selon une coutume ancestrale, ce chef serait désigné par le hasard, et son pouvoir éphémère. Une galette était alors préparée et une fève y serait soigneusement dissimulée.

La distribution des parts de galette se fait selon des rites variant avec les provinces. En Normandie, il existe une coutume très vivante. Un enfant se cache sous la table. Le maître de maison désigne une part de galette de son couteau, et l’enfant nomme le nom d’un convive. Les parts sont alors distribuées tout à fait par hasard. Vous souvenez-vous peut-être d’une autre coutume. C’était votre grand-mère ou bien votre mère qui jouait le rôle de maître de maison. Elle disposait une grande serviette sur la galette, faisait tourner le plat pour qu’on ne puisse pas choisir. Et lorsque celui-ci s’arrêtait enfin, l’on glissait rapidement notre main sous le linge.

Celui qui trouvait la fève se faisait appeler Phoebe Domine: le Soleil, car cette fête des Rois se rattache au cycle solaire du solstice d’hiver. C’est le roi d’un soir, que l’on couvre à notre époque d’une couronne en carton. On le nommait aussi le « roi des haricots » car il tenaitce titre de la fève cachée.

Que l’on soit bambin – père ou mère – ou ancien, ce que l’on préfère, bien plus que d’être le roi de la fête, c’est de manger de la galette !

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Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.

Posté par europeanwolf le 6 janvier 2013

 

Pour Yule: nous sommes copains comme COCHONS.  dans Célébrations roue-solaire-feu-272x300

 

 

La période de fêtes d’hiver nous précède. Pour la majorité d’entre nous, la célébration du slostice et le froid fraichement accompagné de flocons furent d’excellents moments passés en présence d’amis ou de la famille. Nos veillées païennes enrôlent les enfants, leurs parents ainsi que leurs camarades, dans un rite de joie et de convivialité sans égal. Sous le thème du retour du Soleil roi, le 22 décembre fut célébré dans les coutumes ancestrales, la nouvelle venue de Yule.

 

 

 

 

Nos fêtes sont organisées suivant le cycle naturel qui lie les hommes à l’évolution de la nature et au passage d’une saison à l’autre. Certaines permettent de célébrer dans l’abondance les greniers à nouveau remplis pour l’hiver, d’autres s’agissent d’accueillir la lumière renaissante (Imbloc), ou la fertilité de nos femmes (Belteine). A chaque célébration, son thème et sa décoration, avec ses couleurs et ses plats, selon l’époque de l’année. Parfois en comité restreint, parfois en grand buffet, c’est dans le respect de chacun et la joie de vivre que se déroulent ses soirées festives.

Nous essayons de garder précieusement en tête que la fraternité est essentielle au bon fonctionnement de la vie en communauté. Chacun à son caractère, plus au moins, imprégné des valeurs païennes qui nous guident, et de cela, génère parfois des conflits. Nos pensées colériques finissent toujours par sortir de notre bouche, mais nous n’avons pas de rancoeur envers le clan; nous sommes simplement honnêtes et francs. Les Dieux en sont conscients, les hommes aussi sont traversés de colère et de haine. Ils désirent des Berserkers, et non de simples pèlerins venus d’Orient. Nous détenons pour cela un esprit combattif, car nous défendons ce que nous pensons juste, ce et ceux qui nous sont chers. Nous ouvrons plus facilement les yeux sur la réalité de la vie et le déroulement des choses dans la société; nous nous rapprochons alors de la Nature mère. L’homme a, de tous temps, grandit à ses côtés et il en est devenu que plus fort. Nous voulons retrouver cette force qui sommeille en nous.

Les Dieux sont également à l’origine de notre sens très développé de la fête. Les rires et les cris de joie amènent à la soirée de la gaieté et de l’enthousiasme en chacun de nous, du plus ancien au plus jeuneau. Viennent ensuite les guitares, harmonicas, flûtes et bodranes qui créent cette ambiance chaleureuse, ce cocon approprié à la saison froide, qui réunit le clan. Les paroles de nos chansons préférées résonnent et voltigent en l’air suivant le rythme de la musique. Chacun boit l’alcool divin dans la corne de la fraternité, et la cérémonie peut commencer. S’en suit une longue nuit de rire, et de précieuse amitié.

Voilà comment nous sommes nous, paiens. Loin des clichés sectaires et ringards. Nous sommes fiers de ce que nous sommes et le revendiquons à chaque instant.

Par Brunhilde

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Histoire d’un solstice d’hiver

Posté par europeanwolf le 21 décembre 2012

Un groupe de petites fées étaient recroquevillées dans leur maison sous les racines profondes d’un chêne géant. Elles étaient en sécurité et bien au chaud dans leur grotte minuscule bordée de duvet de pissenlit, de plumes d’oiseaux, et de mousse séchée. Dehors, le vent soufflait du froid et la neige tombait doucement vers le bas couvrant le sol. «J’ai vu le Roi Soleil aujourd’hui, » dit la fée nommée Rose comme elle tirait son manteau de mousse autour d’elle. « Il avait l’air si vieux et fatigué comme il s’en allait dans la forêt. Quel est le problème avec lui? »

« Le grand chêne dit qu’il est en train de mourir », répondit Jonquille.

« Mourir? Oh, mais qu’allons-nous faire maintenant? » Commença à pleurer Petite Herbe des Prairies : «Si le Roi-Soleil meurt, nos amies les petites plantes ne pousseront pas. Les oiseaux ne viendront pas chanter à nouveau. Tout sera à jamais l’hiver ! » Lilas, Pissenlit et Fleur de Sureau tentèrent de réconforter leur amie, mais elles étaient toutes très tristes. Comme elles se recroquevillèrent les unes sur les autres, on frappa à la minuscule porte.

« Fées, Ouvrez ! », cria une voix forte. « Pourquoi vous cachez-vous au lieu de nous rejoindre dans notre célébration du solstice? » Rose ouvrit la porte et le petit gnome Marron Noueux se poussa à l’intérieur, secouant les flocons de neige étincelants de son habit brun et de son chapeau.

« Nous sommes trop tristes pour faire la fête », déclara Jonquille en essuyant ses yeux, « Le Roi Soleil se meurt, n’en avez-vous pas entendu parler? »

« Il n’est pas mort, stupides fées ! », Marron Noueux roulait des yeux sombres où brillaient des rires. « Maintenant, dépêchez-vous, ou nous allons être en retard à la fête! »

« Comment pouvez-vous être heureux et rire? » Fleur de Sureau tapa par terre de son petit pied et fronça les sourcils devant le gnome. «Si le Roi-Soleil est mort, ce sera toujours l’hiver. Nous ne reverrons jamais le soleil à nouveau ! »

« Stupide enfant-fée ! », Marron Noueux saisit pissenlit par la main et la tira sur ses pieds. « Il y a un secret niché au coeur du Solstice d’hiver. Vous ne voulez pas savoir ce que c’est? »

Les fées le regardèrent avec étonnement. « Un secret ? » dirent-elles. « Quel secret? Nous ne sommes que des nouvelles fées, gnome idiot. Nous n’avons jamais été à une fête du solstice avant. »

« Venez et voyez. Venez et voyez. Mettez vos caps et venez avec moi. » Marron Noueux dansait la gigue autour de la salle. «Vite, vite, ne soyez pas si lentes ! Au Bosquet du Chêne Sacré dans la neige! ». Il dansa sur le pas de porte et disparut.

« Qu’est-ce que ce gnome a voulu dire? » demanda Rose en même temps qu’elle ramassait son manteau de pétales de roses entrelacés par des toiles d’araignée et bordé de duvet d’oie.

« Je ne sais pas, maisla Damevit dans le bois sacré. » Herbe des Prairies tira sur son chapeau.

« Peut-être que si nous allons voirla Déesse, Elle pourra expliquer ce dont Marron Noueux parlait ».

Les fées quittèrent leur douillette maison et marchèrent péniblement dans la neige en direction du bosquet du Chêne Sacré. La forêt était sombre avec la seule lumière de la lune brillant à travers les épaisses branches de sapin et les membres nus de l’érable et de l’aubépine. Il était très difficile pour elles de passer à travers la neige, car elles étaient vraiment très, très petites. Comme elles pataugeaient dans la neige mouillée et grelottaient dans le vent froid, elles rencontrèrent un renard.

« Où allez-vous, petites fées ? » demanda le renard.

« Au bois sacré», répondirent-elles, grelottantes et frissonnantes.

« Montez sur mon dos et je vous y emmènerai rapidement. »

Le renard se mit à genoux de sorte que les fées puissent grimper. Puis il courut à travers l’obscurité.

« Écoutez ! » dit Lilas alors qu’ils s’approchaient du bosquet sacré. « Des personnes chantent des chansons de joie. BEAUCOUP de personnes. »

La belle musique repoussait l’air froid, tranquille et nimbé de clair de lune. C’était la plus belle musique que les fées n’avaient jamais entendue. Le renard transporta les fées tout droit au bord de l’autel de pierre au centre du bosquet, puis se mit à genoux.

« Regardez ! » dit Fleur de Sureau comme elles glissaient sur le sol enneigé. « Il y ala Jeune Filleetla Mèreet l’Ancienne, et beaucoup d’autres personnes du Petit Peuple »

« Ils sont tous souriants et heureux », déclara Lilas en regardant toutes les créatures autour d’elles.

« Tous les animaux sont là aussi », chuchota Pissenlit. « Pourquoi regardent-ils tousla Mère? »

Les fées se rapprochèrent des trois dames assises sur la pierre d’autel.La Mèretenait un gros paquet dans Ses bras, à qui Elle souriait.La Jeune Fillese pencha et prit doucement les fées dans ses mains. Elle les tint près dela Mèreafin qu’elles puissent voir ce qu’Elle tenait.

« Un bébé ! » s’écrièrent les fées. « Un nouveau bébé ! Regardez comme il brille ! »

Il est le nouveau-né Roi Soleil», déclarala Jeune Filleen souriant.

« Mais Marron Noueux et le vieux chêne avait dit que le Roi Soleil est mort », lui répondirent les fées. « Comment ce petit bébé peut-il être le Roi Soleil ? »

« C’est le grand secret du Solstice d’Hiver. » L’Ancienne,la Sage, toucha la joue du bébé avec sa main ridée. « Chaque année, le Roi-Soleil doit venir dans le bois sacré pendant les jours sombres de l’hiver où il meurt. J’amène son esprit àla Mèrequi lui donne à nouveau une nouvelle vie. C’est la voie de toutes les créatures, pas seulement du Roi-Soleil. » Vous voulez dire que tout vit et meurt et vit à nouveau ? » Les fées regardèrent avec stupeur vers l’enfant Roi Soleil, niché dans les bras dela Mère.

« Oui, Petites», réponditla Vieille Sage.« Il n’y a jamais une fin à la vie. C’est le grand secret mystique du solstice d’hiver. »

Les fées rirent tellement elles étaient heureuses.

« Je lui montrerai où les roses sauvages fleurissent au début de l’été. »

« Et, je lui apprendrais à appeler les oiseaux et écouter les chansons du vent », s’écria Pissenlit.

« Quand il sera plus âgé et plus fort », ditla Mère, « alors les fleurs s’épanouiront à son contact, les oiseaux seront de retour pour chanter leurs chansons, et le souffle de l’air sera chaud, et l’hiver sera parti pour un temps. Alors le roi Soleil courra et jouera avec vous dans la forêt. »

Les fées chantèrent pour le Bébé Roi Soleil, des chants pour la venue du printemps, les fleurs odorantes, les abeilles endormies, et tous les secrets de la forêt. Et toutes les créatures du bois sacré chantèrent avec elles. Alors le renard les ramena à leur douillette maison sous les racines du chêne géant où elles firent des rêves merveilleux en attendant la chaleur du printemps et le plaisir qu’elles auraient avec le petit Roi-Soleil.

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