Poème de l’Europe païenne

Posté par europeanwolf le 2 mars 2013

 

            Par Maurice Rollet,

 

 

Je suis partout chez moi… l’Europe est ma patrie

Et les cent vingt drapeaux de toutes ses provinces

Décorent un royaume dont je serais un prince

Et m’escortent, serein, vers les dieux que je prie…

 

En quittant le Parnasse et marchant vers la plaine

Emportant avec moi l’oracle d’Apollon

Quand le soleil est d’ambre et mes souliers de plomb

Dans le cœur j’ai l’Olympe et je suis un Hellène.

 

Sur les plages du nord, dans les orgues du vent

Au « Zangfest » à Anvers, pèlerin à Dixmude

Chantant le plat pays,la Mathildeun peu rude

Je suis frère du grand Jacques, et j’ai le sang flamand.

 

Visiteur ébloui au milieu du Forum

Mon cœur battant au pas des glorieuses légions

Face aux dieux mutilés, l’ancienne religion

Me fait fils dela Louveet citoyen de Rome.

 

Dans la forêt profonde ou sur les bords du Rhin

A Hambourg, à Berlin, à Bayreuth, à Munich

L’âme transportée d’épopée, de musique

Tel Siegfried je porte l’armure d’un germain.

 

Quand le « Duende » m’embrase et que la feria chante

Quand les toros sont noirs sur le sable sang et or

Et quand la mort s’enroule au corps du matador

Je me sens hidalgo et l’Ibérie me hante.

 

Revenu au pays où dorment mes aïeux

En vieille terre de France, belle et douce à mes yeux

En retrouvant mon ciel, mes vignes et mon toit

Païen fier, résolu, je redeviens… Gaulois !

 

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