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Histoire d’un solstice d’hiver

Posté par europeanwolf le 21 décembre 2012

Un groupe de petites fées étaient recroquevillées dans leur maison sous les racines profondes d’un chêne géant. Elles étaient en sécurité et bien au chaud dans leur grotte minuscule bordée de duvet de pissenlit, de plumes d’oiseaux, et de mousse séchée. Dehors, le vent soufflait du froid et la neige tombait doucement vers le bas couvrant le sol. «J’ai vu le Roi Soleil aujourd’hui, » dit la fée nommée Rose comme elle tirait son manteau de mousse autour d’elle. « Il avait l’air si vieux et fatigué comme il s’en allait dans la forêt. Quel est le problème avec lui? »

« Le grand chêne dit qu’il est en train de mourir », répondit Jonquille.

« Mourir? Oh, mais qu’allons-nous faire maintenant? » Commença à pleurer Petite Herbe des Prairies : «Si le Roi-Soleil meurt, nos amies les petites plantes ne pousseront pas. Les oiseaux ne viendront pas chanter à nouveau. Tout sera à jamais l’hiver ! » Lilas, Pissenlit et Fleur de Sureau tentèrent de réconforter leur amie, mais elles étaient toutes très tristes. Comme elles se recroquevillèrent les unes sur les autres, on frappa à la minuscule porte.

« Fées, Ouvrez ! », cria une voix forte. « Pourquoi vous cachez-vous au lieu de nous rejoindre dans notre célébration du solstice? » Rose ouvrit la porte et le petit gnome Marron Noueux se poussa à l’intérieur, secouant les flocons de neige étincelants de son habit brun et de son chapeau.

« Nous sommes trop tristes pour faire la fête », déclara Jonquille en essuyant ses yeux, « Le Roi Soleil se meurt, n’en avez-vous pas entendu parler? »

« Il n’est pas mort, stupides fées ! », Marron Noueux roulait des yeux sombres où brillaient des rires. « Maintenant, dépêchez-vous, ou nous allons être en retard à la fête! »

« Comment pouvez-vous être heureux et rire? » Fleur de Sureau tapa par terre de son petit pied et fronça les sourcils devant le gnome. «Si le Roi-Soleil est mort, ce sera toujours l’hiver. Nous ne reverrons jamais le soleil à nouveau ! »

« Stupide enfant-fée ! », Marron Noueux saisit pissenlit par la main et la tira sur ses pieds. « Il y a un secret niché au coeur du Solstice d’hiver. Vous ne voulez pas savoir ce que c’est? »

Les fées le regardèrent avec étonnement. « Un secret ? » dirent-elles. « Quel secret? Nous ne sommes que des nouvelles fées, gnome idiot. Nous n’avons jamais été à une fête du solstice avant. »

« Venez et voyez. Venez et voyez. Mettez vos caps et venez avec moi. » Marron Noueux dansait la gigue autour de la salle. «Vite, vite, ne soyez pas si lentes ! Au Bosquet du Chêne Sacré dans la neige! ». Il dansa sur le pas de porte et disparut.

« Qu’est-ce que ce gnome a voulu dire? » demanda Rose en même temps qu’elle ramassait son manteau de pétales de roses entrelacés par des toiles d’araignée et bordé de duvet d’oie.

« Je ne sais pas, maisla Damevit dans le bois sacré. » Herbe des Prairies tira sur son chapeau.

« Peut-être que si nous allons voirla Déesse, Elle pourra expliquer ce dont Marron Noueux parlait ».

Les fées quittèrent leur douillette maison et marchèrent péniblement dans la neige en direction du bosquet du Chêne Sacré. La forêt était sombre avec la seule lumière de la lune brillant à travers les épaisses branches de sapin et les membres nus de l’érable et de l’aubépine. Il était très difficile pour elles de passer à travers la neige, car elles étaient vraiment très, très petites. Comme elles pataugeaient dans la neige mouillée et grelottaient dans le vent froid, elles rencontrèrent un renard.

« Où allez-vous, petites fées ? » demanda le renard.

« Au bois sacré», répondirent-elles, grelottantes et frissonnantes.

« Montez sur mon dos et je vous y emmènerai rapidement. »

Le renard se mit à genoux de sorte que les fées puissent grimper. Puis il courut à travers l’obscurité.

« Écoutez ! » dit Lilas alors qu’ils s’approchaient du bosquet sacré. « Des personnes chantent des chansons de joie. BEAUCOUP de personnes. »

La belle musique repoussait l’air froid, tranquille et nimbé de clair de lune. C’était la plus belle musique que les fées n’avaient jamais entendue. Le renard transporta les fées tout droit au bord de l’autel de pierre au centre du bosquet, puis se mit à genoux.

« Regardez ! » dit Fleur de Sureau comme elles glissaient sur le sol enneigé. « Il y ala Jeune Filleetla Mèreet l’Ancienne, et beaucoup d’autres personnes du Petit Peuple »

« Ils sont tous souriants et heureux », déclara Lilas en regardant toutes les créatures autour d’elles.

« Tous les animaux sont là aussi », chuchota Pissenlit. « Pourquoi regardent-ils tousla Mère? »

Les fées se rapprochèrent des trois dames assises sur la pierre d’autel.La Mèretenait un gros paquet dans Ses bras, à qui Elle souriait.La Jeune Fillese pencha et prit doucement les fées dans ses mains. Elle les tint près dela Mèreafin qu’elles puissent voir ce qu’Elle tenait.

« Un bébé ! » s’écrièrent les fées. « Un nouveau bébé ! Regardez comme il brille ! »

Il est le nouveau-né Roi Soleil», déclarala Jeune Filleen souriant.

« Mais Marron Noueux et le vieux chêne avait dit que le Roi Soleil est mort », lui répondirent les fées. « Comment ce petit bébé peut-il être le Roi Soleil ? »

« C’est le grand secret du Solstice d’Hiver. » L’Ancienne,la Sage, toucha la joue du bébé avec sa main ridée. « Chaque année, le Roi-Soleil doit venir dans le bois sacré pendant les jours sombres de l’hiver où il meurt. J’amène son esprit àla Mèrequi lui donne à nouveau une nouvelle vie. C’est la voie de toutes les créatures, pas seulement du Roi-Soleil. » Vous voulez dire que tout vit et meurt et vit à nouveau ? » Les fées regardèrent avec stupeur vers l’enfant Roi Soleil, niché dans les bras dela Mère.

« Oui, Petites», réponditla Vieille Sage.« Il n’y a jamais une fin à la vie. C’est le grand secret mystique du solstice d’hiver. »

Les fées rirent tellement elles étaient heureuses.

« Je lui montrerai où les roses sauvages fleurissent au début de l’été. »

« Et, je lui apprendrais à appeler les oiseaux et écouter les chansons du vent », s’écria Pissenlit.

« Quand il sera plus âgé et plus fort », ditla Mère, « alors les fleurs s’épanouiront à son contact, les oiseaux seront de retour pour chanter leurs chansons, et le souffle de l’air sera chaud, et l’hiver sera parti pour un temps. Alors le roi Soleil courra et jouera avec vous dans la forêt. »

Les fées chantèrent pour le Bébé Roi Soleil, des chants pour la venue du printemps, les fleurs odorantes, les abeilles endormies, et tous les secrets de la forêt. Et toutes les créatures du bois sacré chantèrent avec elles. Alors le renard les ramena à leur douillette maison sous les racines du chêne géant où elles firent des rêves merveilleux en attendant la chaleur du printemps et le plaisir qu’elles auraient avec le petit Roi-Soleil.

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Élections communales belges : le vote musulman, grand vainqueur à Bruxelles

Posté par europeanwolf le 15 décembre 2012

Élections communales belges : le vote musulman, grand vainqueur à Bruxelles dans Presse foulard-bruxelles-1-653x434-300x199
Emir Kir, premier bourgmestre musulman de Bruxelles

Le bourgmestre sortant, Jean Demannez, également socialiste, bougonne. Pour Emir Kir, gonflé à bloc par ses résultats, plus question d’attendre pour s’emparer du maïorat de Saint-Josse, selon un accord conclu précédemment avec le bourgmestre sortant. Il veut d’emblée être sacré « bourgmestre empêché », ce qui signifie que le titre bourgmestre lui serait accordé, mais qu’afin qu’il puisse continuer à exercer son mandat de Secrétaire d’État régional jusqu’en juin 2014, le bourgmestre sortant Demannez (1215 voix de préférence) occuperait encore le fauteuil maïoral durant dix-huit mois. Mais Demannez a finalement refusé de jouer les utilités et a claqué la porte. Rudi Vervoort, bourgmestre d’Evere et Président de la Fédération bruxelloise du PS, a demandé à Kir d’abandonner son mandat de Secrétaire d’État régional à la Propreté, mais a accepté qu’il devienne bourgmestre de Saint-Josse. Le nouveau bourgmestre de Saint-Josse fut soutenu durant la campagne par un autre socialiste d’origine turque, Resul Tapmaz, qui se présentait lui sur la liste SP.a, les socialistes flamands. Bruxelles acquiert ainsi son premier bourgmestre musulman.

Succès pour trois candidates voilées

Un autre membre de la famille Kir, à savoir Canan Kir, la cousine du nouveau bourgmestre de Saint-Josse, a défrayé la chronique électorale de cette année 2012. On se souvient qu’après avoir failli être recrutée par la NVA, elle s’était présentée, voilée, sur la liste des Bleus de Saint-Josse. Sa désastreuse campagne électorale, qui l’avait vue incapable de s’exprimer de manière satisfaisante dans l’une des deux langues officielles de Bruxelles, ne lui a finalement rapporté que 91 voix. Mais ceci n’a pas empêché trois autres candidates voilées de réaliser d’excellents scores électoraux. Ainsi Mahinur Özdemir, élue conseillère communale en 2006 et devenant, en 2009, la première femme voilée à siéger au Conseil régional bruxellois, se présentait sur la liste CDH de Schaerbeek sur laquelle, avec 1135 voix, elle a obtenu un meilleur score que la tête de liste, Denis Grimberghs. Ce score aurait dû lui permettre d’obtenir l’échevinat : impossible, dit-on au CDH, en raison de… son voile. Celui-ci n’avait pourtant pas gêné, jusqu’à ce jour, le parti de Joëlle Milquet, qui a soutenu Özdemir au Conseil régional bruxellois. Comprenne qui pourra. Toujours à Schaerbeek, mais sur la liste PS cette fois, Derya Alic réalise un meilleur score encore qu’Özdemir. Également élue conseillère communale en 2006, elle porte le foulard islamique, mais se dévoile lorsqu’elle siège au conseil communal. Avec 1234 voix, elle s’est classée sixième sur la liste PS de Schaerbeek. À Molenbeek, c’est Farida Tahar qui se présentait sur la liste de l’ex-bourgmestre PS Philippe Moureaux, en 28e position. Elle a remporté 601 voix, le dixième score de sa liste. Si les autres candidates voilées citées sont d’origine turque, Farida Tahar est, elle, d’origine marocaine. Elle a d’ores et déjà déclaré qu’elle siègerait voilée au conseil communal.

Deux élus pour le parti islamiste ISLAM

Le parti ISLAM se définit clairement comme un parti islamiste. Contrairement à la formation islamo-gauchiste Égalité qui, comme nous le verrons, s’est présentée dans huit communes bruxelloises, ISLAM a adopté une stratégie plus sobre en ne présentant que quatre candidats dans trois communes : Redouane Ahrouch (42 ans, Anderlecht), Lhoucine Aït Jeddig (50 ans, Molenbeek), Abdelhay Bakkali Tahiri (51 ans) et Zeynebe Bakkali Tahiri (Bruxelles-Ville). Ces deux derniers, qui ont obtenu respectivement 1144 et 733 voix, n’ont pu être élus. Par contre, avec Ahrouch (1446 voix et 4,13 %) et Aït Jeddig (1102 voix et 4,12 %), la liste ISLAM décroche deux conseillers communaux, Ahrouch à Anderlecht et Aït Jeddig à Molenbeek. Ces deux élus auraient reçu le soutien d’une partie de la communauté chiite (C. Torrekens).

Un collectif nommé Vigilance musulmane avait lancé un appel en faveur du vote blanc à Bruxelles et en Wallonie, dans une vraisemblable volonté de boycotter le système politique actuel jugé peu favorables à certaines revendications.

Redouane Ahrouch n’est pas un inconnu de la mouvance islamiste de Bruxelles. En 1999, il avait guidé le premier parti islamiste de Bruxelles, à savoir le parti Noor, dont le parti ISLAM est l’héritier (il en est, en fait, la troisième refondation). Interrogé à propos de la sharia, Ahrouch, qui définit son parti comme « belge, démocrate et musulman », a déclaré : « Comme je l’ai dit, je suis un démocrate et je suis contre son imposition à des gens qui n’en veulent pas. Sur le principe, je ne conteste pas la sharia. Si une majorité devait s’exprimer en sa faveur par référendum, alors pourquoi pas. Mais pour l’instant, il y aurait trop de mains coupées si nous devions suivre ses principes étant donné le nombre de délits commis dans notre ville. C’est pour cela que je prône le dialogue et surtout la prévention auprès des jeunes. » (« Je ne conteste pas la sharia », entretient de David Baudoux, Sudpresse, 16 octobre 2012). Tout commentaire serait superflu. Cette ascension d’ISLAM témoigne également de la croissance de trois revendications au sein de la communauté musulmane : repas halal, jours de congés islamiques et port du foulard.

La lente ascension du parti islamo-gauchiste Égalité

Le parti Égalité se présente comme une formation islamo-gauchiste, égalitariste, palestiniste et antisioniste. Il accueille dans ses rangs aussi bien des musulmans que des marxistes ou des anarchistes. Ce parti a présenté des listes dans pas moins de huit communes sur dix-neuf : Koekelberg (2,1 %), Anderlecht (1,86 %), Saint-Josse (1,80 %), Molenbeek (1,78 %), Saint-Gilles (1,18 %), Bruxelles-Ville (1,13 %), Schaerbeek (0,9 %) et Ixelles (0,89 %). Ces scores n’ont pas permis à Égalité d’obtenir un élu, peut-être du fait de la dispersion de ses forces, sans doute aussi du fait des succès électoraux de l’extrême-gauche (PTB+/PVDA) qui chasse sur les mêmes terres.

La montée en puissance des mosquées

Pour certains, seuls les votes pour des petites formations ethniquement ou religieusement ciblées devraient être considérés comme des « votes communautaires ». Le fait est que l’on peut distinguer quatre types de vote communautaire :

  1. Celui qui consiste à voter pour des candidats de souche jugés susceptibles de défendre les intérêts de la communauté à laquelle on appartient.
  2. Celui qui consiste à voter, sur des listes mixtes, pour des candidats issus de sa communauté, exclusivement et pour ce seul fait.
  3. Celui qui consiste à voter pour un parti exclusivement composé de membres de sa communauté.
  4. Celui qui consiste à voter « blanc » (en Belgique, le vote est obligatoire) sous-prétexte que l’on considère qu’aucun parti en lice n’est susceptible de défendre les intérêts de sa communauté.

Or, il a été fait usage, de ces quatre types de vote qui, totalisés, donne au vote communautaire une grande importance, particulièrement à Bruxelles, même si l’on peut considérer aussi que cela a contribué à la dispersion du vote musulman. En-dehors de la NVA et du PTB+/PVDA, on a entendu bien peu de cris de victoire au lendemain des élections communales de ce 14 octobre, y compris parmi les grands partis traditionnels dont on retient aujourd’hui surtout les bons scores des candidats allochtones, notamment musulmans. Et certaines mosquées ont vraisemblablement joué un rôle important dans ce succès. Ainsi, à la veille du scrutin, un SMS émanant desdites mosquées ont appelé à voter pour le PS, dans des communes où les élus d’origine marocaine sont effectivement très nombreux. Mme Corinne De Permentier, tête de liste MR à Forest, a ainsi reçu une copie de ce message dont la teneur était celle-ci : « Chers frères, chères sœurs, nous voterons ce week-end, Inch’Allah ! Soyons solidaires dans nos votes, soyons tous PS. Les autres partis comme le MR ou Ecolo ne se soucient pas de notre religion et lui causent parfois du tort. Exemple : port du voile à l’école, organisations d’événements… ». La suite de ce SMS invitait explicitement à voter pour des candidats d’origine marocaine sur la liste du parti socialiste (« De Permentier : « les mosquées ont aidé le PS à Forest et à Molenbeek » », LaLibre.be, 16 octobre 2012). Des candidats auraient ainsi aussi bénéficié du fait qu’ils vivent à proximité d’une mosquée ou qu’ils y ont fait tout simplement campagne (« À quand une bourgmestre belge voilée ? », Carte blanche de Corinne Torrekens, Le Soir, Mardi 16 octobre 2012). En outre, le nombre de votes blancs et nuls est en augmentation par rapport à 2006, particulièrement dans les communes où la population musulmane est importante. Un collectif nommé Vigilance musulmane avait lancé un appel en faveur du vote blanc à Bruxelles et en Wallonie, dans une vraisemblable volonté de boycotter le système politique actuel jugé peu favorables à certaines revendications.

La victoire du vote communautaire musulman

Dans la commune de Forest, 6 élus PS sur 14 sont d’origine marocaine. À Anderlecht, sur vingt élus de la liste PS, 13 sont des allochtones. À Saint-Josse-ten-Noode (commune d’élection d’Emir Kir), 12 des 15 élus PS sont d’origine étrangère, pour la plupart d’origine turque. À Koekelberg, le PS obtient 8 élus dont… 7 allochtones ! Sur la liste PS de Schaerbeek, sur les 13 élus, on compte 9 allochtones. Mais le PS n’a pas le monopole du vote allochtone, ainsi la liste du bourgmestre (FDF) Bernard Clerfayt, toujours à Schaerbeek, obtient 18 élus, dont neuf allochtones (« Le vote communautaire a battu des records », Dhnet.be, 16 octobre 2012). Ces résultats ajoutés au succès de certaines petites listes communautaires, dont ISLAM, et à l’augmentation du vote blanc, auquel ont appelé d’autres organisations communautaires, donnent toute la mesure de la montée en puissance du vote allochtone musulman aux cours des élections communales du 14 octobre 2012.

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L’économie militante, une alternative au système !

Posté par europeanwolf le 9 décembre 2012

Longtemps, dans les milieux radicaux, par un légitime mépris de l’argent, parler des questions financières ou évoquer les moyens économiques de nourrir la Cause et ceux qui se battent pour elle a été considéré comme une préoccupation indigne et méprisable. Pourtant nos projets, nos actions, nos combats nécessitent de l’argent
pour être réalisés et s’inscrire dans la durée. Et surtout, plus que tout, la liberté et l’indépendance vis à vis du système nécessite l’autonomie financière, la possibilité d’une quasi-autarcie permettant une véritable rupture avec un ordre bourgeois dont le principal pouvoir, la principale force, est la soumission économique de ses sujets via le salariat, le crédit, l’endettement, la peur du chômage…
C’est pourquoi construire une économie militante, solidaire, non-spéculative, locale et éthique est un impératif fondamental pour les fascistes du 3e millénaire. Car l’argent n’est pas le diable, à la condition bien sûr qu’il soit
 maintenu au rôle subalterne et fonctionnel qui doit être le sien, qu’il ne devienne ni une fin ni une valeur en soi. L’argent est un outil, un domestique qui doit rester à sa place mais qui n’en est pasmoins indispensable à la gestion de « l’intendance »
 
Le premier à avoir saisi cette nécessité  est sans doute Cornelius Codreanu, l’archange foudroyé, qui théorisa et mis en place « l’économie légionnaire ». L’Economie Légionaire, chargée de fournir le carburant nécessaire au combat politique, peut être résumée sommairement ainsi : garder l’argent dans notre milieu, en amener le plus si possible dans celui-ci, fonder des réseaux économiques parallèles, autofinancer nos projets, garantir la sécurité financière de nos militants, créer des emplois propres à notre mouvance, afin de n’avoir de comptes à rendre à personne et surtout pas à nos ennemis, et instaurer, à terme, ‘une véritable autogestion militante. Bref, il s’agit de réinvestir dans le circuit militant le maximum des possibilités économiques de chacun de ses membres.
 
L’endroit où je vais manger, où je bois un verre, où je m’habille, ou j’achète mes livres et mes disques, où je pars en week-end, l’artisan à qui je commande un travail, la personne à qui je prête ou j’emprunte de l’argent.. tout cela n’est pas neutre, bien au contraire, ce sont les actes d’un militantisme du quotidien qui doivent être orientés dans le souci permanent de favoriser l’émergence de cette « économie légionnaire ». Chacun de nos actes d’achat, de nos actes économiques est un acte politique. C’est en soumettant ces actes à la plus parfaite rigueur idéologique, en privilégiant systématiquement le camarade sur les diverses facilités offertes par le système marchand que nous poserons les bases de cette indispensable « économie légionnaire », réponse concrète et communautaire à la crise et à l’anomie sociale engendrée par le libéralisme financier.

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Prémice hivernal

Posté par europeanwolf le 6 décembre 2012

Petits flocons dans les vallées et premiers mètres de neige sur les hauteurs; les prémices de l’hiver nous ravissent. C’est avec grande envie que nous avons chaussé nos raquettes et que nous sommes partit au beau milieu des forêts pour une randonnée épique. Aucune trace à l’horizon, les sapins croulent sous le poids de l’or blanc et les seuls bruits que l’on entend sont le craquement des branches et le léger vent dansant avec les flocons. Une sensation de liberté absolue nous envahie. Cet instant, nous l’avions attendu bien longtemps et une fois notre souhait exaucé, nous en étions ravis. La nature est le plus beau des trésors, mais rares sont les personnes qui sortent des sentiers battus pour profiter de l’instant présent, en toute simplicité.

Prémice hivernal dans Chants et Poèmes ggg4-300x224

 

Au début il n’y avait que l’homme et la nature.
Des hommes portant des croix vinrent et chassèrent les païens
Jusqu’aux confins de la terre.
Mais les anciens dieux vivent toujours dans le cœur de certains hommes.
Et la nature retrouvera ses joies passées avec ces nouveaux hommes dignes de leur lignée.

Par Irmin

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La nature est forte, parfois trop forte !

Posté par europeanwolf le 2 décembre 2012

La nature est forte, parfois trop forte ! dans Randonnées temp_te-300x225

Ce moment nous l’attendions avec impatience, la semaine fut longue et nos pensées étaient tournées vers ce week-end d’évasion loin des villes grises et froides. Le samedi matin tout était près : la tente, les sacs à dos, la nourriture. Bref, tout est parfait pour partir dormir sur les hauts plateaux du vercors. La montée semble interminable, le poids des sacs à dos nous clou au sol et chaque pas et de plus en plus dur, mais la vue du sommet verdoyant nous force a continuer sans se plaindre. Quelques heures après le départ, nous voilà en haut. Un vent violent souffle sur nous, comme un premier avertissement pour nous prévenir d’une nuit agitée. Juste le temps de trouver un abri entre les buissons, de monter la tente et d’allumer le feu, le ciel s’était déjà obscurcit. C’est avec un grand soulagement que la popote fut installé sur le feu et que la bonne odeur de nourriture emplie nos narines. Manger avec une vue imprenable sur des sommets enneigés, loin de toutes pollutions auditives et visuelles, nous enchanta. Après ce délicieux repas revigorant, nos corps fatigués trouvèrent chaleur et réconfort dans la tente. Lecture, discussions et jeux furent au menu en attendant la nuit, et c’est avec un dernier regard sur les étoiles dissimulées derrière les nuages aux couleurs sombre, que nous avons commencé notre nuit. Les minutes passaient et le vend se déchaîna, la pluie fine et continue rendait ce début de nuit quelque peu inquiétant. Alors que la nuit noire avait envahi la totalité du Vercors, le vent se déchaîna sur le plateau, de fortes rafales firent bouger notre abri. Le temps défilait et la nature redoubla d’effort. Thor, fit claquer ses éclairs, comme pour nous chasser de cette endroit isolé. Nous n’étions pas les bienvenus se soir-là et c’est tout naturellement que nous avons décidé de remballer tant bien que mal notre campement éphémère. Et nous sommes redescendu sous le regard de nos dieux. La descente longue et dangereuse, à cause de la pluie, nous parut si longue. Trempés, frigorifiés et fatigués, voilà à quoi ressemblaient les Europeanwolf à la fin de cette expédition. Mais notre moral n’en fut pas affecté car si il y a bien une seule chose à laquelle on ne peut se frotter, c’est belle et bien la nature.

Par Irmin 

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